|
|
Production anime cells with decor
|
|
Histoire des anime
|
Histoire des animeUn article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.L'histoire des anime commence au début du XXe siècle, lorsque des réalisateurs japonais s'essaient aux techniques d'animation qui avaient été explorées à l'Ouest. Malgré ces expérimentations précoces, il faut attendre Astro, le petit robot, créé en 1963 par Osamu Tezuka, pour toucher au succès populaire. Durant les années 1970, les anime continuent à se développer, se séparant de leurs racines occidentales et développant des genres uniques tels que les mecha. On retrouve à cette époque des œuvres comme Lupin III et Mazinger Z. Durant cette période, plusieurs réalisateurs deviennent fameux, notamment Hayao Miyazaki et Mamoru Oshii. Dans les années 1980, les anime sont intégrés à la culture populaire et la production explose. Le démarrage de la franchise Gundam et les débuts de la carrière de Rumiko Takahashi marquent le commencement de la décennie. En 1988, Akira obtient le record du coût de production d'un anime. Pendant les années 1990 et les 2000, les anime reçoivent plus d'égards à l'étranger qu'auparavant. Akira et Ghost in the Shell (1995) deviennent célèbres à travers le monde. Des séries comme Neon genesis Evangelion et Cowboy Bebop triomphent au Japon, mais captent aussi l'attention en Occident. Le Voyage de Chihiro reçoit le 1er prix ex aequo du Festival du film de Berlin 2002 et remporte l'Oscar du meilleur film d'animation en 2003, et Festival de Cannes2004 place Innocence : Ghost in the Shell 2 en compétition officielle. Le plus ancien anime connu, découvert en 2005, fut produit ca.1907 et se composait de 50 images dessinées directement sur un ruban de celluloïd. Ce court essai montrait un jeune garçon écrivant les caractères chinois pour « film » (映画), puis se tournant vers le spectateur et lui tirant son chapeau. L'identité du créateur reste inconnue. La première génération d'animateurs japonaisMalheureusement, très peu d'œuvres dessinées à cette époque sont parvenues jusqu'à nous. Les raisons varient mais sont principalement commerciales. Après avoir été exploitées, les bobines, propriétés des cinémas, étaient vendues à de plus petits cinémas à travers le pays puis découpées et vendues en petites bandes, voire en image par image. Oten Shimokawa : Caricaturiste politique et illustrateur ayant travaillé pour le magazine Tokyo Puck. Sa carrière débute grâce à la Tenkatsu, qui l'embauche pour réaliser une animation. Pour des raisons médicales, il ne fait que 5 films, dont Imokawa Mukuzo - Genkanban no maki, avant de retourner à son travail d'illustrateur. Jun'ichi Kōchi : Caricaturiste et peintre, ayant également étudié l'aquarelle. En 1912, il pénètre le secteur de l'illustration, puis, en 1916, il est embauché par Kobayashi Shokai pour une animation. Il est considéré comme l'animateur japonais le plus techniquement avancé des années 1910. Son travail compte environ 15 films. Seitaro Kitayama : À la différence des autres pionniers de cette ère, Kitayama fabrique des animations par lui-même. Il fonde d'ailleurs son propre studio, Kitayama Eiga Seisakujo, qui ferme ses portes par manque de succès commercial. Sa technique consiste à animer sur tableau noir, puis sur papier (avec ou sans arrière-plans pré-imprimés).
La seconde génération d'animateurs japonaisYosuji Murato, Hakuzan Kimura, Sanae Yamamoto et Noburo Ōfuji ont été disciples de Seitaro Kitayama et travaillaient dans son studio de film. Kenzo Masaoka, un autre animateur important, travaillait dans un studio plus mineur. En 1923, le Grand tremblement de terre de Kantō détruit la majeure partie du studio Kitayama et les animateurs résidant se dispersent et fondent de nouveaux studios, comprenant l'intérêt financier de l'animation. Pendant ce temps, les premières lois de protection des enfants sont adoptées, amenant à la censure de certains anime destinés aux enfants de moins de 15 ans. Parallèlement, les films éducatifs étaient encouragés par le Monbusho (Ministère de l'éducation). Des centaines de milliers de yens furent dépensés dans leur promotion. L'animation trouva un usage durable dans l'enseignement, la politique et l'industrie, entraînant une forte demande de nouveau contenu.
Durant la guerreDurant les années 1930, le gouvernement japonais pratique une politique forçant au nationalisme culturel, qui s'applique par une censure stricte et par un contrôle des médias publiés. De nombreux animateurs sont "encouragés" à produire des anime glorifiant l'esprit japonais. Les films sont projetés dans les NEWS-Cinemas comme des forgeurs d'opinions et jouissent d'une forte notoriété. En effet, après que le Japon ait eu son propre support de film par l'intermédiaire du tout nouveau Fujifilm, les News-Cinema explosèrent et l'industrie de l'animation atteint son pic grâce à ces films officiels. À cette époque, de nombreux petits studios sont fermés ou fusionnent : il ne reste après cet "épurage" que trois gros studios, qui dominent un large marché. Walt Disney exerce une forte influence sur les animateurs, mais de par les problèmes commerciaux de l'animation japonaise à cette époque, les standards de production demeurent peu élevés et les productions s'avèrent être de pâles imitations des longs-métrages Disney (répétant les scènes et les gags, enregistrant les bandes sonores de façon séparée...). Disney utilise très tôt des films incorporant le son, mais cette intégration reste bien trop coûteuse pour la plupart des studios japonais des années 1930. Jusqu'aux années 1930, l'industrie du film japonais est dominée par les cinémas, qui commandent des animations à de petits studios ou à des animateurs isolés. De part la fusion et la croissance des studios d'animation, des projets de plus en plus gros deviennent possibles, mais les fonds nécessaires ne viennent pas du Monbusho ou des gros conglomérats de cinémas. De nombreuses animations sont à la place financées par les militaires, montrant les Japonais rusés et rapides face aux forces ennemis dépassées : les Japonais y figurent souvent sous la forme de singes, ce qui rappelle encore le patrimoine de l'archipel (la légende de Son Goku). En 1942, Momotarō no Umiwashi (桃太郎の海鷲) de Geijutsu Eigasha, totalisant 37 minutes, devient la plus longue et la plus techniquement avancée des œuvres animées d'Orient. Elle narre l'histoire d'une unité de marine, constituée de l'humain Momotaro et de plusieurs espèces animales représentant les ethnies de l'Extrême-Orient; qui combattent ensemble pour un même but. Trois ans plus tard, le 12 avril1945, Shōchiku Dōga Kenkyūsho produit Momotaro - Umi no Shinpei qui, fort de ses 74 minutes, est considéré comme la première animation japonaise de durée standard par rapport aux projection de cinéma.
Toei Animation et Mushi Productions1948 voit la création de Toei Animation, qui produit le premier anime coloré en 1958, Le Serpent blanc. Le film est très marqué par un ton proche des Disney, avec des numéros musicaux et des animaux en seconds rôles. Il est diffusé aux États-unis sous le titre Panda and the Magic Serpent. Durant les année 1960 et le début des années 1970, Toei poursuit dans ce style de productions et publie par la suite deux des anime les plus connus : Dragon Ball (1986) etSailor Moon (1992). Le style Toei est caractérisé par l'importance accordée au principe que chaque animateur apportait ses propres idées à la production. L'exemple le plus extrême en est le film Horus, prince du Soleil d'Isao Takahata. Horus est souvent considéré comme une rupture majeure avec le style normal des anime et le commencement d'un mouvement ultérieur d’anime d'auteurs, ou anime progressistes, qui englobera plus tard des réalisateurs comme Hayao Miyazaki et Mamoru Oshii. Une contribution majeure du style Toei aux anime modernes est le money shot. Conçue pour réduire les coûts, cette méthode d'animation propose de mettre l'accent sur certains plans importants en les animant avec plus de détails que le reste du travail (dont le temps est souvent restreint). L'animateur de Toei Yasuo Ōtsuka commence à expérimenter avec cette méthode, pour la développer plus encore à la télévision. Osamu Tezuka ouvre une compagnie rivale, Mushi Production. Son premier succès, Astro, le petit robot, s'impose en 1963 comme la première série animée populaire à la télévision. Contrairement aux idées reçues, Astro ne fut pas la première série animée diffusée au Japon. Cet honneur revient à Manga Calendar, dont la diffusion débuta en 1962. Cependant, Astro est la première série à présenter des héros récurrents au sein d'une intrigue s'étirant sur de nombreux épisodes. Le programme est adapté et réécrit pour les États-Unis en 1964. Le succès d'Astro permet l'émergence de nombreux autres titres au Japon, comme Tetsujin 28-go de Mitsuteru Yokoyama, Le Roi Léo de Tezuka ou Mach Go Go Go de Tatsuo Yoshida, ce dernier produit par Tatsunoko Production Co., Ltd. À la fin des années 1960, les anime ouvrent leurs horizons. Tezuka fraye ce chemin par l'entremise de trois films expérimentaux, connus sous le nom de "films Animerama" : 1001 Nights (1969), Cleopatra (Kureopatora, 1970), et Belladonna of Sadness (1973). Tous sont conçus pour un public adulte. Belladonna, le plus expérimental, donne naissance à Utena la fillette révolutionnaire (1997). Par ailleurs, la première série pour adultes, Lupin III, est diffusée à cette époque (1973) et rencontre une vraie gloire.
Les années 1970Au cours des années 1970, le marché japonais du film s'écroule face à la concurrence de la télévision. La Toei arrête progressivement la production de comédies musicales somptueuses inspirées de Disney pour se consacrer à la production de séries télévisées. Mushi Production est mis en banqueroute, dispersant ses animateurs dans de nouveaux studios, par exemple Madhouse Production et Sunrise. À cause de cela, de nombreux jeunes animateurs accèdent à la réalisation même, sans avoir été promus à ce poste. Cette injection de jeunes talents apporte un nouveau souffle, une grande variété d'expérimentations et de visions. La série Heidi (1974) d'Isao Takahata est un exemple de ces expérimentations. Au départ, ce programme se vend péniblement, jugée trop réaliste pour des enfants. La plupart des chaînes de télédiffusion pensent qu'il ne sera pas apprécié car les enfants ont besoin de quelque chose de plus "fantastique" pour s'immerger dans la fiction. Heidi est finalement un succès mondial, exporté dans de nombreux pays européens où il demeure très populaire. Au Japon, le succès est si colossal qu'il permet à Hayao Miyazaki et Isao Takahata de lancer une série d’anime basée sur des œuvres littéraires, le cycle des Chefs-d'œuvre du théâtre mondial. Bien que Miyazaki et Takahata délaissent le projet à la fin des années 1970, la série perdure jusqu'au milieu des années 1990. Un autre genre, le mecha, apparaît à cette époque. Mazinger Z (1972-1974), Kagaku ninja-tai Gatchaman (1972-1974), Yamato (1974-1975) et Mobile Suit Gundam (1979-1980) en sont quelques uns des plus symboliques. Ces titres montrent une progression du genre science-fiction dans les anime, marqué par un changement d'une orientation fantastique "super-héros" vers une orientation space opera "réaliste", proposant des scénarios de plus en plus complexes et de moins en moins manichéens. Char Aznable de Mobile Suit Gundam en est un exemple fameux, passant du statut d'ennemi dans les premières séries pour devenir un allié dans les suites Mobile Suit Zeta Gundam puis à nouveau un ennemi dans le film Mobile Suit Gundam : Char's counterattack.
L'âge d'or des animeLe glissement vers le genre space opera devient plus prononcé à la fin des années 1970, en liaison avec le succès commercial de La Guerre des étoiles. Cela permet de faire revivre le précurseur Yamato au cinéma. Cette version grand écran est considérée comme la base du boom des années 1980, surnommé « l'Âge d'or des anime ». Deux événements émaillent ce glissement de l'époque de robots géants super-héros à celle des space opera tortueux. Une sous-culture japonaise (qui se donne plus tard le nom d'otaku) commence à se développer autour de magazines d'animation comme Animage ou le plus tardif Newtype. Ces magazines surgissent en réponse aux impressionnants fandom, qui se développent autour de certaines séries tels à la fin des années 1970, comme Yamato. De plus, un composant majeur des anime d'un point de vue technique se développe avec Yoshinori Kanada, un directeur d'animation (ayant travaillé sur Yamato) qui permet à chaque animateur-clé travaillant pour lui d'ajouter son propre style de mouvement, dans le but de réduire les coûts. Dans plein d'autres anime "d'auteur", cela forme la base du style d'animation individualiste, qui fait la particularité de l'animation commerciale japonaise. Les animations de Kanada inspirent Takashi Murakami et son mouvement artistique Superflat. Aux États-Unis, la popularité de La Guerre des étoiles frappe aussi l'animation, mais dans une mesure plus modeste. Gatchaman est retravaillé et diffusé sous le titre Battle of the Planets en 1978 et sous celui de G-Force en 1986. Yamato est également remanié en Star Blazer en 1979 et, de manière plus dérangeante, bien plus irrespectueuse du travail original, Robotech (1985) est assemblé à partir de trois œuvres différentes : Super Dimension Fortress Macross, Southern Cross et Mospeada. Les premiers otaku américains organisés naissent autour de ces séries. La culture otaku devient plus prononcée avec l'adaption par Mamoru Oshii en 1982 d'Urusei Yatsura, manga populaire de Rumiko Takahashi, sous le titre Lamu. Vrai triomphe japonais, Yatsura permet à Takahashi de devenir un grand nom de l’anime, en dépit de ses origines modestes d'artiste créatrice de dōjinshi. Quant à Oshii, il s'éloigne de la culture fan et s'approche de l’anime d'auteur, avec le long-métrage Lamu - Un Rêve sans fin (1984). Il aborde l'univers de Takahashi en y impliquant plus de lui-même. Plus tard, il réalisera ainsi un film totalement personnel, L'Œuf de l'ange, en compagnie de Yoshitaka Amano. La sous-culture otaku produit quelques effets sur les personnes qui intégrèrent l'industrie à cette époque. Les plus fameux de celles-ci furent un groupe de production amateur, Daicon Films, qui deviendra le Studio Gainax. Gainax commence par faire des films pour la convention Daicon SciFi et y est si populaire au sein de la communauté otaku qu'on lui donne la chance de réaliser de film d’anime au plus gros budget de l'époque, Les Ailes d'Honnéamise (1987). En 1984, le studio Topcraft diffuse l'une des clés de voûte de l'animation : Nausicaä de la vallée du vent. Ce film ajoute au prestige des anime, permettant à de nombreux projets expérimentaux onéreux d'être financés peu après sa sortie. Il permet également à son directeur, Hayao Miyazaki, et à son partenaire de longue date, Isao Takahata, de fonder leur propre studio sous la supervision de l'ancien éditeur d'Animage, Toshio Suzuki. Ainsi naît le Studio Ghibli, acteur majeur de l'animation japonaise, dont le premier film, Le Château dans le ciel (1986), marque durablement la critique, malgré un succès mitigé. Aux alentours de la sortie de Nausicaä apparaît un nouveau médium pour les animes : l'Original animation video ou OAV. Ces OAVs consistent en des cassettes vendues directement aux particuliers, contenant des films ou des séries destinées à une audience de niche, trop limités pour une diffusion sur les ondes ou dans les salles obscures. Réalisé Mamoru Oshii, Moon Base Dallos (1983-1984) est le premier OAV japonais. Dallos ne rencontre aucune popularité, mais Megazone 23 (1985) fut s'impose sur le marché comme le premier vrai succès de l'OAV. Des séries telles que Patlabor font leur début sur ce marché : la série est vu comme peu vendeuse auprès du public, mais ce format de l'OAV favorise sa diffusion. Patlabor devient un mythe et prouve l'utilité de l'OAV pour lancer des œuvres plus expérimentales ou personnelles. L'OAV accueille également le premier vrai anime pornographique avec Cream Lemon(1984), juste précédé par Lolita anime : Yuki no kurenai keshō ~ shōjo bara kei ~. Voir également Hentai. À la fin des années 1980, suivant la sortie de Nausicaä, un nombre de plus important de films à gros bugets et/ou expérimentaux purent sortir. En 1985, Toshio Suzuki aida à rassembler les fonds pour le film expérimental d'Oshii, L'Œuf de l'ange (1985). Le marché des OAVs permit l'édition de courtes œuvres expérimentales tels que Take the X Train, Neo-Tokyo, et Robot Carnival (tous trois en 1987). Les sorties cinématographiques devinrent de plus en plus ambitieuses, chaque film essayant de surclasser ou de dépenser un plus gros budget que le précédent, tous prenant modèle sur le succès populaire et critique de Nausicaä. Ginga tetsudō no yoru (1985), Tale of Genji (1986) et Le Tombeau des lucioles (1987) furent tous trois d'ambitieuses réalisations, basées sur des œuvres littéraires importantes au Japon. Des films tels que Mobile Suit Gundam : Char's Counterattack 1988 et Arion (1986) eurent des budgets somptuaires. Cette période de budget démesuré et d'expérimentation atteignit son zénith avec deux des plus coûteuses productions de films d’anime jamais vues : Les Ailes d'Honnéamise et Akira (1988). La plupart de ces films ne remboursent pas les coûts de production. Ni Akira ni Les Ailes d'Honnéamise ne furent des succès du box-office japonais. Il en résulte une fermeture de nombreux studios d’anime, et une grosse partie des productions expérimentales se voient délaissées au profit de formules ayant fait leurs preuves. Seul le Studio Ghibli parvient à faire encore des productions ambitieuses à la fin des années 1980 grâce à son film Kiki la petite sorcière (1989), qui atteint le sommet du box-office de cette année et rapporte plus de 31 millions d'euros, pour un budget initial de 5.6 millions d'euros. En dépit de l'échec d'Akira au Japon, le film crée une large base de fans d’anime à travers le monde. Lorsqu'il fut diffusé à l'étranger, l'œuvre devint culte, le symbole de ce médium en Occident. L'échec domestique et le succès international d'Akira, combiné à l'éclatement de la bulle économique et au décès d'Osamu Tezuka en 1989, abolissent l'âge d'or.
Des années 1990 au présentAprès ce boom, certaines personnes observent un déclin dans la qualité générale des anime. Les budgets s'écroulent et de nombreux projets ambitieux ne sont plus financiés. Le succès Neon Genesis Evangelion (1995), l'œuvre d'Hideaki Anno, permet une brève renaissance et devient ce que l'on appelle le "troisième impact" de l'animation japonaise. Mais la situation n'est guère florissante sur le marché japonais. La majeure partie de l'attention, et par conséquent les projets les plus ambitieux, se tournent vers l'Ouest. Une lutte commence en 1995 avec Macross Plus, Memories et surtout le fameux Ghost in the Shell pour obtenir de prestigieux films d'animations à larges bugdets pour le public américain. Memories ne peut être distribué dans l'immédiat, malgré sa vocation : c'est une œuvre conçue pour plaire à un vaste public. La raison de cet échec gît dans la somme trop importante demandée par le détenteur des droits au Japon, pour l'exportation outre-Atlantique. En 1995, Hideaki Anno imagine et réalise ce qui est peut-être l’anime le plus controversé jamais fait, Neon Genesis Evangelion. Ce programme devient populaire parmi les fans japonais d’anime et parvient au grand public par le biais des médias. On pense couramment qu'Anno, à l'origine, a voulu que ce programme soit l’anime ultime pour otaku, conçu pour faire revivre l'industrie en déclin, mais au milieu de la production, il en fait une critique forte. La diatribe est amplifiée dans The End of Evangelion, film réalisé en 1997 et qui rapporte plus de 8 millions d'euros. La popularité, toujours croissante, s'accompagne d'une controverse toujours plus forte. De nombreuses scènes d'Evangelion alimentent les discussions et forcent TV Tōkyō à intensifier la censure sur le contenu violent ou aguichant des anime. Ainsi, lorsque Cowboy Bebop (1998) est diffusé pour la première fois, c'est une version massivement éditée et tronquée de la moitié de ses épisodes que l'on projette. Cette censure se relâche par la suite. Après Evangelion suit une série de programmes désignés comme "post-Evangelion". La plupart mettent en scène des robots gigantesques au sein d'une intrigue religieuse ou difficilement compréhensible. Parmi eux, RahXephon, Brain powerd et Gasaraki. D'autres séries de ce genre sont des diffusions expérimentales de fin de soirée. Débutées avec Serial experiments Lain (1998), ces diffusions tardives sont devenues un forum pour les anime expérimentaux parmi lesquels figurent Boogiepop Phantom (2000), Texhnolyze (2003) et Paranoia Agent (2004). Par ailleurs, la saga Gundam continue dans son appogée et offre au Japon Gundam SEED (2002-2003), suivi de Gundam SEED Destiny (2004-2005), deux extraordinaires anime qui occupent durant plus de 5 années le top des meilleurs anime au Japon, les personnages de ces séries, dont Kira Yamato, Asran Zala, Shin Asuka ou encore Lacus Clyne et Cagalli Yula Athha, étant les plus appréciés dans le pays, tout anime confondu. À cette époque, un mouvement artistique lancé par Takashi Murakami émerge, combinant la culture populaire japonaise à l'art post-moderne "Superflat". Murakami prétend que le mouvement est une analyse de la culture japonaise post-guerre mondiale, à travers les yeux de la sous-culture otaku. Son désir est également de se débarrasser de la séparation entre les hauts et bas arts pour créer un continuum, d'où le terme superflat. Ses expositions artistiques sont très populaires et ont influencé certains créateur d’anime, notamment ceux du Studio 4°C. À l'inverse du courant expérimental, la même période a également vu une tendance à une mise en avant extrême de la sous-culture otaku. De nombreux programmes diffusés en seconde ou 3e partie de soirée sont basés sur des eroge (jeux hentai) et sont destinés uniquement au public des otaku purs et durs. Des exemples d'œuvres de ce genre, incluant fréquemment du fan service (parfois à outrance), sont Green Green, Mahoromatic (2001) et Hand Mai May. Ces programmes sont souvent pointés du doigt par des critiques comme étant sexistes (avec de nombreuses représentations de femmes soumises idéalisées) et comme détruisant la vitalité artistique de l'industrie des anime, utilisant les désirs des fans au lieu de poursuivre une recherche artistique. En même temps, ces programmes se sont révélés très profitables au Japon. Voir également Moé. Mais les eroge sont plus qu'une source de séries à la limite de l'érotisme : plusieurs séries, dont Shingetsutan Tsukihime et Kimi ga Nozomu Eien (2003), respectent un certain seuil de qualité. Le premier tend vers un univers sombre et compliqué, le second tente une approche adulte de l'amour. Dans les années 90 surgit un phénomène colossal : la montée des Pokémon. Pour certains il s'agit du plus gros succès de l'animation. Les séries télévisées s'étendent sur de nombreuses saisons, il y a une production à Broadway, plusieurs films, des jeux de cartes à collectionner, des jeux vidéo, des jouts et plein d'autres dérivés. Créé dans un but purement commercial, ce programme s'inscrit comme l'un des plus adaptés à la jeunesse. À la fin des années 90 et pendant les années 2000, les anime sont plus facilement acceptés sur les marchés étrangers. Cowboy Bebop se vend mieux aux Etats-Unis qu'au Japon, et s'impose même là-bas comme une licence juteuse. Le voyage de Chihiro reçoit le 1er prix ex-aequo du Festival du film de Berlin 2002 et remporte l'Oscar du meilleur film d'animation en 2002, et Innocence : Ghost in the Shell 2 est sélectionné pour le Festival de Cannes 2004. Gankutsuou (2005), réalisé par Mahiro Maeda, utilise et remanie l'univers du Comte de Monte-Cristo et se veut dès le départ une œuvre accessible à un public occidental (et même aux milieux intellectuels occidentaux). De nombreuses références à la culture française émaillent le déroulement de l'histoire. La musique est en partie composée par un Français, Jean-Jacques Burnel, et la série emprunte également la Symphonie Manfred de Tchaikovsky. Le visuel est inspiré de l'esthétique de Gustav Klimt. Ainsi, Gankutsuou se veut visuellement différent des standards de l'animation japonaise et ambitieux dans son approche. Cette accessibilité semble être une constance au sein du studio Gonzo.
|
|
|
|
|
|
|
Liste des longs métrages d'animation
|
Liste des longs métrages d'animationUn article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.Cette liste recense des longs métrages d’animation du monde entier, classés dans l’ordre chronologique. Pour faire partie de cette liste, un film doit avoir une durée supérieure à 40 minutes et une proportion d’images animées au moins égale à 75% de la durée totale, ou alors comporter au moins 40 minutes d’animation en tout. La définition du long métrage variant selon les textes en vigueur dans les différents pays, il est bon de préciser que les critères retenus ici (40’) sont ceux adoptés par le British Film Institute (BFI) et l’American Film Institute (AFI), dans la mesure où les sources de cet article sont principalement anglophones. A noter cependant qu’en France (CNC) la durée minimale d’un long métrage est de 60 minutes. Les ajouts sont à faire en fonction de l’année de sortie, et au sein de chaque année, par ordre alphabétique (hors articles définis). Est considérée comme sortie la première circonstance dans laquelle le film est porté à la connaissance du public (quel que soit le pays), qu'il s'agisse d'une projection en salles, d'une première diffusion à la télévision dans le cas d'un téléfilm ou de la première distribution commerciale pour un film tourné directement en vidéo. Le premier titre est celui de la version distribuée en France (le cas échéant), suivi d'autres titres francophones éventuels (québécois notamment) et enfin du titre original. Lorsqu’il n’existe pas de titre français ou que celui-ci n’a pas encore été identifié, c’est le titre original qui est retenu.
Années 1910 à 19301917 1918 1926 1931 1935 1937 1939
Années 19401940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1948 1949
Années 19501950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959
Années 19601960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969
Années 1970
1970
1971
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
Années 1980
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
Années 1990
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
Années 2000
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007- A Dream of a Precious Day, (소중한 날의 꿈) (
Corée du Sud) - Ali Baba and the Forty Thieves: The Lost Scimitar of Arabia (
États-Unis) - Alice in Wonderland: What's the Matter With Hatter? (
États-Unis) - Alien Pile, (Чужая куча (Chuzhaya kucha)) (
Russie) - Aqua Teen Hunger Force Colon Movie Film for Theaters (
États-Unis) - Ard Al-Taff (
Liban) - Audition, (오디션) (
Corée du Sud) - Barbie Fairytopia: Magic of the Rainbow (
États-Unis) - Bee Movie (
États-Unis) - Bienvenue chez les Robinson (Meet the Robinsons) (
États-Unis) - Billy & Mandy: Wrath of the Spider Queen (
États-Unis) - Billy & Mandy's Big Boogey Adventure (
États-Unis) - Blanche-Neige, la suite (
Belgique/ France/ Pologne/ Royaume-Uni) - Bratz Fashion Pixiez (
États-Unis) - Bratz Kidz (
États-Unis) - Care Bears: Oopsy Does It! (
États-Unis) - Cat City 2, (Macskafogó 2) (
Hongrie) - Cykelmyggen og Dansemyggen (
Danemark) (English title TBA) - De profundis (
Espagne) - Detective Conan: Jolly Roger in the Deep Azure (
Japon) - Doctor Strange (
États-Unis) - Egon and Dönci (
Hongrie) - Elias and the Royal Yacht, (Elias og kongeskipet) (
Norvège) - One Piece: Episode of Alabasta: The Desert Princess and Pirates (
Japon) - Flatland le film (Flatland the Film) (
États-Unis) - Flying Heroes (
Espagne) - Friends Forever (
Inde) - Frog Paradise, (Лягушачий Рай (Lyagushachiy Rai)) (
Russie) - Futurama: Bender's Big Score (
États-Unis) - Garfield Gets Real (
États-Unis) - Pocket Monsters Diamond & Pearl: Dialga VS Palkia, ( ディアルガVSパルキア (Diaruga Bāsasu Parukia)) (
Japon) - Genius Party (
Japon) - Ghatothkach (
Inde) - Glitz 'N' Glamour with the Bratz (
États-Unis) - Gnomes! (
États-Unis) - Gon (
Japon) - Grandma Yozhka and Others, (Бабка Ёжка и другие (Babka Yozhka i drugiye)) (
Russie) - The Missing Lynx aka. Paws on the Run, (Gritos en el pasillo) (
Espagne) - Hanuman 2 (
Inde) - Cendrillon et le prince (pas trop) charmant (Qc : Au royaume désenchanté) (Happily N'Ever After) (
États-Unis/ Allemagne) - Highlander: The Search for Vengeance (
États-Unis) - Holy Night (
Espagne) - Ilya Muromets and Nightingale the Robber, (Илья Муромец и Соловей Разбойник (Ilya Muromets i Solovey Razboynik)) (
Russie) - Iron Man invincible (The Invincible Iron Man) (
États-Unis) - One Night in One City (Jedné noci v jednom městě) (
République tchèque) - JoJo's Bizarre Adventure: Phantom Blood (ファントムブラッド) (
Japon) - Jungo Goes Bananas (Jungeldyret Hugo - Fræk som altid) (
Danemark/Lettonie/ Norvège) - Jungle Book: Rikki-Tikki-Tavi to the Rescue (
États-Unis) - Krakatuk, (Кракатук) (
Russie) - La Légende de Beowulf (
États-Unis) - La Reine Soleil (
France/ Hongrie/ Belgique) - Lava Kusa – The Warrior Twins (
Inde) - Le Sortilège de Cendrillon (Cinderella III : A Twist in Time) (
États-Unis) - Les Rois de la glisse (Surf's Up) (
États-Unis) - L'Histoire d'une mère (The Story of a Mother) (
États-Unis) - Little Vuk (A kis Vuk) (
Hongrie) - Memory Hotel (
Allemagne) - Minushi (
Canada) - Monica's Gang: An Adventure in Time (Turma da Mônica em Uma Aventura No Tempo) (
Brésil) - Mosaic (
États-Unis) - Naruto Shippūden, le film (劇場版NARUTO−ナルト− 疾風伝, Gekijōban Naruto Shippūden) (
Japon) - Nocturna, la nuit magique (
Espagne/ France/ Royaume-Uni) - Persépolis (
France) - Phreex (
États-Unis) - Quest for a Heart, (Röllin sydän) (
Finlande/ Royaume-Uni/ Allemagne) - Ratatouille (
États-Unis) - RH+ aka. Hemoglobine, a Vampire of Seville (
Espagne) - Robin Hood: Quest For The King (
États-Unis) - Rockfish (
États-Unis) - Secrets of the Seven Sounds (
Canada/ Royaume-Uni) - Shakugan no Shana le film (劇場版 灼眼のシャナ, gekijōban shakugan no Shana) (
Japon) - Shrek le troisième (Shrek the Third) (
États-Unis) - Spatula Madness (
États-Unis) - Strawberry Shortcake: Berry Blossom Festival (
États-Unis) - Superman Doomsday (
États-Unis) - The Legend of Secret Pass (
États-Unis) - The Magic Cube (El cubo mágico) (
Espagne) - The Prince and the Pauper: Double Trouble (
États-Unis) - Les Simpson - Le Film (The Simpsons Movie) (
États-Unis) - The Spirit of the Forest (Espíritu del bosque) (
Espagne) - The Three Musketeers: Saving The Crown (
États-Unis) - The Three Robbers (
Allemagne) - The Warrior (勇士) (
Chine) - TMNT Les Tortues Ninja (TMNT) (
États-Unis) - Tous à l'Ouest (
France) - We Are the Strange (
États-Unis/ Japon/ Pologne) - Winx Club - Le secret du royaume perdu (Il Segreto Del Regno Perduto) (
Italie) - Yobi, the Five Tailed Fox (천년여우 여우비 (Chunnyun-yeowoo Yeowoobi)) (
Corée du Sud) - Zambezia (
Afrique du Sud) - Zorro: Generation Z (
États-Unis)
2008
Films annoncés (sous toutes réserves)
2008+
2009
2010
Date inconnue (pour le moment)
|
|
|
|
|
|
|
ANIME
|
|
WikipédiA:Anime (アニメ, Anime?) (pronounced [anime] listen (help·info) in Japanese, but typically pronounced /ˈænɪmeɪ/, /ˈænɪmə/, /ə'naɪm/, or /'ænaɪm/ in English) is an abbreviation of the English word "animation," originating in Japan through the roots of manga.Although the term is used in Japan to refer to animation in general, in English usage the term most popularly refers to material originating from Japan, a subset of animation. Anime is traditionally hand drawn, but computer assisted techniques have become quite common in recent years. It is used in television series, films, video, video games, and internet-based releases, and represents all genres of fiction. History Main article: History of anime Screenshot from Momotaro's Divine Sea Warriors (1944), the first feature-length anime film.The history of anime begins at the start of the 20th century, when Japanese filmmakers experimented with the animation techniques that were being explored in France, Germany, the United States, and Russia.The oldest known anime in existence was screened in 1917; it was a two minute clip of a samurai trying to test a new sword on his target, only to suffer defeat.
By the 1930s, animation became an alternative format of storytelling compared to the underdeveloped live-action industry in Japan. Unlike America, the live-action industry in Japan remained a small market and suffered from budgeting, location, and casting restrictions. The lack of Western-looking actors, for example, made it next to impossible to shoot films set in Europe, America, or fantasy worlds that do not naturally involve Japan. Animation allowed artists to create any characters and settings. The success of Disney's 1937 feature film Snow White and the Seven Dwarfs influenced Japanese animators. Osamu Tezuka adapted and simplified many Disney animation techniques to reduce the costs and number of frames in the production. This was intended to be a temporary measure to allow him to produce material on a tight schedule with an inexperienced animation staff. During the 1970s, there was a surge of growth in the popularity of manga—which were often later animated—especially those of Osamu Tezuka, who has been called a "legend"[8] and the "god of manga". His work and that of other pioneers in the field, inspired characteristics and genres that are fundamental elements of anime today. The giant robot genre (known as "Mecha" outside Japan), for instance, took shape under Tezuka, developed into the Super Robot genre under Go Nagai and others, and was revolutionized at the end of the decade by Yoshiyuki Tomino who developed the Real Robot genre. Robot anime like the Gundam and Macross series became instant classics in the 1980s, and the robot genre of anime is still one of the most common in Japan and worldwide today. In the 1980s, anime became more accepted in the mainstream in Japan (although less than manga), and experienced a boom in production. Following a few successful adaptations of anime in overseas markets in the 1980s, anime gained increased acceptance in those markets in the 1990s and even more in the 2000s. Terminology In Japanese, the English term animation is written in katakana as アニメーション (animēshon, pronounced [ɑnimeːɕoɴ]). The shortened term, anime (アニメ), emerged in the 1970s. Both the original and abbreviated forms are valid and interchangeable in Japanese, but the shorter form is more commonly used.
The pronunciation of anime in Japanese, ɑnime, differs significantly from the Standard English IPA: /ˈænɪmeɪ/ which have different vowels and stress. (In Japanese each mora carries equal stress.) As with a few other Japanese words such as saké, Pokémon, and Kobo Abé, anime is sometimes spelled animé in English (as in French), with an acute accent over the final e, to cue the reader that the letter is pronounced, not silent as would be expected in English. However, this accent does not appear in any commonly used system of romanized Japanese and is not in frequent enough use to be recognised by the Oxford English Dictionary. Word usage In Japan, the term does not specify an animation's nation of origin or style; instead, it is used as a blanket term to refer to all forms of animation from around the world. In English, dictionary sources define anime as "a Japanese style of motion-picture animation" or "a style of animation developed in Japan".Non-Japanese works that borrow stylization from anime is commonly referred to as "anime-influenced animation" but it is not unusual for a viewer who does not know the country of origin of such material to refer to it as simply "anime". Some works are co-productions with non-Japanese companies, such as the Cartoon Network and Production I.G series IGPX or Ōban Star-Racers, which may or may not be considered anime by different viewers.
In English, anime can be used as a common noun ("Do you watch anime?") or as a suppletive adjective ("The anime Guyver is different from the movie Guyver"). It may also be used as a mass noun, as in "How much anime have you collected?" and therefore is not pluralized as animes. Synonyms Anime is occasionally referred to as Japanimation, but this term has fallen into disuse. Japanimation saw the most usage during the 1970s and 1980s, but was supplanted by anime in the mid-1990s as the material became more widely known in English-speaking countries. In general, the term now only appears in nostalgic contexts. Although the term was coined outside Japan to refer to animation imported from Japan, it is now used primarily in Japan, to refer to domestic animation; since anime does not identify the country of origin in Japanese usage, Japanimation is used to distinguish Japanese work from that of the rest of the world.
In Japan, manga can additionally refer to both animation and comics (although the use of manga to refer to animation is mostly restricted to non-fans).[citation needed] Among English speakers, manga usually has the stricter meaning of "Japanese comics".[citation needed] An alternate explanation is that it is due to the prominence of Manga Entertainment, a distributor of anime to the US and UK markets. Because Manga Entertainment originated in the UK the use of the term is common outside of Japan.[citation needed] The term "animanga" has been used to collectively refer to anime and manga, though it is also a term used to describe comics produced from animation cels. Visual characteristics The representative styles of "classic" and "modern" anime art. An example of the wide range of drawing styles anime can adoptAnime is commonly referred as an art form. As a visual medium, it naturally places a large emphasis towards visual styles. The styles can vary from artist to artist or by studio to studio. Some titles make extensive use of common stylization: FLCL, for example, is known for its wild, exaggerated stylization. In contrast, titles such as Only Yesterday or Jin-Roh take much more realistic approaches, featuring few stylistic exaggerations.
While different titles and different artists have their own artistic styles, many stylistic elements have become so common such that they are described as being definitive of anime in general. However, this does not mean that all modern anime share one strict, common art style. Many anime have a very different art style from what would commonly be called "anime style", yet fans still use the word "anime" to refer to these titles. Generally, the most common form of anime drawings are "exaggerated physical features such as large eyes, big hair and elongated limbs... and dramatically shaped speech bubbles, speed lines and onomatopoeic, exclamatory typography. The influences of Japanese calligraphy and Japanese painting also characterize linear qualities of the anime style. The round Ink brush traditionally used for writing Kanji and for painting produces a stroke of widely varying thickness. Anime also tends to borrow many elements from manga including text in the background, and borrowing panel layouts from the manga as well. For example, an opening may employ manga panels to tell the story, or to dramatize a point for humorous effect. This is best demonstrated in the anime Kare Kano. Character design Body proportions emulated in anime come from proportions of the human body. The height of the head is considered as the base unit of proportion. Head heights can vary as long as the remainder of the body remains proportional. Most anime characters are about seven to eight heads tall, and extreme heights are set around nine heads tall.
Variations to proportion can be modded. Super deformed characters feature a non-proportionally small body compared to the head. Sometimes specific body parts, like legs, are shortened or elongated for added emphasis. Mostly super deformed characters are two to four heads tall. Some anime works like Crayon Shin-chan completely disregard these proportions. It is enough such that it resembles a Western cartoon. For exaggeration, certain body features are increased in proportion. A common approach is the large eyes style drawn on many anime and manga characters. Osamu Tezuka was inspired by the exaggerated features of American cartoon characters such as Betty Boop, Mickey Mouse, and Disney's Bambi. Tezuka found that large eyes style allowed his characters to show emotions distinctly. When Tezuka began drawing Ribbon no Kishi, the first manga specifically targeted at young girls, Tezuka further exaggerated the size of the characters' eyes. Indeed, through Ribbon no Kishi, Tezuka set a stylistic template that later shōjo artists tended to follow. Coloring is added to give eyes, particularly the cornea, and some depth. The depth is accomplished by applying variable color shading. Generally, a mixture of a light shade, the tone color, and a dark shade is used. Cultural anthropologist Matt Thorn argues that Japanese animators and audiences do not perceive such stylized eyes as inherently more or less foreign. However, not all anime have large eyes. For example Hayao Miyazaki is known for not having large eyes and having realistic hair colors on his characters. In addition many other productions also have been known to use smaller eyes. This design tends to have more resemblance to traditional Japanese art. Some characters have even smaller eyes, where simple black dots are used. A wide variety of facial expressions are used by characters to denote moods and thoughts. Anime uses a different set of facial expressions in comparison to western animation. Other stylistic elements are common as well; often in comedic anime, characters that are shocked or surprised will perform a "face fault", in which they display an extremely exaggerated expression. Angry characters may exhibit a "vein" or "stressmark" effect, where lines representing bulging veins will appear on their forehead. Angry women will sometimes summon a mallet from nowhere and strike someone with it, leading to the concept of Hammerspace and cartoon physics. Male characters will develop a bloody nose around their female love interests (typically to indicate arousal, based on an old wives' tale). Embarrassed characters either produce a massive sweat-drop (which has become one of the most widely recognized stereotype motifs of anime) or produce a visibly red blush beneath the eyes, especially as a manifestation of repressed romantic feelings. While common, the use of face faults is optional. Some anime, usually with political plots and other more serious subject matters, have abandoned the use of face faults such as Gundam Wing and Teknoman. Animation technique Main article: Animation Like all animation, the production processes of storyboarding, voice acting, character design, cel production and so on still apply. With improvements in computer technology, computer animation increased the efficiency of the whole production process.
Anime is often considered a form of limited animation. That means that stylistically, even in bigger productions the conventions of limited animation are used to fool the eye into thinking there is more movement than there is. Many of the techniques used a comprised with cost-cutting measures while working under a set budget. Anime scenes place emphasis on achieving three-dimensional views. Backgrounds depict the scenes' atmosphere. For example, anime often puts emphasis on changing seasons, as can be seen in numerous anime, such as Tenchi Muyo. Sometimes actual settings have been duplicated into an anime. The backgrounds for the Melancholy of Haruhi Suzumiya are based on various locations within the suburb of Nishinomiya, Hyogo, Japan. Camera angles, camera movement, and lighting play an important role in scenes. Directors often have the discretion of determining viewing angles for scenes, particularly regarding backgrounds. In addition, camera angles show perspective. Directors can also choose camera effects within cinematography, such as panning, zooming, facial closeup, and panoramic. The large majority of anime is traditional animation, which better allows for the division of labour, pose to pose approach and checking of drawings before they are shot favoured by the industry. Other mediums are mostly limited to independently-made short films, examples of which are the silhouette and other cutout animation of Noburo Ofuji, the stop motion puppet animation of Tadahito Mochinaga, Kihachirō Kawamoto and Tomoyasu Murata and the computer animation of Satoshi Tomioka (most famously Usavich). Thematic Bishōjo is Japanese for "beautiful girl", and a blanket term that features pretty girl characters. Sometimes conflated with Moè. Examples: Magic Knight Rayearth or Negima. Bishōnen is Japanese for "beautiful boy", and a blanket term that can be used to describe any anime that features "pretty" and elegant boys and men. Examples: Fushigi Yūgi or The Wallflower. Sentai is literally a "fighting team" in Japanese. It refers to any show that involves a superhero team. Examples: Cyborg 009 or Voltron. Robot/Mecha features real robots or super robots. Examples: Mobile Suit Gundam or Mazinger Z respectively. Post-Apocalyptic simply deals with a post-apocalyptic world. Examples: Fist of the North Star or Nausicaä of the Valley of the Wind. Mahō shōjo is a subgenre of shōjo known for "Magical Girl" stories. These stories involves teenage or pre-teen girls who receive magical accessories that allows them to transform into magical warriors. Most magical girl anime involves a girl reciting a phrase before undergoing an intricate transformation sequence which shows the girl being magically dressed or an magical artifact forming it's shape into the girl's hand. These sequences are collectively known in anime as henshin. Examples: Sailor Moon or Cardcaptor Sakura. Mahō shōnen is a male equivalent of Mahō Shōjo. Examples: D.N.Angel or Fullmetal Alchemist Moé features characters with perky, cute, weak, or naïve behaviors. In some way, they are not overly independent. Examples: A Little Snow Fairy Sugar. Expertise specializes with a specific topic in depth. Topics range from sports, the arts, and cooking. Examples: Eyeshield 21 with football, or Yakitate!! Japan with bread-making. Lolicon ("Lolita Complex") is the sexualization of under-aged female characters, the name coming from the titular character of Vladimir Nabokov's Lolita. Example: Kodomo no Jikan Shotacon ("Shōtarō Complex") is the sexualization of under-aged male characters, the name coming from the lead child actor from Tetsujin-nijūhachi-gō. Example: Papa to Kiss in the Dark Harem is a genre which focuses on a male character surrounded by the romance of multiple female characters. Typically, the male cohabits with at least one female. It is usually marketed as a Shōnen or Seinen.[42] Examples: Ranma ½ or Love Hina. Reverse Harem reverses the gender balance in harem, where a female character is romantically involved with many male characters. It is more often than not a Shōjo or Josei Anime. Examples: Ouran High School Host Club or Fruits Basket. Magical girlfriend is more accurately termed Exotic Girlfriend. This genre focuses on the romantic relationship (and cohabitation) between a man and at least one woman of extraordinary origins such as alien (Tenchi Muyo!, Urusei Yatsura), supernatural (Oh My Goddess!), or technological (Chobits). Often considered a subgenre of Harem. Ecchi is Japanese for "indecent sexuality", derived from the Japanese pronunciation of the letter "H", (the origin of the term is not well known, even in Japan. See main article for more information.) Sexual humor and fan service are prevalent. Examples: Oruchuban Ebichu or He Is My Master. Hentai is Japanese for "abnormal" or "perverted". This term is synonymous to pornography or erotica, as hentai content specifically consists of such. Examples: La Blue Girl or Bible Black. Shōjo-ai or Yuri is Japanese for "girl-love". These focus on love and romance between female characters. It is often being replaced by the term "Girls Love" (GL). Yuri is like Shōjo-ai, but sometimes involves older characters or explicit sexual activity. Examples: Revolutionary Girl Utena or Kannazuki no Miko. Shōnen-ai is Japanese for 'boy-love'. These focus on love and romance between male characters. The term "Shōnen-ai" is being phased out in Japan due to its other meaning of pederasty, and is being replaced by the term "Boys Love" (BL). Examples: Loveless or Gravitation Yaoi is like "Shōnen-ai" but often involving older characters and explicit sexual activity. Examples: Sensitive Pornograph or Until the Full Moon Distribution See also: Anime licensing While anime had entered markets beyond Japan in the 1960s, it grew as a major cultural export during its market expansion during the 1980s and 1990s. The anime market for the United States alone is "worth approximately $4.35 billion, according to the Japan External Trade Organization". Anime has also been a commercial success in Asia, Europe and Latin America, where anime has become even more mainstream than in the United States. For example, the Saint Seiya video game was released in Europe due to the popularity of the show even years after the series has been off-air. Anime distribution companies handled the licensing and distribution of anime beyond Japan. Licensed anime is modified by distributors through dubbing into the language of the country and adding language subtitles to the Japanese language track. Using a similar global distribution pattern as Hollywood, the world is divided into five regions. Some editing of cultural references may occur to better follow the references of the non-Japanese culture. Certain companies may remove any objectionable content, complying with domestic law. This editing process was far more prevalent in the past (e.g. Robotech), but its use has declined because of the demand for anime in its original form. This "light touch" approach to localization has favored viewers formerly unfamiliar with anime. The use of such methods is evident by the success of Naruto and Cartoon Network's Adult Swim programming block, both of which employ minor edits.[citation needed] With the advent of DVD, it was possible to include multiple language tracks into a simple product. This was not the case with VHS cassette, in which separate VHS media were used and with each VHS cassette priced the same as a single DVD. The "light touch" approach also applies to DVD releases as they often include both the dubbed audio and the original Japanese audio with subtitles, typically unedited. Anime edited for television is usually released on DVD "uncut," with all scenes intact. TV networks regularly broadcast anime programming. In Japan, major national TV networks, such as TV Tokyo broadcast anime regularly. Smaller regional stations broadcast anime under the UHF. In the United States, Cable TV channels such as Cartoon Network, Disney, Sci-Fi, and others dedicate some of their time slots for anime. Then the Anime Network specifically shows anime. Sony based Animax and Disney's Jetix channel broadcast anime within many countries in the world. AnimeCentral solely broadcast's Anime in the UK. Although it is a violation of copyright laws in many countries, some fans add subtitles to anime on their own. These are distributed as fansubs. The ethical implications of producing, distributing, or watching fansubs are topics of much controversy even when fansub groups do not profit from their activities. Once the series has been licensed outside of Japan, fansub groups often cease distribution of their work. In one case, Media Factory Incorporated requested that no fansubs of their material be made, which was respected by the fansub community. In another instance, Bandai specifically thanked fansubbers for their role in helping to make The Melancholy of Haruhi Suzumiya popular in the English speaking world. The Internet had played a significant role in the exposure of anime beyond Japan. Prior to the 1990s, anime has had limited exposure beyond Japan's borders. Coincidentally, as the popularity of the Internet grew, so did for anime. Much of the fandom of anime grew through the Internet. The combination of internet communities and increasing amounts of anime material, from video to images, helped spur the growth of fandom. As the Internet gained more widespread use, Internet advertising revenues grew from 1.6 billion yen to over 180 billion yen between 1995 and 2005. Influence on Western culture Anime has become commercially profitable in western countries as early commercially successful western adaptations of anime, such as Astro Boy, have revealed. The phenomenal success of Nintendo's multi-billion dollar Pokémon franchise was helped greatly by the spin-off anime series that, first broadcast in the late 1990s, is still running worldwide to this day. In doing so, anime has made significant impacts upon Western culture. Since the 19th century, many Westerners have expressed a particular interest towards Japan. Anime dramatically exposed more Westerners to the culture of Japan. Aside from anime, other facets of Japanese culture increased in popularity.Worldwide, the number of people studying Japanese increased. In 1984, the Japanese Language Profiency test was devised to meet increasing demand. Anime-influenced animation refers to non-Japanese works of animation that emulate the visual style of anime. Most of these works are created by studios in the United States, Europe, and non-Japanese Asia; and they generally incorporate stylizations, methods, and gags described in anime physics, as in the case of Avatar: The Last Airbender. Often, production crews either are fans of anime or are required to view anime. Some creators cite anime as a source of inspiration with their own series. Furthermore, a French production team for Ōban Star-Racers moved to Tokyo to collaborate with a Japanese production team from Hal Film Maker.Critics and the general anime fanbase do not consider them as anime.
Some American animated television series have singled out anime styling with satirical intent, for example South Park (with "Chinpokomon" and "Good Times With Weapons"). South Park has a notable drawing style, which was itself parodied in "Brittle Bullet", the fifth episode of the anime FLCL, released several months after "Chinpokomon" aired. This intent on satirizing anime is the springboard for the basic premise of Kappa Mikey, a Nicktoons Network original cartoon. Even cliches normally found in anime are parodied in Perfect Hair Forever. Also, in the episode "The Son Also Draws" of Family Guy parodies anime with an appearance by Speed Racer and his trainer. The two speak in poorly-dubbed English, with every phrase punctuated by a "Ha-HA!". Anime conventions began to appear in the early 1990s, during the Anime boom, starting with Anime Expo, Animethon, Otakon, and JACON. Currently anime conventions are held annually in various cities across the Americas, Asia, and Europe.[63] Many attendees participate in cosplay, where they dress up as anime characters. Also, guests from Japan ranging from artists, directors, and music groups are invited. In addition to anime conventions, anime clubs have become prevalent in colleges, high schools, and community centers as a was to publicly exhibit anime as well as broadening Japanese cultural understanding.
|
|
|
|
|
|
|
Série d'animé
|
|
A Abbott and Costello Abenobashi A bunch of munsch Absolute justice loce pheromone Absolutely invincible Raijin Oh Académie des gladiateurs Académie des ninjas Academy Alice Ace lightning Ace ventura A cheeky angel Achille talon A Christmas Carol Acibian et sa bande Action man Action man missions extremes Adachi Ga Hara Adam Addams family 1973 Adeus legend Adi sous la mer AD police AD police files Adrien le sauveur du monde Adventures of Hoppity Hooper Adventures of Kotetsu Adventures of Superboy Aeon flux Affreux vilains martiens Afrosamourai Age bleu Age de glace Age de glace 2 Agenda Du Père Noel Agent sans secret Aglaé et Sidonie Agrippine Ahmed prince de l'Alhambra Ah my godess Aika Ailes d’Honneamise Ailes du dragon Ailes grises Air Air (le film) Air académy, les pilotes de l’extrème Air gear Air master Air summer spécial Aishiteruze baby Aiyo No Yuusha Fighbird Ai Yori Aoshi Ai Yori Aoshi Enishi Ajimu beach story Ajisai No Uta Akagi Akahori Gedou Hour Rabuge Akazukin Chacha Akira Ako the versus Akuemon Aladdin (série) Aladdin (le film) Aladdin et le roi des voleurs Aladin et la lampe merveilleuse 1969 Aladin et la lampe merveilleuse 1982 Alakazan the great Albator 78 Albator 84 Albegas Albert Asks Albert et Barnabé Albert le 5 mousquetaire Alcibiade Alexander Alf Alf (dessin animé) Alf tales Alfred J kwak Ali Baba And The Forty Thieves Ali Baba et les 40 voleurs A.LI.CE Alice au pays des merveilles Alice au pays des merveilles (walt disney) Alice de l’autre côté du miroir Alien 9 Alien bazar A little snow fairy sugar A little snow fairy sugar summer Alix Allez raconte plein d’histoires Allo la terre ici les Martin Allo Nelly Bobo Alvin et les chipmunks Amaenai DeYo Amaenai De Yo Katsu Amazing Chan and the Chan clan Amazing Three Ambassador Magma American dog American dragon Amichaînes Amis de Chicco Amis ratons Amon saga Amos Daragon Amuse 3 Anagrilles Anastasia Anatane et les enfants d’Okura Anatole Anbot Senki Gokyuu Andersen dowa André and Wally B. Andy Panda Andy Panda version n°2 Ane trotro Angela Anaconda Angel cop Angel Densetsu Angel heart Angelic layer Angélique Angel links Angel tail Angel sanctuary Angie detective en herbe Animal olympics Animal Yokocho Animaniacs Animation Runner Kuromi Animatrix Animaux du bois de quatre sous Animaux du bout du monde Animaux fous fous fous Animutants Anna and the moods Annabelle un amour de petite vache Anna's Tales Anne et la maison aux pignons verts Anne des pignons verts Années collège Années coup de coeur Années fac Anthologie de la littérature Japonaise Antilope d’or Antivol Aoki Densetsu Shoot A plein gaz Appel de la forêt Apple seed Apprenti Père Noël Apprentie sorcière Aquaman Aquarian age Araignée et la tulipe Arcade Gamer Fubuki Arc en ciel le plus beau des poissons Archibald le koala Archibald magichien Archie classe Archie mystère et compagnie Archie’s in jug man Arc the lad Area Argai Argento Soma Aria the animation Arion Aristochats Arjuna Armageddon Arme ultime Armitage Armitage Dual Matrix Armitage Poly Matrix Arnold et Willy Arok le barbare Arrêt de bus Arsak Rhapsody Arslan Arthur Arthur (version n°2) Arthur et les minimoys Art of fithing Ar Tonelico Asagiri No Miko Askadis (ou L’empire des 5) Asatte No Houkou Assemble insert Astérix et Obélix Astérix et Cléopatre Astérix et la surprise de César Astérix et le coup du menhir Astérix et les bretons Astérix et les indiens Astérix et les vikings Astérix le gaulois Astro boy Astro Boy le film Astro Boy : The brave in space Astro le petit robot Astroganga A time slip of 10000 years prime rose Atlantide l’empire perdu Atomas Atomic Betty Atout 5 Attaquantes Au clair de lune Augie Doggie and Doggie Daddy Aura Battler Dunbine Au service secret de sa majesté Autobus impérial Autobus volant du docteur Autre monde Aux frontières de l’étrange Avalon Avant l’école Avatar the last airbender Avenger Aventure de l’énergie Aventure du père noël Aventures dans le monde perdu de Conan Doyle Aventures de Basco Aventures de Bernard et Bianca Aventures de Carlos Aventures de Chaperonnette à pois Aventures de Christophe Colomb Aventures de Dorothée Aventures De Dorothée : Un Ami Aventures de Gamba Aventures de Goku Aventures de Gulliver Aventures de Hucleberry Finn Aventures de Johnny Quest Aventures de Kikool la goutte d’eau Aventures de la mouche Aventures de Mr Demo Aventures de Petit Gourou Aventures de Porcinet Aventures de Sam Aventures des mini déesses Aventures de Tigrou Aventures de Tintin (1961) Aventures de Tom Sawyer et Hughleberry Finn Aventures de Winnie l’ourson le film Aventures d’hyperman Aventures du monde perdu Aventures du petit koala Aventures fabuleuses du comandant Cousteau Aventures de Zak et Crysta dans la forêt de Fremgully Aventures du capitaine Bobardov Aventuriers de la galaxie Aventuriers de l’espace Avez vous déjà vu ? A wind named amnesia Ayakashi Ayashi Ayakashi Japanese Classic Horror Ayashi no ceres Ayatsuri Sakon Azuki Chan Azumanga Azumanga Daioh Azur et Asmar B
Babalous en vacances Babar Babar roi des éléphants (film) Babel II Babel II : Par de la l'infini Babe my love Baby folies Baby Looney Tunes Badaboks Bagi The Monster Of Mighty Nature Bahut des tordus Bajou Bakumatsu Kikansetsu Irohanihoheto Bakuretsu Tenshi Bali Ballade des Daltons Balthazar le mille-pattes Balto, chien loup héros Balto 2 Bambi Bambi 2 Bambou et compagnie Banana splits Bananes en pyjama Bande à Bédé Bande à Dingo Bande à Ovide Bande à Picsou Bande à Picsou : le trésor de la lampe magique Banja Banner of the stars Baoh le visiteur Barbapapa Barbapapa : Autour du monde Barbe rouge Barefoot gen Barnyard commando Barrieres Bartender Basil détective privé Basilik Baskerville une famille d’enfer Basket Fever Bastard Bataille des planètes Batman Batman (1968) Batman (série) Batman contre le fantôme masqué Batman et la mystérieuse Batwomen Batman et Robin Batman la relève Batman la relève : Le retour du Joker Battle athletes victory Battle B Daman Battle Programmer Shirase BB3B Beany et Cécil Beavis et Butt Head Bébé Clifford Bécassine Bécassine le trésor des vickings Bécébégé Beck Bee Beet The Vandel Buster Beet The Vandel Buster Excelion Beethoven Beetle Bailey Beetleborg Beetlejuice Belladone de la tristesse Belle au bois dormant Belle et Clochard Belle et Clochard 2 : l’appel de la rue Belle et la bête Belle et la bête 2 : Le Noël enchanté Belle et la bête 3 : Le monde magique de la belle et la bête Belle et Sébastien Belle et Sébastien (feuilleton) Belle lisse poire du prince de Motordu Benkei and Ushiwakamaru Ben 10 Belphegor Bernard Bernard et Bianca au pays des kangourous Be Rockin Berserk Bêtes à craquer Bêtes comme chien Betterman Beyblade Beyblade G Revolution Beyblade Vforce Bibifok Bidoum Bidoum Big 0 Bigfoot Big guy et rusty le robot Big X Billy Et Mandy Billy the cat Binbou Shimai Monogatari Binchou Tan Biniky le dragon rose Binka Bioman Bionicle Bioniques Bip bip et le coyote Birdman the ruthless ringmaster Bishojo Senshi Sailormoon Biskitts Bisounours Black Blood Brothers Black cat Black Jack Black Jack le film I Black Jack le film II Black Jack Capital : Transfer to heian Black lagoon Blackstar Blaise le blase Blake et Mortiner Blame Blanche Blanche et Gaspard Blanche neige et les 7 nains Blanche Neige la suite Bleach Bleach memories of nobody Bleu l’enfant de la terre Blinky Bill Blood + Blood the last vampire Blue gender Blue remains Blue seed Blue Sonnet Blue submarine Bob et Margaret Bob le bricoleur Bob l’éponge Bob morane Bobobo Bo Bobobo Bobobobs Bobodoc Bobo et ses amis Boboss le clown Bof Bogus Boite à musique Boku No Pico Bokura Ga Ita Bokurano Bokusatsu Tenshi Dokuro Chan Bolek et lolek Bomberman Bomber x Bomber x (dessin animé) Bonheur de la vie Bonjour la famille Bonjour les bébés Bonjour Miss Bliss Bonjour Paris Bonkers Bonne nuit les petits Boogiepop phantom Boomer Borgman Bossu de notre dame Bossu de notre dame 2 Le secret de Quasimodo Botchan Botes Bottle fairy Bouba Boucle d’or Boule et Bill Boule et Bill 2005 Bouli Boumbo Bouton d’or Boyes be Bozo le clown Brain powerd Bratz Brave Exkaiser Brave Starr Bravo Gudule Bremen 4 angels in hell Brigade des contes de fée Brigade du sommeil Brigadoon Brisby et le secret de N.I.M.H Broken down film Brok et Chnock B'tx Bubblegum Crisis Bubblegum Crisis Tokyo 2040 Bubblies Bucky et pépito Bucky o’hare Budgie Bugs bunny Bulle sous la mer Burn Up Excess Burn up W Burst Angel Bus magique Buso Renkin Buster Keaton Butch Cassidy and the sun dance kids But pour rudy Buzzer Beater Buzz l’éclair Buzz l’éclair le film C Cadavre de la mariée Cadet de l’espace Cadichon Cadillac et dinosaures Caillou Calamity jane Calendrier du Pêre Noël Caliméro Caliméro et ses amis Calinours Calvin and the colonel Camelot la légende de l’épée magique Camp Lazlo Canards extremes Canary Candidate for goddess Candy Canopus Canvas Cap danger Capélito Capeta Capitaine América Capitaine caverne Capitaine Flam Capitaine Flam le film Capitaine Flamingo Capitaine Fracasse Capitaine N Capitaine némo Capitaine planet Capitaine Pugwash Capitaine Z et la patrouille des rêves Captain Herlock : The endless odyssey Captain power Captain star Captif en fer Caroline Carnaby street Carnivale Carroyage Cars Cartouche Casper Casper le nouveau défi Castors allumés Catcheur du rock Catfish blues Cathy la petite fermière Cat’s eyes Cattanooga cats Cbear Jamal C Com-C@ Cédric Célèbres aventures de Gil et Jo Celestin Cellulo Cendrillon Cendrillon (walt disney) Cendrillon 2 : La vie de princesse (walt disney) Cendrillon 3 : Le sortilège de Cendrillon (walt disney) Cendrillon et son prince pas trop charmant Central building Cent un dalmatiens le film Cent un dalmatiens La série Cent un dalmatiens 2 Sur la trace des héros Centurions C’est chouette ! Chaînon Manquant Chameau blanc Chance triangle session Chapi chapo Chappy Charles sans charge Charlie et son arbre Charlie mon héros Charlotte Charlotte aux fraises Charlotte aux fraises 2003 Charlotte aux fraises : Le jardin des rêves Charlotte Fléo et Benjamin Charly le coq Chasseurs de dragons Chat botté Chat c’est Paris Château ambulant Château dans le ciel Château dans les nuages Château de Cagliostro Château des singes Château du parking Cherry miel Cheval de feu Chevaliers de l’outre tombe Chevalier d'Eon Chevalier de Tir Na Nog Chevaliers du temps Chevaliers du zodiaque : Le sanctuaire Chevaliers du zodiaque : Asgard Chevaliers du zodiaque : Poseidon Chevaliers du zodiaque : Hadès Chevaliers du zodiaque 1 : La légende de la pomme d’or Chevaliers du zodiaque : 2 La bataille des dieux Chevaliers du zodiaque 3 : Les guerriers d’Abel Chevaliers du zodiaque 4 : Le temple de Lucifer Chevaliers du zodiaque 5 : Tenkai-hen Jôso Chèvre de Mr Seguin Chez Boogies Chez Foster Chibi Maruko Chicken little Chicken run Chiens des Flandres Chilly Willy Chip et Charlie Chiyoko Millenial Actress Chobin Chobits Chocchan Story Chocola et Vanilla sugar sugar rune Chocotte minute Chojushin gravion Chokotto sister Chouette Chousei Kantai Sazer X Chou Seishin Gransazer Chris colorado Christophe Colomb Christopher And Holly Chronique de la guerre de lodoss Chronique des douze royaumes Chrono crusade Chrono crusade chapter zero special Chrono trigger Ciel bleu de Roméo Cigarettes and Ashes Cinderella boy Cinéma souris Cinq rue sésame City Hunter : 1000000$ conspiracy City Hunter : 357 magnum City Hunter : Bay city wars City Hunter : Goodbye my sweet heart spécial City Hunter : The secret service spécial Clair de lune Claire et Tipoune Clamp school detective Clémentine Cléo et Chico Cleopatra Cléopatre Cliff Hanger Clifford le grand chien rouge Club des 5 Club des détectives Club des 1000 watts Club dorothée Club sciences Cluster Edge Clyde Cobra Cobra le film Coccinelle Cocco Bill Cockpit Cococinel Coco shaker Code geass lelouch of the rebellion Code Lisa Code Lyoko Coeur Colargol Collège des coeurs brisés Collège fou fou fou College Galaxie Collège rhino veloce Colonel bleep Coloquinte et Potiron Combattler V open Comedies de Récré A2 Comètes Comic party Comic party revolution Tv Comic party special Comme les nuages comme le vent Comment ça marche ? Compagnons du dragon Compète Comte de Monté Cristo Comte mordicus Conan Conan fils du futur Cone Control Conni la vache Conte de la crypte Conte de la forêt verte Conte des contes Contes animés du vieux Japon Contes autour du monde Contes de cimetière Contes de Grimm Contes de la rue Broca Contes des prés et des bois Contes de Terremer Contes d'Hoffnung Contes du chat perché Contes du singe bleu Contes et légendes Contes et légendes de Walt Disney Contes les plus célèbres Contes magiques Continent du vent Cooking papa Cool attitude le film Cops Coquin de printemps Corentin Corky Corneil et Bernie Corrector Yui Corsaires et flibustiers Corto Maltèse la ballade de la mer salée Corto Maltèse la cour secrète des Arcanes Cort Maltèse la maison dorée de Samarkand Corto Maltèse les celtiques Corto Maltèse sous le signe du capricorne Cosby show Cosette et le petit cordonnier Cosmic cowboys Cosmocats Cosmoswarrior zero Cosprayers Costa Couac le vilain petit canard Couacs en vrac Coup de bleu dans les étoiles Courage le chien froussard Courageous cat and danger mouse Cour de récré Cour de récré : les petits contre attaquent Cour de récré : Les vacances de noel Cour de récré : Vive les vacances Cours Annie cours Cowboy de Moo Mesa Cowboys bebop Cowboy bebop le film Cowboy bebop session 00 special Coyote Ragtime Cramti Crapaud et le maître d’école Crazylegs Creamy adorable creamy Création du monde Creepschool Creepy crawlers Crest of the stars Croc note show Crocs malins Crocus Croisière folle amour Croque canard Croques monstres Croques soleil Croques vacances Croquette Crush gear nitro Crush gear turbo Crying feeman Cubeez Cubitus Cubix Cuisine est un jeu d'enfants Cupido Curious George Cutey Honey Cutey Honey années 90 Cyber city oedo 808 Cyberflash Cybergirl Cybersix Cyborg Kuro Chan Cygnes sauvages Cynthia et le rythme de la vie Cyrano 2022 D
D4 Princess Daa Daa Daa Daffy duck Dagger of kamui Daiguard Daimos Dallos Dame boucleline Damekko Doubutsu Da Mob Dancougar Dandoh Dan et Danny Dangaizer III Danguard Danny fantôme Danny le petit mouton noir Dans les alpes avec Annette Dante seigneur des démons Daphne in the brilliant blue Dark crystal Dara dare motus Daria Darling Page David Copperfield David le gnome Davy crockett Davy crockett (série) D chasseur de vampires D C Da Capo D C S S Da Capo Dead leaves Dear S Death Note Decouvertes de Nick Défenseurs de la terre Delfy And His Friends Delta State Deltora Quest Démétan Demonbane Demon City Shinjuku Demon Lord Dante Démons d’acier Dengeki Sentai Changeman Denis la malice Denver le dernier dinosaure Deputy Dawg Dernière licorne Dernière mission Derrick Déserteur Desert Punk Détective Bogey Détective Conan Détective Pecola Deux ans de vacances Deux ans de vacances (dessin animé) Deux petits magiciens Devilman Devilman Lady Devinettes d’Epinal D Gray Man Diable de Tasmani Diabolik Diabolo le magnifique Diamond dust drops Dibo The Gift Dragon Dick le rebelle Diddly la pieuvre Didou Diego Dieu le diable et bob Dieux de l’olympe Di Gi Charat Di Gi Charat : Le voyage vers la planete Di Gi Charat Panyo Digimon Digimon 2 Digimon 3 Digimon 4 Digimon Frontier Digimon Tamers Digimon X évolution Dilbert Ding Dang Dong Dingo et Max Dingo et Max 2 Les sportifs de l’extrème Dink le petit dinosaure Dinky Dinky duck Dino boy Dino junior Dinoriders Dinos Dinosaure Dinosaur island Dinosaurs Diplodo Direction futur Dirty Pair Flash Dirty Pair Project Eden Discopuce Disney club Disney dimanche Disney parade Divergence Eve Divergence Eve Misaki Chronicle DK TV DNA² DNAngel DNA sights 999.9 Docteur globule Docteur Megalus maitre du monde Dodu dodo Dog father Doggie March Dog of flanders Dog tracer Dokkoider Dominion tank police Don Dracula Donjons et dragons Donker kong country Don quichotte Dora l’exploratrice Doreamon Dork Hunters From Outer Space Dororo Dorothée au royaume de dinguedondaine Dorothée et la voiture rouge Dorothée et le trésor des caraibes Dot And Spot Double dragon Double wish Doug Doug le film Douze mois Douze royaumes Douze travaux d’Astérix Dracula Draculito Dragon Dragon version n°2 Dragon Ball Dragon Ball : Aventure mystique Dragon Ball : La légende de Sheron Dragon ball : L’armée du ruban rouge Dragon Ball : Le château du démon Dragon ball GT Dragon ball GT : 100 après Dragon ball Z Dragon ball Z 01 : A la poursuite de Garlic Dragon ball Z 02 : Le robot des glaces Dragon ball Z 03 : Le combat fratricide Dragon ball Z 04 : La menace de Namek Dragon ball Z 05 : La revanche de Cooler Dragon ball Z 06 : 100 mille guerriers de métal Dragon ball Z 07 : L’offensive des cyborgs Dragon ball Z 08 : Broly le super guerrier Dragon ball Z 09 : Les mercenaires de l’espace Dragon ball Z 10 : Le retour de Broly Dragon ball Z 11 : Bio Broly Dragon ball Z 12 : Fusion Dragon ball Z 13 : L’attaque du dragon Dragon ball Z : 14 : Dr Egui Dragon ball Z Spécial 01 : Le père de Sangoku Dragon ball Z Spécial 02 : L’histoire de Trunks Dragonblade Dragon booster Dragon drive Dragon fly Dragon quest Dragon half Dragon récalcitrant Dragon S Lair Dragoon Draky le vampire Drawn together Dr dog D.R.E.A.M Dreamstone Droïds Drôle de fée Drôle de frère Drôle de monstres Drôle de petites bêtes Drôle de Toucan Drôle de vie Drop Droopy Dr Doogie Dr Snuggles DT eightron Dual Parallel Trouble Adventures Dual Parallel Trouble Adventures Special Duck Dodgers Duel masters Dumbo Dunderklumpen E
Early Reins Earth girl Arjuna Earthian Eat Man Eat Man 98 Ebichu Ecole des champions Eckhart Ecureuil fou Edd et Flo Ed Ed Eddy Eden S Bowy Edgar détective cambrioleur Edgar de la cambriole : Le secret de Mamo Edgemont Eek le chat Eien No Aseria : The Spirit Of Eternity Sword.jpg Eight man Elementalistes Elfen lied Elfen Lied special Elfie El Hazard El Hazard 2 Elmer le chasseur Elysium Emilie Emi magique Emma Empire des cinq En attendant noël Enban Koujo Warukyure Junnigs No Yasoukyoku Enfant qui voulu être un ours Enfants d’aujourd’hui Enfants de la pluie Enfants de la rivière Enfants du capitaine Trapp Enfants du feu Enfants du mondial Enfants du pays d’oz Enfer et paradis Enfer et paradis : The past chapter Enfer et paradis : Ultimate fight Engie Benjy Engrenages Enigma Enigmes de l’Atlantide Enigmes de providence Enquêtes de Chlorophylle Enquêtes de Kindaichi Enquêtes de Prudence Petitpas En route pour l'aventure En route pour Zanzibar Entrechats Entre chien et chat Entre elle et lui Equipières de choc Equipière de choc le film Erementar Gerad Ergo Proxy Eric et compagnie Eric et Noella Eric et toi et moi Erika Ernest le vampire E S Otherwise Espions de haut vol High Spy Esprit fantômes Esteban et Zia: A la recherche des 7 cites d'or Etoile de Laura Etoiles filantes Etrange noël de Mr Jack Eureka seven Evangélion Evolution Ewoks Excalibur l’épée magique Excel saga Ex Driver Ex Driver le film Ex Driver : Danger Zone Ex Driver Perfect Exorciste SA Explorer woman ray Extrème dinosaures Extrème ghostbusters Eyeshiels F Fables de La Fontaines Fables géométriques Fabuleuses aventures du baron Munchausen Fabuleuses fabulettes F A E L L Faireez Fais moi peur Fake Fam et Ihrlie exploratrices Famille adams Famille Adams (série) Famille Berenstain Famille de la jungle Famille Glady Famille ouf Famille Passiflore Famille Pierrafeu Famille pirate Familles Sylvanians Family dog Fancy Lala Fantaghiro Fantasia Fantasia 2000 Fantastic adventure of Unico I Fantastic adventure of Unico II Fantastic children Fantastic Max Fantôme 2040 Fantôme de l’espace Fantôme du château Fantômette Fantomette Série Fatal fury Fate Fate Project Fate Stay Night Fédération des pouces catcheurs Fée clochette Félix et Ciboulette Félix le chat Fennec Ferdy Ferme des animaux Ferme en folie Ferme se rebelle Fête à la maison Fievel (série) Fievel au far west Fievel et le monstre de la nuit Fievel et le nouveau monde Fievel et le trésor perdu Fifi brindacier Fifi et ses floramis Fighting Beauty Wulong Figure 17 Tsubasa And Hikaru Filipot et patafil Fille des ténèbres Filles d’à côté Fils de Rome Final Approach Final fantasy : ulimited Final fantasy : Legend of the crystals Final fantasy VII : Advent children Final fantasy VII : Dirge of Cerberus Final fantasy VII : Last order Finley le camion de pompier Fiveman Five star stories FLAG Flame of Rebecca Flash gordon Flash gordon (1979) Flashman Flatmania FLCL Flèche bleu Flèche bleue Flèche noire Fleuve aux grandes eaux Flint détective Flip bouc Flipper et Lopaka Flipper le dauphin Flippy Flo et les robinsons suisses Flûte à six schtroumpfs Fluximation Fly Foofur Foot de rue Fôret enchantée Fou du volant Fourmiz Fox and the crow Fraggle rock France Five France truc Frank chasseur de fauves Frankenstein Jr and The Impossibles Franklin Franklin et le trésor du lac Franz et le chef d’orchestre Freakazoid Fred basset Fred des cavernes Freddie The Frog Frères des ours Frères des ours 2 Frères koala Friday wear Fritz the cat Frog et Fou Furet Froggy et Charlie au pays des pommes de pin Fruits basket Fruittis F3X Fulgutor Fuli culi Full metal Alchimist Full metal alchimist le film Full metal Alchemist : Conquerant de Shambala Full metal panic Full metal panic FUMOFFU Full metal Panic FUMOFFU Special Full metal panic : The second raid Full Moon O Sagashite Full Moon O Sagashite Special Fumoon Funky cops Funky phantom Furakappa Fusée de Noé Fushigi Yugi Futakoi Alternative Futurama Future GPX Cyber Formula F Zero Falcon Densetsu G
Gadget boy Gadget et les gadgetinis Gad guard Gaiking Gaiking legend of Daiku Maryu Gakkou No Kaidan Gakuen Alice Gakuen Senki Muryou Galactik football Galaxy angel Galaxy ange lune Galaxy boy troop Galaxy express 999 Galaxy express 999 le film Galaxy high Galaxy investigation 2100 border planet Galaxy railways Galaxy rangers Gallavants Gallery Fake Gals Galtar Game Over Gamins de Baker Street Ganbare Goemon Gandahar Gandalla Gang de requins Gankutsuou Gantz Gaogaigar Garfield Garenne de Watership Down Gargentua Gargoyle Gargoyle les anges de la nuit le film Gasaraki Gaspard et les fantômes Gaston Phebus Gaston Lagaffe Gatchaman Gateau magique Gate keepers Gate Keepers 21 Geant de fer Gedeon Gelieul et Lebon Gen de Hiroshima Génération Albator Générator gawl Gene Shaft Genesis Genki champion de boxe Genshiken George de la jungle George de la jungle version n°2 George le rouge gorge Georges rétrécit Georgie Get backers Get Ride Amdriver Getsumen To Heiki Mina Getter robot Ghenma wars à l’aube de la légende Ghiblies Ghostbusters (sos fantomes) Ghostbusters (version n°2) Ghost Hunt Ghost in the shell Ghost in the shell la série Ghost Sweeper Mikami Ghost Sweeper Mikami le film Giant robo Gift Gigi GI joe Gi joe le film Gil et Julie Gilgamesh Ginban kaleidoscope Ginga Legend Weed Ginga Nagareboshi Gin Gin Iro No Olynssis Ginsokiko ordian Gintama Girafes Giraya Girl bravo Girl Stuff Boy Stuff Glass no kame Glass no kantai la légende du vent de l’univers Glassy océan Globe hunters an around the world Gloria Wilma et moi Gloups ! je suis un poisson Gnomes Gnoufs Gobots Godmars Godzilla Gokujou Seitokai Gokuro Gokusen Golden boy Golden Gash Bell Golden gash bell : Unlisted demon 101 Goldorak Goldorak contre Great Mazinger Goldorak G. Mazinger et G. Robot G. G-on riders Gordian Gorillaz Feel Good Inc Goshu le violoniste Gotham girls Goutte d'eau Gowap Gozura Grabonautes Grabouillon Graduation Graffitos Graine de champions Graine enchantée Grande chasse de Nanook Grand Galop et Petit Trot Grand mère est une sorcière Grandeek Grand prix Grappler baki Grappler baki the ultimate fighter Gravion Gravitation G R E C Green green Green green thirteen evolutions Grenadier Grey Gribouille Griffin Grimmy Grisu le petit dragon Groland Groove adventure rave Groove squad Grrl power Gto Guardian hearts Guardians of Luna Guerre de Sakura Guerre des planètes Guerre des Stevens Guerre des tomates Guguganmo Gummies Gunbuster Gunbuster 2 Gundam 83 Gundam seed Gundam wing Gundam wing endless waltz Gundress Gun frontier Gun Grave Gungrave seed Gunnm Gun smith cats Gunslinger girl Gun sword Guu Guu de luxe Guu final Guyver Guyver : Hors de contrôle Gwendoline Gwen le livre de sablee H
H 2 Hack Dusk Hack Gift Hack Intermezzo Hack Legend of Twilight Bracelet Hack Liminately hack Online Jack Hack Roots Hack SIGN Hacou Hades project zeorymer Hairy scary Hajime No Ippo Hajime No Ippo : Champion Road Hajime No Ippo : Kimura Tatsuya Vs Mashiba Ryo Hakkenden Hametsu No Mars Hamilton Mattress Hammerboy Hammerman Hamtaro Hanada Shonen Shi Hanare Toride No Yonna Hanaukyo Maid Tai Hana Yori Dango Hanbun No Tsuki Ga Noboru Sora Hand maid may Hanna barbera dingue dong Hannah Montana Hanoka Happily Never After Happiness Happy days Happy feet Happy Lesson Happy seven Happy tree friends Happy tree friends le film Happy world Haricot magique Harlem globe troters Harlock saga Harmagedon Harry et les Andersons Harry et ses dinosaures Hartley coeur à vif Harukanaru Toki No Naka De Hachiyoushou Hashimoto Hataraki man Haunted junction Hé arnold Heat guy J Heavy métal 2000 Heckle et Jeckle Heidi He is my master Hélène et les garçons Hello kitty Hellsing Hellsing ultimate Hé-man, le héros du futur Henri pis sa gang Hercule (série) Hercule le film Hercule contre Arès Herculoids Here is green wood Hérisson et le coiffeur heroic Age Héros de la galaxie Hidamari No Ki Highlander Higurashi No Naku Koro Ni Hi Hi Puffy Amiyumi Hijikata Toshijo Hikaru No Go Himawari Hime Sama Goyojin Himiko Den Hi No Tori Hip hop Hitohira Hitsuji No Uta Hokey wolf Holmes et Yoyo Homme invisible Hommes volants Honey Honey And Clover Hong kong fou fou Hootkloot Hopital hilltop Horace et Tina Horseland Horus prince du soleil Hoshi No Koe Hoshizora Kiseki Hôtel Bordemer Howdi Gaudi How to breed kappas Huckleberry Finn Et Tom Sawyer Huit ça suffit Huit man Huit cent un TTS Airbats Hundred stories Hungry heart Hunter x hunter Hurdle Hurricanes Hutch le hameton Hyper Doll Hydronautes Hyper Police I
Ici bébé Ichigeki Sacchuu Hoihoi San Ichigo Ichigo Mashimaro Idol Defense Force Hummingbird Idol Project Iketeru Futari Ikki touzen Il était une fois Il était une fois la vie Il était une fois les amériques Il était une fois les découvreurs Il était une fois les explorateurs Il était une fois l’espace Il était une fois l’homme Il était une fois Windaria Ile aux enfants Ile aux ours Ile aux trésor Ile au trésor 1971 Ile aux trésors des muppets Ile de Black Mor Ile de Noé Ile mystérieuse Ile perdue I ll crazykKouzu basketball club Image imagine Ima Soko Ni Iru Boku Immortal grand prix Impitoyable lune de miel Impression de montagne et d’eau Imp Short Cute And Evil I my me strawberry eggs Inch high private eye Incorrigible Corry Incroyable Hulk Incroyables pouvoirs d’Alex Indestructibles Indigen Indomptable Zorro Infinite Ryvius Inhumanoids Inis cool Initial D Innocent Venus Insektors Inspecteur gadget Inspecteur Gadget explore le monde Inspecteur gadget 's last case Inspecteur mouse Inspecteur Willoughby Inspector Interlude Interlude Version n°2 Interlude Version n°3 Interstella 5555 In the beginning the bible stories Intrépides Inuit Inuk Inukami Inu Yasha Inu Yasha : Crimson Horai Island Inu Yasha : Kagami No Naka No Mugenjou Inu Yasha : Tenka Hadou No Ken Inu Yasha : Toki O Koeru Omoi Invasion américa Ippatsu Kikimusume Iria Iriya No Sora Ufo No Natsu Iron Kid Iron man Irresponsible Captain Tylor I’s I's pure Isabelle de Paris Ivanohé I wish you were here Iznogoud Izumo J Jack et le haricot magique Jack Holborn Jackie dans la savane Jack Palmer Jacksons 5 Jacky chang Jacky show Jacquou le croquant Jagainukun Jakers James bond jr James et la pêche géante Jane de la jungle Jane et le dragon Jappy et Pappy Pappy Jardinier Antoine Jason et les héros de l’olympe Jasper le pingouin Jaspion Jayce et les conquérants de la lumière Jean Lucet et Faipassa Jeanne de la jungle Jeanne et serge Jeannie Jean qui pleure Jean qui rit Jem et les hologrammes Jenny robot Jerry Lewis Je peux entendre la mer Jet groove Jetman Jetons Jetsons Jetter Man Jeu set et match Je veux savoir Jiban Jigoku Shoujo Jimbo Jim l’astronaute Jimmy neutron Jingle Dorothée Jinki Extend Jin Roh, la légende des hommes loups Jinzo Konchu Kabuto Borg VxV Jinzo Ningen Kikaider Joe Joe petit boum boum Johan et Pirlouit Johnny Bravo Johnny quest Jojo Le Mystère Violaine Jojo S bizarre adventure Jo Jo S wonderfull adventure Joseph le roi des rêves Josie et les Pussycats Journal d’Anne Frank Journal de Tortov Roddle Journey to the center of the earth Jours d’hiver Joyeux pâques Avril Joyeux pirates de l'ile au tresor Jubei Chan Jubei Chan II Judge Judoboy Judo Sanka Julie et Stéphane Juliette je t’aime Jumanji Jumeaux du bout du monde Jumelles à St Clare Jumelles s’en mêlent Jumping Jungle Book Jungle Jack 02 Jungle show Jungle Wa Itsumo Hale Nochi Guu Jungo 02 Juniper Lee Junior le terrible Junkers Come Here Jyu Oh Sei K Kabamaru Kabuto Kacho Oji the legend of black heaven Kaena Kage Kara Mamoru Kai Doh Maru Kakurenbo Kakuto Bishin Wul Ong Kaleido star Kamen Rider Kabuto kamen Rider Ryuki Kamichu Kamikaze Kaitou Jeanne Kamisama Kazoku Kanapoutz Kangoo Kangoo contre Mister D. Kangoo junior Kannazuki Kanojo To Kanojo No Neko Kanon Kappa Mikey karas Karaté kat Karaté kid Kare kano Karin Karine ou l’aventure du nouveau monde Kashimashi Girl Meets Girl Kasho No Tsuki Kasumin Kateikyoshi Hitman Reborn Katie Orbie Kazemakase Tsukikage Ran Kaz manga Kaze No Yojimbo Kekkaishi kemonozume Kenan et Kel Kenko Zenrakei Suieibu Umisho Ken l'enfant loup Ken le survivant Kenran butousai the mars day break Kenshin le vagabond Kenshin Le Vagabond Seisouhen Kenshin Le Vagabond Tsuiokuhen Kenyu Densetsu Yaiba Keroto mission Titar Kero Kero Chime Keroro Gunso Keroro Mission Titar Ketchup Key The Metal Idol K Fuma No Kojiro Khudayana Kiba Kid clones Kidd vidéo Kiddy Grade Kido Shinsengumi Moeyo Ken Kid paddle Kie la petite peste Kikaider Ki ke koi Kiki Kiki le kiki de tous les kiki Kiki la petite sorcière Kikoshi Enma Kimba Kimboo Kimi Ga Nozomu Eien Kimi Ga Nozomu Eien Gaiden Kim possible Kim possible face à ses ennemis Kim possible : La clé du temps Kim possible : Les dossiers secrets Kim possible : Mission cupidon Kindly lion King arthur Kingdom of chaos King of bandits jing King of bandits jing in seventh heaven Kings And Queens Kin Iro No Chord Primo Passo Kino No Tabi Kino No Tabi Life Goes On Kirarin Revolution Kirby Kirikou et la sorcière Kirikou et les bêtes sauvages Kiri le clown Kiri Le Clown 2005 Kissyfur Kite Kitou Scrogneugneu Knick Knack Koalous Kodomo No Omocha Koi Kaze Koi Koi Seven Kojiro Koko le clown Kokoro Llbrary Kong Kong fu school Kong king Of Atlantis Konjiki No Gash Bell Kono Minkuku Mo Utsukushii Sekai Kosuke et Rikimaru Kotetsushin Jeeg Krabat Krypto Kujibiki Unbalance Kum Kum Kurau phantom memory Kurogane Communication Kurumi l’ange d’acier Kuzco l’empereur mégalo Kuzco un empereur à l’école Kuzco 2 King Kronk kykydy Kyo Kara Maoh Kyo Kara Maou Kyo No 5 No 2 L
La barbe du roi Laboratoire de Dexter Labyrinth of flame Lac des cygnes La clique Lady oscar La forge Lain La honte de la jungle Lakmy et Boomy La légende de blanche neige La légende de croc blanc La légende de Crystania La légende de la forêt La légende de Lemnear La légende de matelle La légende de zorro La légende du cid La ligue des justiciers La ligue des justiciers unlimited L'alinéa La Loi d'Ueki La lucarne d’Amilcar La minute du poulailler et de la basse cour La mouette et le chat Lamu Lamu : Always my darling Lamu : Beautiful dreamer Lamu : Lum the forever Lamu : Only you Lamu : Remember my love Lamu : The final chapter Lamune Landlock Lapich le petit cordonnier Lapins crétins Lardux Lascars Lassie Lassie rescue rangers Last exile Latulu et Lireli Laura où la passion du théatre Laurel et Hardy La vache, le Chat et l'ocean Lava-lava Lazer tag Léa et Gaspard Le chien le général et les oiseaux Le cygne et la princesse Leda Légende de l’île au trésor Légende de Parva Légende de Tarzan et Jane Légende Du Dragon Légende du vent du nord Legend of Basara Legend of black heaven Legend of condor hero Legend of duo Legend of the forest Legendz Légion des futurs héros Le jeune robin des bois Le magicien Le moine et le poisson Leo et Popi Léo le lion roi de la jungle Léo le roi de la jungle Léo le roi de la jungle (film) Leonard poète Léo roi de la jungle 1966 le film Léo roi de la jungle le film Léon le caméléon Le petit jour Le petit prince et le dragon à huit têtes Le roi et moi Leroy et Stitch Le secret de Moby Dick Les cadeaux Les chroniques de Narnia l’armoire magique Les devinettes de Reinette Les joyeux pirates de l’île au trésor Les jules Les légendes de Grimm Les légendes indiennes Les muppets : ça c’est du cinéma Lettre de nouvelle France Le voyage d’Edgar dans la forêt magique Licensed By Royal LiL Abner L’île de Lili L’il Elvis Jones Lilly The Witch Lilo et Stitch Lilo et Stitch : Hawai nous avons un problème Lilo et Stitch le film L'invincibile ninja Kamui Lion et la sorcière blanche Lippy le lion Little Némo Little people Liveman Livre de la jungle Livre de la jungle (walt disney) Livre de la jungle 2 (walt disney) Livre de la jungle souvenirs d’enfance Livre de vertus Lizzie McGuire Lobo Lodoss la légende de Crystania Lodoss la légende du chevalier héroique Loeki le petit lion Loi d'Ueki Loin de ce monde Lola et Virginia Lone ranger Lost universe Lotus lanterne Louis the rune soldier Loup garou du campus Loups sorcières et géants Love get chu Love hina Love hina again Love hina final selection Love hina special noel Love hina special printemps Love is all Love less Love love Love position legend of the halley Lucas fourmi malgré lui Lucie Lucile amour et rock’n roll Lucky Lucke Lucky Lucke : Daisy town Lucky Lucke : Les Dalton en cavale Lucky Luke : Tous à l'ouest Ludo Filo et Robo Lumpy fête Halloween Lunn Flies in to the wind Lupin III : Goodbye Lady Liberty Lupin III : Return Of Pycal Lupin III : Stolen Lupin Lupo Alberto Lutinette et Lutinou Lutins de la forêt Luxioles Luxo junior M
Maburaho Machine Robo Rescue Macross Macross 2 Macross 7 Dynamite Macross 7 Encore Macross 7 The Galaxy Is Calling Me Macross Plus Macross Zero Madame est servie Madame Paperpote madballs Madeline Madjack Madlax Maetel legend Mafalda Magadascar Magic adventure Magical Canan Magical dorémi Magical dorémi 2 Magical dorémi 3 Magical dorémi 4 Magical Girl Lyrical Nanoha Magical Girl Lyrical Nanoha Striker S Magicien Magicien d’oz Magicien d’oz (version n°2) Magicien d’oz des muppets Magic knight rayearth Magic trolls Magie bleu Magikano Magique Tickle Magilla le gorille Magnos gakeen Mahoraba Mahoromatic Mahoromatic Automatic Maiden Mahoromatic Summer 2003 Special Maho Sensei Negima Maho Tsukai Tai Mahoujin Guru Guru Mahoujin Guru Guru II Mahoujin Guru Guru le film Mahou Shoujo Lyrical Nanoha Mahou Yuugi Maico 2010 Mai hime Mains magiciennes Mai Otome Maison de Mickey : La chasse aux oeufs de Paques Maison de personne Maison de toutou Mais où se cache Carmen Sandiego ? Maitre des bots Maître du monde Maîtres de l’univers Maîtres de l'univers : Le secret de l'épée Maîtres des sortilèges Maîtres du temps Major Major dad Majuu Zensen The Apocalypse Makai Senki Disgaea Makko Male Malheur de Sophie Malicieuse kiki Malo Karrigan Mamono Hunter Yohko Mamoru Kun Ni Megami No Shukufuku Wo Mamotte Shogogetten Mam’zelle Tompouce Manabi Straight Maniax Manie Manie Meikyu Monogatari Mankatsu Manège enchanté Manu Mao Chan ground defense force Maps Mar Maraboud ficelle Marcelino Marc et Maire Marchen Awakens Romance Mare aux grenouilles Marginal prince Marianne première Maria Sama Ga Miteru Marie Charlotte Marine boy Marmalade Boy Marmalade Boy le film Maroko Marotte et Charlie Marshall et Simon Marsupilami Marsupilami superstar Martin matin Martin mystère Martin Mystere le film Marvelous Melmo Marvin le martien Mary Kate et Ashley Mary Poppins Mask Maskman Mask rider Ma sorcière bien aimee Massugu Ni Ikou Master keaton Master of Epic Master of Mosquiton Matantei Loki Ragnarok Matasaburo le garçon du vent Matics Mathieu l’astucieux Matou chat des champs et souriceau Matt et Jenny Max et compagnie Max et compagnie : Cet été Là Max et compagnie : Je veux revenir à ce jour Max Fleischer S color classics Maxie Max steel Maya et Miguel Maya l’abeille Maze Mazinger Z Mazinkaiser Médabots Meet the robinsons Megalopolis Mégaman Megaman NT stream Mégaman NT warrior Mega robot super singes hyperforce Go Mega XLR Megazone 23 Meg et Mog Meg la sorcière Meine Liebe Meine Liebe Wieder Meganda robo Mélancolie De Suzumiya Haruhi Mélodie cocktail Mélodie du sud Melodilous Melody of Oblivion Melody time Meltylancer Memories Off Memories Off 2nd Memory Men in black Mentalo Mercano le martien Merlin contre le père noël Merlin l’enchanteur Mermaid Mermaid Forest Mermaid Melody Pichi Pichi Pitch Mermaid Melody Pichi Pichi Pitch Pure Mes deux papas Mes mains ont la parole Mes voisins les Yamada Métalder Métal hurlant Méthanie Methode Bourchnikov Métropolis Mew Mew Power Michat michien Michel strogoff Michel Vaillant Mickey Donald Dingo les Trois mousquetaires Mickey il était deux fois noël Mickey il était une fois noël Mickey le club des méchants Microid S Midori No Hibi Miel et les abeilles Mightor Mighty Ducks Mighty Hercules Mighty heroes Mighty max Mighty space miners Mille et une pattes Milo Milton the monster Mimi cracra Mimi souris Mind Game Minifée Minikeums Minipous Minoie Minus et cortex Minute musée Minute petites sorcières Mio mao Miracle de l’amour Mirage of blaze Mirmo Misérables Misérables (version n°2) Mise tout sur le ring Misha Missing R Mission casse cou Mission monstre Miss Malard Miss Spider Mister magoo Mister masque Mister T Misuke in southern Misuke in the land of ice Miyuki Mizuiro Mizuiro Jidai M le martien Mobile Suit Gundam Seed Mobile Suit Gundam Seed Astray Mobile Suit Gundam Seed Destiny Mobile Suit Gundam Seed Destiny CE73 Stargazer Moby Dick Moby Dick Et Le Secret De Mu Moi, ma vie et les autres Moi renard Moldiver Molfi Molièrissimo Momie Momie au pair Momo Momo et Ursule Momoiro sisters Mona le vampire Mon ami le Marsupilami Mon copain est un singe Monde de Némo Monde de Panshel Monde d’Henry Monde enchanté de Lalabel Monde fabuleux de Gaya Monde fou de Tex Avery Monde irrésistible de Richard Scarry Monde merveilleux de Cendrillon Monde secret du père noël Mondes engloutis Mondes fantastiques Mondo Plympton Monkey Turn Mon martien favorie Monsieur est servi la vérité Monster Monster allergy Monster house Monsters rancher Monstres en série Monstres et compagnie Monstres et merveilles Montagne de bijoux Montana Jones Mon voisin Totoro Moomins Moon Phase Moot Moot Mordillo Mortal kombat Mort et Phil Mot Motard de l'espace Mouse Mouse story Mowgli Mozaika Mr Bean Mr Bonhomme Mr Hiccup Mr Merlin Mr Roger Mt Head Muchas Garcias Muchikko Mulan Mulan 2 la mission de l’empereur Multoches Mumbly Munto Muppets babies Muppets show (1980) Muppets show (1990) Muramasa Murder Princess Muryoh Muscleman Muscleman Second Generation Musclor 1989 Musclor 2002 Musclor christmas spécial Mushishi Musiciens de Brème Mustang Mama Mutants de l’espace Muteki Kanban Musume My beautiful girl Mari My Hime Myrtille au pays des robots Mystère de la troisième planète Mystère de Moville Mystérieuses cités d’or Mysterious island Mythologies My Z Hime PREND LES M OU JE M’ENNERVE !!! L’AVENTURE EST AVEC LES M !!! JE ME PREPARE POUR LES O !!! C’EST COOL LES M NON !!! BAT TOI ET PREND LES M !!! D’ICI, JE VOIS LE MYSTERE QUI ENTOURE LES M !!! LES M M’ENVOUTENT PAS TOI !!! LES N NOUS INQUIETENT !!! N Nadesico Martien Successor Nadia le secret de l’eau bleu Nadia le secret de l'eau bleue le film Nadja Nadjica blitz tactics Naftaline Nakoruru Ano Hito Kara No Okurimono Nana Nanaka Nanako Nanami Chan Narue no sekai Narutaru Naruto Naruto le film Naruto Shippuuden Naruto Special 2003 Naruto Special 2004 Nascar Nasu and Arushia no natsu Nathalie et ses amis Natsuiro No Sunadokei Natsuki Crisis Nausicaa Nazca Ned et son triton Negima Nekojiru Gekijo Nekojiru So Nell Neo Faust Néoranga New kids on the block New treasure island Nez de fer, le chevalier mytère NHK Niae Niae 7 domestic poor @nimation Nick And Noel Nicky larson Nic et pic en ballon Nidouille Night Head Genesis Night Walker Midnight Detective Nils holgersson Ningen Kousaten Human Crossing Point Ninin Ga Shinobuden Ninja boy Ninja boy Sasuki Ninja cadets Ninja resurrection Ninja robots Ninja scroll Ninja scroll le film Ninku Nishi No Yoki Majo Astraea Testament Noces funèbres de Tim Burton Nocturna, la nuit magique Nodame Cantabile Noein Noël chez les muppets Noir Noiraude Noiseman Sound Insect Nolan Nom de code Kids next door Nom de code love city Noodle Fighter Norman Normal Nos voisins les hommes Notre belle famille Nounou d'enfer Nounours Nouveau voyage de Gulliver Nouvelle équipe Nouvelle famille Adams Nouvelle ligue des justiciers : Il était une fois dans le futur Nouvelles aventures de Batman Nouvelles aventures de Batman (version n°2) Nouvelles aventures de Lucky Lucke Nouvelles aventures de Spiderman Nouvelles aventures de Zorro Nouvelles aventures du vilain petit canard Nucléa 3000 Nuit du galaxy express Nurse Witch Komugi Chan Magikarte O
Oban star racer Oceane Odd Job Jack Odin Odyssé Odyssee de Kino Odyssée fantastique Oeuf de l’ange Offside Oggy et les cafards Oh my mini goddess Oh Possum ! Oiseau bleu Oiseau des mers Oiseaux Okazaki City In 70 Years Okusama Wa Joshikousei Old Tom Olive et tom Olive et Tom le retour Oliver et compagnie Oliver Twist Olivier l’aventurier Ombre d’Anderson Omer et le fils des étoiles On a volé les rennes du Père Noel Once upon a time One Onegai teacher Onegai twins One piece One Piece film n°1 One Piece : Nejimaki To No Daiboken film n°2 One Piece : Chinjyu Tou No Chopper Oukoku film n°3 One Piece : Dead End No Bouken film n°4 One Piece : Norowareta Seiken film n°5 One Piece : Le Baron Omatsuri et l'ile secrète film n°6 Onmyou Taisenki Onze pour une coupe Opéra imaginaire Opopomoz Oracle Ordian Ordy ou les grandes découvertes Orguss Origine Orphen le sorcier noir Orphen Revenge Orson et Olivia Oruchuban Ebichu Oscar orchestra Oseam Osmonds brothers Otaku no vidéo Otogi Jushi Akazukin Otogizoushi Otome Wa Onee Sama Ni Koi Shiteru Où est charly ? Oui oui Oui oui (2003) Oum le dauphin Ouran high school host club Ours benjamin Ours mal-léchés Oursons volant Ours paddington (1997) Ours : plume Outlanders Outlaw star Overman King Gainer Ozie boo Ozzy et Drix P
Pablo le petit renard rouge Pacha et les chats Pacman Paddington Paladins de France Pale Cocoon Pandalian Legend Of Magical Beans Pandarian Pani Poni Dash Panique au village Panthère rose Pantin pirouette Pantomimes lumineuses Panzer world galient Papa bricole Papa longue jambe Papawa Papivole Papouf et Rapaton Paprika Papuwa Papyrus Parasite dolls Paradise Kiss Parains magiques Paranoia Agent Parappa The Rapper Parker lewis ne perd jamais Partridge Family 2200 AD Pas de pitiè pour les croissants Pastagums Patapluches Patapoufs poufs Patate et le jardin potager Patates et dragons Patlabor Patlabor film n°1 Patlabor film n°2 Patlabor WXIII film n°3 Patrouille 03 Pattes velues Paul et Virginie Paul le pêcheur Pauls miraculous adventure Peace maker Kurogane Peach Girl Peau d'âne Pelswick Penny crayon Pense bêtes Pépé le putois Pepero the Andes boy Pepin trois pommes Pepperan Peppin la bulle Père castor Père Lipopette et Sacripan Père noël contre le bonhomme de neige Perfect blue Perils of Penelope Pitstop Peter Cottontail Peter et Elliot le dragon Peter Pan (walt disney) Peter Pan 2 : Retour au pays imaginaire (walt disney) Peter Pan (version la 5) Peter Pan et les pirates Peter Potomus Peter Swift And The Little Circus Petit âne de Bethleem Petit castor Petit chef Petit cheval bossu Petit dinosaure 1 : La vallée des merveilles Petit dinosaure 2 : Petit pied et son nouvel ami Petit dinosaure 3 : La source miraculeuse Petit dinosaure 4 : Voyage au pays des brumes Petit dinosaure 5 : L’île mystérieuse Petit dinosaure 6 : La légende du Mont Saurus Petit dinosaure 7 : La pierre de feu Petit dinosaure 8 : La pluie d’étoile glacées Petit dinosaure 9 : L’ami du grand large Petit dinosaure 10 : Les longs cous et le cercle de lumière Petit écho de la forêt Petit lord Petit malin Petit monde de Bahador Petit monstre Petit ours Petit ours (autre version) Petit ours brun Petit ours brun (version n°2) Petit poney Petit Potam Petit Renne Petit roi Macius Petit roquefort Petit vampire Petit Vic Petite Audrey Petite bonne femme Petite Fleur Petite fleur écarlate Petite géante Petite Lulu Petite merveille Petite olympe Petite planète chérie Petites canailles Petites canailles (série) Petite sirène (série) Petit sirène (le film) Petite sirène 2 retour à l’océan Petite sirène 3 Petites sorcières Petites voitures Petits A2 Petits Einstein Petits fantômes Petits génies Petits loup garous Petits Pierrafeu Petopeto San Pettson et Picpus Petshop of horrors Petzi Phantom the animation Phénix Phénomène Raven Phil du futur Philo selon Philippe Philybert Phoenix 2772 Photon the idiot adventures Pia Carrot 2 DX Pia Carrot le film Piaf Piccolo, Saxo et Cie Picolo et Piccolette Pic pic André et ses amis Pictures At An Exhibition Pierre et le loup Pierrot Pif et hercule Pig city Pigeon Boy Pigly Pim Pimpa Pingouins à la rescousse Pingu Pink Pinkie pou Pink panther and sons Pinocchio (walt disney) Pinocchio Pinocchio 1976 Pinocchio dans l’espace Pinocchio le robot Pinpin le lapin Pipsqueak Planet Pipsqueak Plays Sport Pirate maboule Pirates de noël Pita-ten Pitous Pitt et Kantrop Pivoine et Pissenlit Pixie et Dixie Pixi foly Planète au trésor Planète montres Planètes Planète sauvage Plastic little Platinumhugen Ordian Platonic chain Plawres Sanshiro Play ball Please teacher Please teacher music collection Ploom la chenille Pluk, naufragé de l’espace Plume d’élan Plume et l’île mystérieuse Plus beaux contes d'Andersen Pocahontas Pocahontas 2 le nouveau monde Pocahontas princesse des indiens d’Amérique Pocket dragons Pocket Rockets Pocoyo Poil de carotte Pokèmon Pokémon advance Pokèmon ligue Jhoto Pokèmon ligue Jhoto 2 Pokèmon ligue orange Pokèmon quête ultime Pokemon 1 : Le pouvoir est en toi Pokemon 3 : Le sort des Zarbi Poirot et Marple les grands détectives d’Agatha Christie Pole express Pole position Police académie Pollen Pollux le manège enchanté Pollyana Polly World Poly Pompoko Pongwiffy Poochie Poochini Popetown Popeye Popolocrois Popolocrois Story Popolocrois story an adventure of beginnings Popossome Popotan Popples Porco Rosso Porky le cochon Pororo Portrait de petit Cosette Potatoes Poucelina Poucetofs Poupies Powerpuff girls Z Power rangers Power rangers dans l’espace Power rangers dino tonnerre Power rangers force animal Power rangers la force cyclone Power rangers la force du temps Power rangers l’autre galaxie Power rangers mystic force Power rangers sauvetage éclair Power rangers super police delta Power rangers turbo Power rangers zéo Premier baiser Pretear Priestesses of a godless moon Primo le savant Prince de bel air Prince d’Egypte Prince de l’Atlantis Prince du soleil Prince et la sirène Prince Hercule Prince Noir Prince of tennis Prince of tennis le film Princes et princesses Princesse et la forêt magique Princesse du Nil Princesse Grenouille Princesse Insensible Princesse Mononoké Princesse Saphir Princesse Saphir le film Princesse Sarah Princesse Sissi Princess Nine Princess Princess Princess Rouge Princess Tutu Prince vaillant Problème du prof Popper Professeur Balthazar Professeur Slump Professeur Slump 2007 Professeur Thompson Profession critique Project A Ko Project Arms Project Blue Earth SOS Projet Zeta Prophétie des grenouilles Prostars Psychic academy Psychic force Pucca Puchi Puri Yuushi Pugyuru Pumpkin Scissors Puni Puni Poemi Punky brewster Punky Brewster (dessin animé) Pup Named ScoobyDoo Push Putchi Pygmalion Q
Q Taro le fantôme Quaq quao Quasimodo Quatre fantastiques Quatre fantastiques 1967 Quatre fantastiques 1996 Quatre fantastiques 2005 Quatre filles du docteur March Quatre filles du docteur March (version n°2) Quat z’amis Queen Esméralda Queen of snow Quelles drôles de bêtes ? Qu’est ce que c’est ? Qui a peur des monstres ? Quick et flupke Quintuplets Qui veux la peau de Roger Rabbit ? Quoi de neuf docteur ? Quoi de neuf scoobydoo ? R Raconte moi une histoire Ragnarok Ragnarok Online Rahan Rahxephon Rahxephon interlude Rahxephon tagen hensoukyoku Raideen Raimuiro Senkitan Rainbow brite Rain Boy Rain The Little Girl And My Letter Ralf le rat record Rambo Ran la légende verte Ranma 1/2 Ranma 1/2 : La grande bataille de Chine Ranma 1/2 : Rendez nous nos copines Rantaplan Ranzee the witch Ratatouille Ratz Rave Rayearth collector Ray The Animation Razbitumes Razmokets Razmokets rencontre les De LaJungle Read or die Read or dream Real Bout High School Rebelles de la forêt Reboot Rec Récré A2 Récré kids Red Garden Redwall Reideen the superior Réincarnations Reine des neiges Reine du fond des temps Reine feuille Reine soleil Rien que des monstres Rémi sans famille Renaissance Renanda Renet Stimpy Reporter blues Rescapés du cosmos Rescue Wings Retour de Jafar Retour du roi léo Retour vers le futur Revanche des gobots Rêve de Jeannie Rêve de Red Rêve par la nuit de neige Rêves androïde Rexie Rg Veda Ribouldingue Richie Rich Ricky ou la belle vie Ricky star Riding bean Ring ni Kakero Rintintin Ripley Risky Safety Rizelmine Robbie le renne Robert dans la bouteille Robin Robin des bois Robin des bois (walt disney) Robin des bois junior Robin Hood Robinson et compagnie Robinson sucroe Roboblatte Robocop (1988) Robocop (1998) Robonics Robonimal Panda Z The Robonimation Robotboy Robotech Robot canival Robots Rocambole Rockamis Rocket power Rock Lords rocko S Modern Life Rocky and Bullwinkle Rody le petit cid Roger Ramjet Roi Arthur Roi arthur (version n°2) Roi c'est moi Roi de la glisse Roi de Las Vegas Roi des singes contre le palais celeste Roi et l’oiseau Roi léo Roi lion Roi lion 2 l’honneur de la tribu Roi lion 3 Hakuna Matata Roi qui voulait plus qu’une couronne Rolie polie olie Rolling star le justicier Roman de renart Romeo X Juliet Roquet belles oreilles Roseanne Rosie la chipie Roswell conspiration Route d’Eldorado Rox et Rouky Rox et Rouky 2 Royaume des chats Rozen maiden Rozen Maiden Traumend Rubik The Amazing Cube Rude Dogs and The Dweebs Rudoph le petit renne au nez rouge Run Dim Rumika Takahasi anthologie Running boy Rupert Ryusei No Rockman S
Saber marionnette Saber marionette again Saber marionnette R Saber marionnette to X Sablotin Sabrider Sabrina apprentie sorcière Sac à puces et Jolicoeur Sactruc Sacré Andy Sacrée famille Sacrés dragons Sagesse des gnomes Saikano Saikano another love song Saikano l'arme ultime Sailormon Sailormon le film Sailormoon S Sailormoon super S Saint beast Saint luminous girls high school Saiyuki Saiyuki reload Saiyuki reload burial Saiyuki reload gunlock Saiyuki requiem Sakura chasseuse de cartes Sakura chasseuse de carte : La carte scellée Sakura chasseuse de cartes : Le voyage à Hong kong Sakura mail Sakura Taisen Sakura Wars Sakura Wars I Sakura Wars II Sakura Wars III Sakura Wars IV Salamander Sales blagues de l’écho Sales mioches Sally la petite sorcière Saludos amigos Salut les filles Salut les musclés Salut les p’tits loups Samba et Leuk Sam dynamite Sam le pirate Samourai champloo Samouraie deeper kyo Samouraie Jack Samouraie pizza cats Samouraie shodown Samouraies de l’éternel Samourai girl real bout high school Samurai gun Samurai hunt for the sword Samurai seven Samourai spirits Samsam Samson et Goliath Sanada Juyushi Special Sancho et Pancho Sandokan Sandokan (Version n°2) Sandybelle Sandy jonquille San ku kai Sasami Maho Shojo Club Satanas et diabolo Saturnin Saules en hivers Sauvé par le gong Sauvé par le gong : les années lycée Sauvé par le gong : nouvelle classe Sauvez Willy Save me battle fairy girl mave chan Saving our fragile earth Sazae San School days School rumble School Rumble Ni Gakki Schtroumpfs Science en clip Sci Fi Harry S club 7 Scoobydoo Scoobydoo And Shaggy Get A Clue Scoobydoo Dynomutt Hour Scoobydoo et le triangle des Bermudes Scoobydoo et Scrappydoo Scoobydoo laff-olympics Scorched bread Scott Scrapped princess Scrappy Screwy squirrel Scruff Scryed Sea lab Seaside hotel Sébastien parmi les hommes Secret de la sélénité Secret du sable bleu Secret magnifique de la planète rouge Sectaurs Sekai no Hajimari Selena et Coeurdor Sensei no Ojikan Sentinels de l'air Septieme petit frère Sergent moustache Serpent blanc Sesame street Seven of seven Sexy commando Shadocks Shadow skill Shakugan No Shana Shakugan No Shanatan Shamanic princess Shaman king Shaolin Wuzang Sharivan Sharky et Georges Shazam Shazzan Sheherazade She ra Sheider le capitaine de l’espace Sherlok holmes Sherlok holmes au XXIIème siècle Shima Shima Tora No Shimajirou Shin Angyo Onshi Shingetsutan Tsukihime Shinhaku Sengoku Eiyu Densetsu Snada Ju Yushi Shinigami no ballad Shining tears x wind Shinkon Gattai Godannar Shin megami Tensei Shinobuden Shin shan Shinzo Shirley la petite fille en ballon Shirt tales Shounen Onmyouji Shrek Shrek 2 Shrek 3 Shrek 3D l’aventure continue Shuffle Shura no Toki Shurato Shuriken school Siawase Apartment S Okojo San Sidney éléphant Si j’étais si j’avais Silas Silent mobeuis Silent Mobeius film 1 Silent Mobeius film 2 Silly symphonies Silverhawks Simpson Simpsons le film Simbad le marin Simba le roi lion Simon au pays des dessins à la craie Simon le petit démon Simoun Simsala Grimm Sinbad la légende des 7 mers Singes de l’espace Sin In The Rain Sister princess Sister Princess Re Pure Sister sister Si tu tends l’oreille Six angels Six god combination god mars Skelter heaven Ski dancers Skipper and Skeeto Skippy Sky girls Skyland Skysurfer strike force Sky titles Skywhales Slam dunk Slayers Slayers gorgeous Slayers great Slayers next Slayers perfect Slayers premium Slayers return Slayers the book of spells Slayers try Smash Smash hit Snoopy Snorky Snow Queen Snuffy Smith and Barney Soit prof et tais toi Soixante quatre rue zoo Soixante six chump avenue Soko no strain Sol bianca Sol Bianca : The legacy Soleil et une girafe jaune Solty Rei Someday S Dreamers Sonic Sonic le rebelle Sonic X Sophie et virginie Sophie et Virginie en Afrique Sorcere hunters Sorcières SOS croco SOS polluard Soukuu No Fafner Arcadian Memory Soukuu No Father Dead Aggressor Soukuu No Fafner Right Of Left Soulierville Soul hunter Soul link Soul taker Sou nanda Sourire d’enfer Souris city Souris des villes souris des champs Sourissimo Souris souris Souristory Sousei no aquarion Sous le signe des mousquetaires Sous le signe des mousquetaires : L'aventure d'Aramis South park Souvenirs d’Oscar et Emilien Souvenirs goutte à goutte Space battleship Yamato Sapce emperor god sigma Space journey the first dream of wonder kun Space symphony maetel Spawn Spectral force Spectral force chronicle divergence Spectroman Speed grapher Speed racer Speedy Gonzalez Spiderman Spiderman and his amazing friends Spiderman les nouvelles aventures Spider woman Spielvan Spiral zone Spirit l’étalon des plaines Spirit of wonder Spirit warrior Spirou Spirou 2006 Spirou et Fantasio Sport Billy Spot Spriggan Spring and chaos Spy groove Star Blazers Starblazers the bolar wars Starcom Stargate Starla et les joyaux magiques Star Ocean Ex Star racer Molly Starship girl Yamamoto Yohko Starship Operators Starship troopers Star trek Star wars Starzinger Static choc Steamboy Steel angel Kurumi Steel angel Kurumi encore Steel angel Kurumi zero Steel jeeg Stellar Buster Mito Stellvia of the universe Stingray Stitch le film Stone age Storm hawks Strange dawn Stratos IV Stratos IV Advance Street Fighter Alpha Streetfighters Street frogs Street shark Strike witches Stripy Studio télé talk show Submarine 707R Submarine super 99 Sugar Sugar Rune Sukisyo Sumomomomomomo Sunabouzu Super Baloo Super bécane Superboy Super Bug Super Chicken Super Duke Super Durand Super Gals Super human samurai syber squad Super Jo Superman Super Mario Bross Super Mega Sumos Super nana Super Radical Gag Family Super robot taizen Super Samson Super souris Super Ted Super zéro Supers nanas Super Nanas le film Surfer d'argent Survival 27D Suzuka Suzy aux fleurs magiques Sylvan Sweet Valerian Sword Of Truth T
Tabaluga Tactical Roar Tactics Taiyo no Mokushiroku : A spirit of the sun Takahashi Rumiko Theater T'a le bonjour d'Albert Tales Of A Street Corner Tales of eternia Tales of phantasia Tales of symphonia Talis Talulu le magicien Tama et ses amis Tamala une chatte punk dans l'espace Tamanoir fourmi rouge Tam et melody Tam-Tam Tank S W A T Tantei Gakuen Q Tao shu Tao tao Taram et le chaudron magique Tarzan (série) Tarzan le film Tarzan 2 Tarzan (version n°2) Tchéou Team Galaxy Teddy et Annie Teddy Ruxpin Teen titans Tekkaman blade Tekkaman blade II Tekken Téléchat Télétactica Télétubbies Télévisitor Temps X Tenamonya voyagers Tenbatsu angel rabbie Tenchi film n°1 Tenchi film n°2 Tenchi film n°3 Tenchi in Tokyo Tenchi Muyo Tenchi Muyo Gxp Tenchi Muyo in love film n°1 Tenchi Muyo Ryo Ohki Tenchi pretty sammy Tenchi universe Tendres années Tenguri the boy of the plains Tenshi na konamaiki Tenshi no tamago Terkel introuble Tes désirs sont désordres Tetsujin 28 Texhnolyze Tezuka Osamu Story I Am Son Goku Tezuka S Ancestor Dr Ryoan The aventures of Ichabod and Mr Toad The Batman The brady kids on mysterious island The chubbchubbs The dark myth The dark red The film is alive The frog show The great Dangaioh The green cat The grinch The hard The mask The mighty orbots The mini monsters The new adventures of batman The Phoenix : Chapter of dawn The Phoenix : Chapter of Ho The Phoenix : Chapter of Yamato The Phoenix space The prince and the pauper Théo ou la batte de la victoire The soul taker The strawberry marshmallow The third The Three Eyed One The three musketeers The tick The venture bros The wild la ville c’est la jungle The young sentinels Thierry la fronde Those Who Hunt Elves Those Who Hunt Elves II Thousand and one nights Tibère et la maison bleu Tic et tac rangers du risque Tico et ses amis Tide Line Blue Tigersharks les requins de la mer Tifins Tifou Tigre l’invincible masqué Till a city beneath the sea is built Time Bokan Time kid Timon et Pumbaa Timothée va à l’école Tintin Tintin et l’affaire Tournesol 1962 (film) Tintin et le crabe aux pinces d’or Tintin et le lac aux requins (film) Tintin et le temple du soleil (film) Tintin et le trésor de Rackam le rouge 1962 (film) Tin toy Tiny toons Tip et Tap Titan A E Titeuf Titi et Grosminet Tito et Burrito Titus le petit lion Toba et les autres Tobikage Tobornoc Tofffsy ou l’herbe musicale Tofou To heart Tokimeki memorial only love Tokko Tokyo babylone Tokyo godfathers Tokyo Mew Mew Tokyo tribe II Tokyo underground Tom à New York Tomato twins Tombeau des lucioles Tom et Jerry Tom et Jerry kids Tom et Jerry le film Tom et Jerry : La chasse au trésor Tom et le vilain chat Tom et sheena Tommy et Magali Tom sawyer Tom Sawyer le film Tomtom et Nana Tonde Boorin Tonde buurin Toons Toonimals Toonsylvania Tortues ninjas Tortues ninjas (version n°2) Tortues Ninjas le film (2007) Tortues ninjas nouvelle génération Totally spies Touche turtle Toumai Touni et Litelle Toupie et Binou Toupou Tourbillon noir Tour du monde de Lydie Tour du monde en 80 jours Tour du monde en 80 jours (version n°2) Tout doux dinky Toy story Toy story 2 Toy story 3 Trajectoire Transformers Transformers animated Transformers armada Transformers cybertron Transformers energon Transformers galaxy force Transformers legend of micron Transformers master force Transformers superlink Transformers victory Trava fist planet Trefle Treize fantômes de Scoobydoo Très cher frère Trésor des flibustiers T-rex Triangle heart sweet songs forever Tribulations du cabotin Trigun Trinity Blood Triomphe de Babar (film) Triplés Triplette de Belleville Triple z Tripodes Trip trap Tristan et Iseult Tristia of the deep blue sea Tri Zenon Trois caballeros Trois moines et autres histoires Trois mousquetaires Trois mousquetaires (version n°2) Trois mousquetaires de l’espace Trois ours Trois petites soeurs Trois petits fantômes Trois rois mages 3 X 3 eyes 3 X 3 eyes Shin Trollz Trompette magique Tron Trouble chocolate True love story Tsubasa Chronicle Tori Kago No Kuni No Himegumi Tsubasa Reservoir Chronicle Tsuyokiss cool x sweet Tulipe noire Turbo momies Turbo ranger Turn A Gundam TV 101 Tweeny witches Twilight of the dark master Twin signal Twin spica Ty et Uan Tygra la glace et le feu Tylor the irresponsible captain U Uchuu Senkan Yamato Ufo princess Warukyure Ultimate book of spells Ultimate Girls Ultraforce Ultraman Ultraman 2080 Ultra Maniac Ultra Maniac Tv Ulysse 31 Un cadeau pour Selim Un crocodile dans mon jardin Undersea adventures of Captain Nemo Undersea super train marine express Un, deux, trois soleil Un garcon formidable Unico Uninhabited planet survival Un rue sésame Un toit pour dix Un zoo sans éléphant Urda Urotsukidiji Urmel Ursa minor blue Utawarerumono Utena Utena le film V
Vagabond Vaillant pigeons de combat Valérian Valérian et Laureline Vallée des dinosaures Vampire Hunter Vampire kids Vampire, pirates, extraterrestres... Vampire princesse Miyu Vampires à la havane Vampire Hunter D Vampire Hunter D Bloodlust Vandread Vandread : The movement dtage Vandread turbulence Vanessa et la magie des rèves Variations Vas y Julie Vent dans les saules (dessin animé) Vent dans les saules (marionnettes) Venus versus virus Véritable histoire du petit chaperon rouge Vice et versa Vic la viking Victoire dans les airs Victor et Horace Victorian romance Emma Vidéo girl Aï Vie de palace de Zack et Cody Vieil homme et la mer Vieille dame et les pigeons Vie nouvelle Vie selon Annie Viewtiful Joe Vilain petit canard Vilain petit canard et moi Village dans les nuages Vingt et un Emon Vingt et un jumpstreet Vingt mille lieue dans l’espace Vingt mille lieue sous les mers Violence Jack Violonistes d’Hamelin Violoniste d'Hamelin le film Viratatoum Virgul Virtua fighter Vision d'escaflone Vision d'Escaflowne : Une fille sur Gaia Visionnaires Visiteur de Noël Visiteurs du mercredi Vitamine Viva Carthago Volbecs Vol du dragon Voltron Voogie angels Voyage de Gulliver Voyage de Popeye : A la recherche de papy Voyages de Chihiro Voyages de Balthazar Voyages de Gulliver Voyages de Tortillard Voyages extraordinaires de Jules Vernes VR trooperss W
Waldo kitty Wallace et Gromit Wallace et Gromit et le mystère du lapin garou Wall E Wally gator Walt Disney Walter Wandaba style Wansa Kun Wattoo wattoo Watt poe Weekenders Weiss kreuz Weiss kreuz gluen Wellber no Monogatari sisters of Wellber Whell squad Widget Wild arms Wild cats Wild striker Willi souri globe trotter Willy boy Willy fils de rockstar Wind A Breath Of Heart Wind of Amnesia Windy Tales Wingman Wings of Rean Winnie l’ourson Winnie l’ourson (version n°2) Winnie l’ourson 2 le grand voyage Winnie l’ourson 3 joyeux noël Winnie l’ourson 4 bonne année Winnie l’ourson drôle de fantôme et hou ! bouh ! et re-bouh! Winnie l’ourson et l’Elefant Winnie l’ourson je t’aime Winnie l’ourson les aventures de Petit Gourou Winspector Winx club Wish kid Witchblade Witch hunter robin Witch image Wolf’s rain Wolfy Wombat city Wombles Wonderful days Woody woodpecker Woody woodpecker Show Words worth World S Famous Stories For Children Thumb Princess Wrath Of The Ninja Wuzzles X X X1999 X calibur X clamp X Episode 0 Xeno saga Xenosaga The Animation Xiaolin showdown X men X men évolution X or X X X Holic Y Yaiba Yakari Yakari 2006 Yakitate Japan Yamataro comes back Yamato Nadeshiko Shichi Henge Yami no Matsuei Yami To Boushi To Hon No Tabibito Yeah, yeah, yeah, ye Yin Yang Yo Yogi Yok yok Yoma Yomigaeru Sora Rescue Wings Yonna In The Solitary Fortress Yoshinaga San Chi No Gargoyle Youpi l’école est finie Youpi le pingouin Yugen Kaisha Yu gi oh Yu gi oh GX Yugo Yukikaze Yume de Aetara Yumeria Yu yu hakusho Yu Yu Hakusho le Film n°1 Yu Yu Hakusho le Film n°2 Yu Yu Hakusho : La legende du royaume des ombres Yvon au pôle nord Z
Zap College Zatchbell Zéfira le pigeon Zegapain Zelda Zeltron Zentrix Zero no Tsukaima 009-1 Zettai Shonen Z’invincible Zinzin de l'espace Zipang Zip and Zap Zoé Zoé Kezako Zoids fuzors Zombie hôtel Zombie Loan Zone of the Enders Dolores Zone of the Enders Dolores film n°1 Zoo cup Zoo olympique Zooriginaux Zora la rousse Zorro Zorro generation Z Zorro return to the futur Zorro l'indomptable 1 Les 12 royaumes 3 Les 3 Mousquetaires (série d'animation) A Abenobashi mahou☆shotengai L'Académie d'Alice Adrien le sauveur du monde Ah! My Goddess Air (univers de fiction) Air Gear Air Master Aishiteruze baby Akage no An Akazukin Chacha Albator 84 Albator, le corsaire de l'espace Alice au pays des merveilles (série télévisée d'animation) Amaenaide yo!! Les Amis de Calimero Angel Heart (manga) Angelic Layer Anpanman Argento Soma Aria (manga) Arms Ashita no Joe Astro, le petit robot Astro, le petit robot (série télévisée d'animation) L'Autre Monde Avenger Les Aventures de Claire et Tipoune Les Aventures de Robin des Bois (animé) Ayashi no Ceres Azumanga daioh B B'TX Bakugan Battle Brawlers Bakumatsu kikansetsu irohanihoheto Bakuretsu hunter Bakuretsu tenshi Bamboo blade Banner of the Stars Banner of the Stars I Barbapapa (série télévisée d'animation) Barbapapa autour du monde Barom one (2000) Basilisk Beast fighter, l'apocalypse Beck (manga) Beet the Vandel Buster Belle et Sébastien (anime) Berserk (manga) Beyblade Binbō shimai monogatari Black Cat (manga) Black Heaven Black Lagoon Blackjack (manga) Bleach (manga) Bleu indigo Blondine au pays de l'arc-en-ciel Blood+ Blue Gender Blue drop Blue seed Bobobo-bo Bo-bobo Bokusatsu tenshi Dokuro-chan Boogiepop Phantom Borgman B (suite) Bouba Boumbo Brain powerd Bubblegum Crisis: Tokyo 2040 Bus Gamer Busō renkin Buzzer Beater C C'était nous CODE-E Calimero (série d'animation) Candy (anime) Capitaine Albator Capitaine Flam Captain Tsubasa Cardcaptor Sakura Cat's Eye Cathy la petite fermière Cendrillon (série d'animation) Ceux qui chassent des elfes Cherry Miel Le Chevalier d'Éon Chi's Sweet Home Chibi Maruko-chan Chobits Chocola et Vanilla Chrno crusade Les Chroniques de la guerre de Lodoss City Hunter Clamp School Detectives Clannad (visual novel) Claymore (anime) Claymore (manga) Cobra (série télévisée) Code Geass Le Collège fou, fou, fou Colorful Conan, le fils du futur La Corda d'Oro Cosmowarrior Zero Cowboy Bebop Crest of the Stars Crocus (série d'animation) Cutey Honey Flash (série télévisée d'animation) Cyborg Kurochan Cyrano 2022 D D.Gray-man D.N.Angel DNA² Dan et Danny Dans les Alpes avec Annette Darker than Black DearS Death Note Demashita! Powerpuff Girls Z Denis la malice (série télévisée d'animation) Dennō coil Les Descendants des ténèbres Desert Punk Détective Academie Q Détective Conan Devil May Cry (anime) Devilman (manga) Digimon Adventure Digimon Adventure 02 Digimon Frontier Digimon Savers Digimon Tamers D (suite) Diplodo Dokaben Doraemon Dororo Dr Slump (série télévisée d'animation) Dragon Ball (série télévisée d'animation) Dragon Ball GT Dragon Ball Z Duel Masters E Earth girl Arjuna Eatman Ebichu L'École des champions Eden's Bowy El cazador de la bruja Elfen lied Elle et lui (manga) L'Empire des Cinq Enfer et paradis Les Enquêtes de Kindaichi L'ère des Shura Erementar gerad Ergo Proxy Eureka seveN ÉX-Driver Excel Saga Eyeshield 21 F Fancy Lala Fantastic Children Fate/stay night La Fille des Enfers Final Fantasy: Unlimited Flame of Recca Flo et les robinson suisses Fly Fruits Basket Full Metal Panic! (série télévisée d'animation) Full Moon wo sagashite Fullmetal alchemist (série télévisée d'animation) Fullmetal panic! the second raid Fullmetal panic? fumoffu Fushigi Yūgi Futakoi alternative G GTO (manga) Gakuen heaven Galaxy Express 999 Gals! Gankutsuou Gantz Gate Keepers Geneshaft Genshiken Gensou Maden Saiyuki Reload Gensou Maden Saiyuki Reload Gunlock Georgie (série télévisée) Get Backers (série télévisée d'animation) Getter Robo Ghost Hound Ghost Hunt Ghost in the Shell: Stand Alone Complex Gigi (dessin animé) Gintama Glass no Kamen Gokinjo, une vie de quartier Gokudo Gokusen Goldorak G Golgo 13 Grander Musashi Grappler Baki Gravitation (manga) Great Mazinger Green Green TV Grenadier (manga) Groizer X La Guerre de Sakura Gun Frontier Gun X Sword Gundam 00 Gundam SEED Gundam SEED C.E.73 Stargazer Gundam Seed Destiny Gundam Wing Gungrave Gunslinger girl Gwendoline (anime) H H2 (manga) L'Habitant de l'infini Hachimitsu to clover .hack//SIGN .hack//Roots .hack//tasogare no udewa densetsu Haibane renmei Hajime no Ippo Hameln no violin-hiki Hamtaro Hana yori dango Hanada shōnen-shi Harlock Saga (OVA) Captain Herlock : The Endless Odyssey Harukanaru toki no naka de Haré + Guu Hayate no gotoku! He is my master Heat Guy J Alps no shōjo Heidi Hellsing (série télévisée d'animation) Heroic Age Higurashi no naku koro ni Hikari no Densetsu Hikaru no go Himawari! Hoshin, l'Investiture des Dieux Host Club Hungry Heart (manga) Hunter × Hunter Hustle Punch I Ichigo 100% Ikki Tousen Ikkyu (manga) Infinite Ryvius Initial D Innocent Venus Inu-Yasha Irresponsable capitaine Tylor J Jeanne & Serge Jem et les Hologrammes Jeu, set et match ! Jinki:Extend Jubei-chan Juliette je t'aime Juushin Enbu K Kaikan Phrase K (suite) Kaleido Star Kamichama Karin Kamichu! Kamikaze kaitou Jeanne Kannazuki no miko Karakuri kiden Hiwou senki Karin (manga) Kashimashi ~girl meets girl~ Kaze no Stigma Kekkaishi Ken - Fist of the Blue Sky Ken le survivant Ken, l'enfant-loup Kenkō zenrakei suieibu umishō Kenshin le vagabond Keroro, mission Titar Kiba Kiddy grade Kimi ga Nozomu Eien King Arthur King of Bandit Jing Kishin Taisen Gigantic Formula Kitaro le repoussant Kochira Katsushika-ku Kameari Kōen-mae Hashutsujo Kodomo no jikan Kodomo no omocha Koi Kaze Kono minikuku mo utsukushii sekai Kyō kara maō! L Lady Oscar (anime) Lamu (série télévisée d'animation) Larme ultime Last Exile La Légende de Basara La Légende de Blanche-Neige La Légende de Zorro (série télévisée d'animation) Little Snow Fairy Sugar La Loi d'Ueki Lost Universe Love Hina Loveless (manga) Lovely Complex Lovely Devil Lovely idol Lucile, amour et rock'n'roll Lucky☆Star Lupin III M Maburaho Macross Macross 7 Macross Zero Madame Pepperpotte Madlax Magic knight Rayearth Magical DoReMi Magical Girl Lyrical Nanoha Magical Girl Lyrical Nanoha StrikerS Le Magicien d'Oz (série animée, 1982) Mahoromatic Mahō no Tenshi Creamy Mami Mai-HiME Mai-OtoHiME Majin Tantei Nōgami Neuro Major (manga) Malicieuse Kiki Mamoru-kun ni megami no shukufuku wo! Mamotte Shugogetten M (suite) Marc et Marie Marcelino Marco (anime) Maria-sama ga miteru Marmelade Boy Martian successor Nadesico Master Keaton Max et Compagnie Maya l'abeille (série télévisée) Mazinger Z Megaman.EXE Meine Liebe Melody of Oblivion Mermaid Forest Mermaid Melody Midori Days Minami-ke Les Minipouss Mirumo Mister Ajikko Mobile Suit Gundam (série télévisée) Monsieur est servi Monster (manga) Montana Jones Mospeada Moyashimon Mujin wakusei Survive Muscleman Mushishi Les Mystérieuses Cités d'or MÄR N NHK ni yōkoso! Nadia, le secret de l'eau bleue Nadja (série télévisée) Nagasarete Airantō Nana (manga) Narutaru Naruto Naruto Shippūden Negima! Negima!? Nell (série télévisée d'animation) Neon Genesis Evangelion New Cutey Honey Nicky Larson (série télévisée) NieA 7 Night Head Genesis Night Wizard The ANIMATION Nils Holgersson (série télévisée d'animation) Ninja scroll Nodame Cantabile Noein Nogizaka Haruka no Himitsu Noir (anime) O L'Oiseau bleu (anime) Olive et Tom Olive et Tom : Le Retour One Piece Onegai teacher Onegai twins Oniisama he Ordy ou les grandes découvertes Over Drive (manga) P Pani poni dash! Papa-longues-jambes Paradise Kiss Paranoia Agent P Patlabor (série télévisée d'animation) Paul le pêcheur Peace maker Kurogane Peach Girl Persona : Trinity Soul Personnages de Macross Peter Pan (série télévisée) Le Petit Castor Les Petites fraises Ping-Pong Club Ping-Pong Club (série télévisée d'animation) Pita-ten Planetes Pokémon (série) Pokémon Chronicles Les Popples Le Prince du tennis Princesse Saphir Princesse Sarah Project Blue Earth SOS Prétear Pumpkin Scissors R Ragnarök the Animation RahXephon Ranma ½ (série télévisée d'animation) Rave (manga) Read or die Real Drive Reborn! Rec (manga) Reideen Rémi sans famille Renkin 3-kyū Magical ? Pokān Ring ni kakero Rizelmine Le Roi Léo Rosario + Vampire Rozen Maiden S S-CRY-ed Saber marionette Sailor Moon Saint October Saint Seiya (animé) Saiunkoku monogatari Saiyuki - Chronique de l'Extrême Voyage Sakura Wars Les Samouraïs de l'Éternel Samouraï Pizza Cats Samurai champloo Samurai deeper Kyo Samuraï 7 Sayonara Zetsubō sensei Sazae-san School Days School rumble Scrapped princess Le Secret du sable bleu Seikai no danshō Seirei no moribito Serial experiments Lain S (suite) Seven of seven Shadow Skill Shakugan no Shana Shaman King Sherlock Holmes (anime) Shigofumi Shijō Saikyō no Deshi Kenichi Shinchan Shingetsutan Tsukihime Shinigami no ballad Shining Tears X Wind Shōnen onmyōji Shuffle! Shugo chara Signé Cat's Eyes Simoun (anime) Sky Girls Slam Dunk (manga) Slayers Sola (manga) Sonic X Sorcière de l'ouest Soul Eater Soul Link Sous le signe des Mousquetaires Sousei no Aquarion Southern Cross Speed grapher Spider Riders Spiral: suiri no kizuna Starship operators Stratos4 Strawberry Panic! Street Fighter 2 V Submarine Super 99 The Super Dimension Fortress Macross Supernana (série japonaise) Suzuka (manga) Suzumiya Haruhi no yūutsu Sōkyū no Fafner T Taboo charming mother Tales of Eternia (série télévisée d'animation) Talulu le magicien Tekken Chinmi Tenchi Muyo! Tengen toppa Gurren Lagann Tenpō ibun ayakashi ayashi Texhnolyze The Big O The Galaxy Railways The Skull Man The Third - aoi hitomi no shōjo Théo ou la batte de la victoire Tico et ses amis To Love-ru Tobaku Mokushiroku Kaiji Tokimeki Memorial Tokkō Tôkyô mew mew Tokyo majin gakuen kenpucho Tom Sawyer (série télévisée) T (suite) Le Tour du monde en 80 jours (série télévisée) Toward the Terra Transformers Transformers Armada Transformers Energon Transformers: Beast Wars II Transformers: Beast Wars Neo Transformers: Galaxy Force Transformers: Robots in Disguise Transformers: Supergod Master Force Transformers: The Headmasters Transformers: Victory Tri-zenon Trigun Trinity Blood True tears Tsubasa -RESERVoir CHRoNiCLE- Tsukuyomi - Moon Phase U Uchû no Stellvia Ultra maniac Ulysse 31 Utawareru mono Utena la fillette révolutionnaire Utilisateur:Shlublu/Page de travail Utilisateur:X-Javier/Bac à sable V Valérian et Laureline (anime) Vampire Knight Vampire princess Miyu Vandread Venus vs Virus Vic le Viking Victorian romance Emma Viewtiful Joe (anime) Vision d'Escaflowne W Wangan Midnight Weiss Kreuz Brillance Wingman Witch Hunter Robin Witchblade (anime) Wolf's Rain World Masterpiece Theater X X (anime) XxxHOLiC Y Yaiba Yakitate!! Ja-pan Yamato (anime) Yamato nadeshiko shichi henge Yoake Mae Yori Ruri Iro Na You're Under Arrest (série télévisée) Yu-Gi-Oh! (anime) Yu-Gi-Oh! 5D's Yu-Gi-Oh! GX Yū Yū Hakusho Z ZOMBIE-LOAN Zatch Bell Zegapain Zero no tsukaima Zipang Zone of the Enders: Dolores, i Zorori le prodigieux Zorro, la légende continue
|
|
|
|
|
|
|
Cartoon
|
|
WikipédiA: Le cartoon est un style d'animation souvent décliné en courts métrages. Ce mot désigne à l'origine, chacun des dessins composant un film de dessins animés. Et ensuite, par extension, ce mot désigne le film lui-même. Les personnages sont appelés toons. Ce sont pour beaucoup des animaux « humanisés », exagérés, et possédant un fort caractère.
Caractéristiques- Au niveau du style graphique et de l'animation : des déformations très importantes des personnages (étirements, grands yeux, quatre doigts, technique du stretch and squatch). Cette particularité des toons est capitale dans les scénarios, car elle permet de faire vivre aux personnages toutes sortes de situations illogiques et drôles.
- Au niveau du scénario: l'exagération des situations et des émotions exprimées par les personnages, la violence de celles-ci qui ne sont néanmoins jamais dramatisées: Les personnages ressuscitent souvent après avoir subi des situations qui auraient entrainé la mort en temps normal; à l'inverse du style disneyien qui tourne parfois à la tragédie (contes de fée, mort de la mère de Bambi).
Le cartoon lui, privilégie systématiquement l'humour.
Dans Qui veut la peau de Roger Rabbit, il est question de Toonville, la ville des toons, mais les cartoons n'accordent en général que peu d'importance aux vies des personnages: seuls comptent le moment de l'action et les éléments conduisant à la fin du gag. Ainsi, l'humour toon réside davantage dans le comique des situations que dans une histoire complexe. Souvent, les toons reçoivent sur la tête enclumes, pianos, massues, et autres objets insolites. La loi du plus fort n'est pas légion dans les cartoons, et les pièges que les personnages se tendent les uns aux autres finissent souvent en une chute comique, grâce à de nombreux retournements de situation. Il s'agit donc de courts-métrages (bien que, de nos jours, des longs métrages mettent aussi en scène des toons), utilisant l'ironie, l'exagération, la caricature et surtout... l'imagination.
HistoriqueL'âge d'or du cartoon se situe entre les années 30 et le milieu des années 50 avec des compagnies comme la Warner Bros, la MGM... - Depuis 1929, Warner Bros propose des cartoons, qui ont évidemment évolué au fil des années et du perfectionnement des techniques.
Les tous premiers courts-métrages étaient donc en noir et blanc, souvent rythmés par du jazz ou du blues, car les premiers personnages (Bosko) sont peu bavards. Vers 1934, les premières couleurs font leur apparition dans les animations, les personnages et les mises en scène se diversifient.
Les « maîtres » du cartoon- Tex Avery
- Chuck Jones
- Fred Quimby
- Hanna Barbera
|
|
|
|
|
|
|
Cinéma
|
|
WikipédiA:Le cinéma est un art du spectacle. Il expose au public un film, c’est-à-dire une œuvre composée d’images en mouvement projetées sur un support, généralement un écran blanc, et accompagnées la plupart du temps d’une bande sonore. Depuis son invention, le cinéma est devenu à la fois un art populaire, un divertissement, une industrie et un média. Il peut aussi être utilisé à des fins de propagande, de recherche scientifique ou de pédagogie. En français, il est couramment désigné comme le « septième art ». Un film est composé d’une série d’images généralement projetées à la cadence de 24 images par seconde. C’est la succession rapide de ces images, différant en moyenne peu les unes des autres, qui, par illusion, fournit une image animée au spectateur, reproduisant notamment les mouvements et trajectoires de la vie réelle. La persistance rétinienne, l’effet phi et les techniques de projection permettent à l’être humain de voir cette série d’images discrètes en un continuum visuel. Le terme « cinéma » est l’apocope de « cinématographe » (du grec κίνημα, kínēma, « mouvement » et γράφειν gráphein, « écrire »), nom donné par Léon Bouly en 1892 à l’appareil de projection dont il déposa le brevet. Ce mot polysémique peut donc désigner l’art, sa technique ou encore la salle dans laquelle il est projeté, par métonymie. C’est notamment dans cette dernière acception que le terme est lui-même souvent abrégé dans le langage familier en « ciné » ou « cinoche ». Si les films sont des objets culturels issus d’une culture spécifique et qu’ils reflètent, leur diffusion est potentiellement universelle grâce au développement de technologies spécifiques qui ont permis un rayonnement mondial des films, par le sous-titrage ou le doublage des dialogues ainsi que par leur mise à disposition dans des formats domestiques (cassettes, DVD, Internet, etc.). Ils sont susceptibles aussi de devenir de purs produits commerciaux, au sens où les sommes drainées par cette industrie peuvent être colossales, malgré les coûts de production, eu égard au nombre potentiellement important de spectateurs payants. Histoire Le cinéma est né dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec le développement de la photographie. Cependant, personne n’a jamais pu indiquer précisément une « date de naissance » du cinéma. Certains ont attribué son invention aux frères Lumière, concepteurs du cinématographe en 1895. Pourtant, avant cette date, des pionniers comme William Henry Fitton, Thomas Edison ou Émile Reynaud avaient déjà innové dans le domaine de l’image animée. Depuis cette période, il a évolué et, de la prise de vues à la projection, les techniques se sont perfectionnées. On remarque plusieurs grandes étapes, comme le précinéma, le cinéma muet ou l’apparition de la couleur, mais la chronologie n’a été linéaire qu’en apparence et ces évolutions se font de manière progressive et enchevêtrée. Pour désigner tout ce qui se passa, dans l’histoire du cinéma, avant 1895, on parle de « précinéma ». Le terme fut imaginé par certains historiens du cinéma photographique pour dénommer « les formes premières du cinéma, c’est-à-dire celles qui précèdent la phase industrielle. En fait, le précinéma est l’avant-cinématographe, mais c’est déjà du cinéma ». Louis Aimée Augustin Le Prince est sans doute l'un des premiers hommes à avoir créé une image en mouvement. Il inventa en premier une caméra composée de sept lentilles, mais elle n'eut pas un grand succès : chaque lentille prenait l'image d'un angle légèrement différent que la précédente. Pourtant, peu après, il créa une nouvelle caméra, avec une seule lentille, il réussit ainsi à tourner Roundhay Garden Scene, qui est le premier film réalisé au monde, en 1888. Cependant, il disparut mystérieusement en 1890, et l'histoire du cinéma s'écrivit sans lui. Pour décomposer un mouvement, à la suite d’un dialogue sur l’allure de course d’un cheval, en 1876, Eadweard James Muybridge met au point une expérience : il dispose douze appareils photographiques le long de la piste du parc Palo Alto qui se déclenchent automatiquement lors du passage du cheval. Ainsi, il obtient un mouvement décomposé en plusieurs photographies, ce qui lui permet de prouver qu’une partie du galop du cheval s’effectue les quatre sabots décollés du sol. Il crée alors le zoopraxiscope qui recompose lui-même le mouvement. Quelques années plus tard, en 1882, Étienne-Jules Marey simplifie le système, et crée ainsi le fusil photographique, qu’il améliorera six ans plus tard sous le nom de chronophotographe. Les innovations liées aux supports photographiques se succédant, le cinéma devient alors une évidence pour de nombreux chercheurs. On remarque en 1891 le kinétographe conçu par William K.L. Dickson qui était alors employé d’Edison. Le kinétographe était une caméra de prise de vues dont les films n’étaient pas projetés mais regardés à travers le kinétoscope. Le système utilisait des feuilles de celluloïd, fournies par John Carbutt, qui s’enroulaient autour d’un cylindre, pour améliorer la qualité de l’enregistrement de l’image. Ils étaient tournés à la Black Maria par Dickson, et traitaient des thèmes de la vie de tous les jours : Fred Ott’s Sneeze, Carmencita, Boxing Cats, … mais ne duraient encore que quelques secondes. Puis, le 12 février 1892, Léon Bouly dépose un brevet pour un système qu’il nomme « Cynématographe Bouly » : l’appareil utilisait une pellicule non perforée. En 1893, à l’Exposition universelle de Chicago, Muybridge donne plusieurs projections payantes de Science of Animal Locomotion, pour lesquelles il utilise le zoopraxiscope. C’est ainsi que Muybridge donnera la première projection payante de l’histoire du cinéma. Cette même année, Edison présente le kinétoscope au public, à l’exposition de Chicago, mais aussi en Europe où il remporte un large succès, et de nombreux inventeurs tenteront de mettre au point un appareil de projection d’images animées à partir du kinétoscope, en utilisant une lanterne magique. En effet, Edison n’avait pas déposé de brevet international. Parmi ceux-ci, plusieurs réussiront, dont Eugène Lauste avec son Eidoloscope ou les frères Lumière qui déposent un brevet pour leur cinématographe le 13 février 1895. Le cinématographe : succès du cinéma Les frères Lumière, considérés en France comme les créateurs du cinémaAprès avoir tourné plusieurs films en 1894 et en avoir effectué des projections privées en 1895, les frères Lumière décident d’organiser, le 28 décembre au Salon indien du Grand Café à Paris, une projection publique payante d’un programme comprenant notamment L'Arroseur arrosé, Le Repas de bébé et La Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Le premier jour, ce seront seulement trente-trois spectateurs (dont deux journalistes) qui viendront apprécier les divers courts métrages. Mais le cinématographe a un tel succès par la suite que Thomas Edison rachète l’invention d’Armat et Jenkins, le phantoscope, qu’il renomme vitascope : c’était un projecteur qui permettait une plus grande audience que le kinétoscope. Néanmoins, il n’eut pas le succès escompté : le cinématographe le dépassa de loin sur le marché de la projection cinématographique.
En France, c’est donc la date du 28 décembre 1895 qui est communément considérée comme la naissance du cinéma, bien que les frères Lumière n’en aient pas revendiqué la paternité. À l’opposé, aux États-Unis, c’est à Edison que revient le crédit de la naissance du cinéma, en mettant en valeur le fait qu’il n’avait pas déposé de brevet international pour son kinétoscope, et que, ainsi, les frères Lumière s’en servirent pour leur système. Cependant, en 1895, c’est le cinématographe qui est célèbre de par le monde : il était novateur pour son époque, et un seul appareil remplissait les fonctions de caméra, tireuse et de projecteur. Pour varier les projections, Auguste et Louis Lumière envoyèrent des opérateurs autour du monde, comme Gabriel Veyre, pour qu’ils filment les autres pays : on parlera plus tard des premiers films documentaires, mais aussi de la naissance d’un cinéma amateur. L’un de ces opérateurs, Alexandre Promio, inventa le premier travelling depuis un bateau . À la suite d’un tel succès, des salles de cinéma ouvrent partout en Europe : le 25 janvier 1896, le premier ouvre à Lyon, puis à Londres, à Bordeaux, à Bruxelles ou encore à Berlin le 30 avril 1896. Le rayonnement devient rapidement mondial. Cependant, en Amérique, Félix Mesguich, alors opérateur pour les frères Lumière, se fait arrêter alors qu’il filmait une bataille de boules de neige, sous le prétexte qu’il ne disposait pas d’autorisation, et ainsi, ne peut plus envoyer ses prises en Europe. Le cinéma devient vite un art populaire et Charles Pathé décide d’envoyer des cameramen à l’instar d’Auguste et Louis Lumière pour filmer des scènes typiques sous forme de documentaires, renforçant l’aspect ethnographique du cinéma des premiers temps. De son côté Georges Méliès devient précurseur dans le domaine des effets spéciaux en réalisant, par exemple, Le Voyage dans la Lune en 1902. Il utilise alors différentes techniques propres aux illusionnistes et invente des nombreux trucages cinématographiques, parfois inspirés de la photographie. On a souvent opposé le cinéma des frères Lumière à celui de Méliès. Les frères Lumière préfigurent donc ce que sera le documentaire, alors que Méliès donne naissance à la fiction, largement inspirée du théâtre et de ses conventions. C’est en 1906, en Australie, que le premier long métrage est réalisé : The Story of the Kelly Gang de Charles Tait. Avènement du cinéma sonore Affiche de 1902 montrant un des systèmes primitifs de cinéma sonore développé par GaumontDes essais de cinéma sonore ont été réalisés dès 1889 par Thomas Edison, mais aucun ne fut positif : l’image et le son n’étaient pas synchronisés. D’autre part, Émile Reynaud utilisait déjà un système de bruitages synchronisés lors de ses projections de « pantomimes lumineuses » en 1894. En 1900, une projection d’un film sonore est faite en public mais n’apporte rien de suffisamment concluant pour l’exploitation commerciale. Les recherches se sont cependant poursuivies, notamment par les Établissements Gaumont, dès l’Exposition universelle de 1900. D’autre part, de nombreuses solutions étaient envisagées pour pallier l’absence de son : la projection des films étaient très souvent accompagnés d’une musique jouée dans la salle, de bruiteurs placés derrière l’écran, ou encore de comédiens jouant des dialogues ou commentant les scènes.
Plus qu’une naissance du cinéma sonore, il est préférable de parler alors d’une période de transition et de perfectionnement qui conduit progressivement à la généralisation du cinéma sonore car les synchronisations mécaniques existaient depuis les débuts du cinéma. Il faut attendre avril 1923, à New York, pour qu’une projection commerciale soit effectuée avec l’utilisation d’un système de son sur pellicule. On parle alors de « films parlants » ou encore de « talkies » ; une expression populaire américaine à consonance péjorative désignant, encore à ce jour, les tout premiers films parlants, maladroits et rudimentaires. La comédie musicale Chantons sous la pluie, réalisée en 1952 par Stanley Donen et Gene Kelly, illustre d’ailleurs les débuts parfois laborieux du cinéma sonore. C’est à partir de 1932 qu’il devient une technique à part entière dans le monde du cinéma, les techniques permettant alors d’enregistrer le son et l’image séparément, et de les synchroniser par la suite. Le film Don Juan, réalisé en 1926 par Alan Crosland, avec John Barrymore, est généralement considéré comme le premier vrai long métrage sonore, et Le Chanteur de jazz, réalisé en 1927 également par Crosland, comme le premier film parlant[32], en tout cas le premier succès public du cinéma sonore. Affiche du film Le Chanteur de jazz (1927), considéré comme le premier film parlantDans les premiers temps de la transition, le son provenait d’une succession de disques d’une durée de quelques minutes, qui s’enclenchaient successivement, réglés par le déroulement de la pellicule. Ce temps fut celui d’une véritable révolution technique qui a bouleversé l’industrie cinématographique. En 1927, le son est également enregistré par la pellicule de projection : on parle de son optique, une technique toujours utilisée de nos jours.
Durant les années 1930, le cinéma parlant devient vite la norme. Cette technique fut reçue avec méfiance de par le monde, certains réalisateurs craignant que les dialogues ne détournent l’attention des spectateurs alors portée sur l’esthétisme de l’image ou que le cinéma ne dérive vers un simple « théâtre filmé » au lieu de continuer à développer une esthétique originale. Qui plus est, les caméras de l’époque étant très bruyantes, il fallut les enfermer, avec leurs opérateurs, dans des caissons insonorisés pour que les micros ne captent pas ce bruit, ce qui réduisit fortement la mobilité de la caméra. De même, les tournages en extérieur devinrent problématiques donc les studios furent privilégiés. D’autre part, des artistes ne surent s’adapter à ce bouleversement, notamment des acteurs qui n’étaient pas habitués à jouer avec leur voix, alors que certains comédiens issus du théâtre connurent au contraire un succès grandissant au cinéma. Le succès du cinéma sonore provoqua notamment la chute de carrière d’acteurs dont la voix n’était pas belle, comme John Gilbert, partenaire de Greta Garbo, dont la voix nasillarde stoppera sa carrière avec le déclin du cinéma muet. Certains réalisateurs refusèrent, au moins pendant un temps, de faire du cinéma sonore, étirant ainsi la période de cohabitation entre les deux formes cinématographiques. Néanmoins, une fois accepté, le cinéma sonore provoqua une disparition relativement brutale du muet. Durant cette période de balbutiement, de nombreux films étaient à la fois muets et sonores. En 1931 par exemple, René Clair tourne Sous les toits de Paris et contourne le problème posé par la capture du son : certaines scènes sont muettes parce que les acteurs se trouvent trop éloignés ou situés derrière une vitre, d’autres sont sonores mais se déroulent dans l’obscurité, le son permettant d’imaginer l’action. Cependant, le cinéma parlant posa un problème de taille : la diversité des langues. Aux États-Unis, on craignait d’ailleurs que le cinéma parlant ne limite l’exportation des films dans les pays non-anglophones. Plusieurs solutions sont imaginées, comme tourner le même film, avec les mêmes décors, mais avec des acteurs différant selon la langue. On remarque quelques exceptions à cette solution, notamment Laurel et Hardy, qui tournent eux-mêmes les versions françaises et allemandes par exemple. Ces solutions provoquent en outre un envol du nombre de coproductions internationales. Ainsi, le cinéma sonore mit du temps à prendre son essor, et ce n’est qu’avec le développement des techniques de montage et d’enregistrement qu’il réussit à se faire une place aux côtés du cinéma muet. Ce dernier finit même par disparaître, même s’il exerça des influences manifestes sur certains réalisateurs comme Jacques Tati ou Aki Kaurismäki, qui réalisa un film muet, Juha, en 1999. D’autre part, cette transition a aussi permis au cinéma de revendiquer et d’affirmer définitivement son statut d’art. Il a rendu possible les premières formes de préservation et de muséification des anciennes œuvres cinématographiques, engendrées par la peur que le cinéma muet ne disparaisse de façon réelle et définitive. La couleur, un bouleversement progressif du cinéma Un rêve en couleur, tourné avec la technique du Kinémacolor Pauvre Pierrot de Émile Reynaud : la couleur dès les prémisses du cinéma Usine de coloriage Pathé en 1906 Les hommes préfèrent les blondes, tourné en Technicolor
La couleur au cinéma L’arrivée de la couleur au cinéma a eu un impact différent de l’arrivée du son. En effet, le son a provoqué la disparition relativement brutale du muet, tandis que la couleur a eu une influence plus mitigée : le noir et blanc continuait à persister, aux côtés de la couleur. Le premier long métrage tourné en couleur date de 1935 : Becky Sharp de Rouben Mamoulian. Il a été tourné en Technicolor trichrome. Pourtant, il faut attendre la fin des années 1960 pour que la couleur s’impose finalement, bien que certains films soient encore tournés en noir et blanc, par choix esthétique, comme Rusty James de Francis Ford Coppola ou Raging Bull de Martin Scorsese. Tout comme pour le son, diverses solutions avaient été envisagées pour pallier l’absence de couleurs, même avant les années 1900. Durant les prémisses du cinéma, on peut citer Émile Reynaud, qui, grâce à son théâtre optique, proposait au public des dessins animés en couleur dès 1892. Après l’apparition des procédés cinématographiques, Georges Méliès fit colorier à la main son film Le Manoir du diable (1897). De même, en 1906, Pathé fait monter une usine de coloriage pour ses films, mais rien de bien convaincant encore. Les procédés de coloriage sont toutefois très courants à l’époque. Henri Fourel, responsable du coloriage dans les usines Pathé, décide de mécaniser le procédé et dépose un brevet le 22 octobre 1906 : avec un système de cames, la machine reproduisait les gestes des coloristes. Le système est amélioré, et un brevet définitif est déposé le 19 août 1908 ; il caractérisait la machine par l’enchaînement continu du pochoir et de la copie à colorier ainsi que le coloriage de la copie par l’intermédiaire d’une bande sans fin en velours rasé. Un autre procédé est commercialisé en 1911 : le Kinémacolor, mis au point en Angleterre par Charles Urban. Le principe était l’utilisation d’une caméra dont l’obturateur avait été remplacé par un filtre rouge-orangé et un filtre bleu-vert. Le projecteur possédant le même obturateur, cela permettait de reproduire les couleurs. De nombreuses inventions s’ensuivent, comme le chronochrome, le Technicolor ou l’Eastmancolor. La couleur au cinéma s’inscrit donc dans une longue série de recherches et de conventions chromatiques. D’ailleurs, le cinéaste indien, Satyajit Ray, déclarera, lors du tournage de Tonnerres lointains : « Avec le passage du temps, s’instaurèrent des règles : les films comprenant danses et chants, à caractère historique ou extraordinaire, fantastique ou pour les enfants, les comédies légères teintées d’humour ou, enfin, les films sur la nature étaient en couleurs, et par ailleurs les films sérieux, les thrillers intenses, les policiers étaient idéaux en noir et blanc. Règles de Hollywood ! » Le réalisateur signifiait donc que certains genres étaient plus appropriés que d’autres à la couleur. À ce propos, la critique Anne Hollander dira « l’avènement de la couleur eut en fait pour conséquence un recul et non un progrès dans la qualité du réalisme ». Cependant, les vraies limites de la couleur restaient techniques. Il fallut attendre le perfectionnement des procédés, ainsi que l’abaissement des coûts de production, pour que la grande majorité des cinéastes utilisent ce nouveau format. En France par exemple, Jacques Tati tourna Jour de fête (1949) à la fois en couleur et en noir et blanc, mais la version couleur ne put aboutir à l'époque à cause de l’incapacité de la société Thomson-Houston à tirer les copies couleur. Ce n'est que dans les années 1990 que le film fut enfin projeté en couleur, grâce au travail de Sophie Tatischeff, la fille du réalisateur. Innovations techniques et esthétiques de la fin du XXe siècle William Wellman, considéré comme un gangster du cinéma par Manny Farber, le critique qui parlera le premier du cinéma undergroundAvec l’arrivée du numérique, et confronté aux transformations autant environnementales que techniques, économiques et esthétiques de l’industrie, la société entre dans un profond mouvement de recomposition. Le cinéma contemporain est ainsi profondément remodelé par les nouveaux modes de production, de stockage, de diffusion et des nouvelles techniques. Avec l’idée du bénéfice, le gros cinéma, celui qui rapporte, est devenu la logique du marché. La question esthétique n’est plus aussi importante qu’auparavant.
Dès le début des années 1970, après l’arrivée de la couleur, le cinéma rompt avec le système esthétique, alors dominant. Désormais, le réalisme est devenu démonstratif : le film oriente la volonté du spectateur, plutôt que de susciter la croyance. L’enjeu du cinéma moderne a donc lui-même aussi changé : il ne convainc plus, mais présente. Le sens du film n’a plus une aussi grande importance, à la différence de l’idée directrice de l’histoire qui est largement présentée au spectateur. Dans ce cinéma moderne, le spectateur n’interprète plus, il rencontre une nouvelle pensée, et doit oublier les siennes pour voir celle du film. Par exemple, Orson Welles, Roberto Rossellini, et plus généralement la Nouvelle Vague ne donnent plus d’importance au héros. De même, à travers le cinéma moderne, une dissociation de l’image et du son est mise en jeu. Le réalisateur portugais, Manoel de Oliveira, déclarera ainsi que le cinéma revient vers le théâtre : « théâtre et cinéma, c’est la même chose ». Cependant, cette ressemblance n’est pas omniprésente : d’après le réalisateur, le cinéma ne lui emprunte que ses principes, avec par exemple la neutralisation du jeu des acteurs chez Robert Bresson, il s’efface devant son texte. Le cinéma moderne ne se constitue plus en discours, sans monologue intérieur, comme dans les œuvres de Sergueï Eisenstein ou Dziga Vertov. Parallèlement à ce cinéma moderne, durant les années 1960, un autre courant apparaît, le « cinéma underground », qui est largement lié aux mouvements sociaux. Il se démarque des autres genres par son style, son genre et son financement. C’est le critique Manny Farber qui l’emploiera le premier en 1957, dans un essai qu’il avait écrit. Il se référait alors au travail des réalisateurs qui « jouaient un rôle d’anti-art à Hollywood », ajoutant que ces « [cinéastes] étaient des gangsters, cow-boys, ou soldats, comme Raoul Walsh, Howard Hawks ou William Wellman ». Le cinéma underground se démarque de l’industrie professionnelle par l’utilisation du format 16mm. À partir de 1965, le super 8, moins cher et également moins lourd, émerge et déclenche l’essor du cinéma amateur, avec la réalisation de séries Z par exemple. Ainsi, de jeunes créateurs ont pu se lancer dans le cinéma pour réaliser des sortes de « journaux intimes filmés ». Parmi ceux-ci, on retrouve Jonas Mekas, Lionel Soukaz, Sophie Calle ou Dominique Cabrera. Avec l’arrivée de ces nouvelles techniques, l’innovation de la technique a permis la création d’un matériel plus léger qui donna naissance au cinéma expérimental, ainsi qu’à la synthèse d’images dans les années 1990. Le numérique est aussi apparu, rendant plus faciles la postproduction et le montage. Plus récemment, le cinéma en relief est apparu avec la projection stéréoscopique. Pourtant, très tôt, en 1936, le procédé d’anaglyphe, qui est une image imprimée pour être vue en relief, à l’aide de deux filtres de couleurs différentes, est utilisé par les frères Lumière. Mais il reste alors très marginal, peu utilisé, et ne rencontre pas le succès prévu, en partie dû aux frais qu’il demandait. Dès le XIXe siècle siècle, le procédé refait surface avec l’utilisation d’images fixes initialement, puis animées dès les débuts du XXe siècle, en parallèle du procédé de l’IMAX. Aux États-Unis, le procédé révolutionne le cinéma, et des cinéastes connus tournent avec, comme John Wayne, Jerry Lewis ou encore Rita Hayworth. Dans le reste du monde, peu de cinémas ont encore adopté ce procédé de projection. Ce récent essor du cinéma en relief fut initié par l’industrie du cinéma pour faire face à la concurrence de la télévision[59]. Le cinéma, un art Le cinéma est souvent considéré de nos jours comme un divertissement. Pourtant il n’en reste pas moins un art à part entière. La rupture est désormais consommée entre les grosses productions hollywoodiennes et le cinéma d’auteur. Souvent, le film est une version personnelle de son créateur principal, le réalisateur. Né en pleine révolution industrielle, le cinéma a été fortement marqué par un souci de rentabilité. Il est devenu un « art populaire » en désirant toujours toucher le plus de personnes, parfois au détriment du côté créatif. Dans La Montée de l’insignifiance, de Cornélius Castoriadis, son auteur dit :
« La culture contemporaine devient, de plus en plus, un mélange d’imposture moderniste et de muséisme. Il y a belle lurette que le modernisme est devenu une vieillerie, cultivée pour elle-même, et reposant souvent sur de simples plagiats qui ne sont admis que grâce au néo-analphabétisme du public […] La culture passée n’est plus vivante dans une tradition, mais objet de savoir muséique et de curiosités mondaines et touristiques régulées par les modes. » Les mouvements et « écoles » Un mouvement au cinéma peut être entendu comme une manière de ressentir l’œuvre. Heinrich Wölfflin les appela initialement « bouleversements du sentiment décoratif ». Gilles Deleuze a remarqué, dans son livre L’Image mouvement, que les mouvements cinématographiques marchaient de pair avec les mouvements en peinture. Le cinéma classique visait à rendre claire la relation entre l’action et la réaction, mais de nouveaux mouvements naquirent.
Affiche du film expressionniste Le Cabinet du docteur CaligariAu début des années 1920, l’expressionnisme, en peinture, déforme les lignes et les couleurs pour affirmer un sentiment. Au cinéma, il s’exprimera principalement par un jeu typé des acteurs et par l’opposition de l’ombre et de la lumière. L’expressionnisme confronte ainsi le bien et le mal, comme dans Le Cabinet du docteur Caligari, de Robert Wiene, l’un des premiers films expressionnistes. Ce mouvement s’est développé en Allemagne, ce pays qui se remettait peu à peu de la guerre, mais ne réussissait pas à rivaliser avec le cinéma hollywoodien. C’est alors que les réalisateurs du studio allemand Universum Film AG développent une méthode pour compenser ce manque, via le symbolisme et la mise en scène. Le côté abstrait des décors provenait donc, en premier lieu, du manque de moyens. Les principaux thèmes de ce mouvement était la folie, la trahison et autres sujets spirituels, se différenciant ainsi du style romanesque-aventure du cinéma américain. Cependant, l’expressionnisme disparut progressivement, mais il fut utilisé dans les films policiers des années 1940 et influença le film noir et le cinéma d’horreur.
Vient alors l’abstraction lyrique, qui, à la différence de l’expressionnisme, mélange lumière et blanc. Il n’y a plus de conflit, mais la proposition d’une alternative. Cette alternative se présente différemment chez les cinéastes, elle est esthétique et passionnelle chez Josef von Sternberg et Douglas Sirk, éthique chez Carl Theodor Dreyer et Philippe Garrel, religieuse chez Robert Bresson, ou un mélange de toutes ces formes comme dans l’œuvre d’Ingmar Bergman. Dans l’abstraction lyrique, le monde se déploie souvent à partir d’un visage. S’ensuit alors un jeu de lumière mettant en valeur les traits, ou conduisant dans un univers personnel. Dans Shanghai Gesture, Sternberg dit : « tout peut arriver à n’importe quel moment. Tout est possible. L’affect est fait de ces deux éléments : la ferme qualification d’un espace blanc mais aussi l’intense potentialité de ce qui va s’y passer ». Dans les années 1950, le cinéma moderne désenchaîne l’image de l’action. Il est né de la désarticulation des choses et des corps, après la guerre. Il s’oppose aux traditions auparavant établies. Le cinéma moderne préfère la vision cinématographique : l’image n’est plus forcée de trouver son sens et son but, elle est libre. Dans L’Heure du loup, d’Ingmar Bergman, Johan Borg, joué par Max von Sydow, dit : « maintenant le miroir est brisé, il est temps que les morceaux se mettent à réfléchir ». Le cinéma moderne brise la représentation classique de l’espace, une nouvelle idée de la forme naît. Dans le même temps, de 1943 à 1955, le néoréalisme prend forme en Italie. Il se présente comme le quotidien en l’état, il se voit comme un milieu entre scénario et réalité. Les films de ce mouvement sont donc souvent des documentaires. Ce sont des personnes dans la rue qui sont filmées, plus des acteurs[80]. Ce mouvement est né aussi de la conclusion de la Seconde Guerre mondiale et du manque de moyen de financement. Ici, le réalisateur ne porte plus son attention sur la personne, mais sur l’ensemble : l’individu ne peut pas exister sans son environnement. De plus, plutôt que de montrer quelque chose, on préfère la narrer. Selon André Bazin, le néoréalisme ressemble à une forme de libération, celle du peuple italien après la période fasciste. D’un autre côté, Gilles Deleuze voit le néoréalisme comme une démarcation de l’image-mouvement et de l’image-temps. Un homme et une femme de Claude Lelouch Toujours dans les années 1950, est ensuite apparue la Nouvelle Vague, terme énoncé la première fois dans L’Express par Françoise Giroud. Ce mouvement se distingua des précédents par une vitalité qui déclencha un renouveau du cinéma français. La Nouvelle Vague cherche à inscrire le lyrisme dans le quotidien et refuse la beauté de l’image. Avec la Nouvelle Vague, les nouvelles technologies permettent une nouvelle manière de produire et de tourner un film : l’arrivée de la caméra Éclair 16 utilisant le format 16 mm, légère et silencieuse, permet des tournages en extérieur plus proche du réel. La rupture entre le cinéma tourné en studio et le cinéma tourné en extérieur est notamment mise en valeur dans La Nuit américaine de François Truffaut, filmé en 1973. Le mouvement de la Nouvelle Vague déclenche aussi la transgression de certaines conventions comme la continuité, par exemple dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard, ou encore le regard caméra, si longtemps interdit. Dans cette optique, les cinéastes visaient à mettre en valeur la réalité : les souvenirs surgissent entrecoupés, jamais de façon nette et ordonnée.
Puis un nouveau mouvement apparaît : la résistance des corps. Ce qui change, en comparaison avec les mouvements précédents, c’est la prise de vues du corps, qui est filmé avant sa mise en action, et comme un corps qui résiste. Le corps, ici, n’est plus un obstacle qui séparait auparavant la pensée d’elle-même, au contraire, c’est ce dans quoi elle va pour atteindre la vie. En quelques sortes, le corps ne pense pas, il force à penser, à réagir face à la vie. Gilles Deleuze déclarera : « Nous ne savons même pas ce que peut un corps : dans son sommeil, dans son ivresse, dans ses efforts et ses résistances. Le corps n’est jamais au présent, il contient l’avant et l’après, la fatigue, l’attente. La fatigue, l’attente, même le désespoir sont des attitudes du corps. » La résistance des corps est remarquable dans l’œuvre de John Cassavetes où la caméra est toujours en mouvement, parallèle aux gestes des acteurs. À travers l’image, le spectateur cherche les visages, les corps dans de longues séquences. De même, le rythme n’est plus égal à la capacité visuelle du spectateur. Il répond, comme dans l’art informel, à la constitution d’un espace du toucher, plus que de la vue. Dans le cinéma de Maurice Pialat, qui filme à vif un homme et cherche à montrer l’essentiel, dépourvu de tout esthétique, pour y exhiber la vérité intime de son personnage, il dira « le cinéma c’est la vérité du moment où l’on tourne ». Par contre, le dialogue reste omniprésent dans la résistance des corps, toujours moyen d’expression important dans le film. Cependant, il n’explique pas les sentiments des personnages, il fait avancer l’action, mais pas l’évolution des personnages dans cette action. Dans les années 1990, les Danois Lars von Trier et Thomas Vinterberg lancent le Dogme95, en réaction aux superproductions et à l’utilisation abusive d’effets spéciaux aboutissant, selon eux, à des films formatés et impersonnels. Via un manifeste, ils définissent des contraintes pour la réalisation de films dans le cadre de ce mouvement radical. Musique et cinéma Bollywood: les films sont souvent accompagnés de chorégraphies et chansonsDepuis l’arrivée du son au cinéma, le développement des dialogues et de la bande originale, la musique est vite devenue un élément essentiel du film. La musique aide au développement de l’atmosphère, et à rendre emphatique les sentiments des personnages.
Alors que le cinéma naissait, un film était muet. Pour pallier le manque de son, un musicien, le plus souvent un pianiste, accompagnait la projection. Cette musique renforçait le rythme et l’émotion, et les producteurs le comprirent vite. Dès 1909, des musiques classiques sont incluses dans les films. Il faut encore attendre un peu de temps avant que des compositeurs écrivent spécialement pour le cinéma. Cependant, au début, la musique n’est pas encore très développée, et reste un accompagnement du discours, Igor Stravinski la considèrera comme un « papier peint ». La musique va vite perdre son rôle d’illustration pour devenir utile au récit, et sa commercialisation va prendre un nouvel essor, permettant aux cinéphiles de se remémorer l’ambiance du film. Cependant, quelques mouvements, comme le dogme95, qui cherchent à montrer la simplicité, interdiront l’utilisation de la musique tant qu’elle ne fait pas partie de la scène. Le « Bollywood », et plus généralement le cinéma indien, comporte souvent plusieurs scènes musicales et dansées. La musique y est la plupart du temps pré-enregistrée, et mimée par les acteurs, via la méthode du playback. Ce sont ainsi des chanteurs professionnels qui forment la postsynchronisation des voix. Cependant, plus récemment, les acteurs chantent eux-mêmes dans leurs films, comme Aamir Khan dans Ghulam (1998) par exemple. La musique occupe ici une place très importante, en dehors de l’image, elle l’avoisine, la complète. La critique cinématographique Un critique est une personne qui donne son avis sur un film, dans un média tel que la télévision, la radio ou la presse. Lorsqu’ils ont de l’influence, les critiques peuvent déterminer la fréquentation en salle du film. Certains ont d’ailleurs donné leur nom à une récompense, comme Louis Delluc. Il existe en outre des associations de critiques permettant la distribution de prix.
Siège du Figaro, l’un des premiers magazines à consacrer de la place à la critiqueLe métier de critique a été quelquefois controversé : pour certains, le critique pouvait voir gratuitement les films avant leur sortie et se faire payer pour écrire un article. Pourtant, lorsqu’il va voir un film, il doit parler selon son opinion, ou admettre le succès d’un film auprès de son public, même s’il ne lui plaît pas : chaque film a son public. De plus, le critique doit pouvoir rapprocher un film d’un autre, lequel aurait influencé le premier par la mise en scène ou la prise de vues.
La critique a débuté dès décembre 1895 alors que le cinématographe naissait, l’invention suscitant de nombreux articles dans la presse. Cependant, jusqu’au début du XXe siècle, la critique ne représente que des propos techniques, dans des revues sur la photographie car le cinéma n’était pas alors considéré comme un art majeur et aussi influent que le théâtre par exemple. C’est en 1912, dans Le Figaro, qu’une enquête est réalisée sur la concurrence grandissante exercée par le cinéma sur le théâtre. Dès lors, dans les critiques, sont intégrées des anecdotes sur les productions mais tout reste encore publicitaire : si l’on écrit sur un film, c’est pour faciliter ses entrées en salle. En 1915, Louis Delluc regarde Forfaiture de Cecil B. DeMille et il est frappé par la qualité de l’image. Il décide alors de tout abandonner pour se consacrer à ce qu’il considère comme un véritable art : il écrira son premier article dans la revue Film, le 25 juin 1917. Ensuite, il persuadera le rédacteur en chef de Paris-Midi de donner au cinéma la place qu’il mérite en affirmant : « nous assistons à la naissance d’un art extraordinaire ». Par la suite les grands journaux français développent des rubriques entièrement consacrées au cinéma, comme Le Petit Journal en automne 1921, et où il n’y a plus de publicité : la critique n’est plus vendeuse de film, mais elle analyse. Première page du Petit Journal qui consacre une rubrique au cinéma, dépourvue de publicitéAprès la Première Guerre mondiale, le cinéma prend une place considérable, supérieure au théâtre. Tous les quotidiens ont désormais une section destinée à la critique et des revues spécialisées sont créées, telles que Cinémagazine ou Cinémonde. C’est à André Bazin que l’on doit la hiérarchisation du métier de critique. En décembre 1943, il s’attaque au caractère limité des chroniques et à l’absence de culture des auteurs. En 1951, sont fondés Les Cahiers du cinéma par Joseph-Marie Lo Duca et Jacques Doniol-Valcroze, très vite rejoints par André Bazin. À travers leurs critiques, ils dénonceront le manque d’exigence des autres magazines, qui tolèrent tous les films, qu’ils soient de qualité ou médiocres. L’influence du magazine est dès lors majeure en France.
Au vu du succès grandissant et de l’influence des Cahiers, d’autres revues spécialisées naissent, comme Positif à Lyon en 1952 sous la plume de Bernard Chardère. Positif, pour se différencier des autres critiques, ne s’attaque pas seulement à la critique de films mais aussi à l’histoire du cinéma. Les deux magazines se livreront une lutte acharnée, les cinéastes appréciés par l’un étant dépréciés par l’autre. Et s’ils viennent à aimer le même réalisateur, ils se battront pour déterminer lequel l’a admiré en premier. C’est durant cette période que sera créée la politique des auteurs. En 1962, avec la naissance de la Semaine Internationale de la Critique, à Cannes, la presse cinématographique devient de plus en plus appréciée et donne un renouveau à la cinéphilie. Elle intervient ainsi dans les quotidiens pour lutter contre la censure française. En 1980, avec l’émergence de la télévision et l’effondrement des ciné-clubs, la critique cinématographique recule et plusieurs magazines n’ont plus les moyens de se maintenir. De nos jours, des critiques, qu’ils soient professionnels ou amateurs, peuvent publier leur revue ou critique sur le Web, payantes ou gratuites. Quoique leur métier ait beaucoup perdu d’importance dans la presse, les critiques conservent une certaine influence et peuvent encore contribuer à faire ou défaire la réputation d’un film. Parallèlement, des associations de critiques se sont organisées pour récompenser chaque année les films qu’ils considèrent comme majeurs, ou donner des prix de la critique dans les festivals. On retrouve notamment parmi eux la NYFCC Award, le Prix du Cercle des critiques de film de Londres ou encore le prix FIPRESCI et la National Society of Film Critics. Les théories du cinéma Les travaux du linguiste Ferdinand de Saussure établirent les prémices de l’analyses structurale du récit.Les théoriciens du cinéma ont cherché à développer des concepts et à étudier le cinéma comme un art. Issu de la technique moderne tout en étant l’un des symptômes et causes de cette modernité, ses principes, comme la technique, le montage, ou la prise de vues, ont bouleversé les modes de représentation dans les arts figuratifs et la littérature[105]. Pour se former et se comprendre en tant qu’art, le cinéma a eu besoin de théories.
Dans Matière et mémoire, en 1896, le philosophe français Henri Bergson anticipe le développement de la théorie à une époque où le cinéma venait juste d’apparaître comme visionnaire. Il s’exprime aussi sur le besoin de réfléchir sur l’idée de mouvement, et invente donc les termes « image-mouvement » et « image-temps ». Cependant en 1907, dans son essai L’Illusion cinématographique, tiré de L'Évolution créatrice, il rejette le cinéma en tant qu’exemple de ce qu’il a à l’esprit. Néanmoins, bien plus tard, dans Cinéma I et Cinéma II, le philosophe Gilles Deleuze prend Matière et mémoire comme base de sa propre philosophie du cinéma et réexamine les concepts de Bergson en les joignant à la sémiotique de Charles Peirce. C’est en 1911 dans The Birth of the Sixth Art que Ricciotto Canudo esquisse les premières théories, se dressant alors dans l’ère du silence et s’attachant principalement à définir des éléments cruciaux. Les travaux et innovations des réalisateurs drainèrent davantage de réflexions. Louis Delluc, avec l’idée de photogénie, Germaine Dulac et Jean Epstein, qui voient dans le cinéma à la fois un moyen de dépassement et de réunion du corps et de l’esprit, sont les principaux acteurs d’une avant-garde française, suivie de près par les théories allemandes qui, influencées par l’expressionnisme, se tournent davantage vers l’image. On remarque en parallèle la Gestalt, qui naît entre le XIXe siècle et le XXe siècle sous l’égide de Ernst Mach. Du côté soviétique, les théoriciens-cinéastes tiennent le montage pour l’essence du cinéma. Le thème privilégié de Sergueï Eisenstein sera la création sous tous ses aspects, soit tout ce qui permet d’envisager la création d’un « langage » d’image-concept et une théorie générale du montage, révélateurs l’un et l’autre des lois identiques de la réalité et de la pensée. De son côté Dziga Vertov se fera héraut de la nouveauté et du futurisme. Sa théorie, correspondant au montage de fragments aux petites unités de sens, souhaite la destruction de toute la tradition pour la remplacer par une « fabrique des faits », conception radicale du cinéma s’il en est. Le montage « honnêtement narratif » américain, mis en théorie par Poudovkine, l’emportera cependant dans le cinéma mondial. Sergueï Eisenstein, révolutionnaire de l’ère du silenceLa théorie du cinéma formaliste, conduite par Rudolf Arnheim, Béla Balázs, et Siegfried Kracauer, souligne le fait que le cinéma diffère de la réalité, et qu’en ceci c’est un véritable art. Lev Kuleshov et Paul Rotha, ont aussi mis en lumière la différence entre cinéma et réalité et soutiennent l’idée que le cinéma devrait être considéré comme une forme d’art à part entière.
Après la Seconde Guerre mondiale, le critique de cinéma et théoricien français André Bazin réagit à l’encontre de cette approche du cinéma en expliquant que l’essence du cinéma réside dans son habileté à reproduire mécaniquement la réalité et non pas dans sa différence par rapport à la réalité. Bazin se tourne davantage vers une approche ontologique du cinéma et façonne ainsi une théorie du cinéma réaliste. Contre Bazin, Jean Mitry élabore la première théorie du signe et de la signification au cinéma, sans vouloir assimiler, même par analogie, l’image visuelle et les structures filmiques avec le langage verbal, comme ce sera la tentation de la sémiologielorsque que, dans les années 1960 et 1970, la théorie du cinéma investira le monde universitaire, important des concepts depuis des disciplines établies comme la psychanalyse, l’étude des genres, l’anthropologie, la théorie littéraire, la sémiotique et la linguistique. La sémiologie du cinéma prendra diverses formes : psychanalyse, formalisme russe, philosophie déconstructive, narratologie, histoire, etc. Son importance réside dans l’« analyse textuelle », la recherche dans le détail des structures de fonctionnement des films. À partir des années 1960, se produit un clivage entre la théorie et la pratique du cinéma. Cette autonomie souhaitée restera toute relative : lorsque, avec sa « grande syntagmatique du film narratif », Christian Metz se propose, en 1966, de formaliser les codes implicites au fonctionnement du cinéma, Jean-Luc Godard déconstruit de tels codes à l’intérieur de ses œuvres. Les années 1980 mettront fin à une époque fertile en théories. Nanni Moretti, cinéaste fortement influencé par le cinéma mentalPendant les années 1990, la révolution du numérique dans les technologies de l’image a eu divers impacts en matière de théorie cinématographique. D’un point de vue psychanalytique, après la notion du réel de Jacques Lacan et Slavoj ´i¸ek offrirent les nouveaux aspects de la gaze extrêmement usés dans l’analyse du cinéma contemporain. Il y a aussi eu une révision historique des salles de projection des débuts du cinéma, effectuée et modelée par les écrivains Tom Gunning, Miriam Hansen et Yuri Tsivian.
Dans le cinéma moderne, le corps est filmé longuement avant sa mise en action, filmé comme un corps qui résiste. Chez certains cinéastes, c’est le cerveau qui est mis en scène. À travers ce mouvement, appelé cinéma mental, on retrouve une violence extrême, toujours contrôlée par le cerveau. Par exemple, les premiers films de Benoît Jacquot sont fortement imprégnés par ce mouvement : les personnages sont repliés sur eux-mêmes, sans éclaircissement sur leur psychologie. Jacquot déclarera en 1990, à propos de La Désenchantée : « je fais des films pour être proche de ceux qui font les films : les acteurs. Parfois les jeunes metteurs en scène voudraient ériger les acteurs en signe de leur monde. Je ne cherche pas à montrer mon monde propre. Je cherche bien davantage à travailler le monde du film. C’est une connerie de dire que l’acteur rentre dans la peau de son personnage. Ce sont les personnages qui ont la peau de l’acteur ». Plusieurs autres cinéastes, comme André Téchiné, Alain Resnais, Nanni Moretti, Takeshi Kitano ou encore Tim Burton furent influencés par le cinéma mental. La cinéphilie Foule de cinéphiles lors de la Berlinale en 2007La cinéphilie est un terme dont la signification courante est l’« amour du cinéma ». De nos jours, l’expression de cette passion du cinéma peut être multiple ; cependant, le terme fut à l’origine utilisé pour caractériser un mouvement culturel et intellectuel français qui s’est développé entre les années 1940 et la fin des années 1960. On dit communément qu’une personne est cinéphile lorsqu’elle consacre une part importante de ses loisirs à la vision de films et/ou à l’étude du cinéma. De plus, un cinéphile peut également collectionner les affiches de films ou divers produits dérivés. En raison de son caractère potentiellement addictif, la cinéphilie est comparée par André Habib à une véritable « maladie, férocement contagieuse, dont on ne se débarrasse que très rarement ».
L’évolution de la cinéphilie est très influencée par celle du cinéma. Il fut un temps où, une fois sa distribution en salle terminée, un film disparaissait. Le rater lors de sa sortie revenait à ne plus pouvoir le voir, à moins de mener une recherche assidue dans une cinémathèque. Pour être cinéphile, il fallait donc voyager, et suivre de près l’évolution des styles. Aujourd’hui, rater un film lors de sa sortie en salle n’est plus un problème, la plupart des films étant par la suite diffusés à la télévision ou en DVD. Cependant, une part significative des cinématographies dites « rares » reste difficile d’accès, et les cinéphiles peuvent alors attendre plusieurs années une édition (ou réédition) en DVD ou une diffusion lors d’un festival. Voici ce que déclare Jean Tulard, universitaire et historien français : « Dans l’ancienne cinéphilie, le film était une denrée rare, dans la mesure où un film, une fois qu’il était sorti dans le secteur commercial, disparaissait. Il n’y avait pas, comme aujourd’hui, 40 chaînes de télévision qui passent des films. Il n’y avait pas de vidéocassettes ni de DVD. Un film manqué lors de sa sortie ou non distribué était un film difficile à voir. Ce qui supposait, pour le cinéphile, l’effort de voyager pour le revoir dans une cinémathèque étrangère, et c’est ce qui explique que les cinéphiles de l’ancienne génération aient été les enfants de la Cinémathèque, c’est-à-dire les enfants d’Henri Langlois, qui passait, précisément, beaucoup de ces films manqués.» Le cinéma Comœdia, plusieurs fois soutenu par les cinéphiles lyonnaisD’autre part, jusqu’à une certaine époque, il était possible pour un cinéphile d’avoir vu une grande part du patrimoine cinématographique mondial. C’était le cas de nombreux cinéphiles français entre les années 1940 et 1960. Aujourd’hui, compte tenu de la croissance quasi exponentielle de production des films depuis la naissance du cinéma, et bien qu’y consacrant leur vie, les cinéphiles ne peuvent plus en voir qu’une part infime. Pour les cinéphiles contemporains, le choix s’opère alors entre une approche qualitative (ne voir que les films reconnus ou primés, ou selon des critères plus personnels) ou une approche quantitative – on parle alors de cinéphagie.
La cinéphilie possède aussi d’autres influences : dès la naissance du cinéma, des ciné-clubs se sont développés pour réunir les amateurs de cinéma. On y étudie généralement l’histoire et les différentes techniques du cinéma, à la suite d’une projection d’un film. Les différents membres d’un ciné-club ont les mêmes intérêts et programment eux-mêmes leurs diffusions et discussions, ou débats. Au fil du temps, le concept a évolué et est de plus en plus affilié à une activité socio-culturelle variée. Il est ainsi adapté dans des programmes éducatifs, comme les « ciné-goûters », dans le cadre d’un objectif culturel comme un « ciné-philo » qui lie cinéma et philosophie, ou encore dans le cadre d’organisation à but lucratif, par l’organisation de soirées thématiques comme les « ciné-party ». L’arrivée de nouveaux médias dans la seconde moitié du XXe siècle a bouleversé les habitudes des cinéphiles. La télévision, le magnétoscope, le DVD et Internet ont popularisé une cinéphilie vue comme élitiste au plus fort de la fréquentation des ciné-clubs (des années 1940 aux années 1960). Mais cette popularité croissante n’a pas été répercutée sur la fréquentation cinématographique, car la cinéphilie se manifeste de moins en moins en salle. La fréquentation n’a en effet cessé de baisser depuis l’après-guerre, comme l’illustre le tableau détaillé sur la fréquentation des salles de cinéma dans les principaux pays où le cinéma occupe une place majeure, depuis 1950 : Techniques d’animation On distingue le film d'animation du dessin animé. En effet, le film d'animation utilise diverses techniques pour animer des éléments réels en trois dimensions comme des maquettes, des personnages en pâte à modeler, etc. Cependant, à l'instar du dessin animé, certains films d'animation utilisent la technique de prise de vues « image par image ». La prise de vues image par image utilise les même techniques que la prise de vues classique, et les images successives représentent chacune une phase instantanée du mouvement. Lors de la projection ces images donnent également au sujet l’illusion du mouvement. Gertie, l’une des premières stars de l’histoire de l’animation Émile Reynaud, dessinateur français, est le précurseur de l’art de l’animation car c’est en 1892, avant l’apparition du cinématographe, qu’il commença à projeter sur écran, à l’aide d’un praxinoscope, ses propres dessins réalisés et coloriés à la main. Il ne reste aujourd’hui de lui que très peu d’œuvres car il les a lui-même détruites de désespoir à cause du tort que lui causa l’apparition du cinématographe.
Le plus connu des « animés » est le personnage de Walt Disney, Mickey Mouse, qui, dès son apparition, le 18 novembre 1928, obtint un succès énorme. Dans le cas du dessin animé, la caméra est généralement fixée de manière verticale au dessus du cartoon qui lui est posé horizontalement sur une table. Ce dispositif, appelé banc-titre permet aussi la reproduction d'image fixe en général. C’est alors que la caméra photographie les dessins un par un de manière à faire coïncider les parties qui doivent rester fixes. Bien sûr les images ne sont pas prises au même rythme que pour un film ordinaire. Par contre, lors de la projection les images défilent bien au rythme de 24 i⁄s. Pour un film de 250 mètres, soit 9 minutes de projection, il faut une centaine d’heures pour la prise de vues uniquement. La partie animée est photographiée en position superposée sur la partie immobile, car elle ce trouve sur un autre support appelé « celluloïd ». Pour la réalisation des dessins deux sortes de cartoons sont utilisés. Les fonds, c’est-à-dire les paysages, les décors, sont réalisés sur feuilles opaques tandis que le reste, les personnages par exemple, le sont sur feuilles transparentes appelées « celluloïds » en raison de leur composant majeur, l’acétate de cellulose. Le dessin sur ces cellulos est fait à l’encre de chine pour les contours et à la gouache pour les couleurs. Pour le travelling, on peut faire appel à deux procédés différents. En général, on n'utilise pas de zoom (objectif à focale variable) ou travelling optique. La caméra banc-titre est monté sur colonne et peut monter ou descendre à volonté. La mise au point est asservie au mouvement vertical pour assurer la netteté constante de l'image. Le second est de réaliser les dessins à des échelles différentes. D’autres techniques sont utilisées comme les ombres chinoises, le papier découpé, comme dans Les Aventures du prince Ahmed de Lotte Reiniger, réalisé en 1926, la technique de « l’écran d'épingle » d’Alexandre Alexeieff dans Une nuit sur le mont chauve (1934), l’animation de marionnettes, de poupées comme l’ont fait Jiri Trnka et Ladislas Starevitch. On peut aussi assister à des techniques de prise de vues de personnes vivantes photographiées en pixillation comme des automates. Aujourd’hui, ces techniques traditionnelles ont pratiquement disparu et laissent place aux techniques de l’informatique et des images de synthèse.
|
|
|
|
|
|
|
MANGA
|
|
Un manga (en japonais : 漫画 ou まんが) est une bande dessinée japonaise. Le mot manga est souvent utilisé de façon impropre pour désigner, par extension, une bande dessinée non-japonaise respectant les codes des productions populaires japonaises ou pour nommer d'autres produits visuels rappelant ces bandes dessinées (dessins animés, style graphique…). Origine Manga écrit en kanji.Manga souvent traduit littéralement par « image dérisoire » ou « dessin non abouti », est composé de ga (画), qui désigne la représentation graphique (« dessin », « peinture » ou toute image dessinée - comme l'estampe), et man (漫), « involontaire », « divertissant », « sans but », mais aussi « exagérer », « déborder » (qui peut être interprété comme caricature), ainsi qu'« au fil de l'idée », ainsi on pourrait aussi bien le traduire par « dessin au trait libre », « esquisse au gré de la fantaisie », « image malhabile » ou tout simplement caricature ou grotesque dans le sens de Léonard de Vinci. Le terme devient courant à la fin du XVIIIe siècle avec la publication d'ouvrages tels que Mankaku zuihitsu (1771) de Kankei Suzuki ou Shiji no yukikai (1798) de Kyoden Santo et au début du XIXe siècle avec Manga hyakujo en 1814 de Minwa Aikawa. Également en 1814, Hokusai, le peintre de la célèbre vague, nomme les images de grimaces qu'il a commencé à dessiner hokusai manga, c'est ce dernier ouvrage qui fit connaitre le mot en occident. Il aurait été ainsi choisit pour son analogie avec un terme similaire dans l'ancien temps mais dont l'écriture diffère et qui décrit la conservation de proies dans les becs des pélicans[1] indiquant des scènes prisent sur le vif - comme l'oiseau fondant sur sa proie. Il ne prend le sens précis de « bande dessinée » qu'au cours du XXe siècle, avec l'introduction de celle-ci au Japon. Lorsqu'elle y devient très populaire, après 1945 et grâce à Osamu Tezuka, le terme s'impose pour ne finir par ne plus désigner qu'elle. C'est ce terme qui a été utilisé à l'étranger (France, États-Unis, Allemagne, etc.), pour caractériser la bande dessinée japonaise, dont il est devenu un synonyme, et parfois grossièrement ramené à un genre. Quelques notions Le dessinateur de manga est appelé mangaka. Il est soumis à des rythmes de parution très rapides, et ne bénéficie pas toujours d'une totale liberté sur son œuvre, selon la réception auprès du public. Si le manga connaît un fort succès, l'auteur devra prolonger son histoire, même s'il voulait la terminer. À l'inverse, certaines œuvres peu connues ne verront pas leurs suite et fin publiées. Exemple de dessin d'inspiration manga.Les mangas se lisent souvent dans le sens inverse des bandes dessinées occidentales : de droite à gauche ce qui correspond au sens de lecture japonais. Cela amène une certaine confusion puisque la lecture des mots se fait alors dans le sens inverse de celui des cases (ce qui n'est pas le cas au Japon). Introduits en France en 1978 avec la revue Le cri qui tue, les manga ne sont publiés dans ce sens que depuis 1995 environ. Toutefois, les éditeurs français ne se plient pas systématiquement à cette spécificité. Certains choisissent alors de simplement retourner les images, ce qui occasionne des incohérences qui peuvent être douteuses (un droitier qui devient gaucher, un coup porté au cœur qui perd son sens avec une image inversée ou encore un salut nazi effectué du bras gauche dans L'Histoire des 3 Adolf). D'autres adaptent entièrement les ouvrages en retournant seulement certaines images, changeant la mise en page et en redessinant certains éléments graphiques, ce qui a pour mérite de faire correspondre la forme des phylactères avec l'horizontalité des systèmes d'écriture occidentaux (Casterman notamment, dans sa collection Écritures), mais génère toutefois un surcoût significatif.
La plupart des éditeurs français ont actuellement adopté le sens de lecture japonais, dans un but d'économie et de respect de l'œuvre. Cela les expose à se couper d'un lectorat plus large (notamment âgé) que les habitués du genre. Hergé, en particulier, a codifié la BD pour une lecture de gauche à droite et le lecteur aux habitudes acquises risque de lire la fin d'une action ou d'un gag avant le début. Cependant, la vague de démocratisation qu'a connu le manga en France auprès des jeunes a fait que la plupart des lecteurs préfèrent désormais le sens de lecture japonais. Le sens de lecture japonais est également devenu le standard de lecture des mangas aux États-Unis depuis le début des années 2000.
Diffusion À la différence de l'Europe et des États-Unis, le marché de la bande dessinée au Japon n'est pas un marché de niche mais un phénomène de masse qui touche une part énorme de la population (on[Qui ?] estime à 60 % le nombre de japonais qui lisent au moins un manga par semaine) et génère une importante activité économique. Les manga japonais sont moins chers qu'en Europe, leur prix avoisinant les 500 yens (4 euros en mars 2009), alors qu'en France, le prix d'un manga se situe généralement entre 6 et 9 euros selon le format et les éditions. Le manga publié dans les magazines de prépublication est considéré au Japon comme un objet de grande consommation plutôt qu'un objet de valeur. Cependant, des éditions reliées et brochées à l'image de celles paraissant en Occident, sont destinées à être collectionnées et conservées. Depuis son ouverture en novembre 2006, le musée international du manga de Kyōto offre une impressionnante collection de manga (200 000 volumes sachant que la collection est amenée à évoluer). L'énorme popularité des manga rivalise avec les grosses pointures de la bande dessinée européenne ; ainsi, les 42 tomes de Dragon Ball se sont vendus à plus de 250 millions d'exemplaires dans le monde, un chiffre qui surpasse celui enregistré par Les Aventures de Tintin et Milou avec 24 albums édités à plus de 200 millions d'exemplaires. Les manhwa, bandes dessinées coréennes très semblables aux manga, ont également une diffusion de plus en plus dynamique . Histoire des mangas Mouvements culturels initiateurs Articles détaillés : Emaki, Ukiyo-e et Hokusai Manga. Le manga, bien que très ancré dans la culture japonaise moderne, trouve ses origines dans la période Nara, avec l'apparition des premiers rouleaux peints japonais : les emakimono. Ceux-là associaient en effet des peintures à des textes calligraphiés qui assuraient, ensemble, le récit d'une histoire que l'on découvrait au fur et à mesure que se déroulait le rouleau. Le premier des emakimono, le inga kyō, était la copie d'une œuvre chinoise et marquait une nette séparation entre le texte et la peinture. Pourtant, dès le milieu du XIIe siècle, apparaissent les premiers emakimono de style japonais, dont le Genji monogatari emaki est le plus ancien représentant conservé. Ces derniers faisaient souvent intervenir de courts textes explicatifs après de longues scènes peintes. Cette priorité accordée à l'image – qui peut assurer seule la narration – est aujourd'hui une des caractéristiques les plus importantes du manga. De même, lors de la période Edo, les estampes étaient d'abord destinées à l'illustration de livres, mais, très vite, le rapport de force s'inversa et l'on vit l'apparition de « livres à regarder » en opposition avec les « livres à lire », avant la disparition relative d'écrits complémentaires et la naissance de l'estampe « indépendante » en une seule illustration, qui est la forme la plus fréquente de l’ukiyo-e. C'est d'ailleurs Katsushika Hokusai (1760-1849), le fondateur de l'estampe de paysage, qui donna son nom au manga (littéralement « dessins grotesques »), nommant ainsi ses célèbres caricatures, les Hokusai Manga qu'il publia de 1814 à 1834 à Nagoya. Enfin, et notamment dans le manga de type shōjo, l'Art nouveau occupe une place prépondérante parmi les influences des mangakas, tout en sachant que ce mouvement a été provoqué en partie par le japonisme en Europe, suite à la découverte des estampes par les occidentaux. Au Japon de 1861 à 1931 Première ouverture vers l'Occident Pendant la restauration Meiji, à partir de 1868, l’ouverture obligatoire du Japon au commerce extérieur s’accompagne d’une modernisation rapide du pays sous influence occidentale. De nombreux étrangers sont attirés au Japon pour enseigner les sciences et technologies occidentales et de riches japonais voyagent en Europe. Edo, rebaptisée Tôkyô, voit ses rues, éclairées par des réverbères, se peupler de pousse-pousses sans oublier les bicyclettes d'importation. C'est la création du yen et l'interdiction du chonmage (chignon traditionnel) et du port du shin-shintô (sabre). L'usage du kimono et du hakama (pantalon traditionnel) diminue au profit du costume occidental accompagné du chapeau et du parapluie, pour les hommes, et d'une coiffure européenne pour les femmes. Les deux seuls quotidiens existants au début des années 1860 étaient à destination de la colonie étrangère, le Nagasaki Shipping List and Advisor (bihebdomadaire de langue anglaise) et le Kampan Batavia Shinbun (Journal officiel de Batavia). La presse japonaise naît avec le Yokohama Mainichi Shinbun en 1871 et le Tokyo Nichinichi Shinbun en 1872. C'est le Shinbun Nishikie, créé en 1874, qui introduit le premier les estampes dans la presse japonaise. Création d'une presse satirique Magazine satirique Japan Punch d'avril 1883 édité par Charles Wirgman. Magazine satirique Tôbaé, n°6, 1887 édité par Georges Ferdinand Bigot.La presse japonaise se transforme aussi sur le modèle de la presse anglo-saxonne avec l’apparition des dessins d’humour sur le modèle américain et des caricatures à la mode britannique à partir de 1874 avec le E-Shinbun Nipponchi et surtout avec le Marumaru Shimbun créée par Nomura Fumio qui a fait une partie de ses études en Grande-Bretagne. Imprimé entre 1877 et 1907, il publie des dessins de Honda Kinkichiro et de Kobayashi Kiyochika, créateur d'estampes ukiyo-e, qui fût élève de Charles Wirgman. Wirgman fait partie de ces trois européens qui ont une influence certaine sur l'avenir de la bande dessinée et du manga. Ce caricaturiste anglais arrive à Yokohama en 1861 et l'année suivante il crée un journal satirique The Japan Punch dans lequel il publie, jusqu'en 1887, nombre de ses caricatures dans lesquelles il utilise des balloons. Il enseigne en même temps les techniques occidentales de dessin et de peinture à un grand nombre d'artistes japonais comme Yōichi Takahashi. Autre caricaturiste, le français Georges Ferdinand Bigot arrive à Yokohama en 1882, il enseigne les techniques occidentales du dessin et de l'aquarelle à l'École militaire de la ville. Parallèlement il publie des caricatures dans des journaux locaux et édite des recueils de gravure. En 1887, il crée lui aussi une revue satirique Tôbaé, alors que Wirgman arrête la sienne, dans laquelle il démontre sa maîtrise de la technique narrative en introduisant la succession des dessins dans des cases au sein d'une même page. Il part en Chine en 1894 pour couvrir pour The Graphic de Londres le conflit sino-japonais. De retour en France en 1899, il collabore comme illustrateur pour l'imagerie d'Épinal. C'est à cette période qu'un fils d'enseignant hollandais dans une mission de Nagasaki quitte le Japon pour suivre des cours d'art à Paris où il tente quelques bandes dessinées dans le Chat noir avant de s'exiler aux États-Unis. C'est là que Gustave Verbeck dessine un des strips les plus originaux de l'histoire de la bande dessinée Upside-downs of little lady Lovekins and old man Muffaroo. Le strip de quatre cases se lit dans le sens normal de lecture de gauche à droite puis l’histoire se continue en retournant tête-bêche le journal et en relisant les cases dans le sens inverse, lady Lovekins se transforme alors en old man Muffaroo, le chapeau de l’une devenant la barbe de l’autre. Création des mangas C'est le caricaturiste australien Frank A. Nankivell qui travaille pour le Box of Curios, publié à Yokohama par E. B. Thorne, qui initie Yasuji Kitazawa, qui ne s'appelle pas encore Rakuten Kitazawa, à la caricature. En 1899, il quitte Box of Curios pour rejoindre le Jiji Shinpô créée par l'intellectuel Yukichi Fukuzawa désireux de développer le mode satirique au Japon. C’est Kitazawa qui reprend le terme de manga pour désigner ses dessins, il se désigne lui-même comme mangaka (dessinateur de mangas). Le premier manga considéré comme tel date de 1902. Il s’agit d’une histoire dessinée par Kitazawa dans les pages illustrées du supplément du dimanche du Jiji Shinpô. Kitazawa s’inspire beaucoup de la culture européenne, son premier manga reprend le thème de l’arroseur arrosé. Le supplément du Jiji Shinpô prend rapidement le nom de Jiji Manga'. En 1905, Kitazawa crée son premier magazine le Tokyo Puck en s'inspirant de l'américain Puck et du Rire français. Ce magazine en couleurs parait deux à trois fois par mois et contient des textes en japonais, chinois et anglais, des caricatures et un manga en six cases de Kitazawa. Plusieurs fois censuré pour ses caricatures féroces pour le pouvoir, il crée en 1912 deux nouveaux magazines Rakuten Puck et Katei Puck. Mais c'est en 1908 que Kitazawa innove dans la presse japonaise en publiant Furendo (Amis), un magazine en couleurs exclusivement réservé aux enfants. Devant le succès, il renouvelle l'expérience en 1914 en créant la revue Kodomo no tomo dans laquelle il dessine L'enfance de Toyotomi Hidéyoshi. Ce succès allait marquer le marché des mangas pour longtemps. En 1914 paraît Shônen Kurabu (Le club des garçons), en 1923 Shôjo Kurabu (Le club des filles) et en 1926 Yônen Kurabu (Le club des jeunes enfants). En 1929, Kitazawa entreprend un long voyage en Europe, en Afrique et aux Amériques. De passage à Paris en 1929, il expose en présence de Léonard Foujita et y reçoit la Légion d'honneur. Manga Le docteur endormi (Auteur inconnu, 1912-1926, lithographié)À la fin de l'ère Meiji, à l'époque Taisho (1912-1926), Ippei Okamoto dessine des mangas pour le quotidien Asahi Shimbun. Il est l'un des inspirateur du mouvement des « Nouveaux représentants progressistes du manga » qui introduit au Japon les comics, entre autres Bringing up Father (La famille Illico) de Geo Mc Namus parait dans Asahi Gurafu. Si à cette époque tous les mangas utilisent plus ou moins la bulle, il y a encore beaucoup de texte écrit dans les dessins. Le premier à généraliser l'emploi de la bulle est Katsuishi Kabashima qui dessine Les aventures de Shôchan accompagné de son écureuil (Shôchan no bôken) dans le premier numéro de Ashahi Gurafu en 1923.
C'est Okamoto qui invente le terme de manga kisha (journaliste de manga) et qui crée le « Tokyo manga kai » (Association des mangas de Tokyo) en 1915, qui devient en 1923 le « Nihon manga kai » (Association japonaise des mangas) et en 1942 le « Nihon manga hôkôkai » (Association des mangas du Japon) avec pour premier président Kitazawa. La satire et la caricature sont féroces envers le pouvoir en place et, en 1925, le gouvernement établit une censure en promulguant une « Loi de préservation de la paix ». La presse japonaise devient « politiquement correcte » mais la publication de mangas se développe. Des magazines féminins comme Shufu no tomo (L'ami des ménagères) ou Fujin Kurabu (Le club des femmes) publient aussi des mangas à destination de leurs lectorats ou pour des mères de familles qui lisent ces mangas à leurs enfants. À partir de la guerre sino-japonaise, et comme plus tard aux États-Unis ou en Italie, la presse, y compris les mangas, se met au service de l'état pour soutenir l'effort de guerre. Cela n'empêche pas le très antimilitariste Norakuro (Le chien noir) de Tagawa Suiho, le manga d'un chien paresseux engagé dans l'armée impériale. C'est comme cela que les japonais lisent aussi les aventures de Tarô, qui déjoue toutes sortes de conjurations étrangères, (Supîdo Tarô de Sakô Shishido) et celles de Dankichi dans Bōken Dankichi (Les aventures de Dankichi) de Shimada Keizo. Ce seront les séries les plus populaires au Japon jusqu'au milieu des années quarante pendant lesquelles toute la presse ainsi que toutes les activités culturelles et artistiques subissent la censure du gouvernement militaire, ce dernier n'hésitant pas à mobiliser ces milieux à des fins de propagande. L'après-guerre [modifier] Sous l'occupation américaine, les mangaka d'après-guerre subissent l'énorme influence des comic strip qui sont alors traduits et diffusés en grand nombre dans la presse quotidienne japonaise. Les mangas changeront d'univers et de technique (invention du mecha) appelé parfois par la "génération Tezuka". Cette génération a vu leurs villes rasées, leurs pères vaincus, leur empereur déchu de sa divinité, et ce que leurs idéologies véhiculaient jeté dans les poubelles de l'Histoire par les vainqueurs. Les bombardiers B29, les avions invulnérables, et les jeep armées apparaissent dans la vision des futurs mangaka de la "génération Tezuka", encore adolescente. Après sa défaite, le Japon s'est reconstruite au prix d'un lourd sacrifice, d'ailleurs dans les mangas apparait souvent la devise de Shônen Jump : Amitié, effort, victoire (devise choisie par les lecteurs). L'un d'entre eux, influencé par Walt Disney, révolutionnera le genre et donnera naissance au manga moderne : il s'agit du célèbre Tezuka Osamu. C'est en effet Tezuka qui introduira le mouvement dans la bande dessinée japonaise par des effets graphiques comme des traits ou des onomatopées soulignant toutes les actions comportant un déplacement, mais aussi et surtout par l'alternance des plans et des cadrages comme il est en usage au cinéma, rompant ainsi avec une tradition théâtrale, les personnages étant jusque-là toujours représentés en pied, à égale distance et au centre de l'image. On considère généralement Shin-Takarajima (La nouvelle île au trésor), parue en 1947, comme marquant le début du manga moderne. L'animation étant la véritable passion de Tezuka, il réalisa la première série d'animation japonaise pour la télévision en janvier 1963, d'après l'une de ses œuvres : Tetsuwan Atom, plus connue en France sous le nom d'Astro, le petit robot. Finalement, le passage du papier au petit écran devint courant et l'aspect commercial du manga prit de l'ampleur, puisqu'il va maintenant jusqu'à s'associer avec les jouets et jeux vidéo, ces derniers pouvant même être à l'origine d'un manga. Mais revenons au manga sur papier dans lequel Tezuka ne se contenta pas de bouleverser le mode d'expression puisque sa curiosité et son imagination fertile le poussèrent à en explorer les différents genres – alors principalement infantiles –, ainsi qu'à en inventer de nouveaux, participant de cette façon à l'émergence de manga pour adultes dans les années soixante avec lesquels il put aborder des sujets plus « sérieux » et des scénarios plus complexes, sans toutefois perdre de son humour ni trahir son profond humanisme, son antimilitarisme et sa crainte vis-à-vis de la domination de la société par la science. Ainsi, les manga « grandissant » en même temps que ses lecteurs et se diversifiant selon les goûts d'un public de plus en plus important, l'édition du manga représente aujourd'hui plus d'un tiers par ses tirages et plus d'un quart par ses revenus de l'ensemble de l'édition japonaise. C'est pourquoi le manga est devenu un véritable phénomène de société puisqu'il touche toutes les classes sociales ainsi que toutes les générations grâce à son prix bon marché et à la diversification de ses sujets. En effet, le manga, en tant que miroir mais aussi modèle social, traite de tous les thèmes imaginables : la vie à l'école ou au lycée, celle du salarié, le (handi-)sport — y compris cérébral tel le go, l'amour, la guerre, l'épouvante, jusqu'à des séries plus didactiques comme la littérature classique japonaise ou chinoise, l'économie et la finance, l'histoire du Japon (et de l'Europe), la cuisine et même le code de la route, dévoilant ainsi ses vertus pédagogiques. En 1985, Tezuka Osamu reçoit le prix culturel de Tōkyō, et en 1990, l'année qui a suivi sa mort, le Musée d'art moderne de Tōkyō lui consacre une exposition. Cet événement marque l'introduction du manga dans l'histoire culturelle japonaise. En France La génération des baby-boomers français, a lu de la bande dessinée franco-belge pendant toute son enfance et son adolescence. La génération suivante trouvant les bandes-dessinées franco-belges trop élitistes et par souci de contestation aux générations précédentes, se sont jetées vers le manga qui selon Jean-Marie Bouissou, a vocation à être un produit global[14] en proposant beaucoup de séries propres à intéresser les clientèles les plus diverses par l'âge, le sexe et les goûts, à la différence de la bandes-dessinée française mais aussi des comics américains Avant Akira : l'impossible installation du manga Hormis quelques planches de Bushidou Muzanden d'Hiroshi Hirata dans Budo Magazine Europe, publication consacrée au judo, en 1969 et l'article « La Bande Dessinée Japonaise » de Claude Moliterni et Kosei Ono qui lui est consacré en 1972 dans Phénix, la bande dessinée japonaise est inexistante dans le monde francophone avant 1978[15]. À cette date, Atoss Takemoto publie le premier numéro du Cri qui tue, fanzine d'assez mauvaise qualité (impression, choix des bandes). On y retrouve dans les six numéros qui paraissent jusqu'en 1981 Golgo 13 de Takao Saito, Le Système des Super Oiseaux d'Osamu Tezuka, Good bye de Yoshihiro Tatsumi, et des histoires de Shōtarō Ishinomori, Fujiko Fujio, Masashi Ueda. Toutes les planches sont adaptées au sens de lecture européen. En 1979, Kesselring, associé à Takemoto, publie le premier album : Le vent du nord est comme le hennissement d'un cheval noir de Shōtarō Ishinomori. Le format choisi, supérieur à la norme européenne, met peu en valeur les particularités du format japonais, le lettrage est bâclé : comme le premier périodique, le premier album est un échec. En 1982, les éditions Télé-Guide, désireuse de profiter du succès de la série animée Candy, publient avec succès la bande dessinée originelle de Yumiko Igarashi et Kyoko Mizuki (en) dans les douze numéros de Candy Poche. C'est pourtant dans les années 1980 le seul manga adapté en dessin animé à faire l'objet d'une traduction, les autres adaptations étant le fait de studios français, afin d'éviter de payer des droits d'auteurs. En 1983, le premier volume de Gen d'Hiroshima de Keiji Nakazawa est publié par Les Humanoïdes Associés dans la collection « Autodafé », dans une édition correcte, mais qui ne rencontre aucun succès. De même, l’Hiroshima de Yoshihiro Tatsumi édité par Artefact ne trouve pas son public. Les éditeurs sont alors refroidis par l'expérience et, dans un contexte de récession, plus aucune bande dessinée japonaise n'est éditée en album jusqu'à Akira, hormis en 1989 chez Albin Michel le premiers tome des Secrets de l'économie japonaise en bandes dessinées d'Ishinomori. Du côté des périodiques, le succès n'est pas plus au rendez-vous. Les premiers mangas pornographiques sont traduits, avec la publication chez Idéogram dans les onze numéros de la revue Mutant, de janvier 1985 à janvier 1986, d'Androïde, de Sesaku Kanô et Kazuo Koike et celle dans Rebels n°3 (juin 85) à 9 (janvier 86) de Scorpia de M. Yuu et K. Kazuya. L'absence de traduction de ce que les spécialistes savent être le premier marché de la bande dessinée suscite cependant les interrogations de Thierry Groensteen en 1985[16] et la publication de divers articles dans Les Cahiers de la bande dessinée. Au milieu des années 1980 naît Mangazone, premier fanzine d'information sur la bande dessinée japonaise. 1990 : Akira, Glénat, et la naissance du manga en France Suite au succès du film, Glénat décide de publier Akira, de Katsuhiro Otomo, en fascicules, à partir de mars 1990. Bien que la série n'ait pas d'animé pour la porter, le renouvellement massif des codes du manga qu'introduit cette œuvre permet au succès d'être cette fois au rendez-vous, et l'édition cartonnée en couleur voit le jour dès la fin de l'année. Mangazone en profite pour devenir un prozine, tiré à 700 exemplaires[17]. La qualité de la revue fait des émules : en 1990 naissent les fanzines Yamato et Protoculture addict. En décembre 1990, le premier volume de Gen d'Hiroshima fait l'objet d'une nouvelle édition chez Albin Michel, sous le titre erroné de Mourir pour le Japon. En 1991, alors que la suite d'Akira est publiée, Rêves d'enfants, autre série d'Otomo, est éditée en 1991 par Les Humanoïdes associés. À la fin de l'année, un premier tome de City Hunter est publié. Cependant, seul Akira trouve alors son public. En mai naît Animeland, fanzine luxueux qui remplace progressivement Mangazone comme référence francophone. Alors que de plus en plus de voix s'élèvent pour protester contre les anime, toujours plus présents dans les programmes jeunesse, Glénat, une fois Akira achevé, décide de tenter de nouvelles traductions, en publiant les manga originaux d'anime à succès : Dragon Ball d'Akira Toriyama à partir de février 1993, Ranma ½ de Rumiko Takahashi en février 1994. La réussite de l'entreprise permet à Glénat de traduire d'autres manga, liés ou non à un anime : Appleseed de Masamune Shirow à partir de juin 1994, puis Orion du même auteur en septembre, Crying Freeman de Ryōichi Ikegami en janvier 1995, Dr Slump de Toriyama en février, Gunnm de Yukito Kishiro à partir de mars, Sailor Moon de Naoko Takeuchi dès février. D'autres éditeurs traditionnels commencent à s'intéresser au manga. Casterman publie d'abord dans sa collection « Manga », créée en janvier 1995 deux bandes dessinées créées aux Japon par des auteurs français (Kiro d'Alex Varenne puis en septembre Au Nom de la famille de Jerome Charyn et Joe Staton (en)) avant de traduire coup sur coup en septembre Gon de Masashi Tanaka, L'Habitant de l'infini d'Hiroaki Samura, et L'Homme qui marche de Jiro Taniguchi, premier manga d'auteur publié en France. « Casterman manga » accueille de nouveaux titres de qualité jusqu'en 1999, avant d'être remplacée par des collections plus spécialisées par la suite. Dark Horse France publie Outlanders de Johji Manabe (en) de janvier 1995 à janvier 1996. Dargaud se lance également en créant la collection Kana avec Angel Dick puis Armagedon de la coréenne Hyun Se Lee. Des éditeurs spécialisés naissent également : Samouraï Éditions, qui publie des mangas érotiques à partir de 1994 (Ogenki Clinic d'Inui Haruka) puis des mangas plus traditionnels l'année suivante (Vampire Miyu de Narumi Kakinouchi (en) et Toshiki Hirano (en)), l'éphémère Star Comics en janvier 1995 avec Takeru de Buichi Terasawa, Kraken en avril (avant de disparaître l'année suivante) avec l'ambitieux Shang Hai Kaijinzoku de Takuhito Kusanagi puis Les Élémentalistes de Takeshi Okazaki ou encore Vaelber Saga de Nobuteru Yūki. Tonkam, qui se lance en juin 1995 avec RG veda de CLAMP devient le premier grand éditeur français spécialisé dans le manga. C'est également le premier à les publier dans le sens de lecture japonais, à la fois pour des raisons de coût et d'intégrité de l'œuvre, disposition qui devient rapidement la norme, sauf dans quelques cas particuliers (comme la collection « Écritures » de Casterman). 1996-2001 : la traduction des grandes œuvres populaires japonaises et l'essor du marché La vague est lancée : Animeland devient en 1996 avec son vingt-deuxième numéro le premier magazine consacré à l'animation et aux mangas diffusé en kiosque, de plus en plus d'éditeurs se joignent aux précurseurs, tandis que d'autres séries à grand succès sont traduites : de 2 en 1994, ce sont plus d'une quarantaine de séries différentes qui sont publiées ou lancées en 1996 (pour 105 albums, par Tonkam, Glénat et J'ai lu principalement), parmi lesquelles City Hunter, cette fois porté par Nicky Larson, Fly de Koji Inada, Riku Sanjo et Yuji Horii, Ghost in the Shell de Shirow, Amer Béton de Taiyō Matsumoto, Bastard !! de Kazushi Hagiwara, Le Roi Léo, Astroboy et Blackjack d'Osamu Tezuka. En 1997 apparaissent Detective Conan de Gosho Aoyama, 3×3 Eyes de Yūzō Takada, Sanctuary de Ryōichi Ikegami et Sho Fumimura, Ah! My Goddess de Kōsuke Fujishima, en 1998 Neon Genesis Evangelion de Yoshiyuki Sadamoto, Cat's Eye de Tsukasa Hojo, Kenshin le vagabond de Nobuhiro Watsuki, Yu-Gi-Oh! de Kazuki Takahashi ainsi que les premières réalisations de Naoki Urasawa, en 1999 Ken le survivant de Tetsuo Hara et Buronson, Captain Tsubasa de Yôichi Takahashi, Cardcaptor Sakura de CLAMP, Slam Dunk de Takehiko Inoue. Le marché continue à croître à rythme soutenu : 151 albums en 1998, 200 en 1999[19], 227 en 2000, 269 en 2001[20]. À partir de 1999, Kana s'affirme comme le quatrième grand acteur du secteur. Cependant, alors qu'à cette date les principales séries japonaises à succès des années 1980 et 1990 sont traduites, et qu'elles atteignent parfois d'enviables chiffres de vente (au début du millénaire 120 000 exemplaires par volume de Dragon Ball[19], environ 20 000 pour les séries les plus populaires), que les magazines dédiés vont commencer à se multiplier, que les rencontres d'amateurs ont de plus en plus de succès, qu'internet va favoriser le développement des mangas, le monde de la bande dessinée tel que le laisse percevoir le Festival d'Angoulême laisse peu de place à cette émergence, et les éditeurs alternatifs lui restent globalement indifférent, laissant inconnu au public le large patrimoine de bande dessinée d'auteur japonaise, hormis Taniguchi. Des séries plus récentes sont alors traduites, et remportent également un grand succès : en 2000 Hunter × Hunter de Yoshihiro Togashi, Shaman King de Hiroyuki Takei, One Piece d'Eiichirō Oda, en 2001 GTO de Tōru Fujisawa , I¨s de Masakazu Katsura, Samurai deeper Kyo d'Akimine Kamijyō, Angel Sanctuary de Kaori Yuki, Monster de Naoki Urasawa, en 2002 Love Hina de Ken Akamatsu, Gunnm Last Order de Kishiro, Fruits Basket de Natsuki Takaya, Naruto de Masashi Kishimoto. Depuis 2002 : les mangas dominateurs, et de plus en plus édités dans leur diversité À partir de 2002, la hausse de la part des bandes dessinées asiatiques dans le marché des nouveautés s'accèlère, à la fois absolument (377 en 2002, 521 en 2003[21], 754 dont 614 mangas en 2004[22]) et relativement (25 % en 2002, 30 % en 2003[21], 36 % en 2004, 42 % en 2005[22], 44 % en 2006, environ 42 % en 2007[23]). Les mangas restent les bandes dessinées asiatiques les plus vendues (les vingt plus gros tirages sont japonais en 2005), leur coût plus faible et leur périodicité plus régulière que celle des bandes dessinées occidentales leur permet de toucher un public fidélisé, d'autant que les éditeurs peuvent sélectionner les bandes dessinées qui ont déjà passé l'épreuve du public au Japon. Tous créent des collections dédiées, voire tentent de lancer des mangas à la française. En 2003, le tirage des quinze plus grandes séries oscille entre 25 000 et 60 000 (Yu-gi-oh, et Naruto en 2004) exemplaires, en 2007 Naruto est imprimé à 220 000 exemplaires, Death Note à 137 000, et le fonds reste attractif (avec Dragon Ball surtout). En valeur, le marché est détenu à 80 % par Pika, Kana et Glénat. En 2003, pour la première fois, un manga obtient un prix au festival d'Angoulême : Quartier lointain, de Taniguchi, pour le prix du scénario. C'est un début de reconnaissance. Le fait qu'en 2005, plus de mangas que d'albums traditionnels aient été édités a fait écrire à Gilles Ratier que 2005 avait été en France « l'année de la mangalisation », sans qu'il s'en offusque, contrairement à d'autres acteurs du secteur. 1 142 bandes dessinées asiatiques (soit 42 % des nouveautés) sont en effet éditées en 2005 dont 937 mangas[22], et 1 418 en 2006 (soit 44 % des nouveautés), dont 1 110 mangas. Les tirages à la nouveauté des bandes dessinées japonaises les plus populaires n'ont plus rien à envier à ceux des bandes dessinées traditionnelles populaires : 130 000 exemplaires pour Naruto, 80 000 pour Samurai deeper Kyo ou Fullmetal alchemist (de Hiromu Arakawa, traduit à partir de 2005), 70 000 pour Gunnm Last Order, Hunter × Hunter, Yu-gi-oh, Fruits Basket et Shaman King, 65 000 pour Neko Majin de Toriyama, 60 000 pour Air Gear (d'Ōgure Ito, traduit à partir de 2006) et One Piece d'Eiichirō Oda. Début 2006, la France est, avec plus de 13 millions d'exemplaires annuels, le plus gros « consommateur » de manga au monde après le Japon et devant les États-Unis. Les manga représentent 26 % du chiffre d'affaires de la bande dessinée et constituent la plus forte progression derrière la fiction jeunesse, se plaçant en deuxième position des secteurs de l'édition les plus dynamiques. De plus, sur le marché français, seulement neuf séries manga concentrent 50% des ventes. Parallèlement à ce succès populaire, les maisons d'éditions commencent à développer l'édition patrimoniale : Vertige Graphic réédite Gen d'Hiroshima et publie Yoshihiro Tatsumi, un des pères du gekiga à partir de 2003, Ego comme X traduit L'Homme sans talent de Yoshiharu Tsuge en 2004, Cornélius publie Shigeru Mizuki depuis 2006, avec succès puisque NonNonBâ obtient le Prix du meilleur album à Angoulême en 2007, respectabilité qui avalise la forte pénétration de la bande dessinée japonaise sur le marché français. La bandes dessinées d'auteur pour adultes, représentée d'abord par Jirō Taniguchi et Naoki Urasawa, se développe à partir de 2002, tandis que les jeunes auteurs les plus novateurs le sont, hormis Taiyō Matsumoto publié dès 1996, à partir de 2005[28]. L'intérêt pour le manga pousse des éditeurs à s'intéresser également aux bandes dessinées coréenne et chinoise. Le système de prépublication Magasin de manga au Japon Magasin de manga au JaponLes manga japonais sont très rarement édités directement sous forme de volumes reliés. Ils paraissent tout d'abord de manière découpée dans des magazines de prépublication, des revues spécialisées qui leur sont consacrées. Les rythmes de publication de ces magazines peuvent beaucoup varier, allant de l'hebdomadaire aux publications mensuelles voire trimestrielles. Les séries y sont souvent publiées par chapitres d'une vingtaine de pages. À l'intérieur d'un même magazine, le papier peut parfois changer de couleur, afin de distinguer rapidement – les manga se lisent toujours rapidement – les différentes séries les unes des autres. Ces magazines, bon marché, s'écoulent en grand nombre, c'est-à-dire en millions d'exemplaires, et se lisent un peu partout. On en retrouve parfois abandonnés dans les trains, les rames de métro, les cafés, etc. Ils alimentent un système de lectures multiples : un magazine serait lu par plusieurs personnes. Principalement en noir-et-blanc, les premières pages des magazines sont souvent en couleurs, mettant tour à tour à l'honneur l'une de leur série vedette à cet emplacement, souvent de manière à ce que le chapitre en cours soit un début de volumes. Ce n'est que dans un deuxième temps, lorsqu'un manga rencontre un certain succès, qu'il est édité en volumes reliés, similaire à ceux que l'on trouve en France, entamant ainsi une deuxième carrière. Ces volumes reliés sont appelés tankōbon (format poche), bunkōbon (format plus compact, utilisé pour des rééditions) ou wide-ban (format « luxe », plus grand que le format poche). En l'absence de succès auprès du public, une série pourra voir sa parution arrêtée, le mangaka étant prévenu peu avant pour trouver une fin rapide à son histoire et permettre une éventuelle parution en volumes. Certaines revues décident désormais de la fin d'une série dès la fin du second volume, conduisant à des histoires finales en quatre volumes. Dans certains cas, un manga à succès peut se voir adapté en anime (dessin animé). Quelques magazines de prépublication hebdomadaires : Weekly Shōnen Jump (Shūeisha) ; Weekly Shōnen Magazine (Kōdansha) ; Shōnen Sunday (Shōgakukan). Certains titres atteignent couramment les 400 pages hebdomadaires. On a évoqué dans le passé des tirages avoisinant les 6 millions d'exemplaires pour le Weekly Shōnen Jump (en 1994), mais son tirage pour 2008 s'établissait à 2,8 millions d'exemplaires. Caractéristiques des bandes dessinées japonaises Sens de lecture d'un manga. Wikipe-tan, un exemple de dessin d'inspiration manga. Le tracé de grandes lignes pour exprimer le mouvement d'un personnage est peu utilisé dans la BD à l'européenne.Techniquement parlant, les manga sont presque toujours en noir et blanc. En effet, ils sont la plupart du temps publiés dans un premier temps dans des revues peu coûteuses, sur du papier recyclé, et souvent seules les premières pages de la revue (correspondant à une mise en avant d'une série particulière) ont droit à la couleur. C'est ainsi que l'on retrouve parfois des pages en couleur au beau milieu des œuvres éditées par la suite séparément. Notons au passage que les mangas comptent souvent un nombre de pages (de planches) très importants. À titre d'exemple, une BD européenne contiendra une quarantaine de planches quand le manga en comptera plus d'une centaine, voire plus de deux cents. Par ailleurs, le manga est le plus souvent une série en plusieurs volumes. Au final, le nombre total de planches racontant une histoire dans un manga est beaucoup plus élevé que dans une BD à l'européenne (même s'il s'agit d'une série). Ceci affecte par conséquent beaucoup la structure du récit et sa narration. D'où des techniques propres au manga. Le dessin, en général, est moins « statique » que dans les bandes dessinées occidentales. Le manga utilise un découpage temporel proche de celui du cinéma, adoptant souvent ses cadrages et utilisant une décomposition du temps et de l'action. Les personnages ont souvent de grands yeux, ce qui permet de renforcer l'expressivité du visage. De nombreux codes graphiques sont utilisés pour symboliser l'état émotionnel ou physique d'un protagoniste. L'étonnement, par exemple, est souvent traduit par la chute du personnage ; l'évanouissement, par une croix remplaçant les yeux. Dans le manga City Hunter (connu à la télévision française sous le nom Nicky Larson), la colère de Kaori (Laura) est souvent traduite par l'apparition inopinée d'une énorme massue qu'elle assène sur la tête de son partenaire (ce gag est si répandu dans les mangas qu'un univers parallèle où seraient stockés les marteaux a été inventé). Différence entre la réalité et sa transcription et dans les mangas.Il y a également une utilisation fréquente d'onomatopées relatives aux mouvements, actions ou pensées des personnages. Notons au passage que le japonais est beaucoup plus riche que le français en onomatopées et que leur champ d'application est plus large, incluant des concepts surprenants tels que l'onomatopée du sourire (niko niko), du silence (shiiin) ou encore du scintillement (pika pika, d'où le nom de Pikachu).
Une particularité à noter est que la plupart des personnages ont souvent des traits occidentaux, au-delà du simple tracé des grands yeux des personnages. Un samouraï roux, un exorciste aux yeux bleus ou une écolière blonde n'ont rien d'étonnant pour le lecteur japonais, même s'ils sont censés être japonais ou de culture japonaise. La simple nécessité de distinguer physiquement entre deux personnages ne suffit pas toujours à expliquer cet aspect de la narration, puisque certains mangaka choisissent de donner à tous leurs personnages un aspect purement japonais, sans que cela ne pose de problème à la compréhension de l'histoire. Certains y voient une façon d'afficher un attrait pour l'Occident, qui apparaît largement ailleurs dans la vie quotidienne au Japon. Les décors des scènes sont parfois moins fouillés que pour une bande dessinée occidentale. Cela peut aller jusqu'à faire évoluer les personnages dans un décor blanc. Ce parti pris a pour conséquence de focaliser l'attention du lecteur sur l'histoire en général et sur les dialogues en particulier. On note ainsi une certaine résurgence de l'aspect théâtral. Enfin, les personnages ont souvent des attitudes expressives à outrance : la colère, la jalousie ou la gêne se montrent facilement, alors que cette attitude est plutôt mal vue dans la culture japonaise, où le calme et la retenue sont de rigueur dans les rapports sociaux. Le passage de l'absurde et du comique au sérieux ou au drame, sans aucune transition, fait également partie de la narration, sans jamais susciter d'interrogation de la part du lecteur qui accepte par avance cette convention de lecture. Une autre particularité est le jeu de l'auteur avec le lecteur. Ainsi, dans Rough, on peut voir les personnages faire de la publicité pour d'autres manga de l'auteur, ou bien ramasser des phylactères tombés sur le sol. De manière générale, on peut noter une plus grande liberté quant à l'interaction entre les dessins et leur support (jeu avec les cadres, personnages sortant des cadres, etc.) Dans les manga destinés à la jeunesse, les kanji, caractères chinois ou sinogrammes, sont souvent accompagnés de furigana pour faciliter la lecture. On retrouve souvent une mise en scene similaire employé au cinéma comme la plongée ou la contre-plongée, ainsi qu'une écriture très cinématographique. Types de manga les revues de manga sont généralement destinées à une catégorie d'âge précise : Kodomo (子供) : pour les jeunes enfants ; Shōjo (少女) : destinés aux jeunes filles adolescentes ; Magical girl (魔法少女) : Sous-genre du shōjo, désigne les mangas mettant en scène des jeunes filles utilisant des pouvoirs surnaturels pour combattre le Mal ; Romance : Sous-genre du shōjo, manga sentimental mettant en scène une jeune fille amoureuse d'un prince charmant, généralement des drames romantiques ; Shōnen (少年) : pour les jeunes garçons adolescents; Nekketsu : Sous-genre du shōnen, le terme signifiant sang brûlant désigne les shōnen manga mettant en scène des héros exaltés défendant des valeurs viriles traditionnelles telles que le courage, l'amitié et le dépassement de soi ; Pantsu : Sous-genre du shōnen, le terme anglais pants (culotte) prononcé à la japonaise désigne les shōnen manga mettant en scène un héros généralement pervers au milieu d'un univers féminin dans le cadre d'une comédie romantique ; Josei (女性) pour les jeunes femmes et adultes ; Shōjo-ai (少女愛) : Sous-genre du josei et du redisu, romance sentimentale entre femmes ; Shōnen-ai (少年愛) : Sous-genre du josei et du redisu, romance sentimentale entre hommes ; Yaoi (やおい) : Sous-genre du josei et du redisu, romance sexuelle entre hommes. les mangas érotiques et pornographiques ne sont pas distingués lorsqu'on parle de yaoi. Seinen (青年) : destinés aux jeunes hommes et adultes ; Ecchi (H ou エッチ) : Sous-genre du seinen et du seijin, manga érotique mais non pornographique ; Yuri (百合) : Sous-genre du seinen et du seijin, romance sexuelle entre femmes. les mangas érotiques et pornographiques ne sont pas distingués lorsqu'on parle de yuri. Redisu (レディース, Lady's) : pour les femmes adultes. Seijin (成人) : pour les hommes adultes. On distingue aussi certains genres particuliers, la plupart du temps définissant le contexte de l'histoire ou son format : Gekiga (劇画) : manga dramatique des années 1960-70 ; Hentai (変態) : manga pornographique en général, la plupart du temps hétérosexuel ; Jidaimono (時代物) : manga historique ; Moé (萌え) : manga tourné vers un sentiment ou une affection fétichiste pour un personnage ; Shitei : manga de type humoristique pour petits et grands ; Shakai : manga traitant de problèmes sociaux ; Geihin : manga vulgaire ; Suiri (推理) : policier, manga tourné vers le meurtre ; Yonkoma (四コマ) : manga en quatre cases (équivalent du comic strip), souvent humoristique. Dans les pays francophones, seules cinq catégories sont couramment publiées : Shōjo, Shōnen, Seinen, Shitei et Hentai. Vocabulaire spécifique Bishōnen (美少年) : joli garçon, presque androgyne. Bishōjo (美少女) : jolie fille. Cosplay : Le terme "CosPlay" vient d'une contraction entre deux mots qui sont « Costume » et « Player », qui est une pratique visant à se déguiser en personnage célèbre de manga, de jeu vidéo ou tout simplement en star japonaise. Les « cosplayers » se rencontrent fréquemment et reconstituent les scènes mythiques associées à leur personnage. Cyber : terme désignant les mangas comportants des cyborgs ou créatures équivalentes avec un décor futuriste, ou également actuel. Souvent ces mangas sont sombres et brutaux, à part quelques exceptions, soit dans un style policier ou de science-fiction, mais toujours avec une technologie omniprésente . Dōjinshi (同人誌) : production amateur, souvent parodique. Fan fiction : littéralement « histoire écrite par un fan » ; récit à but non lucratif reprenant le monde d'un manga (ou plus largement d'un jeu vidéo, d'un livre...), dans lequel l'auteur y fait évoluer les personnages à son gré. Lemon : Fan fiction (récit écrit) à caractère érotique ou pornographique mettant en scène des personnages du monde du manga, de la japanimation ou des jeux vidéo Lime : Fan fiction (récit écrit) romantique avec des scènes érotiques simplement suggérées et mettant en scène des personnages du monde du manga, de la japanimation ou des jeux vidéo. Mangaka (漫画家) : un dessinateur de manga. Mecha (ou meka) (メカ) : Utilisé très souvent pour les mangas et / ou animes sur les robots pilotés par un personnage ou plusieurs, ou armures de combat de toutes les tailles, revêtues par les personnages. Le terme vient du mot anglo-saxon « mechanic » traduit littéralement par « mécanique ». Exemple: les séries Mobile Suit Gundam. Otaku (お宅, おたく, オタク) : si, en Occident, ce terme désigne de manière générale un passionné de manga, au Japon il a une signification différente et péjorative. Il désigne une personne tellement passionnée par un sujet (une série TV, des maquettes, une chanteuse…) qu'il finit par se couper du monde réel en s'enfermant dans un monde intérieur (sa chambre, par exemple, remplie de figurines et de posters de son idole, que l'on retrouve dans GTO (Noboru Yoshikawa)) Yonkoma (4コマ漫画, 4コマ) : bande dessinée en quatre cases étagées, le plus souvent humoristiques. Produits dérivés Souvent, les séries à succès sont adaptées en anime, sous forme de séries télévisées mais aussi de jeux vidéo. Mais parfois, ce sont les anime qui sont utilisés pour créer des bandes dessinées, soit simplement inspirées de la version animée (comme c'est le cas pour Evangelion), soit directement copiées à partir des images animées. Pour cela, on met en page des images extraites de l'œuvre souhaitée, sur lesquelles on ajoute du dialogue. Ces bandes dessinées particulières sont alors appelées animekomikkusu (Anime comics). De nombreux mangas ont aussi été adaptés en drama (série télévisée), dont certains sont très populaires comme Hana yori dango. Associés aux mangas, on trouve les artbooks, recueils d'illustrations en couleur et d'images originales, incluant parfois des histoires courtes. De même, du fait de la popularité grandissante des manga, les produits dérivés sont de plus en plus nombreux : figurines, cahiers, calendriers, porte-clés, peluches, habits, costumes, accessoires, etc. La naissance de ces produits dérivés est généralement associée aux séries Nonki na Tôsan (1924) et Norakuro (1931). On trouve également des jeux de rôle développant un riche univers post-apocalyptiques ou fantasy tels que Mekton Z, Anima, final fantasy et Manga BoyZ. En France, de nombreux festivals appelés conventions ont fait leur apparition ces dernières années. Ces conventions sont des points de rassemblement pour les fans de manga ou de culture japonaise moderne en général, proposant des projections, des jeux, des spectacles de cosplay et souvent complétées par un espace où se côtoient professionnels (magasins de livres et autres produits) et amateurs (clubs et associations exposant leurs propres œuvres). On compte parmi les conventions les plus connues: Cartoonist, Epitanime, Japan Expo, G.A.M.E. in Paris (France), Tokyo Zone (France), Polymanga (Suisse)... Genre et nombre du mot « manga » Les mots japonais n'ont pas de genre grammatical ; par conséquent il est possible de dire un ou une manga. L'auteur Frédéric Boilet a échauffé les esprits de beaucoup de fans habitués à accorder le mot au masculin, en parlant de manga au féminin (notamment dans le cadre de son mouvement franco-japonais La Nouvelle Manga). Ses arguments ne peuvent pas être totalement rejetés. Le fait est que Jules et Edmond de Goncourt, en parlant pour la première fois en France de manga, à la fin du XIXe siècle, l'ont fait en accordant le mot au féminin. Depuis cette époque, manga était souvent employé au féminin, et ce jusqu'à la popularisation récente de l'usage au masculin (dans les années 1990 par les premiers journaux spécialisés et la télévision). Un deuxième argument pourrait être que la locution équivalente en français, bande dessinée, est déjà de genre féminin. À l'heure actuelle, on peut toutefois noter que c'est le genre masculin qui prédomine très largement. Notes et références Références 1.↑ Beaux Arts - hors-série : Qu'est-ce que le manga ?, TTM Group, Paris, novembre 2008, 154 p. (ISBN 978-2-8427-8660-1) (ISSN 0757-2271) [présentation en ligne [archive]], p. 19 2.↑ L'influence japanisante dans l'Art Nouveau [archive] sur Artscape [archive]. Mis en ligne le 29 octobre 2006, consulté le 15 février 2008 3.↑ B. Koyama-Richard (2007) p.106 4.↑ a, b, c et d L. Giraudet (2006), pp.24-25 5.↑ B. Koyama-Richard (2007) p.107 6.↑ B. Peeters (2002), pp.96-100 7.↑ B. Koyama-Richard (2007) p.115 8.↑ B. Koyama-Richard (2007) p.116 9.↑ Cette segmentation du marché des mangas par lectorats et classes d'âge est toujours en vigueur au XXIe siècle dans la presse manga. 10.↑ a et b B. Koyama-Richard (2007) p.122 11.↑ B. Koyama-Richard (2007) p.126 12.↑ B. Koyama-Richard (2007) p.120 13.↑ Jean-Marie Bouissou, Pourquoi le manga est-il devenu un produit culturel global? 14.↑ Jean-Marie Bouissou, « Pourquoi le manga est-il devenu un produit culturel global? », Esprit 15.↑ Pour cette phrase et, sauf indication contraire, toute la suite du paragraphe jusqu'en 1991 : Flash (1991) 16.↑ Dans son ouvrage La Bande dessinée en France depuis 1975. 17.↑ Cette seconde formule, remarquée à l'époque, connaît huit numéros avant sa disparition en 1994, ses éditeurs préférant se consacrer à leur autre production Scarce. 18.↑ À l'époque, on ne distinguait pas manga et manhwa et difficilement BD. 19.↑ a et b Gilles Ratier, 2000, l'année des confirmations, ACBD. 20.↑ a et b Gilles Ratier, 2000, l'année de tous les records, ACBD. 21.↑ a, b et c Gilles Ratier, 2003, l'année de la consécration, ACBD. 22.↑ a, b, c, d et e Gilles Ratier, 2005, l'année de la mangalisation, ACBD. 23.↑ Gilles Ratier, 2007, diversité et vitalité, ACBD. 24.↑ a et b Gilles Ratier, 2006, l'année de la maturation, ACBD. 25.↑ Bilan 2006 du marché de la bande dessinee : entre sushis et moules frites [archive] sur Bande Dessinée Info [archive]. Consulté le 5 mai 2008. « Ainsi, ce sont près de 40,5 millions d’albums de bande dessinée, tous genres confondus, qui se sont vendus en France en 2006 [...] Aujourd'hui, plus d’une bande dessinée sur trois achetées sur le marché français est un manga. La France est le deuxième consommateur de mangas au monde après le Japon. »] 26.↑ Selon le rapport ACBD 2007 de Gilles Ratier 27.↑ Ainsi, plus de 150 volumes [archive] de Tezuka ont été publiés depuis 1997. 28.↑ Julien Bastide, « Manga : le deuxième souffle », dans 9e Art n°10, Centre national de la bande dessinée et de l'image, avril 2004, p. 69-70 29.↑ Source: Nihon Zasshi Kōykai [archive] 30.↑ Attention, le terme Ecchi est également utilisé pour les images érotiques stylisées manga. Annexe Documentation Le petit monde de la japanim et du manga, AnimeLand HS n°5, Anime Manga Presse, 2003 Guide Phénix du Manga, Asuka, 2005 Fabrice Dunis et Florence Krecina, Guide du manga - France : Des origines à 2004, Édition du Camphrier, 2004 Nicolas Finet (dir.), DicoManga, Paris : Fleurus, 2008 (ISBN 978-2-215-07931-6) Bob Flash, « La Bande dessinée japonaise en France avant Akira », dans Mangazone n°3, 1991 Lucile Giraudet, « Manga, naissance et évolution d’un genre » dans Asiemute n°3, octobre 2006 Paul Gravett, Manga : Soixante Ans de BD Japonaises, Édition du Rocher, 2005 (ISBN 978-2268055503) Thierry Groensteen, L'univers des mangas : une introduction à la bande dessinée japonaise, Casterman, 1991 Brigitte Koyama-Richard, Mille ans de manga, Paris : Flammarion, 2007 (ISBN 978-2081200630) Benoît Peeters, Case, Planche, récit, lire la bande dessinée, Paris : Casterman, 1998 (1e éd. 1991). Rééd. Lire la bande dessinée, Flammarion, coll. Champs, Paris, 2002. Fabien Tillon, Culture manga, Nouveau Monde Editions, (éd. 28 septembre 2006) (ISBN 2847361839) Anime Liste de bandes dessinées de science-fiction par ordre alphabétique Gashapon Liste de mangakas Lolicon terme désignant l'attirance sexuelle pour les jeunes adolescentes non encore formées, souvent utilisés dans les mangas Manga café Mangaka, auteur de manga Manfra ou Franga (courant francophone de BD de style manga) Manhua Manhwa Scanlation Festival Manga Liens externes (fr) Catégorie Mangas de l'annuaire dmoz. (fr) Manga Network, site universitaire de recherche sur le manga. (fr) Le magazine web d'Arte consacré aux manga. (fr) Une étude historique/analytique sur le manga
|
|
|
|
|
|
|
 |
| Translations of the website |
|
|
|
 |
|
 |
|
|
 |
| Translations of the website |
|
|
|
 |
|
 |
|
|
 |
| Users |
|
|
|
 |
|
Visited pages :
|
34,412
|
|
Visitors :
|
29,387
|
|
Visitors connected :
|
1
|
|
|
 |
|
|
|