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Grands de l'animation





Paul Grimault

Paul Grimault wikipedia:

Paul Grimault (23 mars 1905 à Neuilly-sur-Seine - 29 mars 1994 au Mesnil-Saint-Denis) est un réalisateur de films d'animation français.

Paul Grimault 


 
Paul Grimault en 1961 dans le film Mon frère Jacques par Pierre Prévert


Naissance 23 mars 1905
Neuilly-sur-Seine
Nationalité  France
Mort 29 mars 1994
Le Mesnil-Saint-Denis
Profession(s) réalisateur
Films notables Le Roi et l'Oiseau
Site internet wwwpaulgrimault.com
 Filmographie

 Réalisateur
Monsieur Pipe fait de la peinture (1936) (court métrage inachevé ; film-école qui lui permet son nouveau métier)
Phénomènes électriques (1937) (court métrage)
Le Messager de la lumière (1938) (court métrage)
L'enchanteur est enchanté (1938) (court métrage)
Gô chez les oiseaux ou Gô s'envole (1939) (court métrage inachevé qui deviendra les passagers de la grande Ourse)
Les Passagers de la "Grande-Ourse" (1941) (court métrage)
Le Marchand de notes (1942) (court métrage)
L'Épouvantail (1943) (court métrage)
Le Voleur de paratonnerres (1944) (court métrage) (Grand Prix du dessin animée à la Biennale de Venise, 1948)
Niglo reporter (court métrage inachevé)
La Flûte magique (1946) (court métrage)
Le Petit Soldat (1947) (court métrage)(Prix international , Biennale de Venise,1948, grand Prix des Festival de de Prague et Rio, 1950)
La Légende de la soie (court-métrage conçu pour le syndicat de la soie)
La Bergère et le ramoneur (1948-1952) (désavoué)
Pierres oubliées (1952) (court métrage)(Biennale de Venise , 1948 :Prix international, Biennale de Venise; 1950 : Grand prix du Festival de Rio ; 1950 : Grand Prix du Festival de dessin animé de Prague)
Enrico cuisinier (1956) (court métrage, co-réal. Pierre Prévert) ( c'est le dernier court-métrage d'une série burlesque en vues réelles)
La Faim du monde ou la faim dans le monde (1957) (court métrage) (entrepris d'après la commande de l'UNESCO ; il sera repris et retravaillé dans une nouvelle version commentée : le Monde en raccourci)
Le Diamant (1970) (court métrage) (sorti en complément de l'aveu de Costa-Gavras)
Le Chien mélomane (1973) (court métrage)
séquences d'animation projetées pendant le spectacle mis en scène à la Comédie française au théâtre de l'Odéon par Jacques Sternberg C'est la guerre, Monsieur Gruber.
Le Roi et l'Oiseau (1980)(long métrage) (1979 : Prix Louis-Delluc, avant même sa sortie en salle, sorti en DVD)
La Table tournante (1988)(long métrage) (film réalisé en collaboration avec Jacques Demy, il regroupe une grande partie de ses courts-métrages, le Fou du Roi n'était pas initialement conçu pour être intégré au film)

 Acteur
Depuis ses débuts dans des films publicitaires des années 30 réalisés par Marcel Carné ou Jean Aurenche, Grimault a multiplié les silhouettes et figurations dans les films de ses amis et particulièrement ceux qui réunissaient ses copains du fameux Groupe Octobre. La plus connue est celle d'un ouvrier typographe dans "Le Crime de monsieur Lange" de Jean Renoir (1936). L'une des dernières est une silhouette d'ouvrier maladroit dans "Mon oncle" de Jacques Tati (1958).

Dans "Prévert, portrait d'une vie" (Ramsay, 2007, 239 p., pp.218), Carole Aurouet écrit : "Paul Grimault, « Paulo pour nous », confie Pierre Prévert, est lui aussi né à Neuilly-sur-Marne, cinq ans après Jacques. D’autres similitudes les rapprochent puisqu’il a également passé des périodes de son enfance en Bretagne, travaillé au Bon Marché et dans une agence de publicité. C’est d’ailleurs là, vers 1929, dans l’agence d’Etienne Damour, qu’il côtoie Jean Anouilh, Yves Allégret et Jacques Prévert. Grimault est de l’aventure du groupe Octobre, du temps de "Vive la presse" et de la « Revue bretonne ». Puis il incarne un typographe dans "Le Crime de M. Lange". Ensuite il deviendra le maître du cinéma d’animation, créant de remarquables dessins animés, dont plusieurs avec Jacques."


Paul Grimault
Coffret DVD : Paul Grimault en conversation avec Jacques Prévert
 Bibliographie et documentation

 Albums tirés de films de Paul Grimault
Les passagers de la Grande Ourse de Paul Mariel, Paris , Gallimard, 1944
L'Epouvantail de Paul Guth, Paris, Gallimard, 1946
Le Roi et l'oiseau de Paul Grimault et Jacques Prévert, Paris , Gallimard, 1980

 Livres écrits ou illustrés par Paul Grimault
Traits de mémoire. Paris, aux éditions du Seuil - 1991,
illustrations de Paul Grimault :

la communale. Paris, aux éditions du Seuil, 1957
le Petit Simonin illustré d'Albert Simonin, édition Pierre Amiot, 1957.

 Livres sur l'oeuvre de Paul Grimault
Paul Grimault Jean-Pierre Pagliano, Paris, Lherminier, 1996
Hommage à Paul Grimault, 54 ème rencontre internationale du cinéma, Pontarlier, 1999
Paul Grimault, artisan de l'imaginaire, catalogue d'exposition 1991, édition Mission pour l'aménagement du Palais de Tokyo, 1991

 
Hayao Miyazaki

WikipédiA:Hayao Miyazaki (宮崎 駿, Miyazaki Hayao?), né le 5 janvier 1941 à Tōkyō, est un réalisateur japonais d’anime et cofondateur du Studio Ghibli.

Presque inconnu en Occident en dehors des cercles d’amateurs d’anime et de manga jusqu’à la sortie internationale de Princesse Mononoké en 1999, ses films rencontrent aujourd’hui un grand succès partout dans le monde et surtout au Japon où certains ont battu des records d’affluence.

Il explore souvent les mêmes thèmes centraux, la relation de l’humanité avec la nature, l’écologie et la technologie, ainsi que la difficulté de rester pacifiste dans un monde en guerre. Les protagonistes de ses films sont le plus souvent de jeunes filles ou femmes fortes et indépendantes, et les « méchants » ont des qualités qui les rendent moralement ambigus.

Ses œuvres sont tout aussi accessibles aux enfants qu’aux adultes. Au Japon, il est considéré comme l’égal d’Osamu Tezuka, et en Occident on le compare souvent avec Walt Disney. Toutefois, Miyazaki reste modeste et explique le succès de son entreprise par la chance qu’il a eu de pouvoir exploiter pleinement sa créativité.

Il reçoit les honneurs du magazine Time en 2006 qui le place comme l’une des personnalités asiatiques les plus influentes des 60 dernières années.
 
  Biographie

 Enfance et jeunesse
Né le 5 janvier 1941 à Tōkyō (au quartier d’Akebono dans l’arrondissement de Bunkyō), deuxième d’une famille de quatre garçons (Arata (né en juillet 1939), Yutaka (né en janvier 1944), et Shirō), sa petite enfance est marquée par un Japon dévasté par la Seconde Guerre mondiale. L’œuvre de Miyazaki en sera beaucoup inspirée.

Son père, Katsuji Miyazaki, est alors directeur de Miyazaki Airplane, une entreprise aéronautique appartenant à son frère (l’oncle d’Hayao) et qui produisait les gouvernes des Zero (avions de chasse japonais). C’est certainement à ce contexte que Miyazaki doit cette passion pour les avions et le vol en général, thèmes omniprésents dans son œuvre.

La mère d’Hayao était une femme intelligente, plutôt réservée et stricte. Entre 1947 et 1955, souffrant de tuberculose vertébrale, elle reste alitée, d’abord à l’hôpital puis chez elle, pendant neuf ans. Hayao était très proche d’elle ; par bien des aspects le film Mon voisin Totoro est autobiographique. Shirō Miyazaki, le frère cadet d’Hayao, dira que le personnage de Dora dans Laputa, le Château dans le ciel est basé sur leur mère, non physiquement mais en ce qui se rapporte à la personnalité.

Fuyant la guerre, la famille Miyazaki déménage souvent en 1944 et 1945 (entre autres, à Utsunomiya et Kanuma, tous les deux dans la préfecture de Tochigi au nord de Tōkyō). L’usine de Miyazaki Airplane était à Kanuma. Le petit Hayao connaîtra trois écoles différentes en six ans : entre 1947 et 1949 il est inscrit dans une école primaire d’Utsunomiya, en 1950 il étudia à l’École Omiya au quartier Suginami de Tōkyō, sa famille s’étant réinstallée à la capitale, et de 1951 à 1955 à l’École Eifuku. Il passe ses années lycéennes à l’École Omiya (1956 et 1957) et au lycée Toyotama (1958).

C’est pendant sa dernière année au lycée qu’il découvre le premier film d’animation japonais en couleurs, Le Serpent blanc (Hakuja den), de l’animateur Yabushita Taiji du studio Toei, inspiré d’un conte populaire chinois. Pour le jeune Hayao ce fut une révélation ; il dit être tombé amoureux de l’héroïne, Pai-nyan, et avoir pleuré toute la nuit. Il est également grand amateur d’Osamu Tezuka et exerce alors ses talents de dessinateur, d’abord en faisant des croquis d’avions en imitant son héros, mais trouve qu’il ne peut pas dessiner les personnes. Un jour, se rendant compte qu’il ne faisait que copier le style de Tezuka, il brûla tous les manga qu’il avait dessiné ; il dit avoir trouvé que créer son propre style était très difficile. En 1962, il entreprend des études en économie à Gakushūin et rédige une thèse sur l’industrie japonaise. La même année, il rejoint un club de recherches à Gakushūin sur la littérature enfantine.


 Début de carrière au studio Toei
Miyazaki commence sa carrière en avril 1963 comme intervalliste au studio Toei. Il se fait connaître d’abord avec son travail sur Garibā no Uchū Ryokō (1965) ; ayant trouvé la fin du film non satisfaisante, il en propose une autre, qui est acceptée et incorporée au film. Après un entraînement de trois mois, il est affecté au film Les Fidèles Serviteurs canins (Wan wan chushingura) puis à la première série télévisée du studio, Ken, l'enfant-loup, concurrente de Astro, le petit robot d’Osamu Tezuka. Il perçoit un salaire de dix-neuf mille cinq cents yens (le loyer de son petit appartement dans le quartier Nerima lui coûte six mille yens).

Quand quelques troubles syndicaux éclatent en 1964 au sein du studio. Miyazaki prend la tête des manifestants et devient secrétaire en chef du syndicat des travailleurs. Isao Takahata est alors le vice-président du syndicat. C’est à cette époque qu’il rencontre Akemi Ōta, également animatrice au studio, qui deviendra sa femme en octobre 1965 ; le jeune couple déménagea à Higashi-Murama.

L’année 1965 marque aussi le début d’une longue collaboration avec Takahata avec un premier projet commun, Hustle Punch. Lorsque Takahata commence à travailler sur le film Horus, prince du Soleil, Miyazaki, qui avait alors 22 ans, est volontaire pour rejoindre le projet, qu’il considère comme sa dernière chance de travailler sur un long métrage et d’arrêter les séries télévisées. Takahata, Miyazaki et Yasuo Otsuka se font la promesse de terminer ce projet, coûte que coûte. Le film, réussite artistique mais échec commercial, ne sortira finalement que le 21 juillet 1968.

La même année, Miyazaki travaille avec sa femme sur Le Chat botté (長靴をはいた猫, Nagagutsu o haita neko) mais est cette fois promu animateur clé. Il assure l’animation de la course-poursuite qui marque le climax du récit. En 1969, il anime quelques plans du film Le Vaisseau fantôme volant (空飛ぶゆうれい船, Sora tobu yūreisen), un autre long métrage, toujours en compagnie de sa femme.

Le couple donnera naissance à deux fils : Gorō Miyazaki, qui deviendra lui aussi réalisateur, travaillant des fois pour le studio de son père, en janvier 1967 et un second, Keisuke, artiste ayant fait des gravures et figurines en bois, dont un qui apparaît dans le film Si tu tends l’oreille, en avril 1969. La famille déménage à Tokorozawa dans la préfecture de Saitama en 1970. Sa femme quittera le travail pour élever les garçons.

Parallèlement, Miyazaki travaille sur diverses séries télévisées : Sally, la petite sorcière (魔法使いサリー, Mahotsukai Sally), Mystérieuse Akko-chan (Himitsu no Akko-chan) et se lance dans le manga. Le peuple du désert (砂漠の民, Sabaku no Tami), paraîtra de septembre 1969 à mars 1970 dans Shōnen Shojo Shinbun, sous le pseudonyme de Akitsu Saburo.

Il participe en 1970-71 à l’animation d’un film réalisé par Ikeda Hiroshi, Les Joyeux pirates de l’île au Trésor, adaptation du célèbre roman de Stevenson dans laquelle apparaît un personnage original voulu par Miyazaki : Cathy, une jeune fille rousse vêtue de bleu, que l’on reverra par la suite sous différentes formes au fil de son œuvre.


 L’après Toei/l’avant Ghibli
En 1971, Miyazaki quitte Toei et rejoint Isao Takahata et Yōichi Kotabe aux studios A-Pro.

Il accompagne Yutaka Fujiota (président de Tokyo Movie) en Suède pour essayer d’obtenir les droits d’adaptation de Fifi Brindacier (Nagakutsushita no Pippi), pour lequel ils avaient déjà créé des storyboards, et pour parler à l’auteur du livre, Astrid Lindgren. Leur démarche échoue et le projet est annulé,[6]. Ce voyage sera son premier à l’étranger, et les paysages de Scandinavie seront souvent utilisés dans ses films, notamment dans Kiki la petite sorcière, où l'aspect de Koriko et ses environs sont basés sur Stockholm, en particulier sa vieille ville, le Gamla Stan, et Visby sur l’île de Gotland.

Il visite également de nombreux endroits à Tōkyō pour un possible nouveau bâtiment pour le studio.

Le trio Miyazaki, Takahata, Otabe réalisera plusieurs épisodes de la série Lupin III (ルパン三世, Rupan sansei) et le court-métrage Panda et Petit panda (パンダコパンダ, Panda Kopanda). En 1973, la suite Panda et Petit panda, le cirque sous la pluie (パンダコパンダ 雨降りサーカスの巻, Panda Kopanda, amefuri sakasu no maki) sort en salle et déjà, le trait rond et jovial du panda augure le célèbre Totoro.

En juin 1973, le trio quitte A-Pro pour Zuiyo Pictures, une filiale de Nippon Animation. Ils travaillent pendant cinq ans sur les World Masterpiece Theater (世界名作劇場 Sekai meisaku gekijō, ou simplement Meisaku), séries de la Nipon Animation inspirées de romans occidentaux et pour la plupart distribuées en France. On peut par exemple citer Alps no shōjo Heidi (アルプスの少女ハイジ, Arupusu no shōjo Haiji) où Miyazaki travailla en tant que concepteur scénique et fit un voyage en Suisse pour s’inspirer des paysages. En 1975, Miyazaki voyagea également en Italie et en Argentine pour préparer Marco (母をたずねて三千里, Haha o tazunete sanzenri).

En 1978, Miyazaki obtient chez Nippon Animation l’opportunité de passer à la réalisation. Il en résulte une série de 26 épisodes de 26 minutes chacun intitulée Conan, le fils du futur (未来少年コナン, Mirai shōnen Conan). Cette série, basée sur le roman pour enfants The Incredible Tide d’Alexander Key, aborde d’ailleurs des thèmes similaires à ceux de Nausicaä (monde post-apocalyptique, graves problèmes écologiques) ou Laputa (similarités des héros) et présente les premières machines volantes créées par Miyazaki.

La même année, Toshio Suzuki, jeune reporter récemment transféré à un nouveau mensuel sur l’anime, Animage, appelle Takahata pour lui parler de Horus, prince du soleil, sur lequel il comptait écrire un article pour sa rubrique sur les classiques de l’anime. Takahata lui parlera pendant une heure, mais refusera de parler de Horus, se concentrant sur ses projets plus récents. Il passe le téléphone à Miyazaki, qui lui parle de Horus et demande pas moins de seize pages dans Animage. Suzuki renonce à citer les deux dans le magazine, mais ne les oubliera pas. Il deviendra plus tard producteur en chef du Studio Ghibli et ami inséparable de Miyazaki.

En 1979, il rejoint la Tōkyō Movie Shinsha. La même année, sort son premier film en tant que réalisateur : Lupin III : Le Château de Cagliostro (ルパン三世カリオストロの城, Rupan sansei: Kariosutoro no shiro). Devenu depuis un classique, ce film représente une étape marquante dans la carrière de Miyazaki. Suzuki et Miyazaki se voient pour la première fois. Miyazaki l’ignore complètement, refusant même d’être pris en photo (Suzuki n’en aura qu’une seule). Malgré cette expérience, Suzuki continue à écrire sur le travail de Miyazaki dans Animage.

L’année suivante, Miyazaki travaille pour Telecom Animation Film et prend la casquette d’instructeur en chef pour les nouveaux animateurs. À la même période, il réalise les épisodes 145 et 155 de la série Lupin III et utilise Telecom, le nom de sa société, comme pseudonyme.


 Le succès de Nausicaä et les années Ghibli
En 1982, il réalise les six premiers épisodes (dont il signe également le scénario) de la série Sherlock Holmes en coproduction avec la RAI italienne.

C’est vers cette époque qu’il connaît mieux Suzuki, avec qui il parle de ses idées pour projets futurs. Celui-ci décide de l’aider à les réaliser, en commençant par Nausicaä de la vallée du vent. Il essuie refus après refus des producteurs, qui demandaient à l’époque des mangas ou de la musique avant d’accepter un projet. Suzuki ne baisse pas les bras, et fait publier dans Animage la version manga de Nausicaä, grande saga épique et écologique que Miyazaki mettra douze ans à terminer. Le manga est un grand succès et est élu manga préferé des lecteurs d’Animage l’année suivante. Miyazaki publie également Le Voyage de Shuna (Shuna no tabi), manga assez proche de Princesse Mononoké (Mononoke Hime).

En 1983, le projet de faire un long métrage des premiers volumes de Nausicaä est lancé. Le frère cadet de Miyazaki, Shirō, travaillant à Hakuhōdo, la seconde plus grande agence de publicité du Japon, le film est une coproduction Tokuma-Hakuhōdo. La production étant en retard, Miyazaki étant très exigeant sur la qualité, on publie une petite annonce dans Animage pour trouver plus d’animateurs. Le jeune Hideaki Anno (mieux connu aujourd’hui pour son travail dans Neon Genesis Evangelion), répondra à l’appel et, Miyazaki étant ébloui par la qualité de son travail, il sera tout de suite embauché et mis au travail sur la scène clé du film : l’arrivée du Soldat Géant. En novembre 1984 le film sort dans les salles japonaises ; on verra de longues files d’attente devant les cinémas du pays.

De 1984 à 1985 il réalise six épisodes de l’émission italo-japonaise Sherlock Holmes, qui raconte les aventures de Sherlock Holmes avec des animaux anthropomorphes.


Logo du studio GhibliLe succès de l’adaptation cinématographique de Nausicaä lui permet en 1985 de fonder le studio Ghibli (basé au quartier Suginami de la capitale japonaise), en compagnie d’Isao Takahata ; ils occupaient le bâtiment lui-même depuis avril 1984[5]. Le succès du film et la fondation du studio surviennent à une époque difficile pour Miyazaki, sa mère étant décédée un an avant la sortie du film, en juillet 1983, à l’âge de 71 ans.

Miyazaki entend dès lors se concentrer sur les longs métrages d’animation alors que le genre est essentiellement représenté au Japon par les séries et OAV. Il produit donc des films d’animation en nombre beaucoup plus restreint mais de grande qualité. Le premier projet du studio est le long métrage Laputa, le Château dans le Ciel, qui sortira en août 1986.


Reproduction en taille réelle de la maison des petites Satsuki et Mei de Mon voisin TotoroLa consécration attendra 1988 avec la sortie de Mon voisin Totoro (Tonari no Totoro). Le film connaîtra un tel succès au Japon qu’à l’heure actuelle, tous les Japonais connaissent le personnage éponyme qui est devenu l’emblème et mascotte du studio. La chanson d’introduction, chantée par Azumi Inoue, est aussi un standard parmi les comptines chantées à la maternelle par les enfants japonais. Toutefois, quand Toshio Suzuki parle du projet chez les producteurs Tokuma pour la première fois en 1986, il sera tout de suite refusé. Ce fut de même lors de son second essai, en couplant Totoro (réalisé par Miyazaki) avec Le Tombeau des lucioles (de Takahata). Le travail sur les deux films commence seulement après le soutien de l’éditeur du roman de Tombeau. Le studio travaillera sur les deux films en même temps. Ce furent deux années difficiles pour Miyazaki et son équipe, devant plaire à deux maisons d’édition à la fois (Totoro étant lui aussi basé sur un livre, celui-ci pour enfants) et jonglant deux équipes d’animateurs.

Peu après la sortie de ces films, Miyazaki s’asseoit devant une gare toute une journée pour observer le mouvement des jupes des passantes. Ce qu’il vit sera incorporé dans son prochain film : en 1989 Kiki la petite sorcière, à l’héroïne portant toujours une longue robe noire de sorcière, est un véritable succès. Basé sur le roman d’Eiko Kadono, le film est classé premier au box-office japonais pour l’année 1989, récoltant 2 170 millions de yens et voyant 2 604 619 entrées en salle.

Suzuki, fidèle ami de Miyazaki et de Takahata, travaille pour le studio à temps plein après Kiki et devient producteur dès le film suivant, Souvenirs goutte à goutte.

Le studio vit de temps difficiles encore pendant la production de Kiki. Quoique le budget pour ce film était le double que pour Totoro, la qualité des images étant supérieure, les animateurs gagnaient beaucoup moins par rapport au travail effectué. En effet, ils étaient payés à la pièce, par image ou par dessin, gagnant environ seulement cent mille yens par mois. Pour éviter que le studio ne s’effondre, Miyazaki et Suzuki décident de faire des jeunes animateurs partie du personnel. Miyazaki lui-même pense à un petit plan simple pour le studio : d’abord, il fallait créer un bon environnement de travail, puis former et guider les jeunes animateurs (la plupart des animateurs avaient - et ont encore pour la plupart - entre 18 et 25 ans).

Le studio sortira Porco Rosso en 1992, long métrage relatant l’histoire d’un cochon pilote mercenaire italien dans les années 1920. Ce film se démarque de l’univers de Miyazaki par plusieurs aspects, notamment de par son héros adulte et l’histoire, située dans un contexte historique et géographique réel.

Le même jour de la sortie de Porco Rosso, sont inaugurés les nouveaux bureaux du Studio Ghibli dans la banlieue ouest de Tōkyō.

En 1994 sort Pompoko, grand succès dont les héros sont des petits animaux mi-raton laveur mi-blaireau endémiques au Japon, les tanuki.

En 1995, On Your Mark, un clip musical au budget considérable réalisé pour la chanson du même nom du célèbre groupe j-pop Chage and Aska. Il sera diffusé au Japon avec le film Si tu tends l'oreille de Yoshifumi Kondō. Le scénario est de Miyazaki, d’après un manga d’Aoi Hīragi, mais c’est le premier film du studio Ghibli qui n’est réalisé ni par Miyazaki, ni par Takahata.


 Accord avec Disney et succès international
En 1996 survient un accord entre Disney et Studio Ghibli qui formera le groupe Disney-Tokuma, chargé de distribuer tous les longs-métrages Ghibli (excluant DVD) dans le monde, y inclus le Japon mais excluant le reste de l’Asie.

En cette époque Miyazaki avait énormément de mal à choisir entre deux projets qui lui tenaient à cœur, et dit à Suzuki qu’il voulait faire les deux en même temps. Les projets en question étaient Boro la petite chenille, histoire épique du voyage d’une chenille jusqu’à l’arbre d’à côté, et Princesse Mononoké. Suzuki le convainc de faire Mononoké en premier, en partie parce que « passé un certain âge, c’est dur de faire des films d’action. Miyazaki avait alors 54 ans. C’était peut-être sa dernière chance de réaliser un film comme Mononoké. » Miyazaki suit le conseil de son ami, et en 1997 sort Princesse Mononoké.

Le film est annoncé à tort comme « le dernier long métrage de Miyazaki » par la presse après une conférence de presse où Miyazaki a dit « Je crois que c’est le dernier film que je ferai de cette manière. ». Miyazaki aime beaucoup être présent à toutes les étapes de la création d’un film et vérifiant tous les dessins des animateurs, un par un, ce qu’il fit pour tous ses films. Mononoké le fatigua pendant deux ans. Son âge avancé ne lui permet plus d’être aussi impliqué dans ses projets. Il dit que ses yeux s’affaiblissent et que ses mains deviennent plus lentes, et ne croit pas tout pouvoir faire comme auparavant. La presse ignora cette nuance de la fin de la phrase et annonce donc sa retraite.

Le film est considéré comme un chef-d’œuvre de l’animation et propulse la renommée de Miyazaki d’un niveau national au niveau mondial. Il est distribué dans de nombreux pays dont la France (en 2000) par Miramax (Disney) qui demandera à l’auteur de le couper pour la diffusion internationale. Miyazaki refusera. Un énorme succès au box-office nippon le classera premier, dépassant E.T. l'extra-terrestre et totalisant plus de treize millions d’entrées (il fut par la suite dépassé par Titanic). En France on enregistrera environ 335 000 entrées.

Miyazaki quitte formellement Ghibli le 14 janvier 1998 pour s’occuper d’une nouvelle structure : Butaya (La maison du cochon), près du studio Ghibli en vue de sa proche retraite. À partir de ce moment, Miyazaki déclarera sa « retraite » à la fin de la réalisation de chacun de ses films, mais sans succès : devant le vide laissé par le décès de Yoshifumi Kondō, le 16 janvier 1999, Miyazaki revient au studio Ghibli en tant que shochō (ce titre signifie approximativement « la tête du service »).

Pendant une longue période de vacances, il connaît les filles d’un ami ; l’une d’elles devient l’inspiration pour son prochain film, Le Voyage de Chihiro. En 2001, Miyazaki termine sa réalisation et annonce, lors d’une conférence de presse, qu’il s’agit de son dernier long métrage. Ce film sera le plus gros succès cinématographique de tous les temps au Japon (surpassant Titanic) avec 23 millions d’entrées, et bénéficiera d’une importante reconnaissance internationale en remportant de nombreux prix (dont l’Ours d'Or à Berlin, une première pour un film d’animation, et l’Oscar du meilleur film d'animation en 2002). En France, il totalisera plus de 1 400 000 entrées.

La même année voit l’inauguration du Musée Ghibli au quartier de Mizaka dans l’ouest de Tōkyō.

En 2003 sort Le Royaume des chats, qu’il produira pour Hiroyuki Morita, et fin 2004, Le Château ambulant sort au Japon. Il relate l’histoire fantastique d’une jeune fille transformée en vieille femme dans un univers proche de celui de Kiki la petite sorcière, inspiré d’un roman de Diana Wynne Jones intitulé Le Château de Hurle.

Il gagne le Lion d'or pour sa carrière cinématographique à la Mostra de Venise de 2005. Pendant la conférence de presse, il dira « Je n’ai pas été trop enthousiaste au début parce qu’il avait l’air d’être un prix pour les vieux. Mais on m’a dit qu’on a donné ce prix à des personnes qui sont encore actives, comme Eastwood, donc je l’ai accepté [humblement]. J’ai une envie intarissable [de continuer à faire des films]. Je veux créer des films qui inspirent les enfants. »

En 2008 sort son dernier film d’animation : Ponyo sur la falaise, près de la mer, qui raconte les aventures d’un petit garçon de cinq ans et d’une princesse poisson rouge qui voudrait devenir humaine. Innovation notable pour ce film : changement total de style graphique puisque les dessins seront en pastel et ne recourra pas au CGI. Toshio Suzuki a dit que « 70 % à 80 % du film se déroule en mer ». Le film est sortie en salles en juillet 2008 au Japon et sera projeté lors de la Mostra de Venise de 2008 pour le public européen. Il est prévue pour le 8 avril 2009 en France.


 Processus de création et style d’animation
Miyazaki s’implique énormément en créant ses films, servant souvent de scénariste et de réalisateur à la fois. Il vérifia personnellement tous les dessins de ses premiers films, mais maintenant il délègue une partie de ce travail à d’autres membres du Studio Ghibli dû à des problèmes de santé provoqués par la surcharge de travail. Dans une entrevue en 1999, il dit « à cet âge, je ne peux plus faire le travail que je faisais. Si mes employés peuvent me seconder et si je peux me concentrer sur la réalisation, il y a encore plusieurs films que j’aimerais faire. »

En contraste avec l’animation américaine, le scénario et les storyboards sont créés en même temps et l’animation commence avant même la fin du travail sur le scénario, ainsi que pendant la création des storyboards. C’est une méthode qu’il désapprouve lui-même pour son manque d’organisation mais qui, dans son cas, fonctionne. Les films sont parfois tirés de ses mangas, comme ce fut le cas pour Nausicaä de la vallée du vent.

Miyazaki utilise l’animation traditionnelle (à main, avec pinceaux, peinture et encre), quoique des effets produits sur ordinateur (peinture numérique) sont utilisés depuis Princesse Mononoké pour donner « une petite touche d’élégance »[13] (dans Mononoké ils furent utilisés pour respecter les délais). Dans une autre entrevue, Miyazaki a dit « c’est très important pour moi de retenir le bon ratio entre le travail à la main et le travail sur ordinateur. J’ai appris cet équilibre maintenant, comment utiliser les deux et encore pouvoir dire que mes films sont en 2D. »


 Caractère
Miyazaki fait souvent référence à l’écologie, thème exploré dans plusieurs de ses films. Dans une entrevue avec le New Yorker il dit que la plupart de la culture moderne est « légère et superficielle et fausse », et qu’il attend, « pas complètement en plaisantant », une ère apocalyptique où les « herbes vertes sauvages » reprendront la Terre. Toutefois, il suggère que les adultes « ne devraient pas imposer leur vision du monde aux enfants. »

Son dévouement à son travail est souvent dit avoir un impact négatif sur sa relation avec son fils aîné, Gorō.


 L’univers de Miyazaki
Miyazaki dit se refuser à réaliser ses films en se laissant guider par un schéma pré-établi et éprouvé ou un thème identique. Cependant, nombre de ses films présentent d’importantes similitudes, aussi bien au niveau des thèmes abordés que du scénario ou encore des personnages.


 L’enfance
Mis à part Marco dans Porco Rosso et Lupin dans Le Château de Cagliostro, les héros des films de Miyazaki sont des enfants ou des adolescents. Miyazaki explique cela non par un choix conscient mais parce que lorsqu’il imagine ses scénarios, ses personnages, ce sont spontanément des enfants.

Les films de Miyazaki ne leur sont donc pas exclusivement destinés, mais ses personnages permettent à la fois l’identification du jeune public et un développement psychologique important. Les enfants montrent en effet une certaine naïveté, spontanéité, enthousiasme et n’ont souvent pas encore acquis la tendance des adultes à cacher leurs émotions. Ils se prêtent donc particulièrement à la représentation dans les films d’animation.

Leur rôle les met souvent dans des situations où les évènements et l’absence de leurs parents leur confèrent une forte responsabilité (d’eux-même et/ou des autres) et les poussent à agir en adulte.


 Personnages féminins
Miyazaki est, selon Suzuki, un féministe convaincu : « Miyazaki est un féministe. En tant que féministe, il est convaincu que les sociétés valorisant les femmes réussissent mieux. » Au bâtiment du Studio Ghibli, conçu par Miyazaki, les toilettes sont plus grandes pour les femmes que pour les hommes.

Les femmes occupent donc une place importante dans son œuvre. On les retrouve dans tous ses films, jouant souvent un rôle majeur lorsqu’elles ne tiennent pas le rôle principal. Elles sont à la fois fortes et vulnérables, craintives et téméraires. Tous les âges sont représentés dans sa filmographie, allant des petites filles de Mon voisin Totoro à l’aïeule de Nausicaä. Ce sont des femmes qui travaillent dans les ateliers de la mystérieuse cité du Voyage de Chihiro, et des femmes qui réparent l’hydravion de Marco dans Porco Rosso.

Les liens filiaux présentés par Miyazaki sont presque exclusivement de type mère-fille et il met souvent en scène la rupture de ce lien, un pas vers l’âge adulte et la transmission d’un patrimoine de la mère à sa fille, comme dans Kiki la petite sorcière.


 Guerre, machinerie et écologie
Miyazaki s’inscrit dans la lignée des artistes traumatisés, obsédé par la bombe atomique. En effet, l’idée d’arme dévastatrice est un thème très représenté, aussi bien dans les mangas, que dans les œuvres d’art ou les films d’animation. Bien que Miyazaki fut très jeune lors de cette guerre (il avait quatre ans lors des bombes nucléaires de Hiroshima et de Nagasaki), il l’a vécue et ressentie au travers de sa mère et son entourage durant toute son enfance et sa vie d’aujourd’hui.

Le Château dans le ciel, inspiré d’un épisode des Voyages de Gulliver, renferme une pierre flottante aux pouvoirs apocalyptiques que l’armée convoite. Dans Nausicaä de la vallée du vent on retrouve des guerriers géants, plus grands et plus dévastateurs que tout, puisqu’en « sept jours de feu », ils ont réduit le monde a néant.

De plus, des engins volants, machines souvent représentées, révèlent le passé de Miyazaki, qui a longtemps dessiné des avions avant de s’essayer aux personnages. Son intérêt pour les machines volantes et tout ce qui vole en général se retrouve dans la plupart de ses films. Dans Porco Rosso, c'est l'histoire des aviateurs des années 20-30 qui constitue le fil conducteur de l'histoire, et notamment celle des as du ciel, tels que le personnage principal. Le film montre à ce titre différents avions au design largement inspiré des avions ayant existés. Dans Nausicaä de la vallée du vent l’héroïne pilote son moeve, dans Le Château ambulant Hauru et Sophie volent au-dessus de leur village, dans Le Voyage de Chihiro l’héroïne est portée sur le dos d’un dragon, dans Totoro le personnage éponyme porte les fillettes au-dessus des arbres, et finalement, dans Kiki la petite sorcière Kiki vole sur un balai.


 Autre
Miyazaki dénonce également l’inutilité de la violence et la bêtise humaine. Ses personnages sont souvent moralement ambigus, ayant des côtés « bons » et des côtés « mauvais ». Dame Eboshi dans Princesse Mononoké est le reflet exact de l’humain avide de pouvoir, souhaitant assoir son autorité sur la nature. Et, bien que cruelle, elle est juste envers les siens, abritant des lépreux et des prostituées.

Certains des premiers films de Miyazaki avaient des « méchants » effectivement méchants, comme dans Le Château de Cagliostro et Le Château dans le ciel. D’autres sont remarquables dû à l’absence totale de personnages « méchants », comme dans Mon voisin Totoro et Kiki la petite sorcière.

Dans tous les films de Miyazaki, quel que soit le sujet, on trouve toujours un endroit de paix éternelle loin de la civilisation, calme, où seul le bruit du vent, des oiseaux, de l’eau, vient troubler le silence Un décor pur et verdoyant, sans trace de l’homme. Plaine à l’herbe haute, cœur d’un arbre ou d’une forêt, îlot flottant en plein ciel. Subtils, ces images établissent souvent le contexte plus grand de ses mondes animés.

On voit son ancien intérêt pour le marxisme dans certains de ses premiers films, notamment Porco Rosso et Le Château dans le ciel, où les travailleurs sont décrits en termes idéalisés. Miyazaki dit avoir abandonné ses idées marxistes lors de la création du manga de Nausicaä : « J’ai arrêté de voir les choses en 'classes' parce que c’est un mensonge de dire qu’on a raison seulement parce qu’on est travailleur manuel. »


 Influences

 Animation
Les mangas de Miyazaki sont très influencés par le travail d’Osamu Tezuka, auquel il est souvent comparé dans son pays natal. Il l’a fortement imité quand il a commencé à dessiner dans le but de devenir un jour mangaka. Il a toutefois critiqué Tezuka en tant que créateur d’anime et dit ne pas aimer du tout son travail.

On le compare aussi à Walt Disney, l’appelant « le Disney japonais », ce qu’il n’aime pas, d’autant qu’il n’apprécie guère les productions du studio américain, à l’exception des œuvres les plus anciennes, dont les Silly Symphonies.

Aux premières années, très difficiles, de sa carrière en tant qu’animateur, il vit La Reine des neiges (Снежная королева, Snejnaïa Koroleva), un film d’animation du Russe Lev Atamanov. Il fut tellement ému par le film qu’il résolut de se remettre au travail avec « une détermination renouvelée ». On peut voir son influence dans Horus, le prince du soleil.

La Bergère et le ramoneur (1952, réédité en 1979 sous le titre de Le Roi et l’oiseau), film d’animation classique français de Paul Grimault, convainc Miyazaki qu’il est possible de faire des films d’animation pour adultes. Il incorpore des détails de ce film dans Le Château de Cagliostro.

Takahata a écrit un livre sur le réalisateur russe Iouri Norstein, qui fit, entre autres, Tale of Tales.

Miyazaki est ébloui par le travail du Canadien Frédéric Back (Crac!, The Man Who Planted Trees), en particulier son talent pour dessiner les plantes. Crac! le fit déprimer parce qu’il pensait que son propre travail était inférieur à celui de Back.


 Littérature
Il dit être très influencé par plusieurs écrivains occidentaux, dont Lewis Carroll, Diana Wynne Jones et Ursula K. Le Guin, à qui il avoua qu’il avait ses livres sur sa table de chevet[23]. Il a été influencé par d’autres auteurs britanniques, dont Eleanor Farjeon, Rosemary Sutcliff, et Philippa Pearce. Il aime également beaucoup les contes sur l’aviation écrits par Roald Dahl (qui fut pilote à la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale) ; la scène de Porco Rosso dans laquelle apparait un nuage de pilotes morts est inspirée de They Shall Not Grow Old (Ils ne vieilliront pas).

Il est influencé par deux écrivains français, Antoine de Saint-Exupéry et Jean Giraud (Mœbius). Il a dessiné les couvertures des éditions japonaises de Vol de nuit et de Terre des Hommes (et rédigé un épilogue pour ce dernier). Quant à Mœbius, ils s’influencent réciproquement et sont amis. La Monnaie de Paris a tenu une exposition sur leur travail, intitulée Miyazaki et Mœbius : Deux artistes dont les dessins prennent vie, de décembre 2004 à avril 2005. Ils sont allés à la cérémonie d’ouverture de l’exposition[25]. Mœbius a prénommé sa fille Nausicaä en l’honneur de l’héroïne du film de Miyazaki.

En littérature japonaise, il dit aimer le travail de plusieurs auteurs, dont Ryotaro Shiba, Yoshie Hotā et Sasuke Nakao[4].

Plusieurs des films de Miyazaki incorporent des éléments de mythologie japonaise, notamment dans Mon voisin Totoro, Pompoko, Princesse Mononoké et Le Voyage de Chihiro.


 Filmographie

 Animateur
1965 : Garibā no Uchū Ryokō (ガリバーの宇宙旅行)
1968 : Horus, prince du Soleil (太陽の王子ホルスの大冒険, Taiyo no oji: Horusu no daiboken) d’Isao Takahata, participation au design (comme tous les animateurs principaux de ce projet)
1969 : Le chat botté (長靴をはいた猫) de Kimio Yabuki
1969 : Le Vaisseau fantôme volant (空飛ぶゆうれい船, Sora tobu yūreisen)
1971 : Les Joyeux pirates de l’île au Trésor (どうぶつ宝島) de Hiroshi Ikeda
1972 : Panda kopanda (パンダコパンダ, Panda kopanda)
1973 : Panda et Petit panda, le cirque sous la pluie (パンダコパンダ 雨ふりサーカスの巻, Panda kopanda, amefuri sakasu no maki)

 Réalisateur
1978 : Conan, le fils du futur - (未来少年コナン, Mirai shōnen Conan) - série TV
1979 : Lupin III : Le château de Cagliostro - (ルパン三世カリオストロの城, Rupan sansei: Kariosutoro no shiro)
1984 : Sherlock Holmes 6 premiers épisodes
1984 : Nausicaä de la vallée du vent - (風の谷のナウシカ, Kaze no tani no Naushika)
1986 : Laputa - Le Château dans le ciel - (天空の城ラピュタ, Tenku no shiro Rapyuta)
1988 : Mon voisin Totoro - (となりのトトロ, Tonari no Totoro)
1989 : Kiki la petite sorcière - (魔女の宅急便, Majo no takkyūbin)
1992 : Porco Rosso - (紅の豚, Kurenai no buta)
1995 : On Your Mark (Vidéo-clip)
1997 : Princesse Mononoké - (もののけ姫, Mononoke Hime)
2001 : Le Voyage de Chihiro - (千と千尋の神隠し, Sen to Chihiro no kamikakushi)
2004 : Le Château ambulant - (ハウルの動く城, Hauru no ugoku shiro)
2008 : Ponyo sur la falaise, près de la mer - (崖の上のポニョ, Gake no ue no Ponyo)

 Superviseur
1984 : Sherlock Holmes

 Producteur
2002 : Le Royaume des chats d’Hiroyuki Morita

 Scénariste
1995 : Si tu tends l'oreille (耳をすませば, Mimi wo sumaseba) d’Yoshifumi Kondō

 Palmarès
4 Prix Mainichi Noburō Ōfuji:
1979 pour Le Château de Cagliostro
1984 pour Nausicaä de la vallée du vent
1986 pour Le Château dans le ciel
1988 pour Mon voisin Totoro
5 Grand Prix de l'animation Mainichi:
1989 pour Kiki la petite sorcière
1992 pour Porco Rosso
1994 pour Pompoko (idée et production uniquement)
1997 pour Princesse Mononoké
2001 pour Le Voyage de Chihiro
1 Ours d'or du meilleur film du Festival de Berlin:
2002 pour Le Voyage de Chihiro
1 Oscar du cinéma (meilleur film d'animation):
2003 pour Le Voyage de Chihiro

 Livres
1969-1970 : Le Peuple du désert (砂漠の民 - Sabaku no tami) (manga)
Le voyage de Shuna (シュナの旅 - Shuna no tabi) (livre illustré).
1982-1992 : Nausicaä de la vallée du vent (風の谷のナウシカ, Kaze no tani no Naushika) (manga)
Miyazaki Hayao no Zassō nōto (雑想ノート, édité en anglais sous le titre The Notebook of Various Images)
L'Époque du bateau volant (飛行艇時代, The Age of the Flying Boat, à la base du film d'animation Porco Rosso)
1999 : Des tigres couverts de boue (Doromamire no tora), le manga raconte les exploits du lieutenant Otto Carius, le célèbre conducteur de tank allemand et de son Tigre pendant la campagne d'Estonie contre l'armée soviétique.
2006 (octobre) : A Trip to Tynemouth (publié au Japon ; basé sur les contes pour jeunes de Robert Westall, qui grandit en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale)

 
Walt Disney

Walt Disney
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, RechercherWalter Elias Disney dit Walt (né le 5 décembre 1901 à Chicago, Illinois - mort le 15 décembre 1966, à Los Angeles, Californie) est connu comme producteur, réalisateur, scénariste, acteur et animateur américain (d'origine irlandaise) de dessins animés. Il fonda en 1923 la société Walt Disney Company et devint petit à petit l'un des producteurs de films les plus célèbres. Walt Disney est aussi le créateur du premier « parc à thèmes », inventant le concept.

Walt Disney est également connu pour avoir été un conteur d'histoire, et une vedette de télévision. Lui et son équipe ont créé un bon nombre des personnages animés les plus connus au monde, dont l'un est considéré suite à une interprétation romantique de plusieurs journalistes comme son alter ego : Mickey Mouse.

Walter Elias Disney
 
Walt Disney

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Naissance 5 décembre 1901
Chicago, Illinois
Nationalité  États-Unis
Mort 15 décembre 1966
Los Angeles, Californie
Profession(s) Animateur, scénariste, producteur, acteur,
présentateur de télévision, Imagineer,
homme d'affaire
Films notables Voir texte
Conjoint(e) Lillian Bounds
Récompense(s) 26 oscars dont 4 d'honneur
 Biographie

 1901-1919 : Enfance

 Naissance et déménagements
La Famille Disney
Arundel E. Disney & Maria Swan

Robert Disney
 
Kepple Disney & Mary Richardson
 
Elias Disney & Flora Call
 
Herbert A. Disney
Raymond A. Disney
Roy O. Disney & Edna Francis
Walter E. Disney & Lillian Bounds
Ruth F Disney
 
Roy Edward Disney & Patricia Ann Dailey
Diane Marie Disney & Ronald William Miller
Sharon Mae Disney
 
Walt Disney est né à Chicago le 5 décembre 1901, c'est le quatrième fils d'Elias Disney et Flora Call. Il portait en deuxième prénom celui de son père, et en premier, celui d'un proche ami de son père : Walter Parr, un prêtre de l'église St Paul Congregational. Walt est baptisé le 8 juin 1902 dans l'église du révérend Parr et par celui-ci. En décembre 1903 naît la sœur de Walt, Ruth Flora Disney. La famille vit à l'époque sur Tripp Avenue et des revenus de l'entreprise du bâtiment d'Elias. Elias exerce principalement le métier de charpentier depuis qu'il a travaillé en 1893 sur les chantiers de la World Columbian Exposition. Le nom Disney aurait pour origine une anglicisation du nom D'Isigny, qu'auraient porté deux soldats normands Hughes d'Isigny et son fils Robert partis à la conquête de l'Angleterre aux côtés de Guillaume le Conquérant, et restés dans le pays après la victoire de 1066. Une branche de la famille Disney émigre en Irlande au XVIIe siècle. Plus tard, Arundel Elias Disney, arrière grand-père de Walt, son frère Robert et leurs familles s'embarquent en 1834 à destination de l'Amérique du Nord. Ils arrivent à New York le 3 octobre 1834. Robert s'installe dans une ferme du Midwest tandis qu'Arundel décide de s'établir à Goderich Township dans le Comté d'Huron, province de l'Ontario au Canada.

En 1906, en raison d'une crise dans le bâtiment, Elias ne peut plus mener son entreprise de construction. La famille de Walt déménage dans une ferme de 20 ha à Marceline, au Missouri, acquise pour 3 000 dollars et proche de celle de l'oncle Robert. Walt doit attendre l'âge de huit ans pour rejoindre les bancs de l'école primaire de Marceline afin d'y aller en même temps que sa sœur, d'un an sa cadette. Elias tombe malade et ne peut plus assumer les travaux de ferme. Il décide alors de vendre la propriété en 1909. La famille doit vivre dans une maison louée jusqu'en 1910. Elle déménage alors à Kansas City afin de retrouver les frères aînés de Walt, Herbert et Raymond. Walt est alors âgé de neuf ans et découvre une ville très active loin de la campagne qu'il idéalisera petit à petit. Il découvre aussi les parcs d'attractions à travers le jardin Fairmont installé à deux pâtés de maisons.

Walt et son frère Roy travaillent durant leur temps libre dans l'entreprise paternelle de diffusion de journaux afin d'arrondir les fins de mois de la famille. Selon les archives de l'école publique régionale de Kansas City, Walt Disney suit les cours de l'école secondaire de Benton à partir de 1911, et il obtient son diplôme le 8 juin 1917. En septembre 1917, la famille retourne à Chicago. Walt Disney est inscrit à la William McKinley High School et en parallèle dans une des classes du Chicago Art Institute où il apprend les rudiments du dessin. Alors qu'il rentre avec sa sœur au collège, Roy doit, lui, travailler, à la ferme de l'oncle Robert puis dans une banque pour subvenir aux besoins de sa famille. Walt trouve à l'époque deux petits emplois : remplaçant facteur et portier en uniforme à la station de métro aérien de la 35e rue.


 La Première Guerre mondiale
Walt Disney devant le camion de la Croix-Rouge qu'il avait décoréEn 1917, alors que la Première Guerre mondiale fait rage en Europe, Elias décide d'acheter une fabrique de gelée à Chicago. Walt préfère rester à Kansas City avec son frère Roy. Il semble que ce soit durant cet été de 1917, grâce à Roy et son oncle Michael Martin, ingénieur dans les chemins de fer, que Walt trouve un travail de vendeur dans les trains ce qui lui permet de « voir du pays ». Il occupe un poste de vendeur à bord des trains de la Missouri Pacific Railroad et, vêtu d'un uniforme de la compagnie, propose aux voyageurs des journaux, des bonbons, des fruits et des sodas. Dave Smith et Steven Clack pensent que c'est à cette époque qu'il se découvre une passion pour les trains à vapeur.

À l'automne, il rejoint sa famille à Chicago à la faveur d'une mutation. Il entre ensuite au lycée McKinley où il illustre le magazine des élèves intitulé The Voices. Durant l'été, il distribue des journaux et du courrier pour la poste et sort avec des filles le soir au cinéma. Un sujet l'obsède : « gagner la guerre »[11]. Walt quitte alors l'école à l'âge de seize ans et s'engage dans l'armée en tant que conducteur volontaire d'ambulance. N'ayant pas l'âge requis, il falsifie son passeport avec l'aide d'un ami pour porter sa date de naissance à 1900. Il est incorporé à la division des ambulances de la Croix-Rouge américaine en France. Il fait son entrée dans la Première Guerre mondiale, le lendemain de l'armistice, le 12 novembre 1918, d'abord installé près de Saint-Cyr-l'École, il est affecté à un camp de la Croix-Rouge à Neufchâteau, nœud ferroviaire situé dans les Vosges. Il reste en France jusqu'en 1919. Walt retrouve sa famille à l'automne, à Chicago puis rejoint son frère Roy, démobilisé de la Navy, à Kansas City.


 1920-1937 : Premières années d'animation

 Les studios d'animation de Kansas City
A son retour aux États-Unis, Disney cherche un emploi. Comme il a toujours voulu réaliser des films il postule pour de nombreux emplois dont un auprès de Charlie Chaplin. Il obtient un premier travail au « Pesman-Rubin Commercial Art Studio » pour 50 dollars par mois. Il y réalise la couverture du programme hebdomadaire du Newman Theatre.

Lors de ce premier engagement, il rencontre un jeune animateur de son âge, Ubbe Ert Iwerks (qui changera plus tard son nom en Ub Iwerks) avec lequel il fonde, en janvier 1920 la société « Iwerks-Disney Commercial Artists ». La société périclite mais le duo est bientôt engagé par la « Kansas City Film Ad Company » (société de film publicitaire de Kansas City) suite à une offre d'emploi dans le Kansas City Star et travaille sur des animations publicitaires primitives pour les cinémas locaux .

Les animations publicitaires ne suffisent plus à satisfaire Walt ; pendant ses loisirs, il commence à créer ses propres films qu'il vend à la « Newman Theater Company ». Ces films d'une minute, appelés Newman Laugh-O-Grams, parfois critiques, traitent des problèmes locaux et, pour cette raison, plaisent au public.

Le 23 mai 1922, Disney lance Laugh-O-Gram, Inc., qui produit des courts-métrages animés basés sur les contes de fées populaires et des histoires pour enfants. Parmi ses employés, on retrouve Iwerks, Hugh Harman, Rudolf Ising, Carmen Maxwell et Friz Freleng. Les productions de la jeune société sont bien accueillies dans la région de Kansas City, mais les coûts dépassent les revenus. Une société locale baptisée Pictorial Club leur propose un contrat de onze mille dollars pour quelques films. Après avoir réalisé plusieurs films, Disney et son équipe ne sont pas payés par leur partenaire, en raison d'une faillite.

Après un dernier court-métrage, le film en animation et prise de vue réelle Alice's Wonderland, le studio dépose le bilan en juillet 1923. Roy Oliver, un frère de Walt invite ce dernier à venir à Hollywood. Disney travaille alors comme photographe freelance et réussit à rassembler assez d'argent pour acheter un aller simple en train pour la Californie et emmène avec lui Alice’s Wonderland qui vient d'être achevé, laissant derrière lui son équipe. Christopher Finch rapporte qu'il serait parti avec seulement 40 dollars en poche et qu'il aurait promis à l'équipe de les aider à venir en Californie..


 Alice Comedies : Contrat et nouveau studio en Californie
À Hollywood, Disney monte une « affaire » d'animation avec son frère Roy. Ainsi débutent les Disney Brothers Studio dans le garage de leur oncle Robert. Ils obtiennent un contrat de distribution avec Margaret Winkler, distributeur de droits de New York, fiancée de Charles Mintz. Winkler et Mintz distribuent déjà la série Félix le Chat. Virginia Davis, la vedette des prises de vue réelle d'Alice’s Wonderland, est « extirpée » du Kansas, ainsi qu'Ub Iwerks à la demande de Mintz et Winkler. Le 16 octobre 1923 Disney signe avec eux un contrat pour réaliser douze films.

Le 6 juillet 1925, Walt verse un acompte de 400 dollars pour acheter un terrain au 2719 Hyperion Avenue afin d'accueillir tous les animateurs. Peu de temps après le 13 juillet 1925, Lillian Bounds, une des employées du studio travaillant comme peintre intervalliste et secrétaire, devient la femme de Walt Disney. Leur idylle aurait débuté parce que Walt ramenait souvent la jeune femme le soir avec sa voiture. Les jeunes mariés font une courte lune de miel au Mont Rainier et à Seattle .

Les Alice Comedies rencontrent un succès raisonnable. En raison d'un chèque impayé, les parents de Virginia Davis la retirent de la série Alice. Elle est alors remplacée par Dawn O'Day puis par Margie Gay.

En 1926, les Disney Brothers Studio sont rebaptisés Walt Disney Studio. Lois Hardwick assume aussi brièvement le rôle d'Alice. Jusqu'à la fin de la série en 1927, les sujets sont davantage centrés sur les personnages animés, en particulier un chat nommé Julius qui évoque Félix le Chat, plutôt que sur le personnage d'Alice. La série se rapproche de plus en plus des autres productions sans prises de vue réelle.


 Oswald le lapin chanceux
En 1927, Charles Mintz se marie à Margaret Winkler et prend le contrôle de la société de sa femme. Il décide de mettre en production une nouvelle série de dessins animés qui serait distribuée par Universal Pictures. La nouvelle série, Oswald le lapin chanceux (Oswald the Lucky Rabbit), est un succès relatif, et le personnage d'Oswald devient une icône populaire. Les studios Disney s'agrandissent, et Walt embauche Harman, Ising, Maxwell et Freleng venus de Kansas City.

En février 1928, Disney se rend à New York pour négocier une part de revenus plus importante pour chaque film avec Mintz. Mais il est abasourdi quand l'homme d'affaire lui annonce que non seulement il réduit sa part, mais qu'en plus il prend sous contrat la plupart de ses principaux animateurs, dont Harman, Ising, Maxwell et Freleng. Mintz menace Disney de créer son propre studio s'il n'accepte pas de réduire ses coûts de production. En outre, c'est Universal, et non pas Disney, qui détient grâce au précédent contrat, la marque commerciale sur Oswald le Lapin, ce qui signifie qu'il peut très bien se passer de lui pour faire ces films.

Disney refuse et perd la majeure partie de son équipe d'animation. Lui, Iwerks et quelques fidèles commencent alors à travailler secrètement sur un nouveau personnage pour remplacer Oswald le Lapin. Walt n'oubliera jamais ce revers et prendra à l'avenir soin d'assurer ses droits d'auteur sur chaque création. Le nom Walt Disney Productions est adopté cette même année 1928.

Les animateurs qui quittèrent Disney devinrent le noyau dur des studios Winkler, dirigés par Mintz et son beau-frère George Winkler. Plus tard, les studios Winkler disparurent après qu'Universal décida de faire produire les dessins animés d'Oswald le Lapin par une division interne dirigée par Walter Lantz. Mintz concentra son attention sur les studios produisant les films de Krazy Kat, qui devint plus tard Screen Gems. Harman, Ising, Maxwell et Freleng décidèrent de suivre leur propre voie et formèrent Arabian Nights Cartoon Studio puis Harman-Ising Studio. Ils vendirent un personnage ressemblant à Oswald le Lapin nommé Bosko à Leon Schlesinger et à la Warner Bros.. Puis ils commencèrent à travailler sur les premiers épisodes de la série Looney Tunes.

La Walt Disney Company a récupéré les droits sur Oswald le lapin chanceux suite à un accord obtenu le 13 février 2006 lors du départ d'un commentateur sportif d'ESPN pour la chaîne NBC, affiliée à Universal.

 La création de Mickey Mouse
La petite histoire voudrait que Walt dessine, dans le train le ramenant de New York à Los Angeles, un personnage reprenant le graphisme d'Oswald, sans les oreilles pendantes, avec des oreilles rondes et une simple queue d'un coup de crayon et donc plus facile à dessiner. Plus tard, il réalise un personnage proche d'une souris. Ub Iwerks, quant à lui, aurait simplement retravaillé le dessin pour aboutir à celui que l'on connaît. Il semble cependant que ce soit Ub qui ait développé l'apparence du personnage tandis que Walt Disney se serait contenté d'insuffler son caractère. Le personnage est baptisé Mortimer Mouse avant d'être rebaptisé Mickey Mouse par Lillian Disney. Le personnage fait ses débuts dans un court métrage nommé Plane Crazy, qui est comme toutes les précédentes œuvres de Disney, un film muet. Après avoir échoué dans la recherche d'un distributeur intéressé par Plane Crazy ou sa suite, The Gallopin' Gaucho, Disney remarque que ces films manquent d'une chose.
L'automne précédent, 1927, Warner Bros a sorti un film révolutionnaire, Le Chanteur de Jazz, le cinéma avait cessé d'être muet. Disney lance la création d'un dessin animé de Mickey, avec du son, intitulé Steamboat Willie. Disney doit vendre sa voiture afin d'obtenir l'argent nécessaire à son film. Un homme d'affaire nommé Pat Powers fournit à Disney la distribution et le Cinephone, un système de synchronisation sonore obtenu par contrebande. Le 18 novembre 1928 au Colony Theater de New York, Steamboat Willie est projeté au public, c'est le premier dessin animé avec son synchronisé. Cette date marque la naissance de Mickey Mouse mais aussi de Minnie Mouse et Pat Hibulaire. Steamboat Willie devient un succès. Plane Crazy et The Gallopin' Gaucho ressortent avec du son et tous les dessins animés suivants de Mickey sont accompagnés d'une bande sonore. Disney lui-même fournit les effets vocaux des premiers dessins animés. Il est aussi la voix anglaise de Mickey Mouse jusqu'en 1947. Afin de ne plus avoir de problème avec les distributeurs, Walt dépose plusieurs marques pour Mickey Mouse dont le dessin  et le logotype visible dans les films (dès le 21 mai 1928).


 Les Silly Symphonies
En 1929, fort du succès de la série Mickey Mouse, Walt décide de produire une nouvelle série. Après le recrutement du compositeur Carl Stalling ancienne connaissance de Kansas City, de par son influence, le thème des courts métrages change pour devenir des dessins animés musicaux qui s'appelent Silly Symphonies[32]. Cette série débute avec la Danse macabre (The Skeleton Dance) inspirée du morceau de Camille Saint-Saëns. La même année Disney autorise l'utilisation de ses créations, principalement Mickey pour des produits dérivés dont des bloc-notes. Walt Disney Entreprises est créée afin de gérer les produits dérivés. Bien que les deux séries connaissent un grand succès, les studios Disney ne voient pas augmenter leur part des profits récoltés par Pat Powers avec la série Mickey Mouse, les Silly Symphonies étant distribuée par Columbia Pictures. C'est la production d'une seconde série de court métrage qui différencie Walt Disney de ses concurrents de l'époque, de plus elle ouvre de nombreuses possibilités scénaristiques.

En 1930, Disney abandonne le distributeur Powers et signe un nouveau contrat de distribution avec Columbia Pictures pour les Mickey Mouse. Walt engage Charlotte Clark une jeune femme de Burbank qui vient de réaliser une poupée de Mickey que Walt trouve très réussie. La poupée est réalisée en série et présentée à chaque événement promotionnel[34]. En même temps, Ub Iwerks quitte les studios après avoir été tenté par un contrat d'exclusivité avec Powers. Ce dernier pense que le succès des studios est dû en grande partie au talent de Iwerks.
Iwerks prend la tête du Iwerks Studio financé par Powers et rencontre un succès mitigé. Après un passage chez Columbia Pictures, il retournera chez Disney en 1940 dans le département recherche et développement des studios. Il sera dans ce service l'un des pionniers d'un grand nombre de processus cinématographiques et de technologies spécialisées d'animation.
À la fin de l'année 1930, le personnage de Mickey devient une star internationale sous le nom, entre autres, de « Topolino » en Italie et « Miki Kuchi » au Japon.

En 1931, Mickey apparaît dans douze films, produits par une équipe de plus de quarante animateurs, dont Le Chasseur d'élan (The Moose Hunt) où Pluto adopte son nom définitif. Quant aux Silly Symphonies, on découvre dans La Petite Poule avisée (The Little Hen), l'ébauche du futur Donald Duck. Toutefois chaque court-métrage de 8 minutes réalisé par les studios Disney coûte 13 000 dollars alors que les autres studios dépassent rarement des budgets de 2 500 dollars..

En 1932, Mickey Mouse devient le personnage le plus populaire de dessin animé à l'écran et de nombreux studios concurrents tels que Van Beuren et Screen Gems créent des clones de Mickey Mouse dans l'espoir de surfer sur la vague du succès de Disney.

Après être passé de Columbia à United Artists en 1932, Walt commence à produire les Silly Symphonies avec le tout nouveau procédé Technicolor, qui permet d'utiliser tout le spectre de l'arc-en-ciel transformant les publicités d'alors en monde coloré. Le premier dessin animé en couleur est la Silly Symphony, Des arbres et des fleurs (Flowers and Trees) qui venait juste d'être terminée mais en noir et blanc. Disney négocie avec Technicolor une exclusivité de deux ans sur son procédé de couleur afin de pouvoir, espère-t-il, rentrer dans ses frais, très élevés en raison du coût exorbitant de ses productions, encore décuplé par le nouveau procédé.

Des Arbres et des Fleurs gagne le premier Oscar de l'Academy Award pour le Meilleur court métrage sujet : Dessins Animés en 1932. La même année, Disney reçoit un autre Oscar honorifique pour la création de Mickey Mouse, dont la série passera en couleur seulement en 1935. Au niveau sonore, la Parade des nominés aux Oscars 1932 (18 novembre 1932) est le premier court métrage de Disney à utiliser le système RCA Photophone, suivi par L'Atelier du Père Noël (10 décembre 1932, première Silly Symphony) et Building a Building (7 janvier 1933, premier Mickey Mouse).

Disney lance rapidement d'autres séries autour des personnages de Donald Duck, Dingo ou Pluto. Il autorise sous la direction de Kay Kamen, un vendeur émérite, la vente de nombreux produits dérivés dont les bandes dessinées sur Mickey qui deviennent des pleines pages puis des petits journaux, le premier journal de Mickey apparaît en Italie à la fin de 1932.


 Walt, le sport et ses filles
À partir de 1930, Walt multiplie les réussites, cinématographiques et commerciales, mais la nécessité de recourir à de nouvelles techniques ne permet pas de résorber les dettes contractées par Walt et Roy Oliver. Il faut rappeler que les studios ont dû s'agrandir de 150 à 2000 m² entre 1927 et 1931.

Walt fait une dépression en 1931 et sur le conseil d'un médecin, il part en voyage avec Lilly, sa femme. Il revient reposé après avoir visité Washington et fait une croisière passant par La Havane et le Canal de Panama. À son retour il s'inscrit à l'Athletic Club d'Hollywood où il pratique l'équitation et le golf. En 1932, il pousse ses collaborateurs à jouer au base-ball et certains le suivent dans sa passion, le polo.

Co-créateur et producteur de Mickey, Disney est aussi célèbre que son fameux personnage de souris, mais sa vie privée est en revanche moins connue. Un de ses plus grands espoirs est de donner vie à un enfant, un garçon si possible, comme son frère Roy Oliver et sa femme Edna qui donnent naissance le 10 janvier 1930 à Roy Edward Disney. Lillian accouche finalement d'une fille, Diane Marie Disney, le 19 décembre 1933 et le couple prend la décision d'en adopter une seconde, Sharon Mae Disney, née le 21 décembre 1936.

Les studios continuent à produire à un rythme effréné des courts métrages, la série Mickey Mouse et les Silly Symphonies sont deux des séries les plus connues du cinéma. Les revenus de ses séries restent juste satisfaisants pour Disney. Il peut faire tourner les studios mais sans générer de réels bénéfices.


 À partir de 1934, changement de format 
 
Une reproduction de caméra multiplane par un amateur d'animation.Afin de rendre ses studios bénéficiaires, Walt décide de produire un long métrage d'animation et un soir de 1934, il visionne avec ses animateurs un film muet de 1919 qu'il a vu dans son enfance : Blanche-Neige avec Maguerite Clark. Son long métrage sera basé sur cette histoire. L'industrie du cinéma a bientôt vent du projet de Disney. Ses concurrents ne tardent pas à prédire la faillite à ce qu'ils appellent la « Folie de Disney ». Lillian et Roy, tous les deux, essayent d'amener Walt à renoncer à son projet, mais celui-ci persiste à travailler dessus.

Entre 1934 et 1937, Les studios Disney utilisent principalement les Silly Symphonies pour tester les techniques nécessaires à Blanche-Neige[44]. Les expérimentations portent sur l'animation réaliste des êtres humains, l'animation de personnages distincts, les effets spéciaux, et l'utilisation de procédés spécialisés et particuliers pour l'animation. Ainsi Le Vieux Moulin (The Old Mill) est le premier film réalisé avec la caméra multiplane inventée par Bill Garity[45], technicien des studios Disney et qui permet de donner un vrai effet de profondeur aux dessins animés. Ce sont surtout les équipes normalement attelées aux Silly Symphonies qui travaillent sur Blanche-Neige ce qui les oblige à consacrer moins de temps à la série. De fait, elle ne tarde pas à disparaître.

Afin d'aider ses animateurs, Walt lance plusieurs projets internes aux studios.
A partir de 1931, Ben Sharpsteen et David Hand deviennent les responsables d'équipes d'apprentis principalement sur les Silly Symphonies et sont concernés à ce titre comme les premiers formateurs des animateurs des studios Disney. Cela permet de former les nombreux animateurs récemment engagés. Voyant que certains se réunissent chez les plus expérimentés d'entre eux pour se perfectionner, Walt engage en 1932 un professeur de dessin du Chouinard Art Institute, Don Graham, qui va superviser le soir des séances internes de formation et d'entraînement pour les membres des studios.
En parallèle, Walt regroupe de nombreuses œuvres littéraires et des dessins de tous horizons au sein de la Disney Animation Library. Durant l'été 1935, un voyage en Europe permet d'acheter 350 livres supplémentaires d'auteurs européens, élargissant les sources d'inspiration. Ces développements et formations permettent d'élever la qualité des studios et de donner au long métrage la qualité voulue par Walt.

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 1937-1954 : Les longs métrages

 La « Folie de Disney » : Blanche-Neige et les Sept Nains 
 
Les sept nains
Walt Disney en 1938Blanche-Neige et les Sept Nains, tel est le nom du film en pleine production de 1935 à l'été 1937, quand les studios tombent à court d'argent. Afin de trouver des fonds pour le terminer, Disney doit présenter un extrait non finalisé du film aux responsables financiers de la Bank of America. L'argent est obtenu. Le film terminé est présenté pour sa première au Carthay Circle Theater d'Hollywood le 21 décembre 1937. À la fin de la représentation, le public donne à Blanche-Neige et les Sept Nains une « standing ovation ».

Le premier film long métrage animé (en anglais) et en Technicolor, Blanche-Neige est diffusé en février 1938 sous le nouveau contrat de distribution avec la RKO Radio Pictures. Le film devient le plus rentable de l'année 1938 et rapporte plus de huit millions de dollars de l'époque (aujourd'hui 98 millions $ US) lors de sa diffusion initiale.

Le succès de Blanche-Neige permet à Disney de construire un nouveau complexe bâti sous la forme d'un campus, pour les Walt Disney Studios à Burbank. Ils ouvrent le 24 décembre 1939. Les anciens studios d'Hyperion Avenue sont vendus puis détruits pour devenir un supermarché. L'équipe d'animation qui vient juste d'achever Pinocchio, poursuit le travail sur Fantasia et Bambi, tandis que les équipes de courts-métrages travaillent sur les séries de Mickey Mouse, Donald Duck, Dingo et Pluto, ainsi que les dernières Silly Symphonies.


 Les temps de guerre et la tournée en Amérique latine
Pinocchio et Fantasia succèdent à Blanche-Neige dans les cinémas en 1940. Tous deux sont des déceptions financières (Pinocchio a coûté deux fois plus cher à produire que Blanche-Neige). La sortie de Pinocchio, le 7 février à New York, est très bien accueillie par le public. Néanmoins, la guerre en Europe et les pressions financières sur le marché américain ne permettent pas de dégager suffisamment de bénéfices. Fantasia sort, lui, le 13 novembre 1940 au Colony Theater de Broadway. Il permet surtout au travail des studios Disney d'obtenir une reconnaissance artistique, souvent qualifié de chefs-d'œuvre du studio.

En 1941, Disney est approché par le département d'État, supervisé par Nelson Rockefeller, dans le but de représenter les États-Unis en Amérique latine et de « lutter contre le nazisme ». Disney n'apprécie pas vraiment qu'on lui demande de faire un voyage diplomatique, d'aller serrer des mains même pour une bonne cause. Il accepte pourtant. Cette mission sera l'occasion de maintenir l'activité de ses artistes et découvrir de nouvelles sources d'inspiration.

Pour satisfaire la curiosité du public, Disney produit Le Dragon récalcitrant (Reluctant Dragon) sur les coulisses de ses films d'animation. Il s'agit d'un documentaire mêlant images réelles et dessins animés. C'est encore là, l'occasion de fournir du travail à ses équipes aux États-Unis. En 1941, Disney décide de participer à l'effort de guerre. En association avec Lockheed Martin, les studios réalisent un dessin animé sur les méthodes de rivetages des avions à destination des nouveaux employés des usines. C'est Four Methods of Flush Rivetting qui est resté pendant longtemps classé top secret. La popularité des studios ne cesse de croître, de nombreux régiments ou escadrilles américains demandent aux studios de leur produire des personnages Disney qui serviront notamment à décorer la carlingue des avions.

Le film Dumbo, peu coûteux, est produit dans l'objectif d'être vite rentabilisé. Durant la production de ce nouveau film, la plupart des membres de l'équipe d'animation présentent des revendications sur leurs conditions de travail et entament la première grève des studios. En dépit de ces difficultés, la production est menée à son terme, la sortie du film a lieu en octobre 1941. Dumbo est un succès, mais les États-Unis entrent dans la Seconde Guerre mondiale. L'armée américaine réquisitionne la plupart des bâtiments des studios Disney et demande aux équipes de créer des films d'entraînement et d'instruction pour les militaires, aussi bien que des films de propagande tels que Der Fuehrer's Face ou le long métrage Victory Through Air Power, tous deux sortis en 1943. Pour autant, les films militaires rapportent peu, et Bambi n'obtient pas les résultats escomptés quand il sort en avril 1942.

Disney revoit sa stratégie commerciale. Il ressort avec succès Blanche-Neige en 1944, établissant une tradition de réédition, tous les sept ans, des films Disney aux États-Unis. Il réalise des compilations de courts-métrages. Les plus notables sont celles issues de la tournée en Amérique latine, Saludos Amigos (1942), sa suite Les Trois Caballeros (1945) ainsi que Mélodie du Sud (le premier film Disney contenant de vrais acteurs, sorti en 1946). On peut aussi ajouter Danny le petit mouton noir en 1947 et Le Crapaud et le Maître d'école (1949). Ce dernier contient seulement deux parties : la première basée sur la Légende de Sleepy Hollow par Washington Irving et la seconde, intitulé La Mare aux grenouilles, basée sur un extrait du Vent dans les saules de Kenneth Grahame.

À la fin des années 1940, la firme retrouve assez d'argent et d'animateurs pour continuer la production de longs métrages tels que Alice au pays des merveilles ou encore Peter Pan, interrompu durant les années de guerre. Les studios entament le travail de Cendrillon ainsi qu'une série de documentaires animaliers, intitulée True Life Adventures (premier sorti en 1948), dont un épisode, L'Île aux phoques (On Seal Island), a été inspiré à Walt lors d'un voyage en août 1948 en Alaska.


 La Commission des activités antiaméricaines
En 1947, durant les sombres premières années de la Guerre froide, Walt Disney témoigne devant la « Chambre du Comité des Activités Non-Américaines ». A cette occasion[60], il dénonce trois de ses anciens employés auxquels il prête des opinions communistes : Herbert Sorrell, David Hilberman et William Pomerance. L'accusation est grave dans le contexte tendu de l'après-guerre. Ce simulacre de procès est annonciateur du maccarthisme qui, quelques années plus tard, marquera très profondément la conscience américaine.. Walt Disney profite de son témoignage pour s'enorgueillir de vertus patriotiques et se donner l'image d'un Américain irréprochable (son studio a participé, notamment par le biais de la propagande, à l'effort de guerre) ; cela donne davantage de poids à sa parole et lui vaut les félicitations du juge qui l'auditionne.

Les trois hommes mis en cause, tous trois syndicalistes, démentiront plus tard les propos de leur ancien patron. Il semble surtout que ce témoignage à charge soit la conséquence de leur rôle dans les grèves de 1941 qui ont affecté les studios (certains biographes de Disney, dont Dave Smith[52], pensent précisément que le témoignage de Disney est animé par un fort ressentiment qui date de cet épisode). Ce chapitre de la vie de Disney sera la source de plusieurs rumeurs ou exagérations le concernant.


 La fin du premier âge d'or
Entre 1949 et 1955, de nombreux changements surviennent pour le studio et l'entreprise Disney en général.

Les produits dérivés vendus par Kay Kermen sont en pleine expansion mais Kermen meurt dans un accident d'avion en 1949. Walt Disney décide de créer une division en interne pour la gestion des produits dérivés, Walt Disney Enterprises. De même que la Walt Disney Music Company est fondée le 1er octobre.

En 1950, Disney lance un long métrage après les quelques films composites (assemblage de moyens métrages) : Cendrillon. Ce film est suivi en 1951 par Alice au Pays des Merveilles et en 1953 par Peter Pan.

Les studios Disney, avec certaines séquences des films produits durant la guerre dont les composites et la série de Walt Disney s'aperçoivent qu'ils peuvent produire des films en prises de vue réelle. En 1950, l'Île au trésor (Treasure Island) devient le premier film d'action entièrement tourné en prises de vues réelles et rapidement suivi par des succès tels que 20 000 lieues sous les mers (en Cinémascope, 1954), The Shaggy Dog (1959), et À nous quatre (1960).

Les Walt Disney Studios sont parmi les premiers à prendre toute la mesure du potentiel du tout nouveau média qu'est alors la télévision. À la demande de Coca-Cola, ils produisent leur première émission Une heure dans le monde merveilleux (One Hour in Wonderland), diffusée pour Noël en 1950.

En 1955, ils entament la première série télévisuelle quotidienne du studio, le populaire Mickey Mouse Club, qui continuera dans de nombreuses versions jusqu'aux années 1990.

Walt Disney présente lui-même une série hebdomadaire d'anthologie sur ABC nommée Disneyland d'après le nom du parc. Dans cette émission il montre des extraits des productions Disney précédentes, fait faire le tour des studios, et familiarise le public avec le parc Disneyland qui est en construction à Anaheim en Californie. Après 1955, l'émission télévisuelle est connue sous le nom de Walt Disney Presents, et quand le noir et blanc cède la place à la couleur en 1961, le nom change en Le Monde Merveilleux en couleur de Walt Disney pour évoluer vers ce qui est connu aujourd'hui sous le nom Le Monde Merveilleux de Disney. Elle continue à être diffusée sur ABC en 2005.

Comme le studio s'élargit et se diversifie dans d'autres médias, Disney accorde de moins en moins d'attention au département d'animation, abandonnant la plupart des activités aux animateurs clés, qu'il surnomme Les Neuf Sages.

La production de courts métrages conserve son rythme jusqu'en 1956, date à laquelle la société liquide la division concernée. Les projets spéciaux de courts métrages continuent à être produits pour le reste de la durée des studios de façon irrégulière. Ces productions sont toutes distribuées par la nouvelle filiale de Disney, Buena Vista Distribution, qui assume ce rôle repris à RKO en 1955.


 1955-1966 : L'empire Disney
L'année 1955 est une date clé de la vie de Walt Disney. L'ouverture du parc Disneyland en 1955 change le statut de Walt Disney qui n'est plus seulement l'homme d'animation. Les Walt Disney Productions, société fondée par Walt et son frère Roy sont devenus un empire de média et réussissent dans quasiment tous les domaines où ils sont présents. Mais Walt est un homme aux multiples passions et depuis la fin de la guerre plusieurs projets le détournent de son métier d'origine, l'animation. Voici par ordre chronologique, quelques uns des projets qui occupent Walt durant les onze années précédant sa mort.


 Carolwood Pacific Railroad 
 Article détaillé : Carolwood Pacific Railroad.
En 1949, Disney et sa famille déménagent dans une nouvelle maison avec une grande parcelle de terrain dans le district d'Holmby Hills de Los Angeles. Disney peut assouvir une de ses passions : les miniatures ferroviaires. Avec l'aide de ses amis Ward Kimball et sa femme Betty, propriétaires de leur propre train dans leur jardin, Walt Disney conçoit les plans et construit un train miniature dans son jardin. Le nom du chemin de fer, Carolwood Pacific Railroad, provient de l'ancienne adresse de Walt située dans la rue Carolwood Drive. Il donne à la locomotive à vapeur construite par Roger E. Broggie, membre des studios Disney, le nom de Lilly Belle en honneur de sa femme. Cette réalisation préfigure sans doute la nouvelle orientation des studios Disney.


 Disneyland 
 Article détaillé : Disneyland.
 
Chateau de la Belle au Bois dormant le 5 mai 2005Dès la fin des années 1940, lors d'un voyage d'affaire à Chicago, Disney élabore l'esquisse d'un parc de loisirs au pied des studios où il prévoit que ses employés passent du temps avec leurs enfants. Le Parc Mickey comprend tout d'abord un jardin, une ville du Far West et un espace forain. Les idées qu'il développe deviennent un concept de plus grande envergure et prend le nom de Disneyland[64]. Le 27 mars 1952, le journal de Burbank annonce l'ouverture de Disneyland sur le terrain du studio mais les idées sorties de l'imagination de Walt sont trop nombreuses pour cet espace étroit. Walt crée une nouvelle filiale à sa société, appelée WED Entreprises, afin de développer et construire le parc. Cette filiale est constituée d'un petit groupe des employés des studios Disney qui rejoignent le projet de développement de Disneyland en tant qu'ingénieurs et planificateurs, et sont surnommés Imagineers.

Quand Walt présente son plan aux Imagineers, il dit « Je veux que Disneyland soit le plus merveilleux endroit de la terre, et qu'un train en fasse le tour » - le Carolwood Pacific Railroad qui remportait un vif succès auprès de ses filles avait inspiré à Disney l'idée d'inclure un chemin de fer dans ses plans pour Disneyland, le Disneyland Railroad.

Disneyland, l'un des premiers parcs à thème au monde, ouvre finalement le 17 juillet 1955 et devient rapidement un succès. Les visiteurs du monde entier viennent visiter Disneyland, qui comprend des attractions adaptées de nombreux films ou franchises à succès de Disney. De nombreuses attractions ouvrent régulièrement dans le parc depuis son ouverture.


 La suite du succès de l'entreprise Disney 
 
Walt Disney en 1954A partir du milieu des années 1950, Disney produit un grand nombre de films éducatifs sur le programme spatial américain avec la collaboration du concepteur de la fusée de la NASA Wernher von Braun : Man in Space et Man and the Moon en 1955, puis Mars and Beyond en 1957. Ces films attirent l'attention non seulement du public, mais aussi du programme spatial russe.

En 1957, Disney rencontre le créateur des Muppets, Jim Henson, et ils commencent à créer les premiers personnages des Muppets qui comportent de nombreuses similitudes avec Mickey Mouse, notablement Kermit la grenouille. Les personnages apparaissent avec l'intermède Muppet Magic dans The Ed Sullivan Show entre 1958 et 1962.

La fin des années 1950, voit se poursuivre les productions télévisées familiales dont Zorro diffusées sur ABC à partir de 1957[65] et le Mickey Mouse Club.

La société WED Entreprises est engagée en 1960 par le CIO pour organiser les cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux Olympiques d'hiver de 1960.

Au début des années 1960, l'empire Disney est un succès majeur, et Walt Disney Productions s'est établi comme le premier producteur au monde de divertissements familiaux. Après des décennies de tentatives, Disney se procure finalement les droits du livre de Pamela Lyndon Travers, à propos d'une nounou magique. Mary Poppins sort en 1964 et est le film de Disney des années 1960 le plus couronné de succès. De nombreuses personnes saluent la combinaison de films d'animation et de prises de vue réelles comme étant arrivée à son paroxysme.

La même année, Disney ouvre quatre attractions dans les pavillons de l'Exposition mondiale de New York 1964-1965, comprenant des Audio-Animatronics. Toutes les attractions sont plus tard intégrées à Disneyland. Elles confortent Disney dans l'idée que le projet d'un nouveau parc sur la côte est viable. L'homme avait déjà envisagé ce nouveau parc peu après l'ouverture de Disneyland.


 Le « Projet Floride » : Walt Disney World Resort 
 Article détaillé : Walt Disney World Resort.
 
Chateau de Cendrillon, au centre de Magic Kingdom, point de repère du parc Walt Disney World.En 1964, Walt Disney Productions commence discrètement à acheter des terrains dans le centre de la Floride, au sud-ouest d'Orlando dans une zone largement rurale de plantations d'oranges pour son mystérieux « Projet Floride. » La société acquiert plus de 11 000 ha (109 km²) de terrain sous le couvert de sociétés écrans, et fait modifier favorablement la législation de l'État afin de s'octroyer un contrôle quasi-gouvernemental sans précédent sur la zone. Le projet sera réellement développé à partir de 1966, avec la fondation du Reedy Creek Improvement District. Walt Disney et son frère Roy Oliver annoncent ensuite les plans de ce qui sera appelé plus tard « Walt Disney World Resort. »

Disney World doit comprendre une version plus large, plus élaborée de Disneyland qui sera appelée Magic Kingdom (Royaume Enchanté), il comprend aussi plusieurs parcours de golf et des hôtels. Le cœur de Disney World doit être l'Experimental Prototype City (or Community) of Tomorrow (EPCOT), ou Cité prototype expérimentale de demain. EPCOT est conçue comme une ville opérationnelle où les habitants peuvent vivre, travailler et interagir en utilisant des technologies expérimentales ou avancées pendant que des scientifiques développent et testent d'autres nouvelles technologies afin d'améliorer la vie et la santé de l'homme.


 Décès de Walt Disney
En parallèle Walt travaille sur le projet du Disney's Mineral King Ski Resort qu'il révèle à la presse le 19 septembre 1966. L'homme paraîtra pâle et fébrile lors de ce qui sera sa dernière conférence de presse.

L'investissement personnel de Walt Disney dans Disney World cesse en hiver 1966. Une tumeur cancéreuse est diagnostiquée durant l'été dans le poumon gauche de ce grand fumeur[67]. Il est suivi à l'hôpital St. Joseph situé juste de l'autre côté de la rue du complexe des Studios Disney. Pendant l'automne sa santé se détériore. Il est déclaré mort le 15 décembre 1966 vers 9 heures 30 (heure locale), soit deux semaines après avoir célébré son soixante cinquième anniversaire[68]. Roy Disney mène à bien le projet Floride, insistant pour que le nom devienne Walt Disney World en l'honneur de son frère. Malheureusement Roy O. Disney décède à son tour, trois mois après l'ouverture du Magic Kingdom le 20 décembre 1971[69].


 L'héritage laissé par Disney 
 
Timbre américain de 1968 à l'effigie de Walt DisneyWalt Disney a été immortalisé de nombreuses fois par ses émissions télévisées, ses projets mais aussi par une statue intitulée Partners et exposée dans plusieurs parcs Disney.


 Une marque déposée
Le nom Walt Disney est devenue une marque déposée, portant la référence 1141312 auprès de l'United States Patent and Trademark Office (USPTO). Elle est utilisée depuis le 19 janvier 1933 mais n'a été déposée par Walt Disney Productions qu'en 1979 et validée par l'USPTO le 11 novembre 1980. Mais un problème de droit survient ce qui oblige le 8 juillet 1981, Walt Disney Productions à acheter à la société Retlaw Enterprises, détenue par la famille Disney (sa veuve et ses 2 filles), les droits sur le nom « Disney » pour 46,2 millions de $.

D'après la désignation de la marque déposée auprès d'USPTO, le nom Walt Disney est considéré comme une marque standard de personnage (code 4)


 L'empire de loisirs et de média Disney 
 Article détaillé : The Walt Disney Company.
Aujourd'hui, les studios d'animation et production ainsi que les parcs à thèmes de Walt Disney se sont développés en une société multinationale, multimilliardaire, de télévision, cinéma, destination de vacances et autres médias qui porte son nom. La Walt Disney Company possède aujourd'hui entre autres, quatre complexes de vacances, onze parcs à thèmes, deux parcs aquatiques, trente-deux hôtels, huit studios de cinéma, six labels de disques, onze réseaux de télévision par câble et un réseau de télévision terrestre.

 


PDG de la Walt Disney Company
Précédé par
- Walt Disney
1929–1966 Suivi par
Roy Oliver Disney


 Les parcs à thèmes
 Article détaillé : Walt Disney Parks and Resorts.
Ce qui était initialement connu comme le Projet Floride est actuellement la plus grande et la plus populaire destination touristique privée de la terre. Depuis la statue Partners au Magic Kingdom jusqu'au Tree of Life de Animal Kingdom, Walt Disney est toujours à l'honneur et sa vision perpétuée. Sa fascination pour les transports de masse prend vie dans le monorail de Walt Disney World Resort qui fonctionne entre deux parcs à thèmes et quatre hôtels. Son rêve du futur prend lui vie à EPCOT dans des attractions et des expositions à la pointe de la technologie.

Quand la seconde phase de Walt Disney World est construite, EPCOT est transformé par les héritiers de Walt Disney en un parc à thème EPCOT Center, qui ouvre en 1982. Le parc Epcot qui existe encore actuellement est essentiellement une foire internationale et seulement une infime partie de la ville fonctionnelle envisagée par Walt. Toutefois, la ville de Celebration construite par la Walt Disney Company et adjacente à Walt Disney World Resort rattrape un peu la vision d'Epcot.

Disneyland, d'un parc à thème étriqué s'est transformé en un domaine de loisirs avec deux parcs à thèmes, trois hôtels et un large complexe de boutiques. Walt Disney World Resort est une destination favorite pour les vacances pour les touristes du monde, et Tokyo Disneyland est le parc à thème le plus visité au monde (le Tokyo DisneySea du même domaine est le second). Disneyland Paris, en dépit de divers problèmes économiques qui ont émaillé le parc depuis son ouverture est toujours le lieu le plus visité d'Europe. Il comprend lui aussi un second parc, le parc Walt Disney Studios, inauguré le 16 mars 2002. En septembre 2005, la Walt Disney Company a aussi ouvert le Hong Kong Disneyland Resort en Chine.

Le 5 mai 2005, la Walt Disney Company entame la fête de Retour au pays le plus heureux de la terre devant le château de la Belle au bois dormant de Disneyland, conçu par Walt, célébrant les cinquante ans du plus connu des parcs à thèmes. Les parcs de Walt Disney Parks and Resorts sont renommés de part le monde pour la minutie de leurs détails, l'hygiène et leurs standards, tous définis par Walt Disney pour Disneyland.


 L'animation Disney
Après la mort de Walt, le studio a poursuivi la production de films d'animation, essentiellement des longs métrages. Les courts métrages ont été eux remplacés dans les années 1980 par des séries télévisées. Au milieu des années 1990, les studios se sont associés à Pixar pour produire des longs métrages en animation de synthèse, perpétuant en quelque sorte l'héritage d'innovation de Walt.

 Article détaillé : Walt Disney Pictures et Liste des films d'animation produits par les Studios Disney.
Entre 2000 et 2006 une période sombre a obscurci le studio. L'animation traditionnelle à la main, avec laquelle Walt Disney avait construit le succès de sa société, ne devait plus exister aux studios de Walt Disney Feature Animation. À la fin du XXe siècle, après une période de longs métrages animés traditionnels au succès mitigé, les deux studios satellites à Paris et Orlando sont fermés et le principal studio à Burbank est converti en un studio d'animation de synthèse. En 2004, la Walt Disney Company annonce la production de son dernier film long métrage en animation traditionnelle : La Ferme se rebelle. Les studios DisneyToon en Australie continuent toutefois de produire des films à petit budget en animation traditionnelle, principalement les suites des succès passés, avant de fermer à la fin de l'année 2006.

A la suite du rachat de Pixar par Disney, John Lasseter promu directeur de l'animation a décidé de renouer avec l'animation traditionnelle et annonce la sortie pour 2010 de La Princesse et la Grenouille.


 CalArts
Walt Disney accorde un temps substantiel dans ses dernières années à fonder le California Institute of the Arts (CalArts), qui est fondé en 1961 grâce à la fusion du Los Angeles Conservatory of Music et du Chouinard Art Institute, qui avait contribué à former les équipes d'animation durant les années 1930. Quand Walt meurt, CalArts hérite d'un quart de ses biens, ce qui constitue une manne substantielle qui est affectée à la construction de nouveaux bâtiments sur son campus. Walt lègue par ailleurs 38 acres (154 000 m²) du ranch de Golden Oak à Valencia pour que l'école puisse y être construite. CalArts déménage au campus de Valencia en 1971.

Lillian Disney, veuve de Walt, consacre une grande partie de son temps à suivre CalArts et organiser des centaines d'événements de récoltes de fonds pour l'université par respect des dernières volontés de son mari. Elle s'investit également dans le Walt Disney Symphony Hall de Los Angeles). Après la mort de Lillian à la fin de l'année 1997, l'héritage de cette tradition perdure avec sa fille Diane et son mari Ron. CalArts est aujourd'hui l'une des plus grandes universités indépendantes en Californie, principalement grâce aux contributions des Disney.


 Filmographie 
 Article détaillé : Filmographie de Walt Disney.
Walt Disney est à l'affiche de nombreuses productions principalement des animations de ses propres studios comme producteur essentiellement mais aussi en tant qu'acteur, réalisateur ou scénariste.

Principaux films cités :

1923 à 1927 : Alice Comedies (série)
1927 : Oswald le lapin chanceux (série)
1928 : Steamboat Willie (court-métrage)
1929 : Silly Symphonies (série)
1937 : Blanche-Neige et les Sept Nains (Snow White and the Seven Dwarfs)
1940 : Pinocchio
1940 : Fantasia
1941 : Le Dragon récalcitrant (The Reluctant Dragon)
1941 : Dumbo
1943 : Der Fuehrer's Face
1942 : Saludos Amigos
1942 : Bambi
1943 : Victory Through Air Power
1944 : Les Trois Caballeros (The Three Caballeros)
1946 : Mélodie du Sud (Song of the South)
1947 : Danny, le petit mouton noir
1947 : La Boîte à musique
1949 : Le Crapaud et le Maître d'école (The Adventures of Ichabod and Mr. Toad)
1950 : Cendrillon (Cinderella)
1950 : L'Île au trésor (Treasure Island)
1951 : Alice au Pays des Merveilles (Alice in Wonderland)
1953 : Peter Pan
1954 : 20 000 lieues sous les mers (20000 Leagues Under the Sea)
1955 : La Belle et le clochard (Lady and the Tramp)
1959 : La Belle au bois dormant (Sleeping Beauty)
1961 : Les 101 Dalmatiens (One Hundred and One Dalmatians)
1963 : Merlin l'enchanteur (The Sword in the Stone)
1967 : Le Livre de la Jungle (The Jungle Book)

 Distinctions

 Oscars
Walt Disney détient le record des récompenses aux Oscars du cinéma avec 22 dans des catégories en compétition et 4 en honneur de ses contributions :

1932 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Des arbres et des fleurs (1932)
1932 Oscar d'honneur pour : création de Mickey Mouse.
1934 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Les Trois petits cochons (1933)
1935 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : The Tortoise and the Hare (1934)
1936 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Three Orphan Kittens (1935)
1937 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : The Country Cousin (1936)
1938 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Le Vieux Moulin (1937)
1939 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Ferdinand the Bull (1938)
1938 Oscar d'honneur pour : Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), formé de 8 statuettes, une grande et 7 petites, en hommage au film.
1940 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Le vilain petit canard (1939)
1940 Oscar d'honneur pour : Fantasia (1940)
1942 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Lend a Paw (1941)
1943 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Der Fuehrer's Face (1942)
1949 Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Seal Island (1948)
1949 Irving G. Thalberg Memorial Award
1951 Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Beaver Valley (1950)
1952 Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Nature's Half Acre (1951)
1953 Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Water Birds (1952)
1954 Oscar du meilleur film documentaire pour : Le désert vivant (1953)
1954 Oscar du meilleur court-métrage documentaire pour : The Alaskan Eskimo (1953)
1954 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Toot Whistle Plunk and Boom (1953)
1954 Oscar du meilleur court-métrage d'action sur deux bobines pour : Bear Country (1953)
1955 Oscar du meilleur film documentaire pour : The Vanishing Prairie (1954)
1956 Oscar du meilleur court-métrage documentaire pour : Men Against the Arctic
1959 Oscar du meilleur court-métrage de fiction pour : Grand Canyon
1969 Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour : Winnie l'ourson dans le vent

 Autres récompenses
Walt Disney a été distingué par une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Walt Disney a été la première personne distinguée par une étoile sur l'Anaheim walk of stars. Cette étoile a été décernée en honneur des contributions significatives de Walt à la ville d'Anaheim où a été construit le parc de Disneyland, devenu le Disneyland Resort. Elle est située à l'entrée piétonne du Disneyland Resort sur Harbor Boulevard.

Walt Disney a reçu :

la Médaille d'or du Congrès le 24 mai 1968 à titre posthume (P.L. 90-316, 82 Stat. 130-131)
la Légion d'honneur en 1935 en France.
une médaille spéciale de la Société des Nations pour la création de Mickey Mouse en 1935.
la médaille présidentielle de la Liberté (Presidential Medal of Freedom) le 14 septembre 1964 par le président Lyndon B. Johnson.
En raison de l'investissement de Walt Disney dans le Sugar Bowl Resort de North Tahoe, une montagne a été rebaptisée Disney Mountain.

Le 6 décembre 2006, le gouverneur californien Arnold Schwarzenegger et la première dame Maria Shriver intronisèrent Walt Disney au sein du California Hall of Fame situé dans le California Museum for History, Women, and the Arts.


 Divers
L'œuvre de Walt Disney est perçue de différentes manières, qui vont du "génie du divertissement" selon Judith Pinkerton Josephson[80] à l'artiste de "mauvais goût" comme l'écrivent Georges Sadoul et Émile Breton dans leur Dictionnaire des cinéastes : « Après l'échec artistique du très ambitieux Fantasia, le créateur [Walt Disney] déclina, le brio technique ne compensa plus le foisonnement du mauvais goût (déjà latent dans les Silly Symphonies).» en passant par l'"ami de la famille" pour Leonard Maltin[82].


 Impact sociologique
L'univers créé par Walt Disney est connu comme un vecteur de la culture américaine et de nombreux stéréotypes. D'après une étude d'Elena Gianini Belotti, Du côté des petites filles, les contes originaux desquels sont tirés la plupart des productions Disney mettent en scène des personnages féminins inaptes à quoi que ce soit. Les fées et magiciennes, pour celles qui ne sont pas maléfiques, ne tiennent leur pouvoir que de puissances supérieures et donc extérieures à elles. Cet univers magique constitue donc un support de transmission aux enfants des règles qui cloisonneront plus tard une vision différenciée des sexes, de leurs capacités et de leurs rôles...


 Anecdotes [modifier]
Au Collège en quatrième (1915), Walt mémorise le discours de Gettysburg (par jeu) et surprend tout le monde en arrivant à l'école déguisé en Abraham Lincoln, le 16e président des États-Unis dont on fêtait l'anniversaire. Son costume consiste en une vieille veste de son père et une barbe faite main. Il colle même une verrue en mastic à sa joue. Son professeur est enchanté[84]. Ce n'est donc pas une surprise que des années plus tard, quand son studio crée le premier personnage humain totalement fonctionnel d'audio-animatronic pour la foire internationale de New York 1964-1965, il décide de lui donner les traits d'Abraham Lincoln !
Disney avait des goûts simples pour la nourriture. D'après sa fille Diane, « Il aimait les frites, les hamburgers, les omelettes westerns, les hotcakes, les pois en conserve, les hachis, ragoûts et sandwichs de rosbif. Il n'aimait pas vraiment les légumes, mais aimait les foies de volaille, les macaronis et le fromage. » Lillian Disney se plaignait souvent, « Pourquoi préparerais-je un repas quand tous les Disney veulent seulement une boîte de chili ou de spaghetti ? »
Bien qu'il fût baptisé chrétien, Walt Disney ne fut pas un fréquent visiteur des églises. Des personnes pieuses lui demandèrent occasionnellement de réaliser des films sur la religion mais Walt déclina. Malgré cela, un certain nombre des Silly Symphonies contiennent des personnages de la Bible, dont :
Hell's Bells (11 novembre 1929), comprenant Satan.
Father Noah's Ark (8 avril 1933), comprenant Noé, Ham, Japheth, Shem et leurs épouses respectives.
The Goddess of Spring (3 novembre 1934), comprenant Perséphone et une version de son oncle/époux Hadès/Pluton, identifié ici à Satan.
Noah's Ark (10 novembre 1959), comprenant Noé, Ham, Japheth, Shem et leurs épouses respectives. Fait partie des Silly Symphonies non officielles.
« Oncle Walt » peut être vu dans les années 1950 à Disneyland faisant de menus travaux de ménage, comme l'offre de poussettes aux visiteurs, klaxonnant sous le toit d'une voiture dans Main Street USA, pêchant aux Rivers of America, ou pilotant le Mark Twain.
À l'automne 1963, pendant la recherche du site pour le « Projet Floride », Walt et Roy Disney volèrent d'abord au-dessus des zones côtières de Floride, et ensuite au-dessus des forêts et marécages proches d'Orlando qu'il avait choisis comme site pour devenir Walt Disney World Resort. Peu après, leur avion atterrit à la Nouvelle-Orléans sur le chemin du retour en Californie. Là, les frères Disney apprirent l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, 35e président des États-Unis. Ce dernier avait été assassiné le même après-midi à Dallas au Texas le 22 novembre 1963. Le lendemain matin le parc Disneyland ouvrait normalement, ce qui fut reproché à Walt Disney, les drapeaux américains devant être mis en berne[85].
Un des audio-animatronic de pirates dans l'attraction Pirates of the Caribbean (ouverte en 1967) possède le visage de Walt Disney. Il a été pris du même moule qui a été utilisé pour faire la statue de Disney qui orne la place centrale .

 Légendes urbaines
Plusieurs légendes ou rumeurs existent sur Walt Disney. La plupart ont été regroupées par Marc Eliot dans son livre Hollywood's Dark Prince . En voici quelques-unes :

Walt Disney est le fils illégitime hors mariage d'une femme née dans une ville près d'Almeria, en Andalousie, province d'Espagne et adopté par Flora et Elias Disney.
Rien n'indique un quelconque élément de vérité.
Walt Disney aurait reçu une mauvaise rafale de fusil durant la Première Guerre mondiale.
Disney ayant servi comme ambulancier dans la Croix-Rouge de 1917 à 1919, rien ne fait état qu'il ait été blessé mais sa fonction a pu faire croire à des blessures.
Walt Disney aurait empêché le drapeau des États-Unis d'être mis en berne à Disneyland après l'assassinat du président Kennedy en 1963.
Disney était très occupé à cette époque recherchant le site de Walt Disney World Resort, ainsi un choix de gestion « minime » ne dépendait pas de lui, de plus il était à bord d'un avion de retour de Floride.
Quand Walt Disney reçut la médaille présidentielle de la Paix par le président Lyndon Baines Johnson durant une cérémonie en 1964 à la Maison Blanche, il aurait porté un insigne « Goldwater », le candidat opposé à Johnson, sur son revers de veste.
Disney aurait son corps congelé et cryogénisé après sa mort, stocké sous l'attraction Pirates of the Caribbean à Disneyland.
Disney ayant été incinéré et son urne déposée dans la crypte familiale au Forest Lawn Memorial Park à Glendale en Californie, c'est impossible[90]. Cette thèse est toutefois largement "soutenue" par Leonard Mosley.
Le visage de Walt Disney apparaîtrait sur un buste dans Haunted Mansion.
Le buste de l' « Oncle Théodore » est celui de l'acteur vocal Thurl Ravenscroft. Il semble qu'il est en place depuis l'ouverture de l'attraction le 9 août 1969. Mais a contrario l'un des pirates de Pirates of the Caribbean présente lui réellement le visage de Walt moulé par Blaine Gibson et depuis utilisé pour la statue Partners.
On prétend que le fantôme de Disney peut être vu dans plusieurs bâtiments de Disneyland tels que la Disney Gallery de New Orleans Square à Disneyland ou l'ancien Sunkist bar.
Rien ne prouvant l'existence des fantômes...
Disney serait le descendant d'un des sorciers de Salem, sa mère étant une descendante du Révérend G Burroughs.
Flora Call aurait bien un de ses aïeuls qui a habité dans la région de Salem à l'époque mais le lien n'est pas clairement établi et des erreurs de généalogie sont possibles. Le nom Call était courant à l'époque, de plus le révérend était un symbole de force de caractère car il a refusé jusqu'à son supplice par écrasement sous des rochers d'admettre une quelconque adhésion à la sorcellerie.
Disney serait un franc-maçon, la preuve venant principalement de la tenue de Mickey, inspirée des tabliers de la confrérie.
Rien ne le prouve et la tenue de Mickey Mouse a été conçue dans un souci de simplicité.
Disney était un juif et un anti-communiste.
A priori il a été baptisé protestant (d'origine irlandaise) et ne s'est jamais convert. Rien n'indique pour lui une quelconque adhésion à la religion juive à la différence de son neveu Roy Edward Disney dont la société Shamrock affiche avoir des capitaux privés en Israël. Pour l'anti-communisme, deux choses s'opposent : la vision d'EPCOT mêlant communisme, socialisme et libéralisme (ou celle de studios de Burbank) et la Commission des activités anti-américaines en 1947 où il a dénoncé comme communistes des animateurs syndicalistes qui avaient travaillé avec lui en 1941 et qui avaient déclenché une grève dans les studios Disney. Il semble plutôt être indépendant des extrêmes politiques mais avec un idéal de monde meilleur.
Disney était un antisémite notoire.
D'après Katherine et Richard Greenne cette idée daterait de la grève des studios Disney en 1941 lorsque certains dirigeants syndicalistes arguaient que Walt ne pouvaient supporter Herb Sorrell, un animateur de confession juive. De nombreux employés juifs infirmèrent ce fait et Joe Grant indique "qu'il n'y a aucune preuve dans ce sens". Toutefois Leonard Mosley rapporte des propos assez diffamatoires.
Francis Marmande explique dans un article citant Jean-Louis Ezine, que la plupart des problèmes de tyrannie de Walt Disney seraient liés à sa moustache qu'il voulait incomparable au sein de sa société.
Le code vestimentaire était surtout lié au parc Disneyland ouvert en 1955. Un code plus succinct existait au sein des studios mais de nombreuses exceptions existent. Ainsi Thurl Ravenscroft portait la moustache. Walt Disney appréciait et travailla avec Dalì en autres sur Destino dans les années 1940. La "tyrannie" de Disney souvent associée à la grève des studios et à la commission anti-américaine daterait plutôt des années 1940. On peut voir ici des raccourcis historiques qui donnent lieu à des interprétations saugrenues.

 
Katsuhiro Otomo

Katsuhiro Ōtomo
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Katsuhiro Ōtomo
大友・克洋
Date 14 avril 1954
Katsuhiro Ōtomo (大友・克洋, Ōtomo Katsuhiro?), né le 14 avril 1954 à Miyagi au Japon est un mangaka (auteur, dessinateur de mangas), scénariste et réalisateur de films d'animation
 

 Des débuts classiques
Katsuhiro Ōtomo est très vite passionné par le monde de la bande dessinée et du cinéma ; afin de se lancer dans cet univers, il décide de quitter sa province pour gagner la capitale. En 1973, à dix-neuf ans, Ōtomo enchaîne déjà de nombreux travaux pour les éditions Kōdansha, la chaîne de télévision NHK (avec le programme éducatif You) ou encore pour le magazine Action Comics. C'est dans cette dernière revue qu'il publie sa première bande dessinée : une adaptation de Mateo Falcone de Prosper Mérimée, renommée Jūsei (A Gun Report).

Il collabore environ six ans avec Action Comics, y créant une soixantaine d'histoires courtes, dont l'une sera à l'origine de Memories. Le graphisme d'Ōtomo n'est alors pas encore bien établi, même s'il tend de plus en plus vers le photo-réalisme, tandis que le thème de ses récits tend vers la violence ou le futur. Peu célèbres, il est pourtant suivi par un certain nombre d'amateurs qui apprécient ses histoires détachées du canon tezukien du manga[1].

Sa première histoire d'envergure est publiée en 1977. Intitulé Sayonara Nihon, ce manga raconte les aventures d'un karatéka japonais à New York. Fort de cette première approche, Ōtomo décide l'année suivante de récidiver avec Fireball, qui reste inachevé. La sortie de deux recueils de ses histoires courtes, Short Peace et Highway Star, l'incite à poursuivre dans la bande dessinée. Il produit d'autres séries dans les années 1970, parmi elles on retrouve notamment : Good Weather, Hansel et Gretel, Kibun wa mō sensō et Boogie Woogie Waltz. Mais ce n'est qu'au début des années quatre-vingt qu'Ōtomo perce réellement.

Posant les fondations d'Akira, Dōmu (Rêves d'enfant), publié chez Futabasha en 1983, est un thriller tokyoïte qui marque les esprits par sa mise en page très cinématographique. Cette œuvre est d'ailleurs couronnée par le Grand Prix japonais de la science-fiction. En 1991, Dōmu, traduit par Les Humanoïdes Associés, est parmi les premiers mangas publiés en France.


 Akira et le renouveau du manga
Akira commence à être publiée dans Young Magazine en décembre 1982. Brassant avec talent des thèmes classiques de la science-fiction, comme la manipulation psychique, la contre-utopie, dans un univers post-apocalyptique parfaitement dressé, Ōtomo, désormais totalement débarrassé de l'héritage de Tezuka[2] qui marquait depuis les années 50 la production japonaise de bande dessinée, « réinvente la bande dessinée à son propre compte »[1].

Le succès est immédiat : les volumes d'Akira, édité par Kōdansha s'écoulent chacun à au moins 700 000 exemplaires, et son éditeur lui décerne son Prix du manga en 1984, catégorie Général (seinen). Ōtomo, devenu au Japon un « nouveau Dieu » suscitant de nombreux épigones[1], est remarqué dans le monde entier par les professionnels et la critique[3]. En 1988 aux États-Unis et en 1990 en France, Epic Comics et Glénat traduisent Akira, à une époque où le manga était encore presqu'inconnu. C'est le début de l'explosion de la bande dessinée japonaise des années 90 dans les mondes anglophones et francophones.

Pour soutenir le rythme de parution exigée par ses employeurs, Ōtomo décide de fonder son studio, MASH Room. C'est à partir de cet instant qu'il se mettra au travail de réalisateur.


 Le travail dans le cinéma
Avant la création de son studio, Ōtomo avait déjà approché le monde de l'animation. En 1983, il participe avec Akira Toriyama (Dragon Ball) et Rumiko Takahashi (Ranma ½) à la réalisation du film Crusher. Toutefois, c'est réellement avec Rintarō, sur Armaggedon, qu'Ōtomo se découvre une passion pour la réalisation. Il enchaîne d'abord des petits projets comme la supervision des OAV de Violence Jack, issus des manga de Go Nagai (Goldorak).

Quelques années plus tard, en 1988, le réalisateur nippon se lance dans l'adaptation cinématographique d'Akira. Cette œuvre d'anticipation est considérée alors comme l'un des meilleurs films d'animation jamais sorti. Pour ce film, Katsuhiro Ōtomo s'entoure de plusieurs personnalités : Rintarō, Kawajiri (Ninja Scroll), Kōji Morimoto (Magnetic Rose) et Kawamori (Macross Plus).

Si après Akira il ne dessine presque plus de bande dessinée, il n'abandonne pas le scénario : en 1991, il scénarise Rōjin Z et Mother Sarah, cette dernière série étant dessinée par Takumi Nagayasu. Ces deux travaux seront publiées par Shukan Young Magazine (une filiale de Kodansha) et Delcourt en 1996 pour la version française. En 1993, il conçoit Zed, une histoire indépendance co-réalisée par Tai Okada ; la version française sortira chez Glénat cinq ans plus tard.

Après le film Akira, Ōtomo produit l'une des trois histoires du film à sketches, Memories ("cannon folder"). En 1997, il participe à Perfect Blue et Spriggan, aux côtés de Satoshi Kon et Kawasaki. En 2004 sort Steamboy, un projet qu'il mûrissait depuis une dizaine d'années.


 Œuvres

 Bandes dessinées
1973 : A Gun Report
1979 : Short Piece
1979 : Highway Star
1979 : Fireball
1981 : Good Weather
1981 : Sayonara Nippon
1981 : Hansel and Gretel
1982 : Kibun wa mo senso
1982 : Boogie Woogie Waltz
1982 : Jiyu o warera ni (じゆうを我等に, Jiyu o warera ni?)
1982-1990 : Akira (prépublication dans un magazine)
1983 : Dōmu
1987 : The Order to Cease Construction (工事中止命令, The Order to Cease Construction?)
1987 : Coming Soon
1987 : See You Again
1991 : Zed (scénario)
1995 : Akira Club (Artbook)
1996 : SOS Dai Tokyo Tankentai
2002 : Hipira-kun (scénario)

 Bande dessinée en français
Akira (noir et blanc), Glénat, 31 fascicules, 1990-1992. Réédité en six volumes en 1999-2000.
Akira (couleurs), Glénat, 14 volumes, 1990-1996.
Rêves d'enfant, Les Humanoïdes Associés, 3 volumes, 1991-1992. Réédité à partir de 1997 en intégrale sous le titre Dōmu, Rêves d'enfant.
Hipira (scénario), avec Shinji Kimura (dessin), Casterman, 10/2007.
Mother Sarah (scénario), avec Takumi Nagayasu (dessin), Delcourt, coll. « Contrebande », 11 volumes, 1996-2004.
Zed (scénario), avec Amina Okada (dessin), Glénat, coll. « Seinen », 1997.

 Cinéma
1986 : Neo Tokyo (Un sketche sur les trois que comporte le film)
1987 : Robot Carnaval
1988 : Akira
1991 : World Apartement Horror (Warudo apaatoment hora (ワールド・アパートメント・ホラー, Warudo apaatoment hora?) (Film en prises de vues réelles)
1991 : Rōjin Z (scénario)
1995 : Memories (Cannon Folder)
2001 : Metropolis (scénario)
2004 : Steamboy
2006 : Freedom Project
2007 : Mushishi

 
Yoshiaki Kawajiri

Yoshiaki Kawajiri

Yoshiaki Kawajiri
Un article de Wikipédia.
Aller à : Navigation, RechercherYoshiaki Kawajiri (川尻善昭) est un réalisateur de films et séries d'animation, né en 1950 à Yokohama, Japon.

En 1968, à sa sortie du lycée Yokohama High School, il entre en tant qu'animateur au sein de la compagnie du célèbre Osamu Tezuka : Mushi Production. Au mois d'octobre 1972, certains créatifs, dont Kawajiri, quittent Mushi Productions pour fonder le studio MADHOUSE dont il fait encore parti aujourd'hui. Il y réalisera son premier film en 1984, SF Shinseiki Lensman et obtiendra la reconnaissance avec Yôjû toshi, sorti en 1989. La suite ne sera qu'une succession de succès.

Highlander: The Search for Vengeance - trailer


 Filmographie

 Réalisateur
1984 : SF shinseiki Lensman
1987 : Lensman : Kozûmosu no daisensô (série TV)
1987 : Meikyû monogatari (segment The Running man)
1988 : Makaitoshi shinjuku
1989 : Wicked city (Yôjû toshi)
1989 : Goku midnight eye
1991 : Cyber City Oedo 808 (série TV)
1994 : The cockpit (segment 1)
1995 : Ninja scroll (Jûbei ninpûchô) (co-réalisé avec Quint Lancaster)
2000 : Vampire Hunter D : Bloodlust (co-réalisé avec Tai Kit Mak)
2001 : X - Série TV
2003 : The Animatrix (segment Programme)
2007 : Highlander : The Search For Vengeance

獣兵衛忍風帖 / Ninja Scroll - Original Japanese Theatrical Trailer

 Scénariste
1987 : Meikyû monogatari (segment The Running man)
1993 : The wind of amnesia (Kaze no na wa amunejia), de Kazuo Yamazaki (co-écrit avec Hideyuki Kikuchi et Kazuo Yamazaki)
1994 : The cockpit (segment 1)
1995 : Ninja scroll (Jûbei ninpûchô)
1995 : BioHunter (co-écrit avec Fujihiko Hosono)
2000 : Vampire Hunter D : Bloodlust (d'après une nouvelle de Hideyuki Kikuchi)
2003 : The Animatrix (segments Programme et Record du monde)

 
Yukito Kishiro

Yukito Kishiro

Yukito Kishiro
Un article de Wikipédia.
 
Yukito Kishiro (木城 ゆきと, Kishiro Yukito?) est un dessinateur de manga.

Yukito Kishiro est né le 20 mars 1967 à Tōkyō. Il a grandi à Chiba, une ville portuaire dans la baie de Tōkyō. Tout jeune, il se passionne pour le dessin, créant surtout des monstres, des créatures difformes, imaginant des histoires très violentes. Arrivé au lycée, il perfectionne ses techniques, s'habituant au crayon et à la plume et accumulant des planches de dessin. En 1984 à 17 ans il gagne le premier prix d'un concours organisé par le magazine Shonen Sunday. Avec la nouvelle Kikai (Air Maléfique) histoire de vaisseau spatial envoûté et de trafic de drogue, il est sacré meilleur dessinateur débutant et reçoit également le prix des jeunes dessinateurs de Shogakukan. Il faudra encore attendre quelques années avant qu'il entame le métier de mangaka. Il poursuit ses études d'art tout en continuant à dessiner. À partir de 1988, ses histoires sont publiées dans les magazines de la Shogakuhan et de Kadokama. En 1997, les éditions Shueisha publient Hito, un recueil de toutes les œuvres de jeunesse, où il commence à explorer ses thèmes de prédilection.

Dessinateur prodige, Yukito Kishiro poursuit une œuvre très personnelle et compte de nombreux fans à travers le monde — dont notamment le réalisateur américain James Cameron qui prépare une adaptation cinématographique de Gunnm pour l'année 2009.


 Œuvres
Ses œuvres dans un classement approximativement chronologique:

Kikai (1984)
Kaiousei (1988)
Hito (1988)
WAR - MEN (~1988)
Dai-Majin (1989)
Mirai Tokyo Headman (1989)
Uchukaizokushonendai (1990)
Gunnm (1991-1995)
Ashman (Le titre original est Haisha)(1997)
Gunnm Gaiden (1997)
Aqua Knight Saga (1998)
Gunnm Last Order (2000-)
Les éditions anglo-saxonnes trouvant le titre de Gunnm trop similaire au mot « gun » (revolver) ont rebaptisé la série « Battle Angel Alita », Gally l'héroïne se voit elle aussi rebaptisé Alita par la même occasion. L'album Haisha (Ashman en VF) est lui nommé « Ashen Victor ».

 
Leiji Matsumoto

Akira Matsumoto dit Leiji Matsumoto (松本 零士, Matsumoto Reiji?) est un dessinateur japonais de manga et anime né le 25 janvier 1938 à Kurume, sur l'île de Kyūshū dans la préfecture de Fukuoka au Japon.


 Biographie
Son père était officier dans l'armée de l'air impériale. Son premier contact avec l'univers manga sera la découverte des mangas de Osamu Tezuka. Rapidement, dés l'âge de neuf ans, il va s'initier au dessin et réaliser ses premières bandes dessinés.

En 1953, il va remporter un concours, ce qui va lui permettre de publier son véritable premier manga, Les Aventures d'une Abeille.

En 1957, il monte à Tōkyō et s'installe à proximité du quartier de Shinjuku. Il y va davantage pour gagner sa vie que par inspiration. Il réalisera des bandes dessinées à l'eau de rose plutôt destinés aux jeunes filles.

Il faudra attendre les années 1960 pour le voir embrasser ses thèmes de prédilection comme la science fiction, la piraterie, les récits de guerre ou la critique sociale.

En 1965, pour symboliser ses changements d'orientation artistique, il décide de se faire appeler Reiji (retranscrit en Leiji) qui signifie « guerrier zéro ».

Trois ans plus tard, il crée sa première œuvre de science fiction, Sexaroïd, qui va lui permettre de se faire connaître par un public assez large.

En 1972 il remporte le Prix culturel Kōdansha, catégorie des mangas pour enfant, pour Otoko oidon (男おいどん, Otoko oidon? Je suis un garçon).


 Œuvres
Ses œuvres incluent :

Uchū Senkan Yamato 1972
Capitaine Albator (Uchū Kaizoku Captain Harlock)
Queen Millenium Prélude à la trilogie ci dessous 1981
La trilogie Maetel legend - Galaxy Express 999 (Ginga Tetsudō 999) - Sayonara Galaxy express 999
L'Anneau des Nibelungen (Nibelung no Yubiwa) Harlock saga
Queen Emeraldas
The cockpit (une œuvre à part dans l'univers Matsumoto)
Interstella 5555 - The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem (sur une musique de Daft Punk)

Liste de ses œuvres adaptées en anime à la télévision (titres français) :

Uchū Senkan Yamato
Wakusei Robo Danguard A (Dangard A)
Uchū Kaizoku Captain Harlock (Albator 78)
SF Saiyūki Starzinger
Ginga Tetsudō 999 (Galaxy Express 999)
Uchū Senkan Yamato 2
SF Saiyûki Starzinger II (Starzinger)
Uchū Senkan Yamato III
Shin Taketori Monogatari Sennen Joô (La Reine du Fond des Temps) plus connus sous le nom : Queen Millenium
Waga Seishun no Arcadia Mugen Kidô SSX (Albator 84)
Cosmowarrior Zero
L'Oiseau bleu (avec Hiroshi Sasagawa)
Gun Frontier
Young Harlock o Oe ! Cosmowarrior Zero Gaiden
Submarine Super 99
Ginga Tetsudō Monogatari (The Galaxy Railways)
Il a reçu le Prix du manga Kōdansha en 1972.

 

 
Go Nagai

Gō Nagai
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, RechercherGo Nagai (永井豪)


Go Nagai à Japan Expo 2008, Paris, France (2008-07-04)
 
Nom Kiyoshi Nagai (永井潔)
Surnom Go Nagai
Naissance 6 septembre 1945
Wajima, Ishikawa, Japon
Nationalité Japonais
Origine  Japon
Profession Mangaka
Famille Sumiko Higo (épouse)
Yasutaka Nagai (frère)
Kenji Nagai (frère)
Takashi Nagai (frère)
  
Gō Nagai (永井 豪, Nagai Gō?) de son vrai nom Kiyoshi Nagai, né le 6 septembre 1945 à Wajima (輪島), est un mangaka célèbre au Japon.

Biographie

 Ses débuts
Durant sa convalescence d'une grave maladie, il publie Kuro no shishi (Lion Noir) et est remarqué à 20 ans par Shotaro Ishimori qui le choisit comme assistant.

Après des titres comme Meakashi Polikichi (1967) et Harenchi Gakuen (1968), il fonde en 1970 sa propre maison d'édition et d'animation, Dynamic Productions.

Sous ce label, il publiera Abashiri Family, Kiku No Suke,puis, Getter Robo(1972) avec Ken Ishikawa avec qui il collabore depuis Gakuen Bangaichi (1969).


 Ses œuvres mondialements connues
Il publie en 1972 deux œuvres majeures, Devilman et *Mazinger Z, ainsi qu'une troisième en 1973, Violence Jack :

Mazinger Z (マジンガーZ - Majinga zetto) lancera le genre mecha dans l'univers manga. Il révolutionne le genre en introduisant plusieurs élements alors inconnus des Shogun Warriors : le robot, selon son pilote, est un outil bienvaillant ou belliqueux, et enfin l'utilisation de tout un arsenal d'armes actionné par des commandes vocales, principe, inspiré des catcheurs japonais déclamant le nom de leurs attaques, qui deviendra une règle pour toutes les autres séries à venir.
Devilman (デビルマン - Debiruman) est un manga traitant de démonologie assez violent pour un public plus mature. Pour l'anecdote, Gō Nagai mit fin prématurément à une autre série de démons publiée dans le magazine Bokura de janvier à mai 1971, Mao Dante (魔王ダンテ - Maō Dante), beaucoup inspirée par La Divine Comédie de Dante pour s'atteler à Devilman. Si ce manga n'a pas en France une énorme notoriété, il est l'un des plus lu et réédité au Japon. Mais, d/visual a annoncé une nouvelle édition de Devilman qui devrait prochainement sortir dans l'Hexagone.
Violence Jack (バイオレンス ジャック - Baiorensu Jakku) est le précurseur du héros «post-apocalyptique», bien avant Mad Max (1979) ou Hokuto no Ken (北斗の拳) (1982) qui s'en inspirera largement. Sans dévoiler l'intrigue, cette série fait suite à Devilman, et se pose comme une bible du sadisme en tout genre. Son héros, qui se met en quête d'un adversaire plus fort que lui, n'est connu que de quelques initiés en France mais est populaire, bien sûr dans sa patrie, et, en Italie. Là, il est publié une première fois en 2001, puis, une seconde fois, fin 2005, bénéficiant d'une superbe édition, toujours en cours, chez d/books filiale de d/visual.
Gō Nagai est aussi l'auteur, entre autres, de Cutey Honey (キューティーハニー - Kyūtī Hanī), (Cherry Miel en France), belle androïde aux pouvoirs transmorphiques et de Shutendoji (手天童子 - Shuten dōji), jeune homme mi-humain mi-démon, qui fait face à des créatures, plus étranges les unes que les autres, venant d'une autre dimension.

Mais il est surtout connu en France pour son UFO Robot Grendizer (UFOロボ グレンダイザー - Yūfō robo Gurendaizā), diffusé dans l'hexagone sous le nom de Goldorak et qui n'est autre que le troisième volet de sa trilogie de super robots avec Great Mazinger (グレートマジンガー - Gureito Majinga) et Mazinger Z.

Go Nagai reprendra le fil de ses robots quelques années après notre Goldorak : God Mazinger (ゴッドマジンガー - goddo majinga), qui sera adapté en animé en 1984 par la TMS pour 23 épisodes, et beaucoup plus récemment Mazinkaiser, en 2001, pour une courte série de 7 OAV, avec un 8e opus réalisé en 2003. Toujours dans le genre mecha, il a co-signé le scénario, avec Ken Ishikawa (石川 賢一 - Ishikawa Kenichi), de la saga Getter robot (ゲッターロボ - Gettā Robo).


 Ses inspirations
Les principales œuvres du mangaka s'inspirent très largement de la mythologie grecque en raison de sa passion pour les civilisations mythiques. Une autre source d'inspiration comme l'illustrateur Gustave Doré influença beaucoup ses dessins, notamment Mao Dante et surtout ceux de Devilman.

Il a aussi été fortement influencé par une grande période dans les années 1960 et 70 du cinéma rose (érotique) dit pinku eiga au Japon. Ces œuvres, sensuelles à érotiques, à représentation plus vaginale que phallique vont de la comédie d'aventure tel que Kekko kamen, burlesque comme Harenshi Gakuen jusqu'au fantasme sexuelle comme dans Barabanda et lovely angel avec un contexte social dans Hanappe bazooka. Ce sont la plupart de ces œuvres qui sont adaptés en live.

Les autres inspirations entre autres sont la science fiction, les récits d'horreur, la mythologie et l'histoire japonaise.

Go Nagai est membre du SFWJ, science fiction and fantasy writers of Japon (écrivain de SF et fantastique du Japon), dont Il a été le président de 1996 à 1999.


 Ses collaborateurs
Akira Oze
Ken Ishikawa
Gosaku Ota
Hidearu Imamichi
Mitsuru Hiruta
Masuru Isogo
Tetsuya Yasuda
Yu Kinutani

 


 Publications

 Go et les robots
Go Nagai est connu principalement en France pour ces séries de super robot avec Goldorak. Mais, on s'aperçoit très vite que ce n'est pas son thème privilégié. Il laisse souvent la main à un de ces collaborateurs comme Ken Ishikawa et Gosaku Ota pour les dessins et parfois le scénario. Sinon, les mangas sont assez courts, cinq volumes aux maximums, ou sont laissés inachevés comme Garla.


 Saga Mazinger
Il faut ainsi voir cette saga comme une histoire commune et suite logique entre Mazinger Z, Great Mazinger et Goldorak, puis Mazinkaizer et même en incluant Kotetsu Jeeg d'après lui-même. La même histoire peut subir differents remakes par des auteurs differents ou par nagai lui même sur la papier!

Saga originale
Mazinger Z par Go Nagai et Ken Ishikawa
Mazinger Z par Gosaku Ota
MazinSaga (Mazinger Z avec rajout de planche récente de Ken Ishikawa)
Great Mazinger par go nagai
Great mazinger vs getter robot G par ken ishikawa
Great mazinger par gosaku ota
Great mazinger par hidearu imamichi
UFO robot Grendizer, dessin de Gosaku Ota
UFO robot Grendizer, dessin de go nagai (chapitres 1 à 3), Ken Ishikawa (chapitres 4 et 5) puis yuu okazaki (14 chapitres jamais reliés et réédités contrairement aux cinq premiers des deux autres auteurs. ces trois auteurs se succèdent sur la même version de l'histoire)
UFO robot Grendizer, dessin de hidearu imamichi
Mazinkaizer par naoto tsushima
Mazinkaiser par go nagai
Les mangas dérivés
Dynamic Superobot Wars avec Ken Ishikawa
Game Senshi Animard
God Mazinger
Mazinger Angels
Mazinger Angels Z
Mazinger anthology
Mazinger USA ou Mazinwarrior
Z Mazinger

 Autres mangas avec des robots
Bomber X
Garla
Getter Robot avec Ken Ishikawa)
Groizer X, dessin de Gosaku Ota
Jushin Riger, Bio Armor Ryger
Kishin
Kotetsu Jeeg, dessin de Tetsuya Yasuda
Kotetsu Jeeg, dessin de Akira Oze
Machine Zouler dessin de Gosaku Ota
Robotchi Ace
Salacia ~Waga Hakugin no Mermaid
Yushi Dandan

 L'enfer de Go Nagai

 La saga Devilman
Listes qui se veut-être en ordres chronologique suivant les évènements de l'histoire, bien qu'il y ait rétrospectives et parfois incohérences.

Prélude
Mao Dante
Mao Dante, remake 2002
Shin Mao Dante par Akira Fuuga
Devilman
Devilman
Devilman lady
Néo Devilman
Strange Days avec Yu Kinutani
Amon: Apocalypse of Devilman
Violence Jacques
Shin Violence Jack
Divers
One-shot :
Siren Tanjo Hen
Violence Jack Sengoku Majinden
Devilman Lady Tokubetsu Hen: Snake
Bijo to Yaju
Autres :
Devilman Vert par Masuru Isogo
Devilman Vert par Mitsuru hiruta
Devilman par Clamp

 Autres séries démoniaques
Dante Shinkyoku, c'est l'adaptation fidèle de La Divine Comédie de Dante Alighieri, dessinée comme Gustave Doré l'aurait fait.
Dororon Enma Kun
Shuten Doji
Susanoō (凄ノ王, Susanoō?), pour lequel il remporta en 1980 le Prix du manga Kōdansha.
Hanappe Bazooka
Oni
The Devil King Gallon
...

 Son paradis

 Les héroïnes Sexies
Kekko Kamen
Maboroshi Panty
Yume Jigen Hunter Fandora
Iron Virgin Jun
...

 Séries érotico-comiques
Kama Sutra
Barabanba
Lovely Angel
Hanappe Bazooka
...

 Séries historiques et d'anticipations
On y trouvera parmi le monde des samouraïs, manga sur des personnages historiques, tous les autres mangas qui se passent en tout temps reculés comme dans "Sharaku" au début du XXe avec ou non un mélange de science fiction comme dans "Lion noir" et/ou de mythologie comme dans "Zuba, le barbare".

Black Lion
Chankun
Daitozoku
Go Nagai, le monde des Samurais :
Go Dan Araki Mataemon
Go Dan Goto Matabei
Go Dan Hidari Jingoro
Go Dan Iwami Jutaro
Go Dan Jiraiya
Go Dan Musashibo Benkei
Go Dan Raiden Tameemon
Go Dan Kirigakure Saizo
Go Dan Sanada Gunki
Go Dan Sarutobi Sasuke
Hojo Soun
Kama sutra
Kinshiro Burai Sakura
Masamune Date
Maeda Toshiie
Satsu Ha Mono
Shinwa Taisen
Sengen
Sengoku Jieitai (Couverture du roman)
Sharaku
Yume hisatsu kobushi
Zuba le babare

 Comédies burlesques
Harenchi Gakuen
Oira Sukeban
...

 Les ones-shots
Ce sont des histoires courtes de tout ordre d'une à quelques dizaines de pages seulement. On les trouve généralement à la fin d'un tome de manga, dans des magazines ou des compilations.

60 Oku no Kyouryu Tachi
Aka Fundoshi Suzuno Suke
Boku no Norakuro
Boy Hunter
Captain Past
Don!
Enoshima Dodzilla / Enoshima Dojira
Essay-kun
Go-chan no Fushigina Sekai
GO! GO! Nonsense
Hana no Dokushin Chonga-man
Hidoi Kyoto
I Ji Moto no Marta
Izari Shi Monogatari
Jinrui no Shinpo to Fuchowa
Kantoku-kun
Kingoro to Marilyn Nahibi
Kuzureru
Makai no Tsurugi
Nagai Go 40 Nen no Kiseki
Nagai Go no Vita Vita Vita Shi Sexualis (+ Happy Wedding)
Senjo no Robo Tsu-nin
SF Kessaku shu (Compilation/Anthologie)
Suimizumi
Tengoku to Jigoku
Tenrankai no E
Toshi M1
Usurasebun
Wanda-kun
Yokai no Kao
YOKUFUKA
Yutai-kun Kikippatsu / Yutai Tantei you & you

 Autres Thèmes
V d'après la série TV
Arsène Lupin d'après Maurice Leblanc

 Illustrations

 Couverture de roman
1971 San choume ga sensou desu / 三丁目が戦争です de Tsutsui yasutaka
1971 Chou kakumei teki chuugakusei shuudan / 超革命的中学生集団 de Hirai Kazumasa
1978 Sengoku jieitai / Samourai Commando / Les guerriers de l’apocalypse / 戦国自衛隊 de Hanmura Ryou
1981 Shin Devilman / 真・デビルマン de Nagai Yasushi woo
1981 Makai Suikoden / 魔界水滸伝 de Kaoru Kurimoto
1982 Boku ha eirian / ぼくはエイリアン de Tanaka Hikari ni
1982 Sugo no ou densetsu / 凄ノ王伝説 de Nagai Yasushi woo
1983 Ma juu tairiku / 魔獣大陸 de Kawamata Chiaki et Nagai Tsuyoshi
1984 God Mazinger / ゴッドマジンガー de Nagai Yasushi woo et Sonoda Hideki (Adaptation en DA)
1986 Ankoku no joshou mashingai ryuu / 暗黒の序章 マシンガイ竜 de Yamada Masaki et Nagai Tsuyoshi
1986 Shu ten douji / 手天童子 de Nagai Yasushi woo
1986 Baiorensujakku / バイオレンスジャック de Nagai Yasushi woo
1986 Yume jigen hantaa Fandora / 夢次元ハンターファンドラ de Mizuide Kouichi (adaptation en DA)
1987 debiruman - tanjou hen / Devilman né pour tuer (?) / デビルマン-誕生編- de Nagai Yasushi woo
1988 Kyojin densetsu / 巨人伝説 de Kasai Kiyoshi 「」笠井潔
1988 Raijuu densetsu 1 < yami no houkou > / 雷獣伝説1<闇の咆哮> de Saitou Hidekazu Rou
1990 Onna senshi. furea den / 女戦士・フレア伝 de Shiriizu Tomonari Junichi
1_ Jashin dono no shoujo / 邪神殿の少女
2_ Zekkai no ougon sato / 絶海の黄金郷
3_ Kokuu no yousai / 虚空の要塞島
1991 Raijuu densetsu < setsu kaminari hen > / 雷獣伝説 <雪雷篇> de Saitou Hidekazu Rou (斉藤英一朗)
1991 TARO! toukyou dai makai / TARO!東京大魔界 de Ishii Teruyo shi et Mori yukiya
1991 Thousetsu. Kekkou Kamen / 小説・けっこう仮面 / le roman de Kekko Kamen de Sogawa Makoto Kokorozashi
1994 Kyuutiihanii / キューティーハニー / Cutie Honey de Tatsuhiko
1994 Gi kokorozashi yamato shin den / 魏志倭神伝 / Wei Chi Wa, Esprit de Dieu de Nagai Yasushi woo
1995 Baiorensujakku ougon toshi hen / バイオレンスジャック 黄金都市編 de Dan Tatsuhiko

 Illustrations diverses
Mad Max, in Mad Max Eiga Pamphlet (マッドマックス映画パンフレット), éd. ?, 12/1979
Ginga no san nin, 銀河の三人, Les trois galaxies, Nintendo Co., 1987

 Adaptation à l'écran

 Tokusatsu ou en livres
Harenchi Gakuen (ハレンチ学園)(série, 1970)
Pro-Wres No Hoshi Aztecaser (プロレスの星 アステカイザー)(Série, 1976)
Bomber X (Xボンバー, 超宇宙マシーンエックスボンバー, Super Space Machine X Bomber, Star Fleet)(série de SF avec marionnettes, 1980)
Nagai Gou no Kowai zone: Kai Oni (永井豪のこわいゾーン 怪鬼)(Film d'horreur, 1989)
Nagai Gou no Kowai zone 2: Sen Oni (永井豪のこわいゾーン2 戦鬼)(Film d'horreur, 1990)
Legend of the Shadowy Ninja: The Ninja Dragon (空想科学任侠伝 極道忍者ドス竜)(Film, 1990)
Kekkou Kamen (けっこう仮面)(Film, 1991)
Kekkou Kamen 2 (けっこう仮面2)(Film, 1992)
Nagai Gou no Horror Gekijou: Kiri ka Kami (永井豪のホラー劇場 霧加神)(Film d'horreur, 1992)
Nagai Gou no Horror Gekijou: Mannequin (永井豪のホラー劇場 マネキン)(Film, 1992)
Oira Onna ban Kessen! Pansu tou (おいら女蛮 決戦!パンス党)(Film, 1992)
Kekkou Kamen 3 (けっこう仮面3)(Film, 1993)
Heisei Harenchi Gakuen (平成ハレンチ学園)(Film, 1995)
Jushyn Liger: Fist Of Thunder (獣神サンダーライガー 怒りの雷鳴 FIST OF THUNDER)(Film, 1995)
Kyuuketsu Onsen Niyoukoso (吸血温泉にようこそ)(Film, 1997)
Lovely Angel: Houmon Soup Degozaimasu (ラブリー・エンジェル 訪問ソープでございます)(Film érotique, 1997)
Lovely Angel 2: Taiketsu! houmon Soap Jou Vs. Shucchou SM Jou!! (ラブリー・エンジェル2 対決!訪問ソープ嬢vs出張SM嬢!!)(Film érotique, 1997)
Kekko-Kamen (けっこう仮面, Mask of Kekkou)(Film, 2003)
Kekko Kamen: The MGF Strikes Back! (けっこう仮面 マングリフォンの逆襲, Kekko Kamen: Mangurifon no Gyakushuu)(Film, 2003)
Cutie Honey (キューティーハニー)(Film, 2004)
Devilman (デビルマン)(Film, 2004)
Kekko Kamen Returns (けっこう仮面 RETURNS)(Film, 2004)
Kekko Kamen Surprise!! (けっこう仮面 SURPRISE)(Film, 2004)
Kekko Kamen Royale (けっこう仮面 ロワイヤル)(Film, 2006)
Kekko Kamen Premium (けっこう仮面 プレミアム)(Film, 2006)
Kekko Kamen Forever (けっこう仮面 フォーエバー)(Film, 2006)
Cutie Honey The Live (キューティーハニー THE LIVE)(Série, 2007) Gō Nagai
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, RechercherGo Nagai (永井豪)


Go Nagai à Japan Expo 2008, Paris, France (2008-07-04)
 
Nom Kiyoshi Nagai (永井潔)
Surnom Go Nagai
Naissance 6 septembre 1945
Wajima, Ishikawa, Japon
Nationalité Japonais
Origine  Japon
Profession Mangaka
Famille Sumiko Higo (épouse)
Yasutaka Nagai (frère)
Kenji Nagai (frère)
Takashi Nagai (frère)
  
Gō Nagai (永井 豪, Nagai Gō?) de son vrai nom Kiyoshi Nagai, né le 6 septembre 1945 à Wajima (輪島), est un mangaka célèbre au Japon.

Biographie

 Ses débuts
Durant sa convalescence d'une grave maladie, il publie Kuro no shishi (Lion Noir) et est remarqué à 20 ans par Shotaro Ishimori qui le choisit comme assistant.

Après des titres comme Meakashi Polikichi (1967) et Harenchi Gakuen (1968), il fonde en 1970 sa propre maison d'édition et d'animation, Dynamic Productions.

Sous ce label, il publiera Abashiri Family, Kiku No Suke,puis, Getter Robo(1972) avec Ken Ishikawa avec qui il collabore depuis Gakuen Bangaichi (1969).


 Ses œuvres mondialements connues
Il publie en 1972 deux œuvres majeures, Devilman et *Mazinger Z, ainsi qu'une troisième en 1973, Violence Jack :

Mazinger Z (マジンガーZ - Majinga zetto) lancera le genre mecha dans l'univers manga. Il révolutionne le genre en introduisant plusieurs élements alors inconnus des Shogun Warriors : le robot, selon son pilote, est un outil bienvaillant ou belliqueux, et enfin l'utilisation de tout un arsenal d'armes actionné par des commandes vocales, principe, inspiré des catcheurs japonais déclamant le nom de leurs attaques, qui deviendra une règle pour toutes les autres séries à venir.
Devilman (デビルマン - Debiruman) est un manga traitant de démonologie assez violent pour un public plus mature. Pour l'anecdote, Gō Nagai mit fin prématurément à une autre série de démons publiée dans le magazine Bokura de janvier à mai 1971, Mao Dante (魔王ダンテ - Maō Dante), beaucoup inspirée par La Divine Comédie de Dante pour s'atteler à Devilman. Si ce manga n'a pas en France une énorme notoriété, il est l'un des plus lu et réédité au Japon. Mais, d/visual a annoncé une nouvelle édition de Devilman qui devrait prochainement sortir dans l'Hexagone.
Violence Jack (バイオレンス ジャック - Baiorensu Jakku) est le précurseur du héros «post-apocalyptique», bien avant Mad Max (1979) ou Hokuto no Ken (北斗の拳) (1982) qui s'en inspirera largement. Sans dévoiler l'intrigue, cette série fait suite à Devilman, et se pose comme une bible du sadisme en tout genre. Son héros, qui se met en quête d'un adversaire plus fort que lui, n'est connu que de quelques initiés en France mais est populaire, bien sûr dans sa patrie, et, en Italie. Là, il est publié une première fois en 2001, puis, une seconde fois, fin 2005, bénéficiant d'une superbe édition, toujours en cours, chez d/books filiale de d/visual.
Gō Nagai est aussi l'auteur, entre autres, de Cutey Honey (キューティーハニー - Kyūtī Hanī), (Cherry Miel en France), belle androïde aux pouvoirs transmorphiques et de Shutendoji (手天童子 - Shuten dōji), jeune homme mi-humain mi-démon, qui fait face à des créatures, plus étranges les unes que les autres, venant d'une autre dimension.

Mais il est surtout connu en France pour son UFO Robot Grendizer (UFOロボ グレンダイザー - Yūfō robo Gurendaizā), diffusé dans l'hexagone sous le nom de Goldorak et qui n'est autre que le troisième volet de sa trilogie de super robots avec Great Mazinger (グレートマジンガー - Gureito Majinga) et Mazinger Z.

Go Nagai reprendra le fil de ses robots quelques années après notre Goldorak : God Mazinger (ゴッドマジンガー - goddo majinga), qui sera adapté en animé en 1984 par la TMS pour 23 épisodes, et beaucoup plus récemment Mazinkaiser, en 2001, pour une courte série de 7 OAV, avec un 8e opus réalisé en 2003. Toujours dans le genre mecha, il a co-signé le scénario, avec Ken Ishikawa (石川 賢一 - Ishikawa Kenichi), de la saga Getter robot (ゲッターロボ - Gettā Robo).


 Ses inspirations
Les principales œuvres du mangaka s'inspirent très largement de la mythologie grecque en raison de sa passion pour les civilisations mythiques. Une autre source d'inspiration comme l'illustrateur Gustave Doré influença beaucoup ses dessins, notamment Mao Dante et surtout ceux de Devilman.

Il a aussi été fortement influencé par une grande période dans les années 1960 et 70 du cinéma rose (érotique) dit pinku eiga au Japon. Ces œuvres, sensuelles à érotiques, à représentation plus vaginale que phallique vont de la comédie d'aventure tel que Kekko kamen, burlesque comme Harenshi Gakuen jusqu'au fantasme sexuelle comme dans Barabanda et lovely angel avec un contexte social dans Hanappe bazooka. Ce sont la plupart de ces œuvres qui sont adaptés en live.

Les autres inspirations entre autres sont la science fiction, les récits d'horreur, la mythologie et l'histoire japonaise.

Go Nagai est membre du SFWJ, science fiction and fantasy writers of Japon (écrivain de SF et fantastique du Japon), dont Il a été le président de 1996 à 1999.


 Ses collaborateurs
Akira Oze
Ken Ishikawa
Gosaku Ota
Hidearu Imamichi
Mitsuru Hiruta
Masuru Isogo
Tetsuya Yasuda
Yu Kinutani

 


 Publications

 Go et les robots
Go Nagai est connu principalement en France pour ces séries de super robot avec Goldorak. Mais, on s'aperçoit très vite que ce n'est pas son thème privilégié. Il laisse souvent la main à un de ces collaborateurs comme Ken Ishikawa et Gosaku Ota pour les dessins et parfois le scénario. Sinon, les mangas sont assez courts, cinq volumes aux maximums, ou sont laissés inachevés comme Garla.


 Saga Mazinger
Il faut ainsi voir cette saga comme une histoire commune et suite logique entre Mazinger Z, Great Mazinger et Goldorak, puis Mazinkaizer et même en incluant Kotetsu Jeeg d'après lui-même. La même histoire peut subir differents remakes par des auteurs differents ou par nagai lui même sur la papier!

Saga originale
Mazinger Z par Go Nagai et Ken Ishikawa
Mazinger Z par Gosaku Ota
MazinSaga (Mazinger Z avec rajout de planche récente de Ken Ishikawa)
Great Mazinger par go nagai
Great mazinger vs getter robot G par ken ishikawa
Great mazinger par gosaku ota
Great mazinger par hidearu imamichi
UFO robot Grendizer, dessin de Gosaku Ota
UFO robot Grendizer, dessin de go nagai (chapitres 1 à 3), Ken Ishikawa (chapitres 4 et 5) puis yuu okazaki (14 chapitres jamais reliés et réédités contrairement aux cinq premiers des deux autres auteurs. ces trois auteurs se succèdent sur la même version de l'histoire)
UFO robot Grendizer, dessin de hidearu imamichi
Mazinkaizer par naoto tsushima
Mazinkaiser par go nagai
Les mangas dérivés
Dynamic Superobot Wars avec Ken Ishikawa
Game Senshi Animard
God Mazinger
Mazinger Angels
Mazinger Angels Z
Mazinger anthology
Mazinger USA ou Mazinwarrior
Z Mazinger

 Autres mangas avec des robots
Bomber X
Garla
Getter Robot avec Ken Ishikawa)
Groizer X, dessin de Gosaku Ota
Jushin Riger, Bio Armor Ryger
Kishin
Kotetsu Jeeg, dessin de Tetsuya Yasuda
Kotetsu Jeeg, dessin de Akira Oze
Machine Zouler dessin de Gosaku Ota
Robotchi Ace
Salacia ~Waga Hakugin no Mermaid
Yushi Dandan

 L'enfer de Go Nagai

 La saga Devilman
Listes qui se veut-être en ordres chronologique suivant les évènements de l'histoire, bien qu'il y ait rétrospectives et parfois incohérences.

Prélude
Mao Dante
Mao Dante, remake 2002
Shin Mao Dante par Akira Fuuga
Devilman
Devilman
Devilman lady
Néo Devilman
Strange Days avec Yu Kinutani
Amon: Apocalypse of Devilman
Violence Jacques
Shin Violence Jack
Divers
One-shot :
Siren Tanjo Hen
Violence Jack Sengoku Majinden
Devilman Lady Tokubetsu Hen: Snake
Bijo to Yaju
Autres :
Devilman Vert par Masuru Isogo
Devilman Vert par Mitsuru hiruta
Devilman par Clamp

 Autres séries démoniaques
Dante Shinkyoku, c'est l'adaptation fidèle de La Divine Comédie de Dante Alighieri, dessinée comme Gustave Doré l'aurait fait.
Dororon Enma Kun
Shuten Doji
Susanoō (凄ノ王, Susanoō?), pour lequel il remporta en 1980 le Prix du manga Kōdansha.
Hanappe Bazooka
Oni
The Devil King Gallon
...

 Son paradis

 Les héroïnes Sexies
Kekko Kamen
Maboroshi Panty
Yume Jigen Hunter Fandora
Iron Virgin Jun
...

 Séries érotico-comiques
Kama Sutra
Barabanba
Lovely Angel
Hanappe Bazooka
...

 Séries historiques et d'anticipations
On y trouvera parmi le monde des samouraïs, manga sur des personnages historiques, tous les autres mangas qui se passent en tout temps reculés comme dans "Sharaku" au début du XXe avec ou non un mélange de science fiction comme dans "Lion noir" et/ou de mythologie comme dans "Zuba, le barbare".

Black Lion
Chankun
Daitozoku
Go Nagai, le monde des Samurais :
Go Dan Araki Mataemon
Go Dan Goto Matabei
Go Dan Hidari Jingoro
Go Dan Iwami Jutaro
Go Dan Jiraiya
Go Dan Musashibo Benkei
Go Dan Raiden Tameemon
Go Dan Kirigakure Saizo
Go Dan Sanada Gunki
Go Dan Sarutobi Sasuke
Hojo Soun
Kama sutra
Kinshiro Burai Sakura
Masamune Date
Maeda Toshiie
Satsu Ha Mono
Shinwa Taisen
Sengen
Sengoku Jieitai (Couverture du roman)
Sharaku
Yume hisatsu kobushi
Zuba le babare

 Comédies burlesques
Harenchi Gakuen
Oira Sukeban
...

 Les ones-shots
Ce sont des histoires courtes de tout ordre d'une à quelques dizaines de pages seulement. On les trouve généralement à la fin d'un tome de manga, dans des magazines ou des compilations.

60 Oku no Kyouryu Tachi
Aka Fundoshi Suzuno Suke
Boku no Norakuro
Boy Hunter
Captain Past
Don!
Enoshima Dodzilla / Enoshima Dojira
Essay-kun
Go-chan no Fushigina Sekai
GO! GO! Nonsense
Hana no Dokushin Chonga-man
Hidoi Kyoto
I Ji Moto no Marta
Izari Shi Monogatari
Jinrui no Shinpo to Fuchowa
Kantoku-kun
Kingoro to Marilyn Nahibi
Kuzureru
Makai no Tsurugi
Nagai Go 40 Nen no Kiseki
Nagai Go no Vita Vita Vita Shi Sexualis (+ Happy Wedding)
Senjo no Robo Tsu-nin
SF Kessaku shu (Compilation/Anthologie)
Suimizumi
Tengoku to Jigoku
Tenrankai no E
Toshi M1
Usurasebun
Wanda-kun
Yokai no Kao
YOKUFUKA
Yutai-kun Kikippatsu / Yutai Tantei you & you

 Autres Thèmes
V d'après la série TV
Arsène Lupin d'après Maurice Leblanc

 Illustrations

 Couverture de roman
1971 San choume ga sensou desu / 三丁目が戦争です de Tsutsui yasutaka
1971 Chou kakumei teki chuugakusei shuudan / 超革命的中学生集団 de Hirai Kazumasa
1978 Sengoku jieitai / Samourai Commando / Les guerriers de l’apocalypse / 戦国自衛隊 de Hanmura Ryou
1981 Shin Devilman / 真・デビルマン de Nagai Yasushi woo
1981 Makai Suikoden / 魔界水滸伝 de Kaoru Kurimoto
1982 Boku ha eirian / ぼくはエイリアン de Tanaka Hikari ni
1982 Sugo no ou densetsu / 凄ノ王伝説 de Nagai Yasushi woo
1983 Ma juu tairiku / 魔獣大陸 de Kawamata Chiaki et Nagai Tsuyoshi
1984 God Mazinger / ゴッドマジンガー de Nagai Yasushi woo et Sonoda Hideki (Adaptation en DA)
1986 Ankoku no joshou mashingai ryuu / 暗黒の序章 マシンガイ竜 de Yamada Masaki et Nagai Tsuyoshi
1986 Shu ten douji / 手天童子 de Nagai Yasushi woo
1986 Baiorensujakku / バイオレンスジャック de Nagai Yasushi woo
1986 Yume jigen hantaa Fandora / 夢次元ハンターファンドラ de Mizuide Kouichi (adaptation en DA)
1987 debiruman - tanjou hen / Devilman né pour tuer (?) / デビルマン-誕生編- de Nagai Yasushi woo
1988 Kyojin densetsu / 巨人伝説 de Kasai Kiyoshi 「」笠井潔
1988 Raijuu densetsu 1 < yami no houkou > / 雷獣伝説1<闇の咆哮> de Saitou Hidekazu Rou
1990 Onna senshi. furea den / 女戦士・フレア伝 de Shiriizu Tomonari Junichi
1_ Jashin dono no shoujo / 邪神殿の少女
2_ Zekkai no ougon sato / 絶海の黄金郷
3_ Kokuu no yousai / 虚空の要塞島
1991 Raijuu densetsu < setsu kaminari hen > / 雷獣伝説 <雪雷篇> de Saitou Hidekazu Rou (斉藤英一朗)
1991 TARO! toukyou dai makai / TARO!東京大魔界 de Ishii Teruyo shi et Mori yukiya
1991 Thousetsu. Kekkou Kamen / 小説・けっこう仮面 / le roman de Kekko Kamen de Sogawa Makoto Kokorozashi
1994 Kyuutiihanii / キューティーハニー / Cutie Honey de Tatsuhiko
1994 Gi kokorozashi yamato shin den / 魏志倭神伝 / Wei Chi Wa, Esprit de Dieu de Nagai Yasushi woo
1995 Baiorensujakku ougon toshi hen / バイオレンスジャック 黄金都市編 de Dan Tatsuhiko

 Illustrations diverses
Mad Max, in Mad Max Eiga Pamphlet (マッドマックス映画パンフレット), éd. ?, 12/1979
Ginga no san nin, 銀河の三人, Les trois galaxies, Nintendo Co., 1987

 Adaptation à l'écran

 Tokusatsu ou en livres
Harenchi Gakuen (ハレンチ学園)(série, 1970)
Pro-Wres No Hoshi Aztecaser (プロレスの星 アステカイザー)(Série, 1976)
Bomber X (Xボンバー, 超宇宙マシーンエックスボンバー, Super Space Machine X Bomber, Star Fleet)(série de SF avec marionnettes, 1980)
Nagai Gou no Kowai zone: Kai Oni (永井豪のこわいゾーン 怪鬼)(Film d'horreur, 1989)
Nagai Gou no Kowai zone 2: Sen Oni (永井豪のこわいゾーン2 戦鬼)(Film d'horreur, 1990)
Legend of the Shadowy Ninja: The Ninja Dragon (空想科学任侠伝 極道忍者ドス竜)(Film, 1990)
Kekkou Kamen (けっこう仮面)(Film, 1991)
Kekkou Kamen 2 (けっこう仮面2)(Film, 1992)
Nagai Gou no Horror Gekijou: Kiri ka Kami (永井豪のホラー劇場 霧加神)(Film d'horreur, 1992)
Nagai Gou no Horror Gekijou: Mannequin (永井豪のホラー劇場 マネキン)(Film, 1992)
Oira Onna ban Kessen! Pansu tou (おいら女蛮 決戦!パンス党)(Film, 1992)
Kekkou Kamen 3 (けっこう仮面3)(Film, 1993)
Heisei Harenchi Gakuen (平成ハレンチ学園)(Film, 1995)
Jushyn Liger: Fist Of Thunder (獣神サンダーライガー 怒りの雷鳴 FIST OF THUNDER)(Film, 1995)
Kyuuketsu Onsen Niyoukoso (吸血温泉にようこそ)(Film, 1997)
Lovely Angel: Houmon Soup Degozaimasu (ラブリー・エンジェル 訪問ソープでございます)(Film érotique, 1997)
Lovely Angel 2: Taiketsu! houmon Soap Jou Vs. Shucchou SM Jou!! (ラブリー・エンジェル2 対決!訪問ソープ嬢vs出張SM嬢!!)(Film érotique, 1997)
Kekko-Kamen (けっこう仮面, Mask of Kekkou)(Film, 2003)
Kekko Kamen: The MGF Strikes Back! (けっこう仮面 マングリフォンの逆襲, Kekko Kamen: Mangurifon no Gyakushuu)(Film, 2003)
Cutie Honey (キューティーハニー)(Film, 2004)
Devilman (デビルマン)(Film, 2004)
Kekko Kamen Returns (けっこう仮面 RETURNS)(Film, 2004)
Kekko Kamen Surprise!! (けっこう仮面 SURPRISE)(Film, 2004)
Kekko Kamen Royale (けっこう仮面 ロワイヤル)(Film, 2006)
Kekko Kamen Premium (けっこう仮面 プレミアム)(Film, 2006)
Kekko Kamen Forever (けっこう仮面 フォーエバー)(Film, 2006)
Cutie Honey The Live (キューティーハニー THE LIVE)(Série, 2007)

 
Buichi Terasawa

Buichi Terasawa (寺沢 武一, Terasawa Buichi?) est un dessinateur de manga.

Né le 30 mars 1955 à Asahikawa dans l'île d'Hokkaidō, Buichi Terasawa est placé sous le signe du mouton - 1955 étant l'année du mouton. Son studio en porte d'ailleurs la marque : Black Sheep, le noir étant sa couleur favorite. Ses vêtements sont noirs, ses lunettes, son studio, son bureau, les fournitures de bureau, ses cartes de visite… bref, il est entouré de noir.

Il aura fallu qu'il rate son examen d'entrée au collège pour se lancer dans le manga, après avoir remporté le premier prix d'un concours de dessin, et ce malgré une forte attirance pour le cinéma. Il dessine un trentaine de shōjo (manga pour jeunes filles) avant de devenir en 1976 l'assistant d'Osamu Tezuka. Terasawa travaille alors sur Blackjack, Hinotori, Unico, Buddha… Il devient dessinateur indépendant en 1977 et publie dans Weekly Jump les premières histoires de Space Adventure Cobra (éditions Shueisya). Viendront ensuite les aventures de Takeru, Midnight Eye Goku, Kabuto ou le premier manga en couleur sur ordinateur Black Knight BAT. L'auteur reviendra toujours à ses premiers amours : Cobra. Ses aventures s'arrêteront 7 ans plus tard, mais connaîtront dans le milieu des années 90 un nouveau départ avec la publications de nouvelles histoires, en couleurs. Plus de 20 millions de volumes ont été vendus à ce jour.

Ses œuvres incluent :

Cobra
Takeru (1992)
The Black Knight BAT (1985)
Gundragon Sigma (1988)
Midnight eye Goku (1987)
Kabuto (1987)

 
 
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