WikipédiA:Hayao Miyazaki (宮崎 駿, Miyazaki Hayao?), né le 5 janvier 1941 à Tōkyō, est un réalisateur japonais d’anime et cofondateur du Studio Ghibli.
Presque inconnu en Occident en dehors des cercles d’amateurs d’anime et de manga jusqu’à la sortie internationale de Princesse Mononoké en 1999, ses films rencontrent aujourd’hui un grand succès partout dans le monde et surtout au Japon où certains ont battu des records d’affluence.
Il explore souvent les mêmes thèmes centraux, la relation de l’humanité avec la nature, l’écologie et la technologie, ainsi que la difficulté de rester pacifiste dans un monde en guerre. Les protagonistes de ses films sont le plus souvent de jeunes filles ou femmes fortes et indépendantes, et les « méchants » ont des qualités qui les rendent moralement ambigus.
Ses œuvres sont tout aussi accessibles aux enfants qu’aux adultes. Au Japon, il est considéré comme l’égal d’Osamu Tezuka, et en Occident on le compare souvent avec Walt Disney. Toutefois, Miyazaki reste modeste et explique le succès de son entreprise par la chance qu’il a eu de pouvoir exploiter pleinement sa créativité.
Il reçoit les honneurs du magazine Time en 2006 qui le place comme l’une des personnalités asiatiques les plus influentes des 60 dernières années.
Biographie
Enfance et jeunesse Né le 5 janvier 1941 à Tōkyō (au quartier d’Akebono dans l’arrondissement de Bunkyō), deuxième d’une famille de quatre garçons (Arata (né en juillet 1939), Yutaka (né en janvier 1944), et Shirō), sa petite enfance est marquée par un Japon dévasté par la Seconde Guerre mondiale. L’œuvre de Miyazaki en sera beaucoup inspirée.
Son père, Katsuji Miyazaki, est alors directeur de Miyazaki Airplane, une entreprise aéronautique appartenant à son frère (l’oncle d’Hayao) et qui produisait les gouvernes des Zero (avions de chasse japonais). C’est certainement à ce contexte que Miyazaki doit cette passion pour les avions et le vol en général, thèmes omniprésents dans son œuvre.
La mère d’Hayao était une femme intelligente, plutôt réservée et stricte. Entre 1947 et 1955, souffrant de tuberculose vertébrale, elle reste alitée, d’abord à l’hôpital puis chez elle, pendant neuf ans. Hayao était très proche d’elle ; par bien des aspects le film Mon voisin Totoro est autobiographique. Shirō Miyazaki, le frère cadet d’Hayao, dira que le personnage de Dora dans Laputa, le Château dans le ciel est basé sur leur mère, non physiquement mais en ce qui se rapporte à la personnalité.
Fuyant la guerre, la famille Miyazaki déménage souvent en 1944 et 1945 (entre autres, à Utsunomiya et Kanuma, tous les deux dans la préfecture de Tochigi au nord de Tōkyō). L’usine de Miyazaki Airplane était à Kanuma. Le petit Hayao connaîtra trois écoles différentes en six ans : entre 1947 et 1949 il est inscrit dans une école primaire d’Utsunomiya, en 1950 il étudia à l’École Omiya au quartier Suginami de Tōkyō, sa famille s’étant réinstallée à la capitale, et de 1951 à 1955 à l’École Eifuku. Il passe ses années lycéennes à l’École Omiya (1956 et 1957) et au lycée Toyotama (1958).
C’est pendant sa dernière année au lycée qu’il découvre le premier film d’animation japonais en couleurs, Le Serpent blanc (Hakuja den), de l’animateur Yabushita Taiji du studio Toei, inspiré d’un conte populaire chinois. Pour le jeune Hayao ce fut une révélation ; il dit être tombé amoureux de l’héroïne, Pai-nyan, et avoir pleuré toute la nuit. Il est également grand amateur d’Osamu Tezuka et exerce alors ses talents de dessinateur, d’abord en faisant des croquis d’avions en imitant son héros, mais trouve qu’il ne peut pas dessiner les personnes. Un jour, se rendant compte qu’il ne faisait que copier le style de Tezuka, il brûla tous les manga qu’il avait dessiné ; il dit avoir trouvé que créer son propre style était très difficile. En 1962, il entreprend des études en économie à Gakushūin et rédige une thèse sur l’industrie japonaise. La même année, il rejoint un club de recherches à Gakushūin sur la littérature enfantine.
Début de carrière au studio Toei Miyazaki commence sa carrière en avril 1963 comme intervalliste au studio Toei. Il se fait connaître d’abord avec son travail sur Garibā no Uchū Ryokō (1965) ; ayant trouvé la fin du film non satisfaisante, il en propose une autre, qui est acceptée et incorporée au film. Après un entraînement de trois mois, il est affecté au film Les Fidèles Serviteurs canins (Wan wan chushingura) puis à la première série télévisée du studio, Ken, l'enfant-loup, concurrente de Astro, le petit robot d’Osamu Tezuka. Il perçoit un salaire de dix-neuf mille cinq cents yens (le loyer de son petit appartement dans le quartier Nerima lui coûte six mille yens).
Quand quelques troubles syndicaux éclatent en 1964 au sein du studio. Miyazaki prend la tête des manifestants et devient secrétaire en chef du syndicat des travailleurs. Isao Takahata est alors le vice-président du syndicat. C’est à cette époque qu’il rencontre Akemi Ōta, également animatrice au studio, qui deviendra sa femme en octobre 1965 ; le jeune couple déménagea à Higashi-Murama.
L’année 1965 marque aussi le début d’une longue collaboration avec Takahata avec un premier projet commun, Hustle Punch. Lorsque Takahata commence à travailler sur le film Horus, prince du Soleil, Miyazaki, qui avait alors 22 ans, est volontaire pour rejoindre le projet, qu’il considère comme sa dernière chance de travailler sur un long métrage et d’arrêter les séries télévisées. Takahata, Miyazaki et Yasuo Otsuka se font la promesse de terminer ce projet, coûte que coûte. Le film, réussite artistique mais échec commercial, ne sortira finalement que le 21 juillet 1968.
La même année, Miyazaki travaille avec sa femme sur Le Chat botté (長靴をはいた猫, Nagagutsu o haita neko) mais est cette fois promu animateur clé. Il assure l’animation de la course-poursuite qui marque le climax du récit. En 1969, il anime quelques plans du film Le Vaisseau fantôme volant (空飛ぶゆうれい船, Sora tobu yūreisen), un autre long métrage, toujours en compagnie de sa femme.
Le couple donnera naissance à deux fils : Gorō Miyazaki, qui deviendra lui aussi réalisateur, travaillant des fois pour le studio de son père, en janvier 1967 et un second, Keisuke, artiste ayant fait des gravures et figurines en bois, dont un qui apparaît dans le film Si tu tends l’oreille, en avril 1969. La famille déménage à Tokorozawa dans la préfecture de Saitama en 1970. Sa femme quittera le travail pour élever les garçons.
Parallèlement, Miyazaki travaille sur diverses séries télévisées : Sally, la petite sorcière (魔法使いサリー, Mahotsukai Sally), Mystérieuse Akko-chan (Himitsu no Akko-chan) et se lance dans le manga. Le peuple du désert (砂漠の民, Sabaku no Tami), paraîtra de septembre 1969 à mars 1970 dans Shōnen Shojo Shinbun, sous le pseudonyme de Akitsu Saburo.
Il participe en 1970-71 à l’animation d’un film réalisé par Ikeda Hiroshi, Les Joyeux pirates de l’île au Trésor, adaptation du célèbre roman de Stevenson dans laquelle apparaît un personnage original voulu par Miyazaki : Cathy, une jeune fille rousse vêtue de bleu, que l’on reverra par la suite sous différentes formes au fil de son œuvre.
L’après Toei/l’avant Ghibli En 1971, Miyazaki quitte Toei et rejoint Isao Takahata et Yōichi Kotabe aux studios A-Pro.
Il accompagne Yutaka Fujiota (président de Tokyo Movie) en Suède pour essayer d’obtenir les droits d’adaptation de Fifi Brindacier (Nagakutsushita no Pippi), pour lequel ils avaient déjà créé des storyboards, et pour parler à l’auteur du livre, Astrid Lindgren. Leur démarche échoue et le projet est annulé,[6]. Ce voyage sera son premier à l’étranger, et les paysages de Scandinavie seront souvent utilisés dans ses films, notamment dans Kiki la petite sorcière, où l'aspect de Koriko et ses environs sont basés sur Stockholm, en particulier sa vieille ville, le Gamla Stan, et Visby sur l’île de Gotland.
Il visite également de nombreux endroits à Tōkyō pour un possible nouveau bâtiment pour le studio.
Le trio Miyazaki, Takahata, Otabe réalisera plusieurs épisodes de la série Lupin III (ルパン三世, Rupan sansei) et le court-métrage Panda et Petit panda (パンダコパンダ, Panda Kopanda). En 1973, la suite Panda et Petit panda, le cirque sous la pluie (パンダコパンダ 雨降りサーカスの巻, Panda Kopanda, amefuri sakasu no maki) sort en salle et déjà, le trait rond et jovial du panda augure le célèbre Totoro.
En juin 1973, le trio quitte A-Pro pour Zuiyo Pictures, une filiale de Nippon Animation. Ils travaillent pendant cinq ans sur les World Masterpiece Theater (世界名作劇場 Sekai meisaku gekijō, ou simplement Meisaku), séries de la Nipon Animation inspirées de romans occidentaux et pour la plupart distribuées en France. On peut par exemple citer Alps no shōjo Heidi (アルプスの少女ハイジ, Arupusu no shōjo Haiji) où Miyazaki travailla en tant que concepteur scénique et fit un voyage en Suisse pour s’inspirer des paysages. En 1975, Miyazaki voyagea également en Italie et en Argentine pour préparer Marco (母をたずねて三千里, Haha o tazunete sanzenri).
En 1978, Miyazaki obtient chez Nippon Animation l’opportunité de passer à la réalisation. Il en résulte une série de 26 épisodes de 26 minutes chacun intitulée Conan, le fils du futur (未来少年コナン, Mirai shōnen Conan). Cette série, basée sur le roman pour enfants The Incredible Tide d’Alexander Key, aborde d’ailleurs des thèmes similaires à ceux de Nausicaä (monde post-apocalyptique, graves problèmes écologiques) ou Laputa (similarités des héros) et présente les premières machines volantes créées par Miyazaki.
La même année, Toshio Suzuki, jeune reporter récemment transféré à un nouveau mensuel sur l’anime, Animage, appelle Takahata pour lui parler de Horus, prince du soleil, sur lequel il comptait écrire un article pour sa rubrique sur les classiques de l’anime. Takahata lui parlera pendant une heure, mais refusera de parler de Horus, se concentrant sur ses projets plus récents. Il passe le téléphone à Miyazaki, qui lui parle de Horus et demande pas moins de seize pages dans Animage. Suzuki renonce à citer les deux dans le magazine, mais ne les oubliera pas. Il deviendra plus tard producteur en chef du Studio Ghibli et ami inséparable de Miyazaki.
En 1979, il rejoint la Tōkyō Movie Shinsha. La même année, sort son premier film en tant que réalisateur : Lupin III : Le Château de Cagliostro (ルパン三世カリオストロの城, Rupan sansei: Kariosutoro no shiro). Devenu depuis un classique, ce film représente une étape marquante dans la carrière de Miyazaki. Suzuki et Miyazaki se voient pour la première fois. Miyazaki l’ignore complètement, refusant même d’être pris en photo (Suzuki n’en aura qu’une seule). Malgré cette expérience, Suzuki continue à écrire sur le travail de Miyazaki dans Animage.
L’année suivante, Miyazaki travaille pour Telecom Animation Film et prend la casquette d’instructeur en chef pour les nouveaux animateurs. À la même période, il réalise les épisodes 145 et 155 de la série Lupin III et utilise Telecom, le nom de sa société, comme pseudonyme.
Le succès de Nausicaä et les années Ghibli En 1982, il réalise les six premiers épisodes (dont il signe également le scénario) de la série Sherlock Holmes en coproduction avec la RAI italienne.
C’est vers cette époque qu’il connaît mieux Suzuki, avec qui il parle de ses idées pour projets futurs. Celui-ci décide de l’aider à les réaliser, en commençant par Nausicaä de la vallée du vent. Il essuie refus après refus des producteurs, qui demandaient à l’époque des mangas ou de la musique avant d’accepter un projet. Suzuki ne baisse pas les bras, et fait publier dans Animage la version manga de Nausicaä, grande saga épique et écologique que Miyazaki mettra douze ans à terminer. Le manga est un grand succès et est élu manga préferé des lecteurs d’Animage l’année suivante. Miyazaki publie également Le Voyage de Shuna (Shuna no tabi), manga assez proche de Princesse Mononoké (Mononoke Hime).
En 1983, le projet de faire un long métrage des premiers volumes de Nausicaä est lancé. Le frère cadet de Miyazaki, Shirō, travaillant à Hakuhōdo, la seconde plus grande agence de publicité du Japon, le film est une coproduction Tokuma-Hakuhōdo. La production étant en retard, Miyazaki étant très exigeant sur la qualité, on publie une petite annonce dans Animage pour trouver plus d’animateurs. Le jeune Hideaki Anno (mieux connu aujourd’hui pour son travail dans Neon Genesis Evangelion), répondra à l’appel et, Miyazaki étant ébloui par la qualité de son travail, il sera tout de suite embauché et mis au travail sur la scène clé du film : l’arrivée du Soldat Géant. En novembre 1984 le film sort dans les salles japonaises ; on verra de longues files d’attente devant les cinémas du pays.
De 1984 à 1985 il réalise six épisodes de l’émission italo-japonaise Sherlock Holmes, qui raconte les aventures de Sherlock Holmes avec des animaux anthropomorphes.
Logo du studio GhibliLe succès de l’adaptation cinématographique de Nausicaä lui permet en 1985 de fonder le studio Ghibli (basé au quartier Suginami de la capitale japonaise), en compagnie d’Isao Takahata ; ils occupaient le bâtiment lui-même depuis avril 1984[5]. Le succès du film et la fondation du studio surviennent à une époque difficile pour Miyazaki, sa mère étant décédée un an avant la sortie du film, en juillet 1983, à l’âge de 71 ans.
Miyazaki entend dès lors se concentrer sur les longs métrages d’animation alors que le genre est essentiellement représenté au Japon par les séries et OAV. Il produit donc des films d’animation en nombre beaucoup plus restreint mais de grande qualité. Le premier projet du studio est le long métrage Laputa, le Château dans le Ciel, qui sortira en août 1986.
Reproduction en taille réelle de la maison des petites Satsuki et Mei de Mon voisin TotoroLa consécration attendra 1988 avec la sortie de Mon voisin Totoro (Tonari no Totoro). Le film connaîtra un tel succès au Japon qu’à l’heure actuelle, tous les Japonais connaissent le personnage éponyme qui est devenu l’emblème et mascotte du studio. La chanson d’introduction, chantée par Azumi Inoue, est aussi un standard parmi les comptines chantées à la maternelle par les enfants japonais. Toutefois, quand Toshio Suzuki parle du projet chez les producteurs Tokuma pour la première fois en 1986, il sera tout de suite refusé. Ce fut de même lors de son second essai, en couplant Totoro (réalisé par Miyazaki) avec Le Tombeau des lucioles (de Takahata). Le travail sur les deux films commence seulement après le soutien de l’éditeur du roman de Tombeau. Le studio travaillera sur les deux films en même temps. Ce furent deux années difficiles pour Miyazaki et son équipe, devant plaire à deux maisons d’édition à la fois (Totoro étant lui aussi basé sur un livre, celui-ci pour enfants) et jonglant deux équipes d’animateurs.
Peu après la sortie de ces films, Miyazaki s’asseoit devant une gare toute une journée pour observer le mouvement des jupes des passantes. Ce qu’il vit sera incorporé dans son prochain film : en 1989 Kiki la petite sorcière, à l’héroïne portant toujours une longue robe noire de sorcière, est un véritable succès. Basé sur le roman d’Eiko Kadono, le film est classé premier au box-office japonais pour l’année 1989, récoltant 2 170 millions de yens et voyant 2 604 619 entrées en salle.
Suzuki, fidèle ami de Miyazaki et de Takahata, travaille pour le studio à temps plein après Kiki et devient producteur dès le film suivant, Souvenirs goutte à goutte.
Le studio vit de temps difficiles encore pendant la production de Kiki. Quoique le budget pour ce film était le double que pour Totoro, la qualité des images étant supérieure, les animateurs gagnaient beaucoup moins par rapport au travail effectué. En effet, ils étaient payés à la pièce, par image ou par dessin, gagnant environ seulement cent mille yens par mois. Pour éviter que le studio ne s’effondre, Miyazaki et Suzuki décident de faire des jeunes animateurs partie du personnel. Miyazaki lui-même pense à un petit plan simple pour le studio : d’abord, il fallait créer un bon environnement de travail, puis former et guider les jeunes animateurs (la plupart des animateurs avaient - et ont encore pour la plupart - entre 18 et 25 ans).
Le studio sortira Porco Rosso en 1992, long métrage relatant l’histoire d’un cochon pilote mercenaire italien dans les années 1920. Ce film se démarque de l’univers de Miyazaki par plusieurs aspects, notamment de par son héros adulte et l’histoire, située dans un contexte historique et géographique réel.
Le même jour de la sortie de Porco Rosso, sont inaugurés les nouveaux bureaux du Studio Ghibli dans la banlieue ouest de Tōkyō.
En 1994 sort Pompoko, grand succès dont les héros sont des petits animaux mi-raton laveur mi-blaireau endémiques au Japon, les tanuki.
En 1995, On Your Mark, un clip musical au budget considérable réalisé pour la chanson du même nom du célèbre groupe j-pop Chage and Aska. Il sera diffusé au Japon avec le film Si tu tends l'oreille de Yoshifumi Kondō. Le scénario est de Miyazaki, d’après un manga d’Aoi Hīragi, mais c’est le premier film du studio Ghibli qui n’est réalisé ni par Miyazaki, ni par Takahata.
Accord avec Disney et succès international En 1996 survient un accord entre Disney et Studio Ghibli qui formera le groupe Disney-Tokuma, chargé de distribuer tous les longs-métrages Ghibli (excluant DVD) dans le monde, y inclus le Japon mais excluant le reste de l’Asie.
En cette époque Miyazaki avait énormément de mal à choisir entre deux projets qui lui tenaient à cœur, et dit à Suzuki qu’il voulait faire les deux en même temps. Les projets en question étaient Boro la petite chenille, histoire épique du voyage d’une chenille jusqu’à l’arbre d’à côté, et Princesse Mononoké. Suzuki le convainc de faire Mononoké en premier, en partie parce que « passé un certain âge, c’est dur de faire des films d’action. Miyazaki avait alors 54 ans. C’était peut-être sa dernière chance de réaliser un film comme Mononoké. » Miyazaki suit le conseil de son ami, et en 1997 sort Princesse Mononoké.
Le film est annoncé à tort comme « le dernier long métrage de Miyazaki » par la presse après une conférence de presse où Miyazaki a dit « Je crois que c’est le dernier film que je ferai de cette manière. ». Miyazaki aime beaucoup être présent à toutes les étapes de la création d’un film et vérifiant tous les dessins des animateurs, un par un, ce qu’il fit pour tous ses films. Mononoké le fatigua pendant deux ans. Son âge avancé ne lui permet plus d’être aussi impliqué dans ses projets. Il dit que ses yeux s’affaiblissent et que ses mains deviennent plus lentes, et ne croit pas tout pouvoir faire comme auparavant. La presse ignora cette nuance de la fin de la phrase et annonce donc sa retraite.
Le film est considéré comme un chef-d’œuvre de l’animation et propulse la renommée de Miyazaki d’un niveau national au niveau mondial. Il est distribué dans de nombreux pays dont la France (en 2000) par Miramax (Disney) qui demandera à l’auteur de le couper pour la diffusion internationale. Miyazaki refusera. Un énorme succès au box-office nippon le classera premier, dépassant E.T. l'extra-terrestre et totalisant plus de treize millions d’entrées (il fut par la suite dépassé par Titanic). En France on enregistrera environ 335 000 entrées.
Miyazaki quitte formellement Ghibli le 14 janvier 1998 pour s’occuper d’une nouvelle structure : Butaya (La maison du cochon), près du studio Ghibli en vue de sa proche retraite. À partir de ce moment, Miyazaki déclarera sa « retraite » à la fin de la réalisation de chacun de ses films, mais sans succès : devant le vide laissé par le décès de Yoshifumi Kondō, le 16 janvier 1999, Miyazaki revient au studio Ghibli en tant que shochō (ce titre signifie approximativement « la tête du service »).
Pendant une longue période de vacances, il connaît les filles d’un ami ; l’une d’elles devient l’inspiration pour son prochain film, Le Voyage de Chihiro. En 2001, Miyazaki termine sa réalisation et annonce, lors d’une conférence de presse, qu’il s’agit de son dernier long métrage. Ce film sera le plus gros succès cinématographique de tous les temps au Japon (surpassant Titanic) avec 23 millions d’entrées, et bénéficiera d’une importante reconnaissance internationale en remportant de nombreux prix (dont l’Ours d'Or à Berlin, une première pour un film d’animation, et l’Oscar du meilleur film d'animation en 2002). En France, il totalisera plus de 1 400 000 entrées.
La même année voit l’inauguration du Musée Ghibli au quartier de Mizaka dans l’ouest de Tōkyō.
En 2003 sort Le Royaume des chats, qu’il produira pour Hiroyuki Morita, et fin 2004, Le Château ambulant sort au Japon. Il relate l’histoire fantastique d’une jeune fille transformée en vieille femme dans un univers proche de celui de Kiki la petite sorcière, inspiré d’un roman de Diana Wynne Jones intitulé Le Château de Hurle.
Il gagne le Lion d'or pour sa carrière cinématographique à la Mostra de Venise de 2005. Pendant la conférence de presse, il dira « Je n’ai pas été trop enthousiaste au début parce qu’il avait l’air d’être un prix pour les vieux. Mais on m’a dit qu’on a donné ce prix à des personnes qui sont encore actives, comme Eastwood, donc je l’ai accepté [humblement]. J’ai une envie intarissable [de continuer à faire des films]. Je veux créer des films qui inspirent les enfants. »
En 2008 sort son dernier film d’animation : Ponyo sur la falaise, près de la mer, qui raconte les aventures d’un petit garçon de cinq ans et d’une princesse poisson rouge qui voudrait devenir humaine. Innovation notable pour ce film : changement total de style graphique puisque les dessins seront en pastel et ne recourra pas au CGI. Toshio Suzuki a dit que « 70 % à 80 % du film se déroule en mer ». Le film est sortie en salles en juillet 2008 au Japon et sera projeté lors de la Mostra de Venise de 2008 pour le public européen. Il est prévue pour le 8 avril 2009 en France.
Processus de création et style d’animation Miyazaki s’implique énormément en créant ses films, servant souvent de scénariste et de réalisateur à la fois. Il vérifia personnellement tous les dessins de ses premiers films, mais maintenant il délègue une partie de ce travail à d’autres membres du Studio Ghibli dû à des problèmes de santé provoqués par la surcharge de travail. Dans une entrevue en 1999, il dit « à cet âge, je ne peux plus faire le travail que je faisais. Si mes employés peuvent me seconder et si je peux me concentrer sur la réalisation, il y a encore plusieurs films que j’aimerais faire. »
En contraste avec l’animation américaine, le scénario et les storyboards sont créés en même temps et l’animation commence avant même la fin du travail sur le scénario, ainsi que pendant la création des storyboards. C’est une méthode qu’il désapprouve lui-même pour son manque d’organisation mais qui, dans son cas, fonctionne. Les films sont parfois tirés de ses mangas, comme ce fut le cas pour Nausicaä de la vallée du vent.
Miyazaki utilise l’animation traditionnelle (à main, avec pinceaux, peinture et encre), quoique des effets produits sur ordinateur (peinture numérique) sont utilisés depuis Princesse Mononoké pour donner « une petite touche d’élégance »[13] (dans Mononoké ils furent utilisés pour respecter les délais). Dans une autre entrevue, Miyazaki a dit « c’est très important pour moi de retenir le bon ratio entre le travail à la main et le travail sur ordinateur. J’ai appris cet équilibre maintenant, comment utiliser les deux et encore pouvoir dire que mes films sont en 2D. »
Caractère Miyazaki fait souvent référence à l’écologie, thème exploré dans plusieurs de ses films. Dans une entrevue avec le New Yorker il dit que la plupart de la culture moderne est « légère et superficielle et fausse », et qu’il attend, « pas complètement en plaisantant », une ère apocalyptique où les « herbes vertes sauvages » reprendront la Terre. Toutefois, il suggère que les adultes « ne devraient pas imposer leur vision du monde aux enfants. »
Son dévouement à son travail est souvent dit avoir un impact négatif sur sa relation avec son fils aîné, Gorō.
L’univers de Miyazaki Miyazaki dit se refuser à réaliser ses films en se laissant guider par un schéma pré-établi et éprouvé ou un thème identique. Cependant, nombre de ses films présentent d’importantes similitudes, aussi bien au niveau des thèmes abordés que du scénario ou encore des personnages.
L’enfance Mis à part Marco dans Porco Rosso et Lupin dans Le Château de Cagliostro, les héros des films de Miyazaki sont des enfants ou des adolescents. Miyazaki explique cela non par un choix conscient mais parce que lorsqu’il imagine ses scénarios, ses personnages, ce sont spontanément des enfants.
Les films de Miyazaki ne leur sont donc pas exclusivement destinés, mais ses personnages permettent à la fois l’identification du jeune public et un développement psychologique important. Les enfants montrent en effet une certaine naïveté, spontanéité, enthousiasme et n’ont souvent pas encore acquis la tendance des adultes à cacher leurs émotions. Ils se prêtent donc particulièrement à la représentation dans les films d’animation.
Leur rôle les met souvent dans des situations où les évènements et l’absence de leurs parents leur confèrent une forte responsabilité (d’eux-même et/ou des autres) et les poussent à agir en adulte.
Personnages féminins Miyazaki est, selon Suzuki, un féministe convaincu : « Miyazaki est un féministe. En tant que féministe, il est convaincu que les sociétés valorisant les femmes réussissent mieux. » Au bâtiment du Studio Ghibli, conçu par Miyazaki, les toilettes sont plus grandes pour les femmes que pour les hommes.
Les femmes occupent donc une place importante dans son œuvre. On les retrouve dans tous ses films, jouant souvent un rôle majeur lorsqu’elles ne tiennent pas le rôle principal. Elles sont à la fois fortes et vulnérables, craintives et téméraires. Tous les âges sont représentés dans sa filmographie, allant des petites filles de Mon voisin Totoro à l’aïeule de Nausicaä. Ce sont des femmes qui travaillent dans les ateliers de la mystérieuse cité du Voyage de Chihiro, et des femmes qui réparent l’hydravion de Marco dans Porco Rosso.
Les liens filiaux présentés par Miyazaki sont presque exclusivement de type mère-fille et il met souvent en scène la rupture de ce lien, un pas vers l’âge adulte et la transmission d’un patrimoine de la mère à sa fille, comme dans Kiki la petite sorcière.
Guerre, machinerie et écologie Miyazaki s’inscrit dans la lignée des artistes traumatisés, obsédé par la bombe atomique. En effet, l’idée d’arme dévastatrice est un thème très représenté, aussi bien dans les mangas, que dans les œuvres d’art ou les films d’animation. Bien que Miyazaki fut très jeune lors de cette guerre (il avait quatre ans lors des bombes nucléaires de Hiroshima et de Nagasaki), il l’a vécue et ressentie au travers de sa mère et son entourage durant toute son enfance et sa vie d’aujourd’hui.
Le Château dans le ciel, inspiré d’un épisode des Voyages de Gulliver, renferme une pierre flottante aux pouvoirs apocalyptiques que l’armée convoite. Dans Nausicaä de la vallée du vent on retrouve des guerriers géants, plus grands et plus dévastateurs que tout, puisqu’en « sept jours de feu », ils ont réduit le monde a néant.
De plus, des engins volants, machines souvent représentées, révèlent le passé de Miyazaki, qui a longtemps dessiné des avions avant de s’essayer aux personnages. Son intérêt pour les machines volantes et tout ce qui vole en général se retrouve dans la plupart de ses films. Dans Porco Rosso, c'est l'histoire des aviateurs des années 20-30 qui constitue le fil conducteur de l'histoire, et notamment celle des as du ciel, tels que le personnage principal. Le film montre à ce titre différents avions au design largement inspiré des avions ayant existés. Dans Nausicaä de la vallée du vent l’héroïne pilote son moeve, dans Le Château ambulant Hauru et Sophie volent au-dessus de leur village, dans Le Voyage de Chihiro l’héroïne est portée sur le dos d’un dragon, dans Totoro le personnage éponyme porte les fillettes au-dessus des arbres, et finalement, dans Kiki la petite sorcière Kiki vole sur un balai.
Autre Miyazaki dénonce également l’inutilité de la violence et la bêtise humaine. Ses personnages sont souvent moralement ambigus, ayant des côtés « bons » et des côtés « mauvais ». Dame Eboshi dans Princesse Mononoké est le reflet exact de l’humain avide de pouvoir, souhaitant assoir son autorité sur la nature. Et, bien que cruelle, elle est juste envers les siens, abritant des lépreux et des prostituées.
Certains des premiers films de Miyazaki avaient des « méchants » effectivement méchants, comme dans Le Château de Cagliostro et Le Château dans le ciel. D’autres sont remarquables dû à l’absence totale de personnages « méchants », comme dans Mon voisin Totoro et Kiki la petite sorcière.
Dans tous les films de Miyazaki, quel que soit le sujet, on trouve toujours un endroit de paix éternelle loin de la civilisation, calme, où seul le bruit du vent, des oiseaux, de l’eau, vient troubler le silence Un décor pur et verdoyant, sans trace de l’homme. Plaine à l’herbe haute, cœur d’un arbre ou d’une forêt, îlot flottant en plein ciel. Subtils, ces images établissent souvent le contexte plus grand de ses mondes animés.
On voit son ancien intérêt pour le marxisme dans certains de ses premiers films, notamment Porco Rosso et Le Château dans le ciel, où les travailleurs sont décrits en termes idéalisés. Miyazaki dit avoir abandonné ses idées marxistes lors de la création du manga de Nausicaä : « J’ai arrêté de voir les choses en 'classes' parce que c’est un mensonge de dire qu’on a raison seulement parce qu’on est travailleur manuel. »
Influences
Animation Les mangas de Miyazaki sont très influencés par le travail d’Osamu Tezuka, auquel il est souvent comparé dans son pays natal. Il l’a fortement imité quand il a commencé à dessiner dans le but de devenir un jour mangaka. Il a toutefois critiqué Tezuka en tant que créateur d’anime et dit ne pas aimer du tout son travail.
On le compare aussi à Walt Disney, l’appelant « le Disney japonais », ce qu’il n’aime pas, d’autant qu’il n’apprécie guère les productions du studio américain, à l’exception des œuvres les plus anciennes, dont les Silly Symphonies.
Aux premières années, très difficiles, de sa carrière en tant qu’animateur, il vit La Reine des neiges (Снежная королева, Snejnaïa Koroleva), un film d’animation du Russe Lev Atamanov. Il fut tellement ému par le film qu’il résolut de se remettre au travail avec « une détermination renouvelée ». On peut voir son influence dans Horus, le prince du soleil.
La Bergère et le ramoneur (1952, réédité en 1979 sous le titre de Le Roi et l’oiseau), film d’animation classique français de Paul Grimault, convainc Miyazaki qu’il est possible de faire des films d’animation pour adultes. Il incorpore des détails de ce film dans Le Château de Cagliostro.
Takahata a écrit un livre sur le réalisateur russe Iouri Norstein, qui fit, entre autres, Tale of Tales.
Miyazaki est ébloui par le travail du Canadien Frédéric Back (Crac!, The Man Who Planted Trees), en particulier son talent pour dessiner les plantes. Crac! le fit déprimer parce qu’il pensait que son propre travail était inférieur à celui de Back.
Littérature Il dit être très influencé par plusieurs écrivains occidentaux, dont Lewis Carroll, Diana Wynne Jones et Ursula K. Le Guin, à qui il avoua qu’il avait ses livres sur sa table de chevet[23]. Il a été influencé par d’autres auteurs britanniques, dont Eleanor Farjeon, Rosemary Sutcliff, et Philippa Pearce. Il aime également beaucoup les contes sur l’aviation écrits par Roald Dahl (qui fut pilote à la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale) ; la scène de Porco Rosso dans laquelle apparait un nuage de pilotes morts est inspirée de They Shall Not Grow Old (Ils ne vieilliront pas).
Il est influencé par deux écrivains français, Antoine de Saint-Exupéry et Jean Giraud (Mœbius). Il a dessiné les couvertures des éditions japonaises de Vol de nuit et de Terre des Hommes (et rédigé un épilogue pour ce dernier). Quant à Mœbius, ils s’influencent réciproquement et sont amis. La Monnaie de Paris a tenu une exposition sur leur travail, intitulée Miyazaki et Mœbius : Deux artistes dont les dessins prennent vie, de décembre 2004 à avril 2005. Ils sont allés à la cérémonie d’ouverture de l’exposition[25]. Mœbius a prénommé sa fille Nausicaä en l’honneur de l’héroïne du film de Miyazaki.
En littérature japonaise, il dit aimer le travail de plusieurs auteurs, dont Ryotaro Shiba, Yoshie Hotā et Sasuke Nakao[4].
Plusieurs des films de Miyazaki incorporent des éléments de mythologie japonaise, notamment dans Mon voisin Totoro, Pompoko, Princesse Mononoké et Le Voyage de Chihiro.
Filmographie
Animateur 1965 : Garibā no Uchū Ryokō (ガリバーの宇宙旅行) 1968 : Horus, prince du Soleil (太陽の王子ホルスの大冒険, Taiyo no oji: Horusu no daiboken) d’Isao Takahata, participation au design (comme tous les animateurs principaux de ce projet) 1969 : Le chat botté (長靴をはいた猫) de Kimio Yabuki 1969 : Le Vaisseau fantôme volant (空飛ぶゆうれい船, Sora tobu yūreisen) 1971 : Les Joyeux pirates de l’île au Trésor (どうぶつ宝島) de Hiroshi Ikeda 1972 : Panda kopanda (パンダコパンダ, Panda kopanda) 1973 : Panda et Petit panda, le cirque sous la pluie (パンダコパンダ 雨ふりサーカスの巻, Panda kopanda, amefuri sakasu no maki)
Réalisateur 1978 : Conan, le fils du futur - (未来少年コナン, Mirai shōnen Conan) - série TV 1979 : Lupin III : Le château de Cagliostro - (ルパン三世カリオストロの城, Rupan sansei: Kariosutoro no shiro) 1984 : Sherlock Holmes 6 premiers épisodes 1984 : Nausicaä de la vallée du vent - (風の谷のナウシカ, Kaze no tani no Naushika) 1986 : Laputa - Le Château dans le ciel - (天空の城ラピュタ, Tenku no shiro Rapyuta) 1988 : Mon voisin Totoro - (となりのトトロ, Tonari no Totoro) 1989 : Kiki la petite sorcière - (魔女の宅急便, Majo no takkyūbin) 1992 : Porco Rosso - (紅の豚, Kurenai no buta) 1995 : On Your Mark (Vidéo-clip) 1997 : Princesse Mononoké - (もののけ姫, Mononoke Hime) 2001 : Le Voyage de Chihiro - (千と千尋の神隠し, Sen to Chihiro no kamikakushi) 2004 : Le Château ambulant - (ハウルの動く城, Hauru no ugoku shiro) 2008 : Ponyo sur la falaise, près de la mer - (崖の上のポニョ, Gake no ue no Ponyo)
Superviseur 1984 : Sherlock Holmes
Producteur 2002 : Le Royaume des chats d’Hiroyuki Morita
Scénariste 1995 : Si tu tends l'oreille (耳をすませば, Mimi wo sumaseba) d’Yoshifumi Kondō
Palmarès 4 Prix Mainichi Noburō Ōfuji: 1979 pour Le Château de Cagliostro 1984 pour Nausicaä de la vallée du vent 1986 pour Le Château dans le ciel 1988 pour Mon voisin Totoro 5 Grand Prix de l'animation Mainichi: 1989 pour Kiki la petite sorcière 1992 pour Porco Rosso 1994 pour Pompoko (idée et production uniquement) 1997 pour Princesse Mononoké 2001 pour Le Voyage de Chihiro 1 Ours d'or du meilleur film du Festival de Berlin: 2002 pour Le Voyage de Chihiro 1 Oscar du cinéma (meilleur film d'animation): 2003 pour Le Voyage de Chihiro
Livres 1969-1970 : Le Peuple du désert (砂漠の民 - Sabaku no tami) (manga) Le voyage de Shuna (シュナの旅 - Shuna no tabi) (livre illustré). 1982-1992 : Nausicaä de la vallée du vent (風の谷のナウシカ, Kaze no tani no Naushika) (manga) Miyazaki Hayao no Zassō nōto (雑想ノート, édité en anglais sous le titre The Notebook of Various Images) L'Époque du bateau volant (飛行艇時代, The Age of the Flying Boat, à la base du film d'animation Porco Rosso) 1999 : Des tigres couverts de boue (Doromamire no tora), le manga raconte les exploits du lieutenant Otto Carius, le célèbre conducteur de tank allemand et de son Tigre pendant la campagne d'Estonie contre l'armée soviétique. 2006 (octobre) : A Trip to Tynemouth (publié au Japon ; basé sur les contes pour jeunes de Robert Westall, qui grandit en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale)
WikipédiA:Anime (アニメ, Anime?) (pronounced [anime] listen (help·info) in Japanese, but typically pronounced /ˈænɪmeɪ/, /ˈænɪmə/, /ə'naɪm/, or /'ænaɪm/ in English) is an abbreviation of the English word "animation," originating in Japan through the roots of manga.Although the term is used in Japan to refer to animation in general, in English usage the term most popularly refers to material originating from Japan, a subset of animation.
Anime is traditionally hand drawn, but computer assisted techniques have become quite common in recent years. It is used in television series, films, video, video games, and internet-based releases, and represents all genres of fiction.
History Main article: History of anime
Screenshot from Momotaro's Divine Sea Warriors (1944), the first feature-length anime film.The history of anime begins at the start of the 20th century, when Japanese filmmakers experimented with the animation techniques that were being explored in France, Germany, the United States, and Russia.The oldest known anime in existence was screened in 1917; it was a two minute clip of a samurai trying to test a new sword on his target, only to suffer defeat.
By the 1930s, animation became an alternative format of storytelling compared to the underdeveloped live-action industry in Japan. Unlike America, the live-action industry in Japan remained a small market and suffered from budgeting, location, and casting restrictions. The lack of Western-looking actors, for example, made it next to impossible to shoot films set in Europe, America, or fantasy worlds that do not naturally involve Japan. Animation allowed artists to create any characters and settings.
The success of Disney's 1937 feature film Snow White and the Seven Dwarfs influenced Japanese animators. Osamu Tezuka adapted and simplified many Disney animation techniques to reduce the costs and number of frames in the production. This was intended to be a temporary measure to allow him to produce material on a tight schedule with an inexperienced animation staff.
During the 1970s, there was a surge of growth in the popularity of manga—which were often later animated—especially those of Osamu Tezuka, who has been called a "legend"[8] and the "god of manga". His work and that of other pioneers in the field, inspired characteristics and genres that are fundamental elements of anime today. The giant robot genre (known as "Mecha" outside Japan), for instance, took shape under Tezuka, developed into the Super Robot genre under Go Nagai and others, and was revolutionized at the end of the decade by Yoshiyuki Tomino who developed the Real Robot genre. Robot anime like the Gundam and Macross series became instant classics in the 1980s, and the robot genre of anime is still one of the most common in Japan and worldwide today. In the 1980s, anime became more accepted in the mainstream in Japan (although less than manga), and experienced a boom in production. Following a few successful adaptations of anime in overseas markets in the 1980s, anime gained increased acceptance in those markets in the 1990s and even more in the 2000s.
Terminology In Japanese, the English term animation is written in katakana as アニメーション (animēshon, pronounced [ɑnimeːɕoɴ]). The shortened term, anime (アニメ), emerged in the 1970s. Both the original and abbreviated forms are valid and interchangeable in Japanese, but the shorter form is more commonly used.
The pronunciation of anime in Japanese, ɑnime, differs significantly from the Standard English IPA: /ˈænɪmeɪ/ which have different vowels and stress. (In Japanese each mora carries equal stress.) As with a few other Japanese words such as saké, Pokémon, and Kobo Abé, anime is sometimes spelled animé in English (as in French), with an acute accent over the final e, to cue the reader that the letter is pronounced, not silent as would be expected in English. However, this accent does not appear in any commonly used system of romanized Japanese and is not in frequent enough use to be recognised by the Oxford English Dictionary.
Word usage In Japan, the term does not specify an animation's nation of origin or style; instead, it is used as a blanket term to refer to all forms of animation from around the world. In English, dictionary sources define anime as "a Japanese style of motion-picture animation" or "a style of animation developed in Japan".Non-Japanese works that borrow stylization from anime is commonly referred to as "anime-influenced animation" but it is not unusual for a viewer who does not know the country of origin of such material to refer to it as simply "anime". Some works are co-productions with non-Japanese companies, such as the Cartoon Network and Production I.G series IGPX or Ōban Star-Racers, which may or may not be considered anime by different viewers.
In English, anime can be used as a common noun ("Do you watch anime?") or as a suppletive adjective ("The anime Guyver is different from the movie Guyver"). It may also be used as a mass noun, as in "How much anime have you collected?" and therefore is not pluralized as animes.
Synonyms Anime is occasionally referred to as Japanimation, but this term has fallen into disuse. Japanimation saw the most usage during the 1970s and 1980s, but was supplanted by anime in the mid-1990s as the material became more widely known in English-speaking countries. In general, the term now only appears in nostalgic contexts. Although the term was coined outside Japan to refer to animation imported from Japan, it is now used primarily in Japan, to refer to domestic animation; since anime does not identify the country of origin in Japanese usage, Japanimation is used to distinguish Japanese work from that of the rest of the world.
In Japan, manga can additionally refer to both animation and comics (although the use of manga to refer to animation is mostly restricted to non-fans).[citation needed] Among English speakers, manga usually has the stricter meaning of "Japanese comics".[citation needed] An alternate explanation is that it is due to the prominence of Manga Entertainment, a distributor of anime to the US and UK markets. Because Manga Entertainment originated in the UK the use of the term is common outside of Japan.[citation needed] The term "animanga" has been used to collectively refer to anime and manga, though it is also a term used to describe comics produced from animation cels.
Visual characteristics
The representative styles of "classic" and "modern" anime art. An example of the wide range of drawing styles anime can adoptAnime is commonly referred as an art form. As a visual medium, it naturally places a large emphasis towards visual styles. The styles can vary from artist to artist or by studio to studio. Some titles make extensive use of common stylization: FLCL, for example, is known for its wild, exaggerated stylization. In contrast, titles such as Only Yesterday or Jin-Roh take much more realistic approaches, featuring few stylistic exaggerations.
While different titles and different artists have their own artistic styles, many stylistic elements have become so common such that they are described as being definitive of anime in general. However, this does not mean that all modern anime share one strict, common art style. Many anime have a very different art style from what would commonly be called "anime style", yet fans still use the word "anime" to refer to these titles. Generally, the most common form of anime drawings are "exaggerated physical features such as large eyes, big hair and elongated limbs... and dramatically shaped speech bubbles, speed lines and onomatopoeic, exclamatory typography.
The influences of Japanese calligraphy and Japanese painting also characterize linear qualities of the anime style. The round Ink brush traditionally used for writing Kanji and for painting produces a stroke of widely varying thickness.
Anime also tends to borrow many elements from manga including text in the background, and borrowing panel layouts from the manga as well. For example, an opening may employ manga panels to tell the story, or to dramatize a point for humorous effect. This is best demonstrated in the anime Kare Kano.
Character design Body proportions emulated in anime come from proportions of the human body. The height of the head is considered as the base unit of proportion. Head heights can vary as long as the remainder of the body remains proportional. Most anime characters are about seven to eight heads tall, and extreme heights are set around nine heads tall.
Variations to proportion can be modded. Super deformed characters feature a non-proportionally small body compared to the head. Sometimes specific body parts, like legs, are shortened or elongated for added emphasis. Mostly super deformed characters are two to four heads tall. Some anime works like Crayon Shin-chan completely disregard these proportions. It is enough such that it resembles a Western cartoon. For exaggeration, certain body features are increased in proportion.
A common approach is the large eyes style drawn on many anime and manga characters. Osamu Tezuka was inspired by the exaggerated features of American cartoon characters such as Betty Boop, Mickey Mouse, and Disney's Bambi. Tezuka found that large eyes style allowed his characters to show emotions distinctly. When Tezuka began drawing Ribbon no Kishi, the first manga specifically targeted at young girls, Tezuka further exaggerated the size of the characters' eyes. Indeed, through Ribbon no Kishi, Tezuka set a stylistic template that later shōjo artists tended to follow.
Coloring is added to give eyes, particularly the cornea, and some depth. The depth is accomplished by applying variable color shading. Generally, a mixture of a light shade, the tone color, and a dark shade is used. Cultural anthropologist Matt Thorn argues that Japanese animators and audiences do not perceive such stylized eyes as inherently more or less foreign.
However, not all anime have large eyes. For example Hayao Miyazaki is known for not having large eyes and having realistic hair colors on his characters. In addition many other productions also have been known to use smaller eyes. This design tends to have more resemblance to traditional Japanese art. Some characters have even smaller eyes, where simple black dots are used.
A wide variety of facial expressions are used by characters to denote moods and thoughts. Anime uses a different set of facial expressions in comparison to western animation.
Other stylistic elements are common as well; often in comedic anime, characters that are shocked or surprised will perform a "face fault", in which they display an extremely exaggerated expression. Angry characters may exhibit a "vein" or "stressmark" effect, where lines representing bulging veins will appear on their forehead. Angry women will sometimes summon a mallet from nowhere and strike someone with it, leading to the concept of Hammerspace and cartoon physics. Male characters will develop a bloody nose around their female love interests (typically to indicate arousal, based on an old wives' tale). Embarrassed characters either produce a massive sweat-drop (which has become one of the most widely recognized stereotype motifs of anime) or produce a visibly red blush beneath the eyes, especially as a manifestation of repressed romantic feelings. While common, the use of face faults is optional. Some anime, usually with political plots and other more serious subject matters, have abandoned the use of face faults such as Gundam Wing and Teknoman.
Animation technique Main article: Animation Like all animation, the production processes of storyboarding, voice acting, character design, cel production and so on still apply. With improvements in computer technology, computer animation increased the efficiency of the whole production process.
Anime is often considered a form of limited animation. That means that stylistically, even in bigger productions the conventions of limited animation are used to fool the eye into thinking there is more movement than there is. Many of the techniques used a comprised with cost-cutting measures while working under a set budget.
Anime scenes place emphasis on achieving three-dimensional views. Backgrounds depict the scenes' atmosphere. For example, anime often puts emphasis on changing seasons, as can be seen in numerous anime, such as Tenchi Muyo. Sometimes actual settings have been duplicated into an anime. The backgrounds for the Melancholy of Haruhi Suzumiya are based on various locations within the suburb of Nishinomiya, Hyogo, Japan.
Camera angles, camera movement, and lighting play an important role in scenes. Directors often have the discretion of determining viewing angles for scenes, particularly regarding backgrounds. In addition, camera angles show perspective. Directors can also choose camera effects within cinematography, such as panning, zooming, facial closeup, and panoramic.
The large majority of anime is traditional animation, which better allows for the division of labour, pose to pose approach and checking of drawings before they are shot favoured by the industry. Other mediums are mostly limited to independently-made short films, examples of which are the silhouette and other cutout animation of Noburo Ofuji, the stop motion puppet animation of Tadahito Mochinaga, Kihachirō Kawamoto and Tomoyasu Murata and the computer animation of Satoshi Tomioka (most famously Usavich).
Thematic
Bishōjo is Japanese for "beautiful girl", and a blanket term that features pretty girl characters. Sometimes conflated with Moè. Examples: Magic Knight Rayearth or Negima. Bishōnen is Japanese for "beautiful boy", and a blanket term that can be used to describe any anime that features "pretty" and elegant boys and men. Examples: Fushigi Yūgi or The Wallflower. Sentai is literally a "fighting team" in Japanese. It refers to any show that involves a superhero team. Examples: Cyborg 009 or Voltron. Robot/Mecha features real robots or super robots. Examples: Mobile Suit Gundam or Mazinger Z respectively. Post-Apocalyptic simply deals with a post-apocalyptic world. Examples: Fist of the North Star or Nausicaä of the Valley of the Wind. Mahō shōjo is a subgenre of shōjo known for "Magical Girl" stories. These stories involves teenage or pre-teen girls who receive magical accessories that allows them to transform into magical warriors. Most magical girl anime involves a girl reciting a phrase before undergoing an intricate transformation sequence which shows the girl being magically dressed or an magical artifact forming it's shape into the girl's hand. These sequences are collectively known in anime as henshin. Examples: Sailor Moon or Cardcaptor Sakura. Mahō shōnen is a male equivalent of Mahō Shōjo. Examples: D.N.Angel or Fullmetal Alchemist Moé features characters with perky, cute, weak, or naïve behaviors. In some way, they are not overly independent. Examples: A Little Snow Fairy Sugar. Expertise specializes with a specific topic in depth. Topics range from sports, the arts, and cooking. Examples: Eyeshield 21 with football, or Yakitate!! Japan with bread-making. Lolicon ("Lolita Complex") is the sexualization of under-aged female characters, the name coming from the titular character of Vladimir Nabokov's Lolita. Example: Kodomo no Jikan Shotacon ("Shōtarō Complex") is the sexualization of under-aged male characters, the name coming from the lead child actor from Tetsujin-nijūhachi-gō. Example: Papa to Kiss in the Dark Harem is a genre which focuses on a male character surrounded by the romance of multiple female characters. Typically, the male cohabits with at least one female. It is usually marketed as a Shōnen or Seinen.[42] Examples: Ranma ½ or Love Hina. Reverse Harem reverses the gender balance in harem, where a female character is romantically involved with many male characters. It is more often than not a Shōjo or Josei Anime. Examples: Ouran High School Host Club or Fruits Basket. Magical girlfriend is more accurately termed Exotic Girlfriend. This genre focuses on the romantic relationship (and cohabitation) between a man and at least one woman of extraordinary origins such as alien (Tenchi Muyo!, Urusei Yatsura), supernatural (Oh My Goddess!), or technological (Chobits). Often considered a subgenre of Harem. Ecchi is Japanese for "indecent sexuality", derived from the Japanese pronunciation of the letter "H", (the origin of the term is not well known, even in Japan. See main article for more information.) Sexual humor and fan service are prevalent. Examples: Oruchuban Ebichu or He Is My Master. Hentai is Japanese for "abnormal" or "perverted". This term is synonymous to pornography or erotica, as hentai content specifically consists of such. Examples: La Blue Girl or Bible Black. Shōjo-ai or Yuri is Japanese for "girl-love". These focus on love and romance between female characters. It is often being replaced by the term "Girls Love" (GL). Yuri is like Shōjo-ai, but sometimes involves older characters or explicit sexual activity. Examples: Revolutionary Girl Utena or Kannazuki no Miko. Shōnen-ai is Japanese for 'boy-love'. These focus on love and romance between male characters. The term "Shōnen-ai" is being phased out in Japan due to its other meaning of pederasty, and is being replaced by the term "Boys Love" (BL). Examples: Loveless or Gravitation Yaoi is like "Shōnen-ai" but often involving older characters and explicit sexual activity. Examples: Sensitive Pornograph or Until the Full Moon
Distribution See also: Anime licensing While anime had entered markets beyond Japan in the 1960s, it grew as a major cultural export during its market expansion during the 1980s and 1990s. The anime market for the United States alone is "worth approximately $4.35 billion, according to the Japan External Trade Organization". Anime has also been a commercial success in Asia, Europe and Latin America, where anime has become even more mainstream than in the United States. For example, the Saint Seiya video game was released in Europe due to the popularity of the show even years after the series has been off-air.
Anime distribution companies handled the licensing and distribution of anime beyond Japan. Licensed anime is modified by distributors through dubbing into the language of the country and adding language subtitles to the Japanese language track. Using a similar global distribution pattern as Hollywood, the world is divided into five regions.
Some editing of cultural references may occur to better follow the references of the non-Japanese culture. Certain companies may remove any objectionable content, complying with domestic law. This editing process was far more prevalent in the past (e.g. Robotech), but its use has declined because of the demand for anime in its original form. This "light touch" approach to localization has favored viewers formerly unfamiliar with anime. The use of such methods is evident by the success of Naruto and Cartoon Network's Adult Swim programming block, both of which employ minor edits.[citation needed]
With the advent of DVD, it was possible to include multiple language tracks into a simple product. This was not the case with VHS cassette, in which separate VHS media were used and with each VHS cassette priced the same as a single DVD. The "light touch" approach also applies to DVD releases as they often include both the dubbed audio and the original Japanese audio with subtitles, typically unedited. Anime edited for television is usually released on DVD "uncut," with all scenes intact.
TV networks regularly broadcast anime programming. In Japan, major national TV networks, such as TV Tokyo broadcast anime regularly. Smaller regional stations broadcast anime under the UHF. In the United States, Cable TV channels such as Cartoon Network, Disney, Sci-Fi, and others dedicate some of their time slots for anime. Then the Anime Network specifically shows anime. Sony based Animax and Disney's Jetix channel broadcast anime within many countries in the world. AnimeCentral solely broadcast's Anime in the UK.
Although it is a violation of copyright laws in many countries, some fans add subtitles to anime on their own. These are distributed as fansubs. The ethical implications of producing, distributing, or watching fansubs are topics of much controversy even when fansub groups do not profit from their activities. Once the series has been licensed outside of Japan, fansub groups often cease distribution of their work. In one case, Media Factory Incorporated requested that no fansubs of their material be made, which was respected by the fansub community. In another instance, Bandai specifically thanked fansubbers for their role in helping to make The Melancholy of Haruhi Suzumiya popular in the English speaking world.
The Internet had played a significant role in the exposure of anime beyond Japan. Prior to the 1990s, anime has had limited exposure beyond Japan's borders. Coincidentally, as the popularity of the Internet grew, so did for anime. Much of the fandom of anime grew through the Internet. The combination of internet communities and increasing amounts of anime material, from video to images, helped spur the growth of fandom. As the Internet gained more widespread use, Internet advertising revenues grew from 1.6 billion yen to over 180 billion yen between 1995 and 2005.
Influence on Western culture Anime has become commercially profitable in western countries as early commercially successful western adaptations of anime, such as Astro Boy, have revealed. The phenomenal success of Nintendo's multi-billion dollar Pokémon franchise was helped greatly by the spin-off anime series that, first broadcast in the late 1990s, is still running worldwide to this day. In doing so, anime has made significant impacts upon Western culture. Since the 19th century, many Westerners have expressed a particular interest towards Japan. Anime dramatically exposed more Westerners to the culture of Japan. Aside from anime, other facets of Japanese culture increased in popularity.Worldwide, the number of people studying Japanese increased. In 1984, the Japanese Language Profiency test was devised to meet increasing demand. Anime-influenced animation refers to non-Japanese works of animation that emulate the visual style of anime. Most of these works are created by studios in the United States, Europe, and non-Japanese Asia; and they generally incorporate stylizations, methods, and gags described in anime physics, as in the case of Avatar: The Last Airbender. Often, production crews either are fans of anime or are required to view anime. Some creators cite anime as a source of inspiration with their own series. Furthermore, a French production team for Ōban Star-Racers moved to Tokyo to collaborate with a Japanese production team from Hal Film Maker.Critics and the general anime fanbase do not consider them as anime.
Some American animated television series have singled out anime styling with satirical intent, for example South Park (with "Chinpokomon" and "Good Times With Weapons"). South Park has a notable drawing style, which was itself parodied in "Brittle Bullet", the fifth episode of the anime FLCL, released several months after "Chinpokomon" aired. This intent on satirizing anime is the springboard for the basic premise of Kappa Mikey, a Nicktoons Network original cartoon. Even cliches normally found in anime are parodied in Perfect Hair Forever. Also, in the episode "The Son Also Draws" of Family Guy parodies anime with an appearance by Speed Racer and his trainer. The two speak in poorly-dubbed English, with every phrase punctuated by a "Ha-HA!". Anime conventions began to appear in the early 1990s, during the Anime boom, starting with Anime Expo, Animethon, Otakon, and JACON. Currently anime conventions are held annually in various cities across the Americas, Asia, and Europe.[63] Many attendees participate in cosplay, where they dress up as anime characters. Also, guests from Japan ranging from artists, directors, and music groups are invited. In addition to anime conventions, anime clubs have become prevalent in colleges, high schools, and community centers as a was to publicly exhibit anime as well as broadening Japanese cultural understanding.
1960s Ookami Shonen Ken (Ken, the Wolf Boy) (1963-1965) Shonen Ninja Kaze no Fujimaru (Fujimaru of the Wind, the Boy Ninja) (1964-1965) Uchuu Patrol Hopper (Space Patrol Hopper), also known as "Patrol Hopper: Uchuukko Jun" (Space Girl Jun) (Feb. 1965-Nov. 1996) Hustle Punch (1965-1966) Rainbow Sentai Robin (1966-1967) Kaizoku Ouji (The Prince of Pirates, or Pirate Prince) (May 1966-Nov. 1966) Mahōtsukai Sarii (Sally, the Witch) (1966-1968) Pyunpyunmaru (July 1967-Sept. 1967) Ge Ge Ge no Kitaro (original) (1968-1969) Cyborg 009 (original) (Apr. 1968-Sept. 1968) Akane-chan (Apr. 1968-Sept. 1968) Himitsu no Akko-chan (Akko-chan’s Secret) (1969-1970, 1988-1989, 1998-1999) a.k.a. The Magic Mirror Mohretsu Atarou (1st) (1969-1970) Tiger Mask (1969-1971)
1970s Kick no Oni (The Kick Demon) (1970-1971) Mahou no Mako-chan (“Mako-chan’s Magic” or, “Magical Mako-chan”) (1970-1971) - based on the story of The Little Mermaid) Sarutobi Ecchan (1971-1972) (note: “Ecchan” is the nickname of main character Etsuko) Apacchi (“Apache”?) Yakyuugun (“The Apacchis”; lit. “Apacchi Baseball Team”) (1971-1972) Ge Ge Ge no Kitaro (2nd) (1971-1972) Genshi Shonen Ryu (1971-1972) Mahou Tsukai Chappy (Apr. 1972-Dec. 1972) Devilman (original TV series) (1972-1973) Mazinger series Mazinger Z (1972-1974) (broadcast in the US as “TranZor Z”) Great Mazinger (1974-1975) UFO Robo Grendizer (1975-1977) (broadcast on the Force Five block in the US as "Grandizer" (note the different letter); known as "Goldorak" and "Goldrake" in some European countries) Babel Ni-Sei (Babel II) (Jan. 1973-Sept. 1973) Microid S (Apr. 1973-Oct. 1973) (Co-production with Tezuka Productions. The original manga by Osamu Tezuka was called "Microid Z". The "S" refers to Japanese watch maker Seiko, the show's sponsor.) Miracle Shoujo Limit-chan (1973-1974) a.k.a. Cybernella in Italy Dororon Enma-kun (1973-1974) Cutey Honey (original TV series) (1973-1974) Majokko Megu-chan (Witch Girl Meg, Bia) (1974-1975) Getter Robo series Getter Robo (original) (1974-1975) Getter Robo G (1975-1976) Getter Robo Gō (1991-1992) Calimero (1974-1975) Shounen Tokugawa-ke Kou (lit. “The Peaceful House of Young Tokugawa”) (Apr. 1975-Sept. 1975) Koutetsu Jiigu (Steel Jeeg) (1975-1976) Ikyuu-san (1975-1982) Daikuu Maryuu Gaiking (1976-1977) Machine Hayabusa (Apr. 1976-Sept. 1976) Robot Romance Trilogy Choudenjin Robo Combattler V (1976-1977) (co-produced with Sunrise) Choudenjin Machine Voltes V (1977-1978) (co-production with Sunrise) Toushou Daimos (Brave Leader Daimos) (1978-1979) (co-production with Sunrise) Magne Robo Gakeen (Magnetic Robot Gakeen) (1976-1977) Candy Candy (1976-1979) Jetter Marusu [Mars] (Feb. 1977-Sept. 1977) (co-production with Tezuka Productions and Madhouse; a semi-remake of Astro Boy) Wakusei Robo Danguard Ace (Planetary Robot Danguard Ace) (1977-1978) Hyouga Senshi Guyslugger (co-produced with Tokyo Movie Shinsha; a semi-remake of Cyborg 009) [1] (Apr. 1977-Aug. 1977) Choujin Sentai Baratack (related somewhat to the Super Sentai series) (1977-1978) Arrow Emblem Hawk of the Grand Prix (1977-1978) Captain Harlock (Uchū kaizoku Captain Harlock) (1978-1979) SF Saiyuki Starzinger (Sci-Fi Journey to the West: Starzinger) (1978-1979) Majokko Tickle (Magic Girl Tickle) (1978-1979) (co-production with Neo Media Production [1-15] and Sunrise [episode 16 afterwards]) Galaxy Express 999 (Ginga Tetsudou 999) (original TV series) (1978-1981) Captain Future (1978-1979) Eiko no Tenshitachi: Pink Lady Monogatari (Glorious Angels: The Story of Pink Lady) (1978-1979, commissioned by the Japanese pop duo's managing company, T&C/Trust & Confidence) Hana no Ko Lunlun (Lit. “Lunlun the Flower Girl”) (1979-1980) a.k.a. Angel Cyborg 009 (color remake) (1979-1980) (co-production with Sunrise) Mirai Robo Daltanias (Future Robot Daltanius) (1979-1980) (co-production with Sunrise) Entaku no Kishi Monogatari: Moero Arthur (Go Arthur: Story of the Knights of the Round Table [loose translation]) (1979-1980)
1980s Mahō Shōjo Lalabel (Lalabel, The Magical Girl) (1980-1981) Moero Arthur: Hakuba Ouji (Go Arthur: The White Horse Prince) (Apr. 1980-Sept. 1980) Ganbare Genki (Do Your Best, Genki [loose translation]) (1980-1981) Uchū Daitei God Sigma (1980-1981) Hello! Sandybell (Mar. 1981-Sept. 1981) a.k.a. Sandy Jonquille Little Women (Wakakusa Monogatari yori Wakakusa no Yon Shimai) (April-Sept. 1981) - co-production with Movie International Co. (Kokusai Eiga) Dr. Slump and Arale-chan (1981-1986) Shin Taketori Monogatari: Sen Nen Jo Ou (The Queen of a Thousand Years; also “Queen Millennia”) (1981-1982) Tiger Mask Ni-Sei (Tiger Mask Second Generation) (1981-1982) Honey Honey no Suteki na Bouken (The Wonderful Adventures of Honey Honey) (1981-1982) - co-production with Movie International Co. Asari-chan (1982-1983) Patalliro! (1982-1983) The Kabocha Wine (The Pumpkin Wine) (1982-1984) Captain Harlock Endless Road SSX (Waga seishun no Arcadia—Mugen kidō SSX) (1982-1983) Ai Shite Knight (or “Night”) (1983-1984) (AKA Kiss Me Licia, Embrasse-moi Lucile, Rock & Roll Kids) Kinnikuman (1983-1986) Stop!! Hibari-kun! (1983-1984) Bemu Bemu Hunter: Gotengu Tenmaru (May 1983-Oct. 1983) Voltron series (1984-1989) Hyakujuo Golion (Lion Voltron) (1981-1982) Kikou Kantai Dairugger XV (Vehicle Voltron) (1982-1983) Kosoku Denjin Albegas (Gladiator Voltron) (1983-1984) (English version was planned, but never aired) Yume Senshi Wingman (Dream Warrior Wingman) (1984-1985) Tongari Boushi no Memoru (U.S. title: “Wee Wendy”; released as compilation film by Celebrity Home Entertainment) (Mar. 1984-Sept. 1984) Video Warrior Laserion (1984-1985) GU-GU Ganmu (1984-1985) Hokuto no Ken (Fist of the North Star) (1984-1988) Hāi! Step Jun (Yeah! Step Jun) (1985-1986) Konpora Kid (June 1985-Dec. 1985) Ge Ge Ge no Kitaro (3rd) (1985-1988) Maple Town Monogatari (Maple Town Stories) (1986-1987; broadcast in the US on Nickelodeon as simply Maple Town) Dragon Ball series (1986-1997) Dragon Ball (1986-1989) Dragon Ball Z (1989-1996) Dragon Ball GT (1996-1997) Ginga: Nagareboshi Gin (Silver Fang: “Shooting Star” Gin) (Apr. 1986-Sept. 1986) Gou Q [Goukyuu] Chouji Ikkiman (Fastball Superboy Ikkiman) (Apr. 1986-Nov. 1986) Saint Seiya (Knights of the Zodiac) (1986-1989) Shin Maple Town Monogatari: Palm Town Hen (New Maple Town Stories: Palm Town Saga) (Jan. 1987-Dec. 1987) Bikkuriman series (“Bikkuriman 2000” was not made by Toei, and is therefore not listed here) Bikkuriman (1987-1989) Shin (New) Bikkuriman (1989-1990) Super Bikkuriman (1992-1993) Happy Lucky Bikkuriman (2006-2007) Kamen no Ninja Aka Kage (Masked Ninja Red Shadow) (1987-1988) Lady Lady!! (1987-1988) Tatakae!! Ramenman (Fight, Ramenman!!; Kinnikuman spinoff) (Jan. 1988-Sept. 1988) Sakigake!! Otokojuku (Charge!! The Man School) (Feb. 1988-Nov. 1988) Hello! Lady Lin ("2nd season" of Lady Lady!!) (1988-1989) Akuma-kun (1989-1990) Mahoutsukai Sally (2nd) (1989-1991) Karioge-kun (1989-1990)
1990s Mohretsu Atarou (2nd) (Apr. 1990-Dec. 1990) Magical Tarurūto-kun (1990-1992) Goldfish Warning! (Kingyo Chūihō!) (1991-1992) Kinnikuman: Scramble for the Throne (1991-1992) Dragon Quest: Dai no Daibouken (Dai’s Great Adventure) (1991-1992) Sailor Moon series (1992-1996) Bishoujo Senshi Sailor Moon (1992-1993) Bishoujo Senshi Sailor Moon R (1993-1994) Bishoujo Senshi Sailor Moon S (1994-1995) Bishoujo Senshi Sailor Moon SuperS (1995-1996) Bishoujo Senshi Sailor Moon Sailor Stars (1996-1997) Ghost Sweeper Mikami (1993-1994) Slam Dunk (1993-1996) Aoki Densetsu (Blue Legend) Shoot! (1993-1994) Marmalade Boy (1994-1995) Shinken Densetsu Tight Road (Oct. 1994-Dec. 1994) Kuusou Kagaku Sekai (Fantastic Science World) Gulliver Boy (Jan. 1995-Dec. 1995) Sekai Meisaku Dōwa Series: Wow! Marchen (pronounced “MARE-hen”) Oukoku (Kingdom) (Apr. 1995-Sept. 1995) Gokinjo Monogatari (1995-1996) Ge Ge Ge no Kitaro (4th) (1996-1998) Hell Teacher Nūbē (1996-1997) Hana Yori Dango (Boys Over Flowers) (1996-1997) Cutey Honey Flash (1997-1998) Kindaichi Shounen no Jikenbo (Young Kindaichi’s Casebook; see “Kindaichi Case Files”) (1997-2000) Azumi: Mamma Mia! (July 1997-Oct. 1997) Yume no Crayon Oukoku (lit. “The Crayon Kingdom of Dreams”) (1997-1999) Hanitarou Desu (It’s Hanitarou) (1997-1998) Dr. Slump (2nd series) (1997-1999) Haruniwa Zoku San nin me (lit. “The Third of the Haruniwa Family”) (Jan. 1998-Mar. 1998) Anime Shūkan DX! Mii-Fa-Pū (featuring "Kocchi Muite Miiko", "Fan Fan Faa Mashii", and "Heli-tako Pū-chan") (1998-1999) Yu-Gi-Oh! (first TV series, not Duel Monsters) (Apr. 1998-Oct. 1998) Mamotte Shugogetten (1998-1999) Ojamajo Doremi series (1999-2004) Ojamajo Doremi (1999-2000) Ojamajo Doremi # (Sharp) (2000-2001) Mootto! (More!) Ojamajo Doremi (2001-2002) Ojamajo Doremi Dokkaan (“dokkan” is the sound of an explosion) (2002-2003) Ojamajo Doremi Na-I-Sho (Se-Cr-Et) (Jun. 2004-Dec. 2004) Kamikaze Kaito Jeanne (Jeanne: The Kamikaze Thief) (1999-2000) Digimon series (1999-2003; 2006-2007) Digimon Adventure (1999-2000) Digimon Adventure 02 (2000-2001) Digimon Tamers (2001-2002) Digimon Frontier (2002-2003) Digimon Savers (2006-2007) One Piece (1999-present)
2000s Mushrambo (Shinzo in most international markets) (Feb. 2000-Sept. 2000) Legendary Gambler Tetsuya (2000-2001) “Pipo Papo Patoru-kun” (literal romanization) (2000-2001) Nono-chan (2001-2002) Kanon (Jan. 2002-Mar. 2002) Kinnikuman Nisei (Jan. 2002-Dec. 2002) Tsuri Baka Nisshi (Stupid Fishing Journal) (2002-2003) Ashita no Nadja (lit. “Nadja of Tomarrow”) (2003-2004) Konjiki no Gash Bell!! (Zatch Bell!) (2003-2006) Air Master (Apr. 2003-Sept. 2003) Bobobo-bo Bo-bobo (2003-2005) Futari wa Pretty Cure (2004-2005) Kinnikuman Nisei: Ultimate Muscle (Japanese broadcast of American second season) (Apr. 2004-June 2004) Ring ni Kakero 1 (“Put It All in the Ring”; rough translation) (Oct. 2004-Dec. 2004) Beet the Vandel Buster (Bouken Oh Beet) (2004-2005) Digimon X-Evolution (“Zevolution”) (CGI animated TV movie; 2005) Xenosaga: The Animation (Jan. 2005-Mar. 2005) Futari wa Pretty Cure Max Heart (2005-2006) Beet the Vandel Buster: Excelion (2005-2006) Gaiking: Legend of Daiku-Maryu (sic) (2005-2006) Ayakashi: Classic Japanese Horror (Jan. 2006-Mar. 2006) Kinnikuman Nisei: Ultimate Muscle 2 (additional American produced episodes) (Jan. 2006-Mar. 2006) Futari wa Pretty Cure Splash Star (2006-2007) Air Gear (Apr.2006-Sept.2006) Ring ni Kakero 1: Nichi-Bei Kessen Hen (“Japan vs. USA” saga) (Apr. 2006-Jun. 2006) Kamisama Kazoku (The God Family) (May. 2006-Aug.2006) Binbou Shimai Monogatari (The Tale of the Poor Sisters) (Jun. 2006-Sept.2006) Demashita! Powerpuff Girls Z (2006-2007) Gin-iro no Olynssis (Oct. 2006-Dec.2006) Lily to Kaeru to (Ototo) (2006) - winner of Animax's annual Animax Taishō, original script award.[4] Yes! Pretty Cure 5 (the 5 refers to there being "5" members) (2007-2008) Ge Ge Ge no Kitaro (5th) (Apr. 2007-present) Lovely Complex (Apr. 2007-Sept. 2007) Mononoke (Ayakashi spin-off) (Jul. 2007-Sept. 2007) Hatara Kids: My Ham-gumi (Oct. 2007-present) Hakaba Kitaro (an adaptation of the original manga by Shigeru Mizuki) (Jan. 2008-Mar. 2008) Yes! Pretty Cure 5 Go Go! (Feb. 2008-present) Uchi no 3 Shimai (Flash animation; Apr. 2008-present) RoboDz Kazagumo Hen (Co-production with Disney; 3D Animated; June 2008-present)
Films (partial list) Panda and the Magic Serpent / The White Snake Enchantress (Hakuja den) (1958) Magic Boy (Shōnen Sarutobi Sasuke) (1959) Alakazam the Great (Saiyuki) (1960) The Littlest Warrior (Anju to zushio-maru) (1961) Sindbad the Sailor (Arabian naito: Shindobaddo no bōken) (1962) The Little Prince and the Eight-Headed Dragon (Wanpaku Ouji no Orochi Taiji) (1963) Doggie March / Woof Woof Chushingura / Woof Woof 47 Ronin (Wanwan chushingura) (1963) Gulliver's Travels Beyond the Moon (Garibā no Uchū Ryokō) (1965) Cyborg 009 (original film version; predates first TV series by 2 years) (1966) Cyborg 009: Monster War (Kaijuu Sensou) (1967) Jack and the Witch (Shōnen Jakku to Mahō-tsukai) (1967) Hols: Prince of the Sun (Taiyō no ōji: Horusu no daibōken) (1968) Tales of Hans Christian Anderson / Fables from Hans Christian Andersen (Andesen monogatari) (1968) Nagagutsu o haita neko (Puss in Boots) (1969) Flying Phantom Ship (Soratobi Yurei Kan) (1969) Mazinger Z vs. Devilman (1973) The Little Mermaid (Anderusen dowa: Ningyo hime or “Andersen Story: The Mermaid Princess”) (1975) Sekai Meisaku Dowa (World Masterpiece Fairytales) The Wild Swans (Hakuchou no Ouji) (1977) Thumbelina (Oyayubi Hime) (1978) Twelve Months (Mori wa Ikiteiru) (1980) Aladdin and the Magic Lamp (Aladdin to Mahou no Lamp) (1982) Taro the Dragon Boy (Tatsu no ko Taro) (1979) Galaxy Express 999 (Ginga Tetsudō 999) (1979) Baldios (Uchū Senshi Baldios Movie) (Space Warrior Baldios) (1981) Adieu Galaxy Express 999 (Sayonara Ginga Tetsudō 999) (1981) Dragon Ball Curse of the Blood Rubies (The Legend of Shenron, Japanese: Shenron no Densetsu) (1986) Sleeping Princess in Devil's Castle (1987) Mystical Adventure (Makafushigi Daibōken; named for "Makafushigi Adventure", the opening theme song) (1988) The Path to Power (Tenth Anniversary Special) (1996) Dragon Ball Z Dead Zone (Return My Gohan!) The World’s Strongest (The World’s Strongest Guy) The Tree of Might (Super Deciding Battle for the Entire Planet Earth) Lord Slug (Same name) Cooler’s Revenge (The Incredible Mightiest vs. Mightiest) Return of Cooler (Clash!! 10,000,000,000 Powerful Warriors) Super Android 13 (Extreme Battle! The Three Great Super Saiyans!) Broly: The Legendary Super Saiyan (Burn Up!! A Close, Intense, Super-Fierce Battle) Bojack Unbound (The Galaxy at the Brink!! The Super Incredible Guy) Broly: The Second Coming (The Dangerous Duo! Super Warriors Never Rest!) Bio-Broly (Super-Warrior Defeat!! I'm the One who'll Win ) Fusion Reborn (Fusion Reborn!! Gokū and Vegeta) Wrath of the Dragon (Dragon Fist Explosion!! If Goku Won't Do It, Who Will?) Bishōjo Senshi Sailor Moon Bishōjo Senshi Sailor Moon R: The Movie (1993) Bishōjo Senshi Sailor Moon S: The Movie (1994) Bishōjo Senshi Sailor Moon SuperS: The Movie (The 9 Sailor Soldiers Get Together! Miracle in the Black Dream Hole) (1995) One Piece One Piece: The Movie (2000) Clockwork Island Adventure (2001) Chopper's Kingdom on the Island of Strange Animals (2002) Dead End Adventure (2003) Curse of the Sacred Sword (2004) Baron Omatsuri and the Secret Island (2005) Karakuri Castle's Mecha Giant Solider (2006) Episode of Alabasta: The Desert Princess and the Pirates (2007) Episode of Chopper: Bloom in the Winter, Miracle Sakura (2008) Interstella 5555: The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem (2003) Air (2005)
The cell, or celluloid is a transparent plastic sheet of
cellulose acetate on which hand-painted different animated elements
that are superimposed on a scene to get a picture of a cartoon. It
generates as much as there are images in the film is mostly 24 per
second animation. However, they can be reused if the character appears
in the same profile, for example, or be used several times for the
various elements have driven simultaneously. It should be noted
that most cellulos are actually animations transition therefore the
characters currently conducting a movement and are not aesthetically
very interesting because they have elements incomplete or postures
unbalanced. I am therefore a selection of cellulos which would put more value on the characters or actions.